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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Filmvarnour

Le cinéma d’Aanor

 

 

Vive la musique de film !

 

 

Aanor est aussi belle qu’Alix et possède la même culture cinématographique. Ces deux Naïades aiment les films construits avec talent dans un souci de crativité et d’intelligence ; elles ne supportent plus la nullité. Non, tout le monde ne peut pas devenir réalisateur, acteur ou compositeur de musiques de films. Dans le site des Mélodies Modernes nos deux amies Alix et Aanor critiquent avec un maximum de tact et beaucoup de passion les films qu’elle ne finiront jamais de se passer et de se repasser, les meilleurs étant ceux qu’elles peuvent découvrir avant tout le monde aux avant-premières de leur ville. Passionnées, elles veulent nous intéresser au Septième art et à sa plus belle invention, la musique de film. Qui pourrait aujourd’hui contester la magnificence de la musique de Max Steiner pour « Autant en emporte le vent », la capacité d’imaginer les partitions parfaites pour les images auxquelles elles sont destinés comme savait le faire François de Roubaix, qui oserait prétendre qu’une mélodie tous genres confondus est plus somptueuse que celle d’Arthur B. Rubinstein pour « Wargames », comment pourrait-on mieux faire qu’ Elmer Bernstein pour « Cent dollars pour un shérif » ou que Francis Lai pour les films de Claude Lelouch ? Les compositeurs anglais, allemands, italiens, espagnols, russes, américains, japonais et ceux des autres nations du cinéma parfois bien éloignés des goûts d’Aanor il faut bien le reconnaître réalisent pourtant un travail fondamental pour le cinéma en restant fidèles à leur culture (les films de Bollywood, la production chinoise etc.) ; tous apportent une contribution primordiale au Septième art même dans la confidentialité. Le cinéma est le reflet de notre âme et trop souvent, malheureusement, le miroir de notre idiotie. La vie elle-même est une idiotie car après bien des années à tâcher de progresser, à essayer bon gré mal gré de construire quelque chose de cohérent, à gagner en compétence et en expérience voire en sagesse, le contrat devient caduque, sans transaction possible sinon avec le Diable. Alors profitons tant que nous le pouvons de l’eau et du soleil de l’été indien sans nous poser trop de questions et agissons eficacement pour laisser derrière nous une planète aussi belle que nous l’avons trouvée. Le pari est loin d’être gagné, il suffit de regarder du côté des affairistes du pétrole et des ravages qu’ils produisent (sur les côtes du Golfe du Mexique par exemple), des pétrodollars assassins et des politiques complices. La banquise fond ? Ils se frottent les mains car bientôt ils nous feront pousser des forages d’or noir. Pas de problème, les ours polaires ne seront déjà plus là pour voir ça… Aanor, la critique de film vous présente sa nouvelle rubrique Filmvarnour (qui signifie Critique de film en langue bretonne) et ne pert pas espoir pour autant. Vive la Révolution mondiale contre la connerie humaine, vive le cinéma et vive la musique de film !

 

Des critères d’évaluation réduits pour une mini critique

 

Aanor est aussi gentille qu’Alix sur le fond mais sur la forme, elle va se montrer intransigente. Directe, franche, moderne, ses commentaires sur les films seront comme ses principes en amour : quand on aime on ne compte pas mais quand c’est pas bon… Attention les dégâts !

 

Critères pour le film :

Parfait, Excellent, Exceptionnel (à voir et à revoir sans modération en achetant le DVD ou le Blu-Ray)

Bon ou Moyen (le cinéma existe grâce à lui)

Insatisfaisant ou Nul (le réalisateur doit se poser des questions)

Pour la musique du film :

Parfaite, Excellente, Exceptionnelle (on achète le CD)

Bonne ou Moyenne (il manque quelque chose, probablement une belle mélodie…)

Mauvaise ou Nulle (sauf pour les sourds et les personnes très malentendantes).

 

Classement des films par ordre alphabétique (article exclus). Mise à jour des rajouts jour après jour…

 

 

De A à Z faites votre choix !

 

American graffiti

American graffiti, un film de George Lucas (1973) avec Richard Dreyfuss, Ron Howard, Paul Le Mat, Charles Martin Smith, Candy Clark, Mackenzie Philipps, Cindy Williams, Wolfman Jack… Musique d’illustration : rock et variété des années 60. Un dvd Universal.

