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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Amour et beauté, Liberté chérie


Lev DOLGATSHJOV, photographe
Lev DOLGACHOV ou DOLGATSHJOV de sa vraie orthographe est né à Tallinn en Estonie. Pays nordique s’il en est malgré sa fausse classification en pays Baltique, le photographe passionné et indépendant travaille en studio avec de superbes modèles dont l’une deviendra son égérie et on le comprend aisément, les affaires gérées en famille sont souvent les plus valorisantes. Pourtant sa motivation première n’a jamais été l’argent, quoi de plus normal quand on possède l’état d’esprit d’un artiste prolifique… Très connu aux États-unis pour avoir fait la une de nombreux magazines pour tout public ou pour lecteurs plus avisés, l’estonien sera beaucoup copié depuis une petite dizaine d’années mais jamais égalé. Son style personnel, il le doit à la préparation des mannequins, à leur maquillage, aux poses et aux attitudes, à la mise en scène et surtout au talent qui permet instinctivement de trouver les bons cadrages : ses clichés possèdent une âme dont la signature est reconnaissable entre mille. Parfois légèrement vêtues, souvent dénudées, très provocatrices mais jamais ô combien jamais vulgaires et c’est là une autre caractéristique de ses convictions artistiques, Lev Dolgatshjov continue son chemin professionnel remarquable commencé dans une simple rue d’où sont issues ses premières images pour aboutir au plus grand studio du monde, la Terre et ses créatures magnifiques. Plutôt citadines que Peuple des forêts nordiques qui recouvrent la moitié de l’Estonie, les êtres superbes de l’artiste prennent vie sous les traits et contours d’une femme parfaite, du moins de la représentation moderne et nord-occidentale que l’on s’en fait, une totale vue de l’esprit issue de notre imagination ou plutôt de nos fantasmes visuels les plus humains. C’est pourquoi l’amour de la photographie est une bonne raison de continuer à représenter la beauté en toute intelligence. Bonne continuation, Maître Lev, les un million six cent mille estoniens de ton magnifique pays peuvent être fiers de leur meilleur représentant photographe et les Mélodies Modernes, présentement et bien humblement, souhaitaient vous rendre ce vibrant hommage !

Michel PICCAYA, photographe
Photographier des modèles en studio pour en ressortir le meilleur cliché est une démarche opposée à celle de Michel Piccaya. Le photographe belge basé en Angleterre aura choisi depuis l’enfance la tangente : il a volontairement programmé sa démarche personnelle et artistique en montrant le monde tel qu’il se présente à ses yeux d’éternel voyageur. Avec Michel Piccaya la Terre est une nouvelle fois le décor des plus belles images mais aussi des vérités qui dérangent et c’est là une marque de grand professionnalisme. L’auteur créateur et rapporteur d’images ne souhaite pas utiliser des trucages épouvantables ou des filtres à répétitions qui, certes, rendent séduisante une image plutôt banale ; non, à ces parades artificielles il préfère laisser le naturel et l’émotion s’emparer de l’image pour mieux restituer le lieu qui lui parle à l’instant précis où il déclenche le clic séducteur. Avec sa vision retranscrite à l’identique, il donne à croire au spectateur que son cliché à été saisi juste en bas de chez lui ; en ce sens, il n’a pas tort, nous vivons tous sur une bien petite planète où tout est lié mais les distances sont néanmoins nombreuses, les obstacles davantage encore. Le baroudeur le sait et couvre l’image d’une véracité vraie, en clair, les photographies de Michel Piccaya sont parlantes. Mieux que de voler une fraction de seconde pour la coller sur la pellicule, il l’emprunte pour nous la restituer intacte avec ses couleurs et ses harmoniques. En n’étouffant pas la vie qui transparaît dans le décor naturel d’un chemin de montagne ou d’une plaine baignée de soleil, sans la manipulation d’un quelconque photographe arrangeur et manipulateur, le spectateur pénètre dans la photo saine et épurée de Michel Piccaya et vit l’instant proposé en même temps que son auteur. Ainsi, le photographe sait qu’il n’est plus seul à saisir l’image. Dans ses voyages à la recherche du juste moment d’éternité qu’il devra saisir en deux dimensions, l’artiste engagé réussira à transmettre un sentiment fort, celui que nous appartenons à un monde en relief sans limites même appréhendé de la chaise où nous nous trouvons actuellement. Nous proposer de partir dans l’espace et d’évoluer parmi les senteurs de la planète sans quitter son fauteuil, voilà bien un pari audacieux que lui seul pouvait réussir. Bienvenue dans la quatrième dimension du vaillant Michel !
Lev DOLGATSHJOV
Michel PICCAYA

