1
Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

2
La critique de film d'Alix

Critiques de films

3
Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Filmvarnour (II)

 

Des critères d’évaluation réduits pour une mini critique

 

Aanor adore le cinéma et continue à le critiquer. Critiquons, critiquons, il en restera bien quelque chose (air connu). Pourtant Aanor est fondamentalement gentille et se donne du mal pour partager avec vous sa passion. Sa naïveté toute relative ne doit pas être confondue avec de la bêtise alors ne soyons pas en toute occasion complice de la médiocrité !

 

Critères pour le film :

Parfait, Excellent, Exceptionnel (à voir et à revoir sans modération en achetant le DVD ou le Blu-Ray) / Bon ou Moyen (le cinéma existe grâce à lui) / Insatisfaisant ou Nul (le réalisateur doit se poser des questions)

Pour la musique du film :

Parfaite, Excellente, Exceptionnelle (on achète le CD) / Bonne ou Moyenne (il manque quelque chose, probablement une belle mélodie…) / Mauvaise ou Nulle (sauf pour les sourds et les personnes très malentendantes).

 

Classement des films par ordre alphabétique (article exclus). Mise à jour des rajouts jour après jour…

 

 

 

De A à Z faites votre choix !

 

 

 

L’année d’un médusé

L'année des méduses Mélodies MoernesL’année des méduses, un film de Christopher Franck (1983) avec Valérie Kaprisky, Bernard Giraudeau, Caroline Cellier, Jacques Perrin, Charlotte Kady, Philippe Lemaire, Pierre Vaneck… D’après le roman de Christopher Franck. Musique d’Alain Wisnlak. Un coproduction T.films et FR3.

1983-84, c’était les années de naissance de Mélanie Laurent et de Franck Ribéry mais aussi celles du décès de Louis de Funès, George Cukor, Tennessee Williams, Louison Bobet, George Balanchine, Luis Buñuel, Georges Auric, Germaine Tailleferre, Tino Rossi, Robert Aldrich, Johnny Weissmuller, Count Basie, Richard Burton, Paul Le Flem, Truman Capote, François Truffaut, Indira Gandhi, Sam Peckinpah… Dans cette liste non exhaustive devrait apparaître un autre nom, celui de Romain (interprété par le très regretté Bernard Giraudeau), le gigolo de Saint- Tropez qui rejette les avances d’une lolita très machiavélique. Seins nus sur la plage et ailleurs pour notre plus grand plaisir visuel, le film du romancier Christopher Franck a marqué son époque – qui ose prétendre qu’il ne connaît pas ce titre évocateur ? -. Sensualité, sexe, canicule, relations tendues et coups mortels, la plaisanterie a assez duré : le film est Très bon mais l’eau glaciale car très dangereuse !

 

 

 

Drame

Black swann/Le signe noir, un film de Darren Aronofsky (2010) avec Nathalie Portman, Milla Kunis, Winona Ryder, Vincent Cassel, Barbara Hershey… Musique de Clint Mansell. Un film Fox.

La présence de Vincent Cassel au générique d’un film sur l’univers très spécialisé de la danse classique, franchement, ce n’était pas déjà un très bon signe. Confirmation : l’acteur joue de manière tellement outrée qu’il en devient ridicule. Donner le rôle principal d’une danseuse étoile à Nathalie Portman sous prétexte qu’elle a suivi des cours de danse classique sans chaussons rouges dans sa prime jeunesse était une autre erreur de casting (d’attribution des rôles, ceci dit en français pour nos cousins québécois qui savent défendre la langue française). Le reste n’est qu’un non-évènement : Aanor trouve ce film insipide. Pourtant bardé de récompenses, salué par la critique internationale, il n’empêche, vous rencontrerez certainement quelques spécialistes de la danse classique qui trouveront à y redire : il faudrait ne rien connaître du tout à la discipline artistique pour apprécier cette parodie filmée de relations stéréotypées entre personnages grotesques. La crédibilité de l’actrice principale est entamée par une prestation très douteuse : actrice, Nathalie Portman le demeurera certainement mais danseuse étoile sûrement pas. Si l’actrice continue dans cette voie de garage avec des rôles trop difficiles pour elle, attention au mur car il est facile de nous faire « prendre des vessies pour des lanternes » au cinéma mais pas éternellement. « Black swann – Le signe noir » instaure un jeu relationnel cruel entre une gentille danseuse (blanche et rose) et la méchante danseuse (noire de chez noire) : Aanor N’aime pas les films simplistes (pour ne pas dire autre chose) de Darren Aronofsky. Déjà en l’an 2000, elle avait visionné « Requiem for a dream » pendant quinze minutes avant de l’arrêter par ennui. Voici un réalisateur constant qui doit aimer les contes et faire ses comptes. Il y a des signes qui ne trompent pas.

 

 

Comédie

Broken flowers - Les Mélodies Modernes

Broken flowers, un film de Jim Jarmush (2005) avec Bill Murray, Jeffrey Wright, Sharon Stone, Alexis Dziena, Frances Conroy, Jessica Lange, Tilda Swinton, Julie Delpy… Musique de Malatu Astatke. Un film Bac vidéo.