L’Amérique des années 60… George Lucas la regrette. Dans « American graffiti » il nous décrit une jeunesse bercée de rock’n’ roll et d’espoirs, de révolte et de joie de vivre à l’exemple de ces immenses voitures à la carrosserie rutilante qui conduisent les étudiants à des soirées folles ; c’est bien ici la description d’une vie rêvée pour une jeunesse dorée qui possède tout même si personne n’a vraiment les moyens : les copains et les copines remplissent les journées, les voitures la nuit et voilà un programme complet qui se déroule sous nos yeux. Il est intéressant retrouver dans une succession de sketches Ron Howaard déjà bien expérimenté (il a débuté bébé et n’a jamais arrêté de tourner) dans cette comédie nostalgique qui va donner naissance à la série « Les jours heureux » ; Ron Howard y interprétera le rôle d’un Richie Cunningham très admiratif d’un certain Fonzie… La musique du générique est d’ailleurs célèbre, « Rock around the clock » de Dae & The nigths un tube planétaire symbolique du rock entendu pour la première fois dans le film « Graine de violence » (voir ici), une recette qui sera reprise pour « Les jours heureux ». Pour Aanor « American graffiti » est Très bon et sa musique Décoiffe !

 

 

L’arbre

L’arbre, un film de Julie Bertucelli (2010) avec Charlotte Gainsbourg, Marton Csokas, Morgana Davies… Musique de Grégoire Hetzel. Un film coproduit par Arte France etc.

Un arbre, une gamine et sa mère.

À part ça, il ne se passe rien. Un cyclone vient à passer par là et après ? Charlotte s’est endormie, la gamine ne veut pas qu’on lui coupe son arbre, un peu d’amour s’étale péniblement sur quelques états d’âmes, un peu de ceci ou de cela puis générique de fin. Cannes a fait son festival, les acteurs leurs valises, la réalisatrice ses comptes et le spectateur sa lessive. À moins que ça ne soit l’inverse mais peu importe. Aanor est déçue, il y avait pourtant matière à réaliser un film extraordinaire – avec une musique plus intéressante par un travail moins mou -. Est-ce si difficile ? Appréciation d’Aanor : c’est mauvais (bonjour l’ennui) ! Vivement une nouvelle réalisation pour contredire tout cela – c’est à dire pas grand chose -.

 

Le ballon sorcier

Le ballon sorcier/De bal, un film de Dany Deprez et Jean-Claude Van Rijckeghem (1999) avec Hilde Van Mieghen, Michael Pas… Musique de Vincent d’Hondt. Un dvd France Télévisions 2 3 5e distribution.

L’histoire est nulle : un ballon qui prend vie. Il siffle, il rote et pour un peu il pèterait, bravo le scénario ! Grâce à lui une jeune fille, un groupe d’enfants insupportable et leur chien vont s’opposer aux méchants constructeurs immobiliers. Rempli de clichés, mal joué et pas convaincant, ce téléfilm ne revêt qu’un intérêt limité en ne s’adressant qu’aux plus jeunes. Même la musique reste banale avec sa mélodie simplette et sifflotée qui ne fait vibrer personne ; la musique manque d’âme et de profondeur. Le plus désagréable dans l’impression générale, c’est le sentiment que tout le monde semble avoir pris la grosse tête malgré la présence de nombreux comédiens amateurs… Les réalisateurs flamands Deprez et Van Rijckeghem n’assurent pas. Dany Deprez a commencé à produire quelques courts-métrages et téléfilms passé la trentaine, peut-être lui faudrait-il maintenant faire ses preuves en cinémascope (avec les moyens nécessaires) car pour ce qui est de marquer un but sur le petit écran… Voici une musique et un film Insatisfaisants pour Aanor. L’indulgence est de mise pour les plus petits télespectateurs capables d’apprécier le téléfilm.

 

 

Le Baron rouge

Le baron rouge/The red baron, un film de Nikolai Müllerschön (2008) avec Matthias Schweighöfer, Lena Heady, Lena Headey, Joseph Fiennes… Musique de Dirk Reichardt et Stephan Hansen. Un dvd M6 vidéo.

