MELODIES MODERNES

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Mis � jour le 20/03/2012
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Les compositeurs de musiques de films

Musique instrumentale et M�lodies Modernes ; les musiques de films

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Les musiques de films (XIIb) : Elmer Bernstein, suite

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La critique de films
Top 100 des plus belles musiques de films
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Les musiques de films (III)

John WILLIAMS, compositeur

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Collection FX

Pr�senter ce compositeur aux amoureux de la musique de film reviendrait � pr�senter le Pape � ses fid�les. P�re du renouveau de la musique de film, de l�originalit� m�lodique et harmonique que l�on doit � son niveau technique et � ses connaissances extraordinaires de toutes les musiques du monde, John Williams est capable d��crire une partition intimiste pour un film classique ordinaire et sans pr�tention comme une symphonie sublim�e par 120 ex�cutants ; sur ce point il a renouvel� le genre de la masse orchestrale tr�s en vogue dans les ann�es 40 � Hollywood au moment des grandes r�alisations spectaculaires cin�matographiques. Son succ�s, il le doit au d�part � la musique symphonique tr�s sonore mais jamais tonitruante remise au go�t du jour avec l�av�nement des films catastrophes d�s le d�but des ann�es 70, � L�Aventure du Pos��don � en t�te (LE mod�le du genre tr�s �loign� de son ersatz de 2006). Personne n�oubliera les th�mes de ce film ni les harmonie de � La Tour infernale � le film culte � la bande-son exceptionnelle avec son orchestration riche d'une incroyable inventivit�, les rythmes dynamiques et la beaut� des mouvements de la guitare basse au son velout� dans � Tremblements de terre �, les cinq notes extraterrestres de � Rencontres du troisi�me type �, les envol�es lyriques d' � E.T. �, les courses poursuites d�Indiana Jones au son de la trompette dans � Les aventuriers de l�arche perdue �...



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Collection FX

Son �criture atonale avec la recherche de nouvelles sonorit�s et son go�t pour l�ambiance cr��e par la musique dite spectrale sont � la hauteur de la qualit� de ses m�lodies. Qui mieux que lui aurait pu traduire en musique l'environnement des vedettes du film � La tour infernale � : imaginez une cage d'ascenseur, la perspective fuyante, des tuyaux � n'en plus finir et pourtant la musique avec ses sons fantasmagoriques nous plongent dans l'ambiance m�tallique et b�tonn�e du gratte-ciel. Chapeau l'artiste ! Un travail men� auparavant pour le film � Plan�te interdite � (voir l'article ci-dessous sur la musique �lectronique � l'�cran) ; les musiciens sont donc naturellement tr�s sollicit�s au moment de l�enregistrement des compositions de John Williams, la mise en place est touours d�licate voire difficile tant est complexe l�arrangement. Et lorsque la partition est �crite manuellement, bonjour le d�chiffrage (certains compositeurs ou leurs copistes attitr�s ont de v�ritables �critures illisibles de m�decin !)� Un critique professionnel de musique classique qui se pense inspir� d�plorait il y a peu de temps � la radio � la disparition certaine des grands compositeurs de musique symphonique �. En voil� un qui ne sait pas utiliser ses deux oreilles : � l��coute de la version originale de la musique de � La tour infernale � par exemple, bien des compositeurs classiques de premier plan, s'ils �taient toujours de ce monde, auraient vu en John Williams bien plus qu�un coll�gue, un mod�le tr�s certainement ! Ne pas valoriser aujourd�hui le travail et la comp�tence de la plupart des compositeurs professionnels de musique de film rel�ve davantage de la b�tise que de l�ignorance.  Au fait, � quand la sortie du DVD Collector de ce film avec la traduction fran�aise d'origine, l'�dition actuelle �tant involontairement catastrophique (un comble !) avec un nouveau doublage pas si mauvais que cela bien entendu mais tout de m�me beaucoup moins bien adapt� ; que diriez-vous si du jour au lendemain on vous enlevait votre �me ?



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Collection FX

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Collection FX

Voil� de quoi appr�cier pleinement les orchestres anglais et �cossais qui �laborent de nouveaux enregistrements sur les anciennes orchestrations en respectant le style, les motivations et les recommandations des compositeurs. De la belle ouvrage. Des enregistrements tr�s pros et respectueux des versions originales ; cette d�marche devrait contrarier les commandes pass�es aupr�s de certains orchestres des Pays de l�est par les compagnies am�ricaines cherchant � exploiter sans scrupules artistiques un filon non tari : enregistrements � � la va-vite �, musiques de films enregistr�es sans aucune consid�ration musicale soign�e. Le pire rivalise alors souvent avec le m�diocre et le fade est le meilleur � esp�rer ! Donc m�fiance � l�achat d�un C.D. si vous �tes un auditeur normalement exigeant. � ce propos, l'enregistrement d'origine de la musique du film � Les cowboys � r�alis� en 1970 (voir ci-dessous), le dernier western du Duke - l�incontournable John Wayne -  d�clenche un enthousiasme rare avec les violons qui chantent � gorge d�ploy�e sur des rythmes saccad�s qui cr�pitent, des changements de tempos et de nombreuses cassures de rythmes qui s�affolent � tous les pupitres de l�orchestre par l�alternance cordes/cuivres/percussions comme peu de ma�tres en la mati�re savent le faire (Elmer Bernstein dans son style en fait tout de m�me partie) ce qui t�moigne de l�immense talent cr�atif de John Williams. Une ambiance et un son tr�s difficiles � restituer dans une autre interpr�tation.