Mercredi 14 février, c’était la Saint Valentin. Le jour de l’Amour et des Amoureux ! Depuis l’antiquité, cette période de l’année est considéré comme celle de l’amour et de la fertilité. Dans l’Athènes antique avec le mariage de Zeus comme pour Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, les dieux et déesses de l’Amour étaient honorés le 15 février de chaque année. Les catholiques fêtaient Saint Valentin dès l’An 498 mais les célibataires étaient mis à l’honneur davantage que les couples. Fête d’origine païenne, il était de coutume au XIVe siècle de s’échanger le 14 février des mots doux que l’on appelait des « valentins » accompagnés d’un dessin symbolique, un cœur ou un Cupidon ailé… À l’époque médiévale puis à l’ère romantique, ce jour fut définitivement associé à celui de deux personnes qui s’aiment d’un amour infini. De nos jours, les chinois, les japonais et le monde entier fête la Saint Valentin probablement parce que le commerce s’est emparé de la question. C’est sans doute dommage mais puisqu’il en est ainsi, pourquoi ne pas envisager d’offrir à votre bien-aimé(e) un amour de mélodie, une Mélodie Moderne ?!


« Il y a de belles choses qui ont plus d’éclat quand elles demeurent imparfaites que quand elles sont trop achevées ». François de La Rochefoucauld. Qui peut donner une définition universelle de la beauté ? Ce qui est beau pour les uns est laid pour les autres et inversement, les critères des uns ne sont pas ceux des autres. Une belle mélodie répond à des règles techniques précises de composition, soit, mais sera t-elle ressentie de la même manière par Truc ou Machin sachant que nous avons tous une formation de l’oreille plus ou moins développée et des capacités différentes d’appréciation ? Nous avons tous une sensibilité qui nous est propre et l’émotion est le maître mot de ce site : redécouvrez l’univers qui nous entoure en écoutant les Mélodies Modernes, appréciez les photos d’illustration et parcourez les différents textes. Le propos est de démontrer que le monde est fait de belles choses, de beaux paysages, de belles personnes et de belles âmes qui nous donnent de belles perspectives d’avenir. Encore faut-il ne pas avoir d’œillères et commencer sérieusement à nous remuer pour éviter le chaos : serons-nous encore capable d’inculquer le sens du mot « beau » aux nouvelles générations en sachant que l’être humain n’inflige plus que de désastreuses balafres à la Terre à cause du chant mélodieux des sirènes de notre funeste société de consommation à outrance ? 

Maeva vous souhaite la bienvenue !

Aujourd’hui dans notre calendrier des saints catholiques c’est la Sainte Bienvenue (le 30 octobre). Née en Italie dans le Frioul, dotée de toutes les vertus, on se demande toujours quand elle eut le temps de les mettre en œuvre tant elle fut occupée à faire des miracles ; elle voulait imiter les souffrances du Christ et n’hésita pas à s’infliger bien des douleurs… Bienheureuse Bienvenue Bojani fut Béatifiée en 1763, ratifiant ainsi le culte que lui portait le peuple italien. « Quant à moi, vous me voyez sur la photo ci-contre, je m’appelle Maeva, un prénom breton dont je suis fière et je vous souhaite à mon tour la bienvenue ! Je ne suis pas une sainte mais je ne suis pas non plus une fille délurée pour autant, je suis à l’image de mes copines qui apparaissent dans cette page et celles du site, nous sommes amoureuses de la vie, libres d’esprit et généreuses, honnêtes et sérieuses ce qui est nécessaire à notre équilibre . Mais l’essentiel pour vous maintenant c’est d’écouter les Mélodies Modernes de FX et vous trouverez dans nos pages plusieurs textes sur de nombreux sujets de réflexion. Quant aux photos d’illustration, faites-moi le plaisir de les apprécier surtout celles où je pose en tenue d’Ève ! J’espère que vous me trouvez photogénique. J’aime la nature, le soleil de l’automne, l’air pur, les enfants, les animaux et les belles musiques. J’aime l’art sous toutes ses formes, c’est le cas de le dire vous ne pensez pas ? Bonne balade sur mon site préféré ! ».