Manfred Von Richthofen est passionné depuis l’enfance par l’aviation. Sensible, intelligent, cultivé, courageux, ses relations sentimentales avec une belle infirmière vont pourtant se heurter à un sens aigu du devoir : en as du pilotage de coucous dont on se demande bien comment ils pouvaient voler aussi acrobatiquement, le jeune homme intrépide va se trouver dans l’obligation de servir la cause de son pays en refrénant ses ardeurs romanesques. La mort avant l’amour, telle est sa mission aussi simple que cruelle : abattre un maximum d’avions français et alliés. Impliqué au sein de la Première guerre mondiale, ses qualités humaines vont servir le camp de la Triple-Alliance. Spectaculaire, enthousiasmant et bouleversant à la fois, ce film possède lui aussi des qualités extraordinaires : les scènes des combats aériens sont grandioses dans un contexte historique où le Baron rouge forgera sa légende du côté de la Triple-Entente. Elle permet en tout cas de se rappeler que tous les militaires surtout les aviateurs issus de l’aristocratie d’un pays comme de l’autre ne se transforment pas tous en bêtes sauvages dans les conflits même les plus atroces. La Première guerre mondiale fût une boucherie indescriptible. Commençons par ne jamais oublier cela. Un Excellent film, une musique Très bonne.

 

 

Le bonheur de Pierre

Le bonheur de Pierre, un film de Robert Ménard (2009) avec Pierre Richard, Sylvie Testud, Rémy Girard, Louise Portal, Jean-Nicolas Verreault, Patrick Drolet, Gaston Lepage, Diane Lavallée, Vincent Bilodeau, Sylvie Lemay, André Lacoste et Luc Proulx. Musique de Sébastien Souchoix.

Pierre Richard dans une comédie c’est toujours un vrai bonheur pour Aanor. Dans ce film dépaysant tourné dans une région magnifique, le scénario fait la part belle aux situations les plus cocasses. Sylvie Testud brille dans un rôle qui lui va comme un gant ; entourée de neige et de glace quoi de plus naturel ? Bien filmé, bien monté, bien joué avec d’excellents comédiens, une chose seulement dérange : Pierre Richard n’est pas un bienheureux mais un homme « presque débile ». Lorsque le drame survient par une mort provoquée, au lieu de se révolter et de soutenir son entourage filial il préfère ne voir qu’un acte de la fatalité… Son manque de réaction face à une agression caractérisée place le spectateur dans un malaise profond : être bon et philosophe, d’accord, mais rester con et méprisé toute sa vie, non. Les situations ne sont donc pas toutes placées sur le plan de la logique et les comportements humains semblent peu crédibles : nous faire croire que l’on peut transformer une personne fondamentalement méchante, intéressée et vicieuse par de simples sourires n’est pas sérieux. En y réfléchissant bien cependant, « Le bonheur de Pierre » n’est qu’une farce Très sympathique alors après tout pourquoi pas ?

 

 

Brice de Nice

Brice de Nice, un film de James Huth (2005) avec Jean Dujardin, Clovis Cornillac, Élodie Bouchez, Bruno Salomone… Musique de Bruno Coulais. Un dvd TF1 vidéo.

Le jaune est la couleur préférée de Brice. Pourtant le rouge lui va mieux. Rouge comme la couleur du carton indiquant la sortie du terrain pour faute de goût grave. Rouge comme le feu qui signale un arrêt immédiat. Rouge comme le coup de sang qui monte à la tête d’Aanor en découvrant ce navet du cinéma français. Il en faut bien un de temps en temps pour apprécier les autres films. D’ailleurs ce film n’est pas nul, il est Navrant. À part quelques petits gags vite digérés, Jean Dujardin et Clovis Cornillac sont ridicules. Le personnage imaginé par Jean Dujardin dix ans plus tôt était amusant sur scène mais ne passe pas bien à l’écran. Heureusement, ces très bons acteurs ont su relever le niveau de leur talent depuis « Brice de Nice » en témoigne la Palme amplement méritée du meilleur acteur masculin pour Jean Dujardin au Festival de Cannes 2010 et son succès mérité pour l’extraordinaire « The artist » avec cinq Oscar à la clé, ouf, on l’a échappé belle ! La musique tout aussi Navrante de « Brice de Nice » est signée Bruno Coulais. Depuis « Les choristes » et sa chanson connue de toutes les chorales de France ce qui fait peur, Aanor se demande pourquoi le compositeur se trouve toujours au générique des films les moins.. ou les plus… , vous voyez ce qu’Aanor veut dire. Même dans l’exceptionnel et magnifique « Le peuple migrateur » de Jacques Perrin, Bruno Coulais alourdi les images, une démarche musicale que n’approuve pas du tout mais alors pas du tout Aanor. Il faudrait un jour, M. Coulais, nous prouver vos capacités réelles et certaines (ce dont personne ne doute) en créant une vraie belle et grande musique de film car pour l’instant et à notre connaissance (qui n’est pas totale), Aanor n’a encore rien entendu. Qui vivra entendra. Peut-être. Point break. Le propos déchire grave !