Découverte, c’est le mot-clé de ce film. Bill Murray sera le premier à en faire les frais : poussé par son ami, lancé à la recherche d’un fils inconnu, l’infortuné papa va devoir rencontrer ses anciennes conquêtes un peu « sur le retour ». Toujours superbes à l’image de Sharon Stone, ouvertes aux autres ou repliées sur elles-mêmes, quatre femmes heureuses ou malheureuses vont amener l’ancien séducteur à se pencher sur son propre passé : Bill Murray va découvrir et redécouvrir son moi intérieur… Ce film spécial (encore un !), à mi-chemin entre comédie et quête de soi-même, possède un rythme lent voire statique qui n’est pas rebutant ; le spectateur veut en savoir plus et surtout connaître la vérité quitte à être déçu(e), c’est selon chacun(e). Est-ce une histoire sérieuse ou une très mauvaise plaisanterie ? Qui a envoyé ces lettres roses à l’origine du problème ? Le réalisateur dédie son film à Jean Eustache, symbole de cette « Nouvelle vague » du cinéma français qui s’autorisera un peu tout et n’importe quoi dans les années 60 et un clin d’œil facétieux au célèbre roman de Nabokov « Lolita » prend forme sous la nudité provocatrice de la jeune et jolie Alexis Dziena dépourvue de tout complexe. La découverte nécessite toujours de ne pas avoir « froid aux yeux »… Appréciation d’Aanor sur l’ensemble du film : c’est Assez Bien malgré la chute en queue de poisson et une musique style fanfare avec cuivres et percussions jouant faux à la quarte dans un thème répété sans fin c’est franchement Horrible. Les nombreuses musiques additionnelles ne doivent pas être appréciées en tant que musiques de films.

 

 

Horreur

Candyman, un film de Bernard Rose (1992) avec Virginia Madsen, Tony Todd, Xander Berkeley… D’après la nouvelle de Clive Barker The forbidden. Musique de Philip Glass. Un film TriStar.

Le compositeur Philip Glass est né à l’aube de la Seconde guerre mondiale, l’année où Béla Bartók présentait sa fameuse « Musique pour cordes, percussion et célesta » avec ses quatre pupitres de violons dont certaines parties sont redoublées (deux notes à jouer en même temps sont réparties entre les deux violons d’un même pupitre, ceci pour des raisons musicales avec une meilleure répartition du son plutôt que pour des raisons purement techniques). 1937 restera également l’année de l’implantation du Musée de l’homme à Chaillot suite à l’exposition universelle de Paris et 1937 décidera du sort de l’infortuné peuple palestinien avec le partage de la Palestine. Comment Philip Glass aurait-il pu ne pas être largement influencé par son époque ?! Sa musique dite « minimaliste » dérange Aanor au plus haut point, c’est « sériel » ! Les extraits entendus dans « Candyman » proviennent de ses nombreux enregistrements atonaux et ne peuvent donc pas être évalués en tant que musiques de films à proprement parler. Le compositeur post-moderne adepte de toutes les formes d’expression musicale (y compris la musique hindoue) n’arrêtera jamais de composer pendant que Candyman, lui, se sera orienté vers un objectif plus ambitieux encore : décomposer ! Alix trouve ce film Dépassé (dans l’horreur, on bat chaque jour tous les records avec journaux télévisés) mais il reste quand même très agréable à regarder pour passer une bonne soirée. En évitant (mieux vaut se méfier) de prononcer cinq fois de suite son nom…

 

 

Éros et érosion

Cashback, un film de Sean Ellis (2007) avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Stuart Goodwin, Shaun Evans, Maichael Lambourne, Michelle Ryan, Keeley Hazell… Musique de Guy Farley. Un film LeftTurn.

Si vous aimez la nudité féminine au cinéma vous serez servi : « Cashback » permet de découvrir des corps généralement dissimulés par des sous-vêtements, un milieu que le réalisateur connaît bien. Ancien photographe de mode reconverti à la réalisation d’un film unique, Sean Ellis embauchera des mannequins de sa connaissance dont Keeley Hazell (la femme nue sur l’affiche du film) cette fois-ci sans apparat. Avec des mensurations parfaites (90-62-90), le réalisateur semble aux anges avec sa production à destination des spectateurs un peu voyeurs sur les bords. Chacun assume ses émotions comme il peut. Cela suffit-il à justifier un film ? En réalisateur débutant, le sujet archi traité devient un film figé et insipide. Les états d’âmes d’un artiste fasciné dès l’enfance par la beauté féminine à cause d’une jeune fille au pair suédoise qui se promenait à poil devant lui, franchement, ça intéresse qui ? Lorsque deux gamins feuillètent un « magazine de charme » et se mettent à bander sec en laissant penser à leur mère qu’ils sont homosexuels, franchement, ça intéresse qui ? L’envie de découvrir ce que recèle un soutien-gorge quand on est adolescent n’est plus un sujet de film même si le cinéma américain s’y connaît pour nous abreuver de films médiocres en la matière. Depuis les plus grands tableaux des maîtres de la peinture et de la toile, depuis l’invention de la photographie et la maîtrise de l’art du croquis, on a déjà tout vu. Quant au traitement intellectuel des fantasmes d’un artiste peintre, merci, on a déjà donné (on pense à « La belle noiseuse » entre autres réussites du cinéma français). Sean Ellis n’apporte rien au cinéma fantastique en nous faisant super marcher : le personnage principal évolue sur des images arrêtées, un procédé très cinématographique remarqué depuis longtemps dans un épisode de la série télé « La quatrième dimension » par exemple. Pour résumer, « Cashback » est un long-métrage érotique créé à partir d’un film court déjà très ennuyeux. Oui, certaines femmes sont superbes et possèdent de beaux corps que l’on dessinerait à l’infini (comme Léonardo di Caprio dans « Titanic ») mais le scénario creux de « Cashback » justifiait le court-métrage et non l’inverse. À noter la présence d’Émilie Fox (la caissière) présente dans « Le pianiste », « Hélène de Troie » et « Secrets de famille ». Aanor trouve ce film Raté et sa musique Sans intérêt malgré une belle photographie glacée et des cadrages osés (voir les captures d’images ci-contre). Pour ce qui est de dépenser pour mieux vous informer, Aanor en connaît un rayon et vous déballe tout !