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir : par de pareils objets les âmes sont blessées et cela fait venir de coupables pensées. » Le Tartuffe de Molière. C’est vrai, rien n’est plus parlant qu’une belle poitrine féminine et les hommes, vilains obsédés, ne se lassent jamais de les observer. La société a bien changé, la publicité, les émissions TV, les films, les magazines, Internet… Impossible d’échapper tôt ou tard à l’exposition des deux choses. Il faut admettre que la pudeur et la retenue ne sont plus de mises, les femmes revendiquent depuis les années 60 le droit à disposer de leur image : certaines continueront à crier au scandale pendant que les autres s’étaleront en première page quitte à entretenir le mythe de la femme-objet. La France, premier pays naturiste d’Europe, ne s’offusquera donc pas de la photo réussie d’une potentielle Marianne, autre symbole de la République qui élève cette fois l’image de la femme au rang qu’elle mérite. Comme l’a écrit Aragon et chanté Ferrat « La femme est l’avenir de l’homme » et ceux qui prédisaient l’élection certaine d’une femme à la présidence ne prévoyaient pas de sombres desseins. Un destin décent ou insensé se dessina t-il ? Et malgré leurs différences, ne devrait-on pas penser chaque jour que l’homme et la femme ne forment qu’une simple et seule entité, l’être humain ?

Dites-le avec des fleurs ! « Nous sommes les fleurs des fleuristes, Nous sommes les fleurs des marchands, Les petites fleurs qui sont tristes, De ne pas fleurir dans les champs ». Edmond Rostan, poète et auteur dramatique français qui a eu du nez (on lui doit un certain Cyrano de Bergerac…).

« Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts, la belle fille heureuse, effarée et sauvage, ses cheveux dans ses yeux et riant au travers ». Victor Hugo. Et la suite imaginée par FX vous la connaissez ? « Caressant un C.D., âme volage au soleil, gorgée des sons délicieux, sans céder une oreille détournée vers les cieux, elle entendit la chanson du violon délicieux ». Tout ça pour vous inciter à écouter les Mélodies Modernes…

« Belle, sans ornements, dans le simple appareil d’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil ». Jean Racine, Britannicus. De nouvelles rubriques sont en préparation dans votre site préféré avec de nouvelles photos d’illustration de la beauté dans toute sa splendeur… D’autres débuts de réponses à d’autres questions suivront. Bonne et belle visite !

 

 

Aujourd’hui, c’est la Saint Amour (le 9 août). Rendez-vous compte de ce que le peuple français est en droit de réclamer !!! L’arrêt des tirs d’obus, le retrait des troupes d’occupation au Proche-Orient, le positionnement de l’armée légitime du pays, le désarmement des combattants… Beaucoup de compassion pour les sans papiers, pour les réfugiés, pour les personnes âgées isolées et délaissées… Plus de place pour la vie animale et végétale, davantage de respect pour notre environnement qui nous nourrit et nous fait vivre (survivre)… Le remplacement rapide des ressources minérales par l’arrêt du gaspillage et l’instauration des énergies renouvelables et non polluantes… L’amour de notre prochain, que nos compatriotes réalisent la chance que nous avons d’être là, que nous aimions le travail bien fait pour apprécier sa juste récompense, que l’on souhaite se rendre utile pour quelqu’un ou pour quelque chose, que l’on retrouve le plaisir de faire plaisir et de rendre service sans intérêt malsain, pouvoir envisager à nouveau l’avenir sous de meilleurs auspices…

L’amour de la musique devra être décrétée Valeur universelle et choisie comme première langue officielle internationale… Revenir à l’amour du service rendu et redistribuer la richesse, transférer une partie des fortunes colossales des nantis aux plus démunis, supprimer le trafic de la drogue, la prostitution, l’argent sale des maffias… Assister à la réussite aux élections présidentielles d’hommes et de femmes politiques sincères et conscient(e)s qui agiront concrètement au lieu de blablater, restaurer l’altruisme, consolider la solidarité, instituer la générosité comme étant la seule ligne de conduite, rétablir l’intelligence, le savoir et l’obligation de suivre quotidiennement une activité intellectuelle, sportive, culturelle et sociale partout et pour tous… En attendant de voir ça un jour, on peut toujours rêver en étant pour en restant sourds : bonne fête de l’ Amour !