 

 

Le choc des Titans

Le choc des Titans/Clash of the Titans, un film de Louis Leterrier (2010) avec Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Gemma Arterton, Mouloud Achour… Musique de Ramin Djawadi. Un dvd Warner Bros.

Pour Aanor ce film n’est pas intéressant. L’histoire est connue depuis la version de 1981 avec son héros intrépide et ses créatures toutes issues de la mythologie grecque, un film très plaisant mais complètement dépassé par l’évolution de la technique cinématographique. Curieusement la nouvelle version de 2010 semble déjà dépassée par ses effets spéciaux parfois peu convaincants. La projection du film en trois dimensions n’apporte rien de plus sinon la confirmation qu’un acteur au visage inexpressif dans une histoire sans surprises (un comble !) avec un mauvais doublage (une fois n’est pas coutume, les voix ne sont pas celles d’acteurs professionnels d’où une grande platitude) sur une musique assez pénible (vous posez un briquet sur une touche grave de votre clavier lui-même positionné au-dessus d’un marteau piqueur, vous rajoutez une batterie de casseroles suspendues au fil à linge un jour de grand vent et vous obtenez la base musicale de la partition), tout cela ne fait pas une œuvre aboutie. Appréciation d’Aanor : Insatisfaisant compte tenu de son attente déçue.

 

 

Elle s’appelait Sarah

Elle s’appelait Sarah, un film de Gilles-Paquet Brenner (2010) avec Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup, Frédéric Pierrot, Michel Duchaussoy, Dominique Frot, Gisèle Casadesus, Aidan Quinn… D’après le roman de Tatiana de Rosnay. Musique de Max Richter. Un filmHugo productions, Studio 37, TF1, France 2 cinéma.

Sarah, Paris, l’Occupation allemande, la collaboration française, la Résistance, la Rafle du vél’ d’hiv’, les Justes… Autant dire que la journaliste interprétée par Kristin Scott thomas va devoir mener une enquête très longue et très difficile pour connaître le destin de la famille de Sarah en cette sombre année 1942. L’actrice franco-anglaise tourne beaucoup en français avec une charmante pointe d’accent anglais et fondamentalement la comédienne est excellente. C’est à se demander pourquoi elle n’a point encore reçu le César de la meilleure actrice… L’enquête menée par Julia, une journaliste d’investigation déterminée et intelligente, l’amènera à côtoyer dans le temps Sarah (Melusine Mayance, un talent prometteur), une gamine victime de la barbarie nazie : loin du mélodrame insupportable, la gestion rigoureusement historique de l’histoire dramatique rend le film passionnant. Aanor trouve ce film Excellent et la musique Pas à la hauteur. C’est la mélodie bouleversante du violon de la « La liste de Schindler » qui résonne dans le vélodrome, dans les trains de la mort et sur les visages meurtris, pas les sons électroniques froids et impersonnels de Max Richter.

 

 

Girl in the park

Girl in the park, un film de David Auburn (2008) avec Sigourney Weaver, Kate Bosworth, Keri Russell, Alessandro Nivola, Elias Koteas… Musique de Theodore Shapiro. Produit par Furst film.

On se demande parfois si l’on vit encore en France avec un titre pareil : où se trouve la seule personne censée qui pourrait exiger une traduction ? Une démarche qui serait également commerciale car un titre anglais long est rarement accrocheur (on a quand même supprimé le The du titre original, bravo pour cet exploit !). Le public ne s’est d’ailleurs pas rendu en masse et le film n’a pas connu un grand succès, sans doute à cause de son aspect trop intellectuel, un huit-clos psychologique et joué très finement par de très bons professionnels qui n’est pas sans rappeler « Bunny Lake a disparu » (voir ici) La qualité paie rarement au cinéma. Aanor trouve ce film Très bon et la musique Moyenne, Sigourney Weaver nous permettant une nouvelle fois d’apprécier toute l’étendue de son immense talent. L’histoire est originale et la musique permet d’entendre le début de quelques chansons de jazz bien interprétées dans les scènes se déroulant au café. L’impression générale laissée par la musique est néanmoins mitigée, le travail du compositeur étant plutôt discret… Est-ce à la demande du réalisateur ?