 

 

Ridicule

Le complexe du castor/The beaver, un film de Jodie Foster (2011) avec Mel Gibson, Jodie Foster, Anton Yelchin, Riley Thomas Stewart, Zachary Booth, Jennifer Lawrence, Baylen Thomas, Sam Breslin Wright… Musique de Marcelo Zarvos. Un film Summit Entertainment.

Et voici un film de plus sur les états d’âme d’un homme et d’une femme, d’un couple, d’une famille typiquement anglo-saxonne… Mais quel ennui ! Mel Gibson et Jodie Foster se sont visiblement fait plaisir en tournant ce navet pendant que les spectateurs trinquent. Au lieu de laisser leur grand talent s’exprimer dans un scénario passionnant, ces deux monstres sacrés du cinéma américain nous livrent une prestation sans aucun intérêt qui sombre vite dans le Ridicule. Passé la demi-heure, inutile d’aller voir plus loin, c’est sans espoir. Quant à la musique du film… Quel ennui ! Les points positifs : ce film est très bien filmé et très bien réalisé, de très bons acteurs (petits, moyens et grands) se dépatouillent dans une histoire sombre et triste mais si typiquement ennuyeuse qu’il faudra trouver mieux la prochaine fois. Le monde est tellement rempli de problèmes existentiels majeurs concernant le plus grand nombre qu’il faut reléguer aux calanques canadiennes le complexe bien particulier du castor, parole de Pollux ! Aanor est passé totalement à côté du film et de sa musique qu’elle n’a Pas aimé. Après le mitigé « À vif » (voir ici), il va falloir que Jodie Foster fasse de meilleurs choix.

 

 

Les nouvelles dames de la côte

Les dames de Cornouailles/Ladies in Lavender, un film de Charles Dance (2004) avec Judi Dench, Maggie Smith, Natascha McElhone, Daniel Brühl, Miriam Margolyes, Freddie Jones, David Warner, Clive Russell, Toby Jones… D’après une nouvelle de William J. Locke. Musique de Nigel Hess. Un film TFM Distribution (France).

Cadgwrith en Cornouailles anglaises dans les années 50. Dans le petit village deux femmes âgées vivent paisiblement leur retraite dans une maison isolée jusqu’au moment où l’une d’entre elles va découvrir sur la plage un corps mort. Pas si mort que cela : le jeune homme va retrouver tous ses sens et sa vitalité grâce à leur affection. Double problème : l’une de ses bonnes grâces pense qu’il s’agit de son fils réincarné et l’autre y voit un nouvel amour. La trame n’est pas passionnante c’est le moins que l’on puisse dire. De plus, quelques invraisemblances et comportements irrationnels rendent le scénario inconsistant : le jeune homme est un violoniste mais qui ne sait pas jouer du violon malgré les efforts du comédien pour nous faire croire qu’il est un brillant concertiste de classe internationale. Ceci dit tout finira comme dans un conte de fée et puis voilà, retour sur image. Aanor pense que ce film Moyen peut être vu une fois pour son ambiance romantique lié au charme et au talent des deux très grandes actrices mais une fois seulement. Artistiquement et techniquement, le doublage est excellent et la musique ennuyeuse comme l’ensemble de l’œuvre.

 

 

C’est tout essayé

Essaye-moi, un film de Pierre-François Martin-Laval (2006) avec Pierre-François Martin-Laval, Julie Depardieu, Pierre Richard, Jules-Angelo Bigarnet, Kad Merad, Isabelle Nanty, Wladimir Yordanoff… Musique de Pierre Van Dormael. Un film