L’être humain ne peut-il pas aimer sans douleur ? Dans la Vérone de la Renaissance, deux puissantes familles se vouent une haine mortelle : déjà, ça se présente mal. Mais ils sont jeunes et beaux, l’amour les fait se marier en secret. Le problème, c’est qu’ils ont leur famille respective contre eux et pour cause… Pour avoir commis un meurtre, le marié est exilé et son épouse se voit dans l’obligation d’épouser un autre homme, qu’elle déteste, évidemment. Elle se suicide et lorsque l’amour de sa vie accourt, il s’empoisonne. Nouveau problème, elle était ensevelie mais retrouve ses esprits ; en découvrant la mort de son bien-aimé, elle se tue pour de bon en se poignardant sur son cadavre. Sur une nouvelle de Bandello (1554), William Shakespeare en a fait un drame en cinq actes en 1594 : Roméo et Juliette. Comme quoi, ce n’est pas d’hier que l’être humain se complique l’existence…

Le saviez-vous ? En septembre sous nos latitudes, la feuille de l’arbre cesse de fabriquer la chlorophylle qui lui donne sa couleur verte ; le pigment, produit chimique resté caché, apparaît dans son jaune éclatant pour nous informer que l’automne vient d’arriver et que la montagne est belle ! Selon l’ensoleillement et la froideur de la nuit, le pigment engendre des couleurs rouge, orange, violet qui cachent entièrement ou en partie leur couleur jaune fondamentale, tandis que l’eau et les aliments cessent de parvenir aux feuilles. Leur base s’est desséchée et durcie, il y va de la survie de l’arbre… « Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone » (Paul Verlaine). La libération du long hiver des végétaux passera par le débarquement du printemps…

« La liberté, l’égalité et la fraternité : voici ce que j’en pense… »
… la liberté…

C’est une notion à la fois floue et précise qui dépend du contexte. Floue car un prisonnier enfermé dans sa cellule reste néanmoins libre de ses pensées, un professeur libre de son enseignement dépend d’un système éducatif pesant et nous sommes tous quasiment libres d’aller et venir où bon nous semble malgré une multitude de contraintes (le respect du code de la route, de la propriété privée etc). La liberté est aussi un acte précis : quand les soldats ont débarqué en Normandie pour libérer le pays ou pour donner un autre exemple de liberté, au moment d’ouvrir la cage aux oiseaux comme le chante Pierre Perret, se réalise alors la défense d’une cause juste à forte valeur universelle. Au niveau de la de la défense de la cause animale, un film parmi d’autres en témoigne : « Vivre libre (Born free) », avec un thème musical et une orchestration très personnels qui ont valu dans les années soixante les honneurs d’Hollywood (2 Oscars pour la Meilleure Musique et la Meilleure Chanson) à un débutant prometteur, John Barry. Ce travail a libéré le compositeur de son relatif anonymat pour l’enfermer dans la célébrité qui a elle-même libéré son talent… (voir ici l’article complet sur le compositeur). « Ma liberté » est également une superbe chanson de Moustaki qui a placé l’artiste à contre-courant au sommet du hit-parade dans les mêmes années rock’n’ folk.