 

« Dis maman, pourquoi la glace, elle fond si vite ? – Parce que l’homme a le feu aux fesses, mon chéri ».

 

L’île de Nim

L’ïle de Nim, un film de Jennifer Flackett et Mark Levin (2008) avec Abigail Breslin (photo ci-contre), Jodie Foster, Gérard Butler… Musique de Patrick Doyle. Un dvd M6 Vidéo

Aanor adore Jodie Foster ce qu’elle ne manque pas de préciser à de nombreuses reprises dans ce site ; les performances de l’actrice américaine dans de nombreux films en font une des artistes préférées de notre critique bretonne. Le talent de Jody s’exprime également par son intelligence et sa maîtrise du français ; parfaitement bilingue, l’actrice assure toujours elle-même le doublage de ses films. Avec une petite pointe d’accent immédiatement reconnaissable, Jodie Foster ne manque pas de présence (ni de charme lorsqu’elle le veut bien). Femme de caractère au tempérament bien trempé, toute sa carrière sera jalonnée de personnages très différents, les rôles dramatiques ayant toujours gardé sa préférence. Par sa présence forte et crédible dans un véritable rôle de création, « Nell » restera probablement son plus grand rôle : Jodie Foster y est tout simplement extraordinaire. Dans « L’île de Nim » on ne peut pas en dire autant : l’actrice interprète un rôle inintéressant pour une histoire complètement ratée. Destinée aux enfants, la production pourrait faire rêver les plus jeunes et posséder un « cachet » qui en ferait une œuvre incontournable, hélas, on en est loin. Les raisons ? Un problème de réalisation malgré qu’ils s’y soient mis à deux, un scénario et des situations improbables, finalement ce qui coince dans cette superproduction serait trop long à définir. Avec une chanson livrée sur un plateau au groupe U2 par Patrick Doyle, la musique et le film sont Ratés. C’est l’avis personnel d’Aanor (qui ne connaît pas bien Lille).

P.S. De nombreux films de/avec Jodie Foster sont présentés dans le site (voir ici la page suivante des listes de films)

 

Les mots bleus

Les mots bleus, un film d’Alain Corneau (2004) avec Sylvie Testud, Sergi Lopez, Camille Gauthier… D’après le roman « Leur histoire » de Dominique Mainard. Musique de Christophe, chanson « Les mots bleus »

En 1975 Christophe gagnera la célébrité grâce à sa chanson insipide « Les mots bleus » composée avec Jean-Michel Jarre ; la mélodie construite sur les notes de la gamme mineure harmonique n’est pas très belle, c’est une erreur technique autant qu’artistique : l’utilisation de la seconde augmentée nous plonge immédiatement dans l’ambiance de la musique de Maurice Jarre pour « Laurence d’Arabie » qui justifie pleinement, elle, l’utilisation de cet intervalle typique qui heurte l’oreille. En 2004 Alain Corneau utilisera la chanson pour illustrer son film du même nom. Leur point commun ? Une histoire d’amour. D’abord un livre puis un film sur la communication impossible entre une gamine sourde, Anna, totalement introvertie et sa mère Clara complètement perdue dans sa solitude sans oublier le troisième membre du trio d’enfer, le gentil instituteur Vincent de passage à Cajarc… Enfermée dans un mutisme dont une seule personne saura l’en extirper (le gentil et compréhensif instit., vous avez tout compris, le suspense est à son comble), le film bâti aurour du regard bleu d’Anna ne passionne pas. Bien sûr, les acteurs sont formidables, l’histoire est joliment racontée, le film est très bien réalisé mais décidemment, on ne s’emballe pas. Ces gens peureux sont terriblement ordinaires et ils ennuient Aanor. Alors pour le plaisir n’hésitez quand même pas à découvrir ce film en demi-teinte pour l’oublier probablement assez vite vu son aspect Insatisfaisant jusqu’à la dernière image, celle du « Grand bleu »…


Où sont passés les Morgan ?

Où sont passés les Morgan ?/Did you hear about the Morgan’s ?, un film de Marc Lawrence (2009) avec Hugh Grant, Sarah Jessica Parker… Musique de Theodore Shapiro. Un dvd Columbia pictures France.