Le thème du film semblait original mais plutôt risqué : un adulte veut épouser la petite fille qui lui posa ses conditions vingt cinq ans plus tôt, devenir spationaute. Appelé de manière incorrecte « cosmonaute » (terme réservé aux russes, « astronaute » concernant les américains), le spationaute peu crédible joué par Pierre-François Martin-Laval est totalement débile et sentimentalement dérangé. Il est à espérer que les vrais spationautes ne lui ressemble pas ! Par ses attitudes empruntées au monde de l’enfance, le comportement de cet homme immature est amusant mais ce qui étonne dans un premier temps devient rapidement dérangeant. L’attitude humoristique maîtrisée par Pierre Richard dans son jeu burlesque d’une grande finesse – ce qui l’aura rendu célèbre de par le monde – n’est pas transposable à quelqu’un d’autre : le fils n’arrive pas à la cheville du père (spirituel). Pierre-François Martin-Laval est ridicule dans un scénario qui n’en fini pas de finir. Ce film devient vite pénible. Il était possible de lui donner une tournure plus dramatique en confiant un rôle plus solide à Jules-Angelo Bigarnet par exemple, le jeune acteur étant très impressionnant dans « Malabar princesse » (sa meilleure prestation). Les autres acteurs et comédiens méritaient eux aussi un meilleur sort. Pour Aanor, « Essaye-moi » est Raté malgré d’excellentes qualités artistiques (réalisation, décors, lumière…) et quelques scènes tout de même marrantes. Le seul problème, c’était une erreur d’objectif : pour aller loin, il faut miser sur le bon cheval mais pas un pingouin ! Au fait la mignonne petite bête prisonnière d’un zoo et volée par l’enfant, qu’est-elle devenue ? Ses déambulations sur le macadam faisait tant pitié à voir…

 

 

Un film sentimental, sensuel, sexuel, érotique mais pas pornographique

Lady Chatterlay - Les Mélodies ModernesLady Chatterley, un film de Pascale Ferran (2006) avec Marina Hands, Jean-Louis Coulloc’h, Hippolyte Girardeau, Hélène Alexandridis… D’après « Lady Chatterley et l’homme des bois » de D.H. Lawrence. Musique de Béatrice Thiriet. Un film « Les incontournables » de MéliMédias.

Ce film est une vraie réussite. L’ambiance qui s’en dégage rappelle l’atmosphère romantique très spéciale de l’ouvrage de l’écrivain britannique David Herbert Lawrence, « Lady Chatterley » écrite en 1928. Sous l’influence d’un parcours personnel difficile par son rejet d’une mère alcoolique, l’auteur britannique adoptera une ligne de conduite toute personnelle : la valorisation de l’attribut masculin dans une relation sexuelle dépourvue de tabous ! Injustement pointé du doigt par les féministes dans les années 70, c’est une femme réalisatrice qui nous propose ici une nouvelle version charmante et passionnante, fluide et exaltante, claire et sans détours. Les gros plans parlants d’une sexualité épanouie entre deux adultes consentants n’en font pas pour autant un film pornographique fort heureusement et les cinq César du cinéma français sont le fruit des acteurs : Marina Hands est parfaite dans son rôle d’une jeune châtelaine trop ignorante du vrai sens de l’Amour, Hippolyte Girardeau est impeccable comme dans les nombreux rôles qu’il interprète depuis longtemps dans les films et téléfilms français et Jean-Louis Coulloc’h, lui, saura se mettre à nu pour rendre crédible son personnage de la bande : dans l’explosion des sentiments d’une campagne verdoyante aux insectes butineurs, la pudeur et l’ambiguïté n’ont pas leur place chez les humains quitte à déranger les thèses freudiennes… Aanor trouve ce film Très bon et sa musique trop Absente ; malgré la présence de J.S. Bach en musique additionnelle, il manque à l’ensemble une belle mélodie originale très bien arrangée. La compositrice Béatrice Thiriet a étudié au Conservatoire national de région de musique de Versailles avec la phénoménale Solange Ancona (souvent dissimulée sous des nuages de fumée de cigarettes qui inondaient sa minuscule salle de classe sous les combles du conservatoire), une prof très spéciale qui ne valorisait pas beaucoup la mélodie : formée par Olivier Messian (lui-même élève de Paul Dukas), l’innovation contemporaine passait d’abord par la création d’une atmosphère indéfinissable sur le plan harmonique avec des mélanges de sons extraterrestres et non par une écriture plus « traditionnelle » nécessitant la recherche d’un beau thème bien tonal… Restons serein !

Béatrice Thiriet : voir la critique des films « Les enfants du pays » et « Les invités de mon père »

 

 

 

Drame

La leçon de piano/The piano, un film de Jane Campion (1993) avec Anna Paquin, Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill… Musique de Michael Nyman. Palme d’Or à Cannes en 1993 (Holly Hunter Meilleure actrice). Un film Ciby 2000.

Une écossaise muette doit se marier avec un colon en manque d’affection installé au fin fond de la Nouvelle-Zélande sur une île impossible à atteindre ; accompagnée de sa gamine refermée sur elle-même, dès le départ, ça ne sent pas bon la facilité. Bonjour l’ambiance ! L’histoire risque de devenir vite pénible. Un piano submergé abandonné sur une plage peu ragoûtante fini d’achever la mauvaise impression : la musique assez prétentieuse de Michael Nyman fatigue l’oreille. Basée sur des accords simples et répétitifs, sans mélodie accrocheuse, remplie de fioritures très cache-misère histoire de mêler la musique classique avec la musique traditionnelle, les péripéties des deux infortunées de la civilisation perdue du XIXe siècle laissent indifférent le spectateur averti. Heureusement, Zorro le pervers nu comme un ver va proposer un chantage odieux, troquer chaque touche noire du piano pris en otage contre des faveurs à connotation sensuelles puis sexuelles afin de le récupérer. Les féministes apprécieront, les musiciens dégusteront. Rien ne mérite dans ce film toutes ses récompenses obtenues à travers le monde car le cinéma des années 90 aura fait bien mieux que cela. Sauvé des meubles, la jeune Anna Paquin devenue actrice professionnelle saura donner une touche moins désagréable aux personnages qu’elle incarnera par la suite, par exemple Malicia dans les « X-men ». « La leçon de piano » : Aanor trouve ce film aussi Nul que sa musique.