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Jaquette du film et du CD

� Les dents de la mer �, � La guerre des �toiles �, les � Superman � et leur suites n�auraient pas �t� aussi r�ussis sans lui ! Plus proche de nous, qui ne saurait garder en m�moire le son du violon cristallin d�Itzhak Perlman dans � La liste de Schindler �, une m�lodie d�une rare beaut� qui remue les tripes quand on conna�t le contexte poignant auquel elle est � jamais rattach�e ; c'est certainement l'une des plus belles musiques de films jamais compos�e depuis l'invention du cin�matographe. Sa collaboration avec Spielberg explique bien des r�ussites comme toutes les heureuses collaborations entre r�alisateur et compositeur (sujet d�j� �voqu� dans ce site). � L�empire du soleil �, autre superproduction qui raconte un �pisode de l�histoire du Japon et du monde, n�est qu�un simple exemple dans la multitude des r�alisations parfaites du compositeur. Ces deux derni�res musiques ont �videmment re�ues chacune l'Oscar de la plus belle musique de film. Plus r�cemment, on remarquera sa musique pour � Les cendres d'Angela/Angela's Ashes � d'Alan Parker en 2004. Une orchestration superbement adapt�e aux images. Bref, � 75 ans, John Williams n�a pas encore �crit sa derni�re note, j�en veux pour preuve son excellent travail de recherche pour le film � M�moires d'une Geisha � (� voir absolument pour ses excellentes actrices asiatiques, entre autres). Voil� bien un grand et sacr� compositeur, un des piliers fondateurs du cin�ma de ces cinquante derni�res ann�es. Notre p�re spirituel, en somme. Rien de moins. Pour en savoir + sur John Williams :

* le site de ces Fans (en anglais) 

* Pour �couter la musique de La tour infernale, cliquez ici (infos Collectif Ozap.com)

* � La tour infernale �, un film de John Guillermin (1974) avec Steve Mac Qsueen, Paul Newman, William Holden, Faye Dunaway, Fred Astaire, William Holden, Susan Brakely, Richard Chamberlain, Jennifer Jones, O.J. Simpson, Robert Vaughn et Robert Wagner. DVD 20th Century Fox / Warner Home Video

* � M�moire d�une Geisha �, un film de Bob Marshall (2005) avec Zhang Ziyi, Gong Li et MichelleYeoh d�apr�s le best-seller d�Arthur Golden � Geisha � inspir� d�une histoire vraie. Musique de John Williams. DVD Columbia Pictures / DreamWorks / Studio Canal

Tout sur le film M�moires d'une Geisha, cliquez ici.

N.B. Ne confondez pas le compositeur John Williams avec le non moins c�l�bre chanteur John William. Pour en savoir + sur ce dernier, cliquez ici (infos R�seau France Outre-mer, en fran�ais). 

Le fils de John Williams s'appelle Joseph et a h�rit� des talents de son p�re : lui aussi compose pour la t�l�vision et le cin�ma, voir ici (page XXI des compositeurs)


 Aventure 
Aventure
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SEPT ANS AU TIBET, un film de Jean-Jacques Annaud (1999) avec Brad Pitt, David Thewlis, B.D. Wong Mako, Jamyang Jamtsho Wangchuk, Lhakpa Tsamchoe, Jetsun Pema. Musique de John Williams. Un DVD Path� !

 

Jean-Jacques Annaud nous a habitu� � de somptueuses r�alisations. Avec � La guerre du feu �, � Le nom de la rose � et � L�ours � il signe ici un autre chef d��uvre sur le th�me qui lui est cher, la d�couverte du � moi int�rieur � d'un �tre vivant dans une situation impr�vue et l��l�vation de son esprit gr�ce � l�aide d�un initi�. � Sept ans au Tibet � raconte l�histoire vraie du martyr des tib�tains, flou�s sur leur territoire et dans leur culture par un �tat chinois despotique dont le credo reste l�incompatibilit�, � ses yeux, de concilier spiritualit� et politique. � entendre le gouvernement chinois d�gueuler sa v�rit� depuis plus de quarante ann�es de colonisation, on pourrait penser qu�elle se trouve bien de son c�t�. De plus que peut bien peser sur l'�chiquier international le million de tib�tains tu�s face aux milliards de milliards d�euros de l'�conomie mondiale qui ne pourrait cens�ment se passer de la Chine ? Ce film vous marquera � vie. D�cors fabuleux, couleurs, rythmes parfaits, cadrage et montage fluides, musique du ma�tre John Williams et les acteurs sont formidables� Tout est agr�able et accrocheur. Quand on aime le cin�ma, on aime Jean-Jacques Annaud et on se d�lectera de � Sept ans au Tibet �. 