Le problème avec Aanor (comme avec Alix), c’est son incapacité à regarder un film qui ne l’ « accroche » pas. Au bout de dix minutes l’affaire semble entendue : Aanor n’ira pas plus loin. Bla bla inutiles, états d’âme dont on se contrefiche, difficile de s’intéresser à une œuvre lorsqu’elle demeure insipide. Toutes les comédies ne sont pas drôles et tous les acteurs ne sont pas faits pour tourner n’importe quoi. Aanor estime qu’avec les Morgan on patauge en pleine semoule. Le producteur se fera t-il du blé en faisant si peu de foin ? Mais où sont passées les divines comédies d’antan ? Ça reste avoine… Pour avoir assez rapidement arrêté le film qui ne l’intéressait pas du tout, Aanor n’est pas en mesure de vous donner son appréciation sur la musique de ce film Raté, dommage !

P.S. Pour retrouver les Morgan, utilisez le zoom de la photo ci-contre. Indice : ils sont perdus dans un champ immense car Dame nature est trop forte pour eux.

 

Le papillon

Le papillon, un film de Philippe Muyl (2002) 1966) avec Claire Bouanich, Michel Serrault… Musique de Nicolas Errèra. Une coproduction Alicéléo, France 2 cinéma…

Le générique commence et Alix pense que le spectacle va être bon. Hélas ! La première déception se situe au niveau de la musique : d’une platitude extrême, elle est sans aucun intérêt, une impression confortée tout au long des scènes lentes pour lesquelles une bonne musique de film aurait relevé l’ambiance molle, c’est évident lors de l’apparition des décors naturels du Vercors ; la musique répétitive n’est pas lyrique ni bucolique, une faute d’orchestration. L’intrigue ? Elle est volatile comme un papillon. Les acteurs ? Serrault et la petite Bouanich son bons mais ils cabotinent…Question cadrages et mise en scène rien à redire sur le plan technique et artistique, le montage manque juste de rythme mais dans l’ensemble le talent est bien présent. Quand on sait à quel point il est difficile de réunir le budget nécessaire pour assumer sa passion, le réalisateur aurait-il été contraint d’improviser et ceci expliquerait cela (un manque de temps pour refaire certaines scènes, pas de possibilité d’utiliser simultanément plusieurs caméras, pas de budget pour la musique… ?). Sans inspiration dans la composition, sans capacités dans l’écriture de paroles d’une chanson autrement qu’en provoquant l’ennui, Alix trouve ce film au thème cent fois traité (on se rappelle de l’excellent « Monsieur Léon » avec Michel Serrault voir ici) Décevant et la musique Nulle. Voyons voir ce que donne le récent film du réalisateur « Magique ! » et les autres compositions du musicien de service… À suivre.

 

RTT

RTT, un film de Frédéric Berthe (2009) avec Kad Merad, Mélanie Doutey, Manu Payet, Nicholas Simmons,… Musique de Maxime Lebidois et Maxime Pinto. Musique additionnelle d’Alexandre Azaria. Un dvd Studiocanal.

Lorsque vous vous rendez sur le site officiel du film (cliquez ici), vous réalisez qu’une page est consacrée à l’équipe artistique avec le menu déroulant des acteurs et qu’une autre page est dédiée à l’équipe technique. À votre avis, dans quelle page se trouve le nom du compositeur de la musique du film ? Classer le compositeur (présentement, les deux compositeurs) avec les techniciens et non avec les artistes est révélateur de l’état d’esprit des représentants du cinéma français. Plus grave encore, lorsque vous consulter la page « Wiki » qui vous déroule le nom de ceux qui ont participé à l’élaboration du film, une seule profession n’est pas renseignée, inutile de vous dire laquelle (voir ici). La musique dans ce film a pourtant dans ce film une certaine importance : l’ambiance sonore se devait d’être respectée (la poursuite, les bayous, la nuit, la grande ville…). Sinon le film demeure sympathique et très plaisant avec un Kad Merad attachant qui travaille sérieusement sans se prendre trop au sérieux, une démarche rare et précieuse. Aanor trouve la musique et le film Bons.

 

Skyline (Horizon)

Skyline (Horizon), un film de Colin et Greg Strause (2010) avec Eric Balfour, Scottie Thompson, Donald Faison, David Zayas, Brittany Daniel… Musique de David Auburn (2008) avec Sigourney Weaver, Kate Bosworth, Keri Russell, Alessandro Nivola, Elias Koteas… Musique de Matthew Margeson. Un film Universal.