 

 

Faf, meuf, cité et paf !

Neuilly sa mère, un film de Gabriel Julein-Laferrière (2009) avec Samy Seghir, Rachida Brakni, Jérémy Denisty, Joséphine Japy, Mathieu Spinosi… Musique de Faf Larage. Un film produit par Djamel Bensalah (TFM distribution).

Le choc des cultures – et des moyens financiers -, voici ce qui explose au visage du spectateur. Quand le jeune Sami Benboudaoud va quitter sous contrainte la cité Maurice Ravel pour passer « de l’autre côté » chez les bourgeois de Neuilly-sur-Seine, il va devoir s’intégrer à l’état d’esprit de sa nouvelle famille d’accueil d’où l’une des fameuses répliques cinglantes du film, « Ma chambre, tu l’aimes ou tu la quittes ! ». Les acteurs sont parfaits et jouent très bien (pour la plupart ils sont non-professionnels et cela ne se remarque pas une seconde) ; criants de vérité, totalement investis par leurs rôles qui sentent le vécu sur des dialogues d’une très grande richesse, la comédie accroche. La musique hip-hop de Faf Larage, et c’est un événement planétaire, a séduit Aanor qui n’en fait pas généralement sa tasse de thé (avec un nuage de lait le petit doigt en l’air) : orchestrée avec grand discernement dans un équilibre parfait des pupitres, sans interprétation agressive inutile des percussions dans un mélange intelligent et très artistique des timbres, on ne se lasse pas de se trémousser sur l’impulsion chaleureuse de la chanson. Les choristes aussi inspirés que le soliste sont également remarquables alors tout cela est très agréable n’est-il pas vrai très cher ami(e) ? Grâce à eux Aanor vient de découvrir un genre musical qu’elle aurait peut-être tendance à négliger. La musique de film n’est-elle pas la meilleure invention artistique de l’homme en matière de brassage des genres et des styles pour gagner en forte valeur ajoutée ? Aanor a trouvé ce film Très divertissant et sa musique vraiment Très réussie, Faf c’est la classe !

Pour accéder au reportage sur Faf Larage et revoir le clip de la chanson du film, cliquez ici (info blog New.fr.musique)

 

 

La  classe !

La première étoile, un film de Lucien Jean-Baptiste (2008) avec Firmine Richard, Lucien Jean-Baptiste, Anne Consigny, Jimmy Woha-Woha, Ludovic François, Loreyna Colombo, Bernadette Lafont, Michel Jonasz, Gilles Benizio, Astrid Berges-Frisbey… Musique d’Erwann Kermorvant. Un film distribué par Pierre Kubel, M.-C. Mention-Schaar.

Soyons précis : soit vous aimez Patrick Timsit, Josiane Balasko, le comique de situation, la farce intelligente et la finesse d’esprit et vous apprécierez à sa juste valeur « La première étoile », soit vous êtes trop sérieux et vous vous prenez peut-être pour ce que vous n’êtes pas. Comment ne pas rire et sourire devant cette aventure rocambolesque ? Certains diront que le film a un goût de déjà vu et alors ? Le cinéma n’est qu’un perpétuel recommencement sinon pourquoi écouter de la musique classique puisque ce sont toujours les mêmes œuvres qui nous sont proposées ?! L’interprétation, voilà ce qui fait la création et le renouvellement : en la matière, le génie de Lucien Jean-Baptiste se manifeste de manière évidente (le public venu nombreux ne se trompe jamais) car il en faut, du talent, pour assumer sa passion devant et derrière la caméra ! La chute du film en hommage à Jean Ferrat est également très émouvante, merci pour cette capacité rare à mélanger comédie légère et émotion forte. « La première étoile » donne envie de passer la deuxième puis la troisième étoile jusqu’au Chamois d’or alors espérons, croisons les moufles pour que l’aventure ne fasse que commencer. Seule neige au soleil, les producteurs : ils tomberaient à pic pour un nouvel investissement qui les ferait grimper au sommet de la réussite ! Aanor Aime beaucoup ce film drôle et touchant qui sait nous surprendre (elle l’a déjà vu deux fois), un film bien filmé et bien monté avec des acteurs globalement excellents. La musique d’Erwann Kermorvant, mélodique et symphonique, témoigne des progrès constants du compositeur : pour lui aussi ce sera bientôt tout schuss !

 

 

Fantastique

Residant Evil : L’extinction, un film de Russell Mulcahy (2007) avec Mila Jovovich, Ali Larter, Oded Fehr, Lain Glen, Spencer Locke, Maike Epps, Madeline Carroll… Daprès le jeu video de la société Capcom. Musique de Charlie Clouser. Un film Constantin films, Davis films, Screen Gems et Impact pictures.