La composition musicale et plus largement l’apprentissage de la musique n’est pas exempte de cette contradiction forte : il faut apprendre à s’enfermer dans un moule ou un modèle prédéterminé avant de pourvoir libérer sa propre sensibilité artistique. Idem pour l’éducation : il faut inculquer aux enfants dès leur plus jeune âge des valeurs fortes et claires (on appelle ça dans le langage récent des fondamentaux) pour qu’ils puissent ensuite, sur des bases solides, se forger une personnalité et entrer progressivement dans la vie adulte en personne libre et socialement intégrée. Ce mot, liberté, prononcé un jour devant la foule par Martin Luther King ou Nelson Mendela n’a jamais autant eu de signification et de sens. C’est l’un des mots les plus répandus sur la planète et dans toutes les langues. La puissance évocatrice du terme motive les hommes et engendre aussi bien des frustrations : dans notre société occidentale très fortement industrialisée, chacun se sent de plus en plus surveillé, contrôlé, manipulé. Nos libertés individuelles semblent menacées. Liberté ! Employé seul, sans justification ni référence concrète, ce mot magnifique perd hélas de sa saveur en étant dénué de sens et devient uniquement porteur d’un message utopique.

… l’égalité…

L’être humain n’est pas uniquement composé de chromosomes mâles ou femelles qui déterminent définitivement et clairement notre comportement. Le mode de vie, la société, l’éducation, l’environnement, la nature de chacun amènent les hommes à constater que nous ne sommes pas égaux. L’égalité n’est pas de mise, certains seront toujours mieux pourvus que d’autres et bénéficierons de plus de chance, de réussite, d’amour… Face à la mort, à la souffrance, aux drames de la vie, nous ne sommes pas tous traités avec la même égalité par le destin. Nous sommes tous uniques, surtout lorsque les différences sont tranchées : d’un côté se trouve le premier enfant qui a reçu de ses parents tout ce qu’ils ont de meilleur et de l’autre le second qui rassemble tout le reste ; dans ce cas on est bien loin d’une quelconque notion d’égalité ! Admiration et envie de devenir celui qui nous surpasse, de lui (la) ressembler, l’amour homosexuel ou platonique entre deux personnes du même sexe existe depuis toujours mais reste teinté de méfiance et de suspicion. Par le mimétisme, l’usurpation d’identité, le dédoublement de personnalité, la copie, le clonage, les travestis, les hommes qui maternent et les femmes qui pratiquent le paternalisme démontrent que l’homme possède un côté féminin et les femmes un côté masculin, ce qui engendre des comportements et attitudes très diversement appréciées, souvent jugées comme étant pour le moins ambiguës. Les difficultés relationnelles et plus largement de communication entre deux êtres humains n’a pas son égal de complexité ni de perversité dans le monde animal terrestre.

L’Europe et plus particulièrement la société française se sont construites sur la religion judéo-chrétienne et longtemps l’homosexualité n’a pas été considérée comme étant un cas de figure « ordinaire » voire « normal ». Chassées et pourchassés au fil des siècles, les amours seront interdites entre deux individus du même sexe. L’acceptation de cette différence, comme de beaucoup d’autres d’ailleurs (l’amour entre deux individus d’âge très différent, de religion différente, de couleur de peau, de culture, de niveau de vie différents), s’est faite dans le temps et dans la douleur. Une égalité de traitement non respectée selon les peuples, les époques et leurs cultures. L’époque actuelle semble être devenue plus sereine mais rien n’est jamais sûr, l’homme est un animal beaucoup trop versatile ! Selon les époques et les civilisations, la notion de normalité dans les relations humaines a beaucoup changé, passant d’un état à un autre jusqu’au paroxysme d’un empire romain décadent. Nous y sommes… Pour preuve les jeux du cirque (les retransmissions télévisées des grandes compétitions sportives, de football par exemple).

À ce propos, dans le monde végétal, la nature a prévu une simplification relationnelle : la grande majorité des fleurs est hermaphrodite. Plus d’opposition entre les sexes, de querelles congénitales, de différences insurmontables, d’affrontements conceptuels. Si l’homme et la femme ne formaient plus qu’un seul être, quelle égalité ! Mais quel ennui… ! Au niveau de l’éducation et de la formation d’un enfant, les homosexuels pourraient donner des leçons de sérieux et d’efficacité à bien des couples traditionnels, si on peut encore en trouver quelques uns compte tenu du nombre très élevé des divorces et des familles monoparentales et des familles décomposées/recomposées… Le double amour maternel ou paternel d’un protectorat bienveillant, ce qui est déjà une démarche très importante, ne permettra pas pour autant au couple homosexuel d’assumer sa mission éducatrice depuis la procréation mais peu importe en fin de compte : le monde enfante déjà bien assez comme cela et il reste quantité d’enfants malheureux à s’occuper : élargissons les droits à l’adoption !