Nul, ce film est nul comme l’est « Alien vs Predator : Requiem » (en bon français on dit contre au lieu du vs anglo-saxon) des deux mêmes réalisateurs débutants. Dabord ce film est mal doublé en français, chose rare, ensuite il faudrait ne pas aimer les films de science-fiction pour avoir envie de pousser jusqu’au bout une histoire qui mélange les meilleures productions du genre : des monstres copiés sur « Alien le 8e passager », un scénario calqué sur « Independance day » et sur les deux versions de « La guerre des mondes », sur « Aliens le retour » aussi, bref, à l’ouest rien de nouveau sinon ce plagiat honteux plombé par des personnages totalement insipides. Quelques bons effets spéciaux entrecoupés de dialogues d’une longueur et platitude extrêmes ne sauveront pas le nanar : ces acteurs-là ne jouent pas bien. La musique ? N’en parlons pas. Deux frères réalisateurs, deux films ratés, le jugement d’Aanor est sans appel, tout est Très mauvais. C’est du vol (extraterrestre) !

 

 

Le sport favori de l’homme

Le sport favori de l’homme//Man’s favorit sport ?, un film d’Howard Hawks (1964) avec Rock Hudson, Paula Prentiss, Maarth Perschy… Musique d’Henry Mancini. Un dvd Mes classiques préférés.

Ce film est franchement dépassé. Sur le plan des dialogues et de la trame sentimentale, on se retrouve dans les années 50, en partie à cause du doublage français excellent mais qui a mal vieilli : avec son côté bourgeois très surréaliste aujourd’hui, le style fini par fatiguer l’oreille. Par chance les scènes d’action restent drôles, Rock Hudson étant crédible dans son rôle de Candide. Quelques bons gags tombent malheureusement à l’eau à cause des pauvres truites en train de crever sur la berge après les avoir extirpées de leur élément naturel, une pitié… La musique d’Henry Mancini ne laisse pas de grand souvenir. Le compositeur en cette année 63 en est à sa septième ou huitième musique de film. Après le succès d’ « Hatari » deux ans plus tôt, de « Charade » et du thème mythique de « La panthère rose » l’année précédente, il fallait bien un travail plus discret d’accompagnement musical sans mélodie mémorisable afin de ne pas noyer le poisson… Pour Aanor ce film et sa musique sont Moyens compte tenu de leur âge avancé ; on a tous l’âge de nos artères même « à 10 heures, 11 heures et 9 heures du mat’ ! »

 

 

Un éclair de génie

Un éclair de génie/Flash of genius, un film de Marc Abraham (2008) avec Greg Kinnear, Lauren Graham, Dermot Mulroney… D’après une histoire vraie. Musique d’Aaron Zigman. Un dvd Universal.

Le pot de terre contre le pot de fer. Robert Kearns contre les grands pontes de l’industrie automobile (Ford). Voilà ni plus ni poins le défi à relever pour cet ingénieur professeur d’université et père de six enfants : s’opposer au géant américain. Dans les années twist la seule chose qui comptait à ses yeux s’appelait Invention. Robert a inventé en un clin d’oeil de génie l’essuie-glace qui fonctionne par intermittence, celui-là même qui équipe les quelques un milliard deux cent quarant mille voitures qui circulent en ce moment précis dans le monde (voir ici) l’évolution statistique en temps réel du parc automobile mondial, c’est édifiant !). Problème pour le petit prof. : il s’est fait flouer. Aanor trouve ce film Excellent et la musique Très agréable, en témoigne le générique et les belles phrases musicales de notes tenues aux cordes pour soutenir la trame du film. Il manquerait juste une jolie petite mélodie (moderne)… Une histoire vraie, un combat juste, un moment de pur cinéma, voici une oeuvre inévitable. En voiture, Simone !

 

 

Urban cowboy

Urban cowboy, un film de James Brides (1980) avec John Travolta, Debra Winger, Scott Glenn, Helen Hunt… Musique de Ralph Burns. Un dvd Paramount.