Le personnage interprété par Mila Jovovich est issu de l’imagination sans limites des concepteurs japonais de jeux vidéo. Ses personnages sont tous inspirés par les mangas, une spécialité nippone bien différente de la bande dessinée « traditionnelle » européenne, avec ses images très expressives et ses histoires sentimentales. Des images expressives ? Les jeunes filles japonaises des mangas sont très belles : souvent habillées de jupes courtes et de vêtements moulants (les sous-vêtements brodés se laissent parfois deviner généreusement), dotées d’un physique très « avantageux » mettant en valeur les formes féminines, c’est dans les yeux que réside l’essentiel de leurs atouts. Disproportionné, l’œil est doté de pouvoirs extraordinaires conformément à l’importance accordé au regard humain dans la culture japonaise. Selon l’intensité ou la froideur d’une vision maîtrisée, l’âme s’exprime entre deux battements de cils. Au poker par exemple, tout est intimidation et apparence : la vue doit être contrôlée pour ne pas laisser transparaître vos émotions. Les arts martiaux reposent eux aussi sur la lecture faite du regard de l’autre : entre un combattant et son adversaire, tout réside dans les éclairs qu’ils se lancent du regard pour un combat influencé (n’est-ce pas, « Kill Bill » ?!). Les mangas ont accentué cette importance du regard par une déformation physique des yeux, totalement disproportionnés sur un visage angélique : les jeunes femmes japonaises ont les plus beaux yeux du monde, à la fois cruels et d’une douceur juvénile ! Influencé par l’Occident, la femme du manga est un heureux mélange de toutes les cultures ce qui n’en fait pas une démarche unique en son genre ; toutes les civilisations ont bâti des sociétés entières sur cet œil étranger qui fascine. De sa couleur à sa forme, la symbolique céleste et religieuse perdure ce que ne contesterait pas aujourd’hui un pharaon débridé, un franc-maçon attaché à son symbole ou un bateau maltais. Mila Jovovich dans sa tâche impossible de chasseuse de zombies sans œil au beurre noir ne déroge pas à la règle : sexy, dynamique, dotée de pouvoirs magiques, intelligente, indépendante et sûre de sa mission, l’actrice est séduisante et convaincante. La musique est ordinaire mais efficace : synthétique, bâtie sur les percussions, elle remplie ses fonctions de soutien aux images sans que l’on y retienne quoi que ce soit après coup. Pour Aanor, « Resident evil : L’extinction » reste un Modèle du genre et le meilleur de la série avec un premier volet surprenant qui lança le personnage et un troisième œil qui amène de nouvelles perspectives. Le réalisateur inspiré et talentueux pense pourtant que le filon est tari ce qui n’aurait pas du déboucher sur un quatrième film raté en 2010 et un cinquième à découvrir en 2012. Les distributeurs vont-ils continuer à avoir les yeux plus gros que le ventre ?

 

 

 

Déjà vu, déjà subit

Le rite/The rite, un film de Mikael Håfström (2011) avec Anthony Hopkins, Colin O’Donoghue, Alice Braga, Ciáran Hinds, Toby Jones, Rurger Hauer, Torrey DeVitto, Andrea Calligri…D’après le reportage The rite : the making of a moderne exorcist de Matt Baglio. Musique d’Alex Heffes. Un film New line cinema.

Attention, danger ! Après le légendaire film « L’exorciste » on pensait avoir tout vu. Eh bien cela est vrai, on avait vraiment tout vu. Le film « Le rite » n’apporte pas sa contribution à un meilleur traitement du sujet. Pire, il dénature des phénomènes sérieux voire dramatiques même si l’on n’est pas croyant. Force est de constater qu’il existe ici et là des personnes possédées totalement incapable de contrôler leur corps et leur âme. L’église connaît les ravages que produisent l’action démoniaque du Malin et l’Institut d’enseignement supérieur de l’église catholique romaine à Rome veille au grain. Très performant dans le spectaculaire « Silence des agneaux », Anthony Hopkins n’en fini pas de se parodier lui-même. De redite en nouvelles versions plus ou moins pitoyables, « Le rite » n’a pas hérité des témoignages accablants tirés d’un reportage télé édifiant sur les possédés, des cas extrêmement bien décrits pourtant à la base du scénario. Il est si dangereux (professionnellement parlant) de tomber dans la facilité… Aanor prie pour que « Le rite » ne soit pas considéré comme une œuvre majeure du cinéma malgré ses qualités indéniables : éclairages, cadrages, acteurs… faussement angéliques ! Appréciation film et musique : c’est Raté.

 

 

Un film sans chaleur

Romaine par moins 30, un film d’Agnès Obadia (2009) avec Sandrine Kimberlain, Pascal Elbé, Elina Löwensohn, Pierre-Luc Brillant, Maxim Roy, Louis Morissette, Gilles Pelletier, Françoise Graton, Chang Tseng… Musique du groupe Moriarty. Un film produit par Nicolas Blanc.