Appr�ciation d�Alix sur le film : Exceptionnel. Sur la musique : Parfaite.


 L'aventure du Pos��don (1973) est certainement le meilleur film catastrophe � grand spectacle avec La tour infernale 
L'aventure du Pos��don (1973) est certainement le meilleur film catastrophe � grand spectacle avec La tour infernale
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Collection FX

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Pourquoi les films catastrophes des ann�es 70 ont-ils tant marqu� la m�moire collective ? Loin de r�aliser une analyse psychologique du comportement humain (laissons cela aux sp�cialistes), force est de constater qu�avant � L�aventure du Pos��don � on avait jamais vu �a. Des sc�nes spectaculaires, bien entendu, on a pu en voir d�s la fin du du XIXe si�cle lorsque �  L'arriv�e du train en gare de La Ciotat � de Georges M�li�s provoquait d�j� un mouvement de recul voire la fuite des spectateurs face aux images anim�es terriblement r�alistes ! La sc�ne des morts et bless�s qui jonchent le sol dans � Autant en emporte le vent � avec un zoom arri�re extraordinaire, les h�licopt�res qui sonnent la charge dans � Apocalypse now � et plus r�cemment encore les images des deux tours jumelles de New-York qui s�effondrent - mais l� ce n�est malheureusement plus du cin�ma - effectivement, nos yeux auront tout vu. Et le drame, c�est qu�avec la banalisation des images tous azimuts, ils s�habituent � tout voir et � tout accepter d'o� la surench�re dans la violence et la d�solation ; la banalisation de la mis�re humaine rend tristement indiff�rent�



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Jaquette du double CD La Tour Infernale

Les images deviennent alors pr�pond�rantes au d�triment de tout le reste en faisant le choix de la forme plut�t que du fond. Avec un propos superficiel, une direction d'acteurs approximative et des personnages qui perdent en consistance, le spectacle devient fade et sans relief. L'autre probl�me de taille concerne cette fichue cam�ra qui n'arr�te pas de bouger sur un montage beaucoup trop serr� ! Les films r�cents deviennent parfois insupportables ; film�s de mani�re oppos�e aux r�gles �l�mentaires de bon sens enseign�es depuis toujours dans les �coles de cin�ma, ils donnent le tournis et m�prisent les yeux des spectateurs avertis. � La vengeance dans la peau � de Paul Greengrass ou � 28 semaines plus tard � de  Juan Carlos Fresdanillo en sont de bien tristes exemples. La force des films remarquables des seventies provient d�une multitude d��l�ments tous r�unis avec professionnalisme et talent et c�est bien l� que r�side la puissance d'un cin�matographe �volu� : les images sont mises au service du sc�nario, du jeu des acteurs, de la volont� de faire passer une �motion et non l�inverse o� tout est construit � partir des images comme c'est le cas aujourd'hui. Avons-nous r�gress� ? Dans un bon film du genre, les personnages sont repr�sentatifs du comportement que nous aurions � leur place, la psychologie des protagonistes du film reste un �l�ment bien �tudi� (la cr�dibilit� du sc�nario en d�pend) mais surtout c'est la personnalit� des com�diens qui fait � passer la pilule � : s�ils sont bons, le film sera bon. S�ils sont excellents, mieux encore. Dans les films en question les h�ros sont de brillants acteurs, ils ont tous un message � faire passer. Les seconds r�les et les figurants jouent eux aussi parfaitement, la r�alisation est irr�prochable avec une mise en sc�ne et une direction d'acteurs efficaces, la motivation collective assure la r�ussite du film. Sans oublier une nouvelle fois un doublage en fran�ais formidable qui donne une valeur suppl�mentaire au film, on appelle cela de la valeur ajout�e...


 Y'a pas photo ! 
Y'a pas photo !
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2 films diff�rents mais difficile de ne pas comparer... Y'a pas photo !

Dans la premi�re version de � l'Aventure du Pos��don � r�alis� par Ronald Neame en 1972,  Gene Hackman incarne un pasteur engag� dans la survie d'une poign�e de rescap�s. On d�couvre le personnage, on entre dans sa philosophie, on adh�re � son comportement. Bref, il nous fait entrer dans le film, on plonge dans le r�cit � tel point que c'est nous qui immergeons dans le film avant le d�but du naufrage... Dans la nouvelle version de 2006 de Wolfgang Petersen � Poseidon � (musique de Klaus Badelt), un bon film d'action sans plus, le mot d'ordre des protagonistes est � l'image de la soci�t� actuelle : � Sauve qui peut et apr�s moi le d�luge ! �. Les traits de caract�re des personnages sont mal d�peints ou pas du tout (qui sont-ils, que pensent-ils, o� vont-ils ?), ils ont ni relief ni profondeur ce qui est un paradoxe vu le sujet du film. Poutant il y a toujours des h�ros, des l�ches et des salauds... Constat inverse pour � La tour infernale � de John Guillermin et Irwin Allen (1974) o� Steve Mac Queen et Paul Newman se d�m�nent pour sauver les prisonniers de la Tour de verre (titre du livre � l'origine du sc�nario du film) avec un