John Travolta trente ans plus tôt : rien d’étonnant à ce qu’il soit reconnu comme un excellent acteur. Dans ce film qui a bien vielli, on le retrouve dans un rôle d’un homme simple, travailleur qui aime s’amuser quand l’occasion se présente. Boire, frimer, il sait également assumer son statut de frimeur, notamment monter une machine qui reproduit les mouvements du taureau, un rodéo transposé dans une immense salle, celle du night-club local où sont organisés des tournois redoutables. Problème, son rival s’y trouve et mène la danse. La musique résolument country produite par de nombreux artistes célèbres (dont l’un monopolise un peu trop l’écran) renforce l’ambiance dépaysante du film. Le compositeur Ralph Burns, talentueux dans tous les domaines (compositeur, orchestrateur, chef d’orchestre…) et dans tous les genres (classique, jazz, pop…) assure la musique du film en alternance. Alors n’hésitez pas à replonger ches les cowboys décidés à vivre en banlieue, là où se trouve l’ambauche, dans la raffinerie de pétrole. En tâchant de ne pas se faire plumer. À noter la présence dans un second rôle de la toute jeune Helen Hunt loin de se douter qu’une canalisation métallique s’enfonçant profondément dans la terre la sauvera du désastre quinze ans plus tard (dans Twister)… Bref, « Urban cowboy » est Excellent.

 

 

La vallée des rois

La vallée des rois/Valley of the kings, un film de Frédéric Goode (1964) avec Ray Barrett, Gwen Watford, Kenneth Nash, Peter Graeffe, Elisabeth White et Salah El Din. Musique de Harry Robinson. Un dvd Les éditions du film retrouvé.

Ce film sans prétention date de 1964 et cela se sent bien : jeu des acteurs désuet, ambiance facile, sentiments dépassés, le plus dramatique reste le doublage français pénible au niveau des enfants (les jeunes doubleurs ne sont pas des acteurs car ils crient et récitent leur texte). Pourtant l’ensemble a quelque chose de charmant qui pourrait convenir aux plus jeunes mais peuvent-ils être encore captivés par une histoire simpliste à l’époque des jeuxs vidéos ultra violents et totalement dépaysants ? Aanor en doute. La partition musicale est correcte mais elle aussi ne revêt pas un grand intérêt sur le plan… historique ! Avec un titre aussi prometteur, « La vallée des rois » n’est pas tout en canon. Juste Insatisfaisant.

Les éditions du film retrouvé (quel beau titre pour une très belle initiative !), distribution Arcadès dans le catalogue DVDFR, cliquer ici.

 

 

Wolf
Wolfman

Wolf, un film de Mike Nichols (1994) avec Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer, James Spader, Kate Nulligan, Richard Jenkins, Christopher Plummer… Musique d’Ennio Morricone. Un dvd Columbia pictures.

Wolfman/Le loup-garou, un film de Joe Johnston (2010) avec Benicio Tel Toro, Anthony Hopkins, Emily Blunt, Hugo Weaving, Géraldine Chaplin… Musique de Danny Elfman. Un dvd Universal pictures.

Aanor se pose une question : pourquoi refaire un film qui existe déjà sans faire mieux ? Un « remake » comme on dit, le terme français « nouvelle version » étant préférable, vaut toujours la peine d’être vécu (avant les giclées d’hémoglobine) à condition de tout changer ou presque. Par exemple le « King kong » de Kooper et Schoedsack en 1933 et celui de Guillermin en 1976 (musique de John Barry, voir ici) ne sont pas comparables car plus de quarante années les séparent. L’un et l’autre ont obtenu leurs lettres de noblesse voilà tout. De même les dents de vampire du « Monstre de Londres » tourné en 1935 ne peuvent pas se mesurer aux griffes meurtrières de son fils spirituel « Le loup-garou de Londres » (musique d’Elmer Bernstein, voir ici) et que dire des « Hurlements », « Loup-garou de Paris », des nouveaux « Van Helsing » et autres « Underworld »… Pour revenir à nos moutons pas pressés de mourir, « Wolf » est Formidable : Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer, Ennio Morricone, on ne fait pas mieux dans le genre. « Wolfman », lui, est Décevant. L’acteur principal n’est pas très intéressant dans son rôle et les effets spéciaux ne suffisent pas à faire oublier la déficience du reste… Attendons voir un peu si les producteurs nous financent un jour « Wolfwoman » dont la vedette puisera son inspiration dans le comportement des femmes actuelles… J’espère que vous ne garderez pas une dent contre Aanor pour ce gag qui manque singulièrement de mordant.

 

Les photos d’Aanor sont de Zastavkin @ fotolia.com

Capture d’images des films et montages de FX

 

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