Romaine vient passer ses vacances au Québec avec son mec et se retrouve mariée sous la contrainte. Son état d’esprit très spécial doublé d’une soirée trop arrosée explique peut-être en partie ses déboires… Ce sujet original aurait pu convaincre Aanor surtout dans les quinze premières minutes du film où Sandrine Kimberlain et Pascal Elbé jouent très bien ; par un astucieux scénario, un rythme enlevé grâce à des répliques percutantes, le couple d’acteurs nous amuse beaucoup. La comédie s’annonce sous un ciel clément. Puis survient l’atterrissage à Montréal. Dispute et attente à l’aéroport sous la neige, le ciel n’en fini pas de se couvrir, le couple se sépare, l’histoire se perd, de nouveaux personnages sèment la confusion, Alix ne sait plus très bien où elle en est. Le rythme ralenti, l’intensité diminue, le film dérape dans le grotesque et comme souvent dans ce cas-là, seuls les meilleurs s’en sortent avec les honneurs : Charlie Chaplin, Louis de Funès, Jerry Lewis, Peter Sellers, Coluche sur scène… Sans oublier Gérard Hernandez et Marion Game irrésistibles dans « Scènes de ménage » sur M6 ! La malheureuse Romaine quant à elle va devoir retravailler sa gamme pentatonique pour pousser un peu plus loin sa poussive chansonnette… Aanor trouve ce film Décevant et sa musique de style « country » très agréable mais hors sujet (trop typée, pas du tout musique de film). À la prochaine neige !

 

 

 

Un sac de billes, musique de Philippe Sarde, voir ici
 

 

Inutile

Sanctum, un film de James Cameron (2011) avec Richard Roxburgh, Alice Parkinson, Rhys Wakefield… Musique de David Hirschfelder. Un film Metropolitan.

Ce film a rapporté cinquante millions de dollars de bénéfices aux producteurs et bien entendu, toute la chaîne de la réalisation du film en aura tiré profit. James Cameron peut donc voir l’avenir avec sérénité : ses délires trouveront toujours un financement durable. Son projet de réaliser un « Avatar 2 » mais ça n’est vraiment pas la peine et un « Avatar 3 » ça commence sérieusement à gonfler Aanor sont déjà en préparation. Du coup la malheureuse Aanor est déçue, elle N’aime pas « Sanctum »ni sa musique, la faute au réalisateur qui entretien une carrière « en dents de scie ». Après quelques réalisations fameuses, les « Terminator, True lies, Alien le retour, Abyss et autres Titanic », certains films sont carrément inintéressants : « Last action Hero, Point break, Solaris et Avatar ». Lourds dans le traitement psychologique, les personnages insipides aux aventures ennuyeuses semblent s’imposer à l’écran ce qui ne donnent pas espoir à Aanor de retrouver un jour l’état d’esprit remarquable de Sigourney Weather dans « Aliens le retour » ; avec cette prestation qui restera comme l’une de ses meilleures dans un parcours déjà remarquable (musique de James Horner, voir ici), l’intensité et la profondeur de jeu de l’actrice américaine sont maintenant remplacés par des images de synthèse. Aanor n’est pas encore remise du visage horrible des créatures d’ « Avatar ». Ce qui est défini par certains penseurs comme étant un signe des temps – l’œuvre du progrès -, n’est en réalité qu’une dégradation confirmée de jour en jour. Que dire alors de « Sanctum » sinon Fuyez ?! Archi plat malgré la présence annoncée du relief, le spectateur s’enfonce dans un gouffre sans fin nommé sommeil. Le réveil n’en sera que plus difficile. Le réalisateur est-il le seul à pouvoir se noyer dans un verre d’eau ?

 

 

Horreur

The dark, un film de John Fawcett (2005) avec Sophie Stuckey, Maria Bello, Sean Bean, Richard Elfyn, Maurice Roëves, Abigail Stone. D’après la nouvelle « Sheep » de Simon Maginn. Musique d’Edmund Butt. Une production Constantin films.

Les légendes du Pays de Galles en terre celtique sont aussi merveilleuses qu’elles peuvent être horribles. Dans « The dark » la mort et ses représentations diaboliques (Annwyn) martèlent une histoire alambiquée dont le spectateur se sentira frustré : depuis « L’exorciste » et « Poltergeist », on n’a jamais rien fait de mieux dans le genre au cinéma ! Partagée entre une mère possessive et un père affectueux, une jeune fille de la ville va connaître sur la côte un drame inracontable : mourir entre deux mondes. Considérée comme disparue elle va ressusciter mais pas trop, bref, on fini par s’y perdre un peu. Le récit manque de rigueur (contrairement au livre vous diront les spécialistes) et n’évoque pas la possession d’un corps par le Diable comme dans « L’exorciste » ; il s’agit plutôt d’un échange entre les âmes partagées à mi-chemin entre la vie et la mort comme dans « Poltergeist ». L’histoire manque ici de rigueur malgré la légende des gallois qui prétendent qu’ « un mort retrouvé, un vivant tu donneras ». Beau programme ! Techniquement, la caméra bouge parfois à l’excès d’où certains cadrages ratés. La musique est agréable, symphonique, champêtre, le doublage français est excellent (vive notre spécificité et le talent de nos comédiens), la mise en scène pourrait subir des reproches mais les acteurs sont bons particulièrement la jeune débutante Abigail Stone, excellente, et la plus expérimentée mais non moins jeune Sophie Stuckey pour un film au sujet difficile (il fut interdit aux moins de douze ans à sa sortie). Hélas, malgré de grosses qualités artistiques, le scénario inconsistant empêche le film de devenir très bon. Appréciation Moyenne d’Aanor parce qu’il manque un grand quelque chose à l’ensemble (un film à déconseiller si vous sombrez dans la dépression avec vos idées noires).