… la fraternité…

Avez-vous vu le film « Futur immédiat » de John Carpenter ? En portant des lunettes spéciales, l’acteur principal pouvait distinguer les messages subliminaux dissimulés dans les enseignes des magasins, les panneaux publicitaires, les couverture des revues et quotidiens… Ces messages étaient « Consommez ! », « Dépensez ! », « Achetez ! ». On aurait pu y trouver aussi « Fondez une famille ! », « Fermez vos gueules ! », « Soyez disciplinés » etc. Dans notre ère de production et de consommation à outrance, toutes les incitations à dépenser son argent (y compris lorsqu’on ne le possède même pas, merci les crédits !) sont affichées sans vergogne ni retenue. Argent et fraternité ne vont pas ensemble. Comment peut-on, dans ces conditions, éduquer les enfants et former les jeunes afin qu’ils apprécient d’autres valeurs que celles procurées par l’argent ? Tout nous ramène aux bactéries et microbes des pièces et billets de banque ou à l’argent virtuel de la bourse et d’Internet. Quinze ou vingt années auparavant, lorsque je présentais le violon dans les établissements scolaires du primaire, les enfants me demandaient toujours « Monsieur, c’est quoi comme bois ? », « Et comment ça marche ? », « Je peux toucher, je peux essayer ? ». Aujourd’hui, c’est clair, les questions sans équivoque fusent : « Ça coûte cher ? », « Quel valeur ça a ? », « C’est bien assuré ? ». Sans commentaires !

Nous produisons trop et nous avons délaissé le principe du service rendu à autrui. Nous n’avons pas de pétrole mais des idées ! Nous disait-on dans les années 70, alors que sont-elles devenues, ces fameuses idées ? Avec notre bon vieux système D français, en utilisant davantage le troc et l’échange de bons procédés, on ne se porterait vraiment pas plus mal mais sans avoir gaspillé monstrueusement les ressources naturelles ! Dans certaines professions ou corporatismes on trouve encore de la solidarité entre les individus, des relations fraternelles existent de collègues à collègues, dans certaines communautés et associations notamment. C’était pourtant ainsi que fonctionnait toute la société française ! Chaque individu était prêt à rendre service parce qu’il savait pertinemment qu’un jour, lui aussi aurait besoin d’un coup de main. La fraternité avait un sens… Nous formons maintenant une société pourrie par la richesse car nous croyons que le bonheur se trouve dans la cour du voisin qui possède ce que nous ne possédons pas encore « Mais ça va changer, j’en veux une plus grande et plus belle que lui ! ». Les américains sont très forts à ces gamineries-là. Dans leur film, ils nous font tout un cinéma pour nous démontrer que, fondamentalement, on peut très bien vivre heureux sans rien posséder du tout fors l’honneur ! Nu dépouillé sur une plage sans biens matériels ni avenir, le bonheur doit vous envahir au moment du magnifique coucher de soleil, alors, que demande le peuple ? L’argent ne fait pas le bonheur, certes, mais nous savons tous qu’il y contribue largement, du moins, dans notre civilisation égoïste de gaspillage forcené ! Alors difficile de s’y retrouver tant les messages qui nous sont adressés sur le mode de vie à mener sur le plan collectif pour être heureux oscille entre le + avec l’exemple du milliardaire Zidane, héros adulé par la foule, et le – avec les désœuvrés qui sont pourtant les plus libres et heureux car ils vivent dans la vérité, selon la Bible (parce qu’ils mettent tout dans les mains du Seigneur). L’homme est vraiment d’une nature compliquée ; il a un comportement contradictoire et qui demeure, au fil du temps, incompréhensible. Les problèmes qui découlent de l’activité humaine resteront donc quasiment ingérables.

Texte revu et corrigé le 4 février 2007.

Photos : Copyright @ FOTOLIA pour Lev Dolgatshjov et Michel Piccaya. D’autres photos de ces deux artistes sont exposées dans ce site.

Site officiel de Michel PICCAYA, en anglais (cliquez ici) ; biographie en français, cliquez ici (info Fotolia)

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