 

 

Un film culte

Les valseuses, un film de Bertrand Blier (1973) avec Gérard Depardieu, Miou-Miou, Patrick Dewaere, Jeanne Moreau, Christian Alers, Brigitte Fossey, Michel Peyrelon, Jacques Chailleux, Eva Damien, Dominique Davray, Isabelle Huppert, Marco Perrin. Musique de Stéphane Grappelli. Un film SND-Valisa films / DVDY Films.

Que dire encore de ce film provocateur ? C’était les années 70, la vie n’était pas la même et les mentalités non plus. L’amour libre tentait de s’imposer chez les jeunes comme modèle de société avec l’avènement de la philosophie Beatnick (!), la mode yé-yé avait détrôné depuis longtemps déjà les chansonniers et autres artistes à papa, l’herbe des champs était un article de vente sous le manteau et les westerns avaient passé avec succès l’épreuve du lave-vaiselle spaghetti. Les synthés de Jarre et surtout de Vangelis donnaient enfin de la voix, le pétrole se faisait rare mais par chance on avait des idées, les féministes continuaient leur lutte pour obtenir une forme de reconnaissance bien mal assimilée chez les mâles. Il en est justement question dans ce film : Jean-Claude et Pierrot sont deux machos pas recommandables du tout. Les valseuses de l’un baignant dans le sang d’une balle pas si perdue que cela, l’attribut masculin toujours dressé vers la découverte du plaisir pour l’autre, Marie-Ange va devoir subir beaucoup de choses… Sur une musique de Stéphane Grappelli qui ne fait pas très musique de film mais plutôt musique légère d’accompagnement ce qui n’est peut-être pas si mal, ce road-movie Inclassable reste d’une modernité incroyable avec des acteurs et actrices de légende. Patrick Dewaere nous manque toujours autant pour son immense talent et Depardieu, quel monstre du cinéma ! Quant à la femme enfant Miou-Miou elle deviendra une femme flic très performante et pour les autres, le temps fera son travail. Blier aura fait le sien : démontrer la capacité du cinéma français à engendrer des films hors normes qui nous démontrent à quel point nous avons la chance de rester jeunes grâce au cinéma… de papa !

 

 

Vive le vent d’hiver

Winter’s bone, un film de Debra Granik (2010) avec Jenyfer Lawrence, John Hawkes, Lauren Sweetser, Garret Dillahunt… D’après le roman de Daniel Woodrell. Musique de Dickon Hinchliffe. Un film Pretty pictures.

Les monts Ozark dans le Missouri au Middle West des Etats-Unis ont été peuplés par les français dès le début du XVIe siècle ; directement débarqués du royaume de France ou descendus du nord du pays (l’actuel Canada), cette région d’anciens volcans dominée par les montagnes Saint-François vit s’implanter les premiers coureurs des bois. Le nom Ozark proviendrait d’une contraction de « montagne aux arcs-en-ciel » et les familles implantées développèrent, outre le travail d’extraction du minerais, le commerce de la fourrure avec les indiens en vue de l’exportation. Ouvert au tourisme, le parc est traversée par un fameux sentier de grande randonnée mais la crise est passée par là, le tissu économique pourtant très diversifié ne permet plus aux familles de subvenir à leurs besoins. Le trafic de la drogue puise ses ressources dans une communauté repliée sur elle-même dans le dénuement ; la corruption, la violence et le meurtre sont très présents, un contexte glauque pour Ree Dolly responsable à dix-sept ans de sa mère malade, de son jeune frère et de sa petite sœur. Comment va t-elle s’en sortir au moment crucial de l’histoire, lorsque la Justice va saisir leurs biens, maison et bois ? Où se trouve son père, un dealer libéré sous caution ? L’ambiance du film rappelle celle de « Delivrance » (voir ici) et il faudrait ne pas l’avoir vu pour apprécier pleinement « Winter’s bone » (honte aux distributeurs français incapables de trouver un titre commercial au pays de Molière et bravo au Québec pour sa défense remarquable de la langue française !). Aanor trouve ce film Très bon avec des acteurs excellents (dont les jeunes amateurs) mais cette réalisation n’est pas exceptionnelle malgré de nombreuses récompenses internationales glanées ici et là (Sundance, Deauville, Stockholm…). Pour Aanor il manque quelque chose au film pour l’élever aux plus hautes récompenses… La musique de Dickon Hinchfille est essentiellement soul et jazz ; traitée de façon plus traditionnelle compte tenu de l’environnement du film, son écriture est de style country-cajun avec chanteuse au fort accent US, Mariadeth Sisco en l’occurence. Enfin, Anor a remarqué le clin d’œil à « Delivrance » dans la dernière scène du film lorsque l’oncle de Ree Dolly et sa petite sœur s’essayent au banjo, un bon plan… La rivière d’Ozark serait-elle un long fleuve tranquille ?

 

 

 

Les photos d’Aanor sont de Zastavkin @ fotolia.com

 

Capture d’images des films et montages de FX

 

Page suivante : Filmvarnour III

 

 

 

Mots-clés :

A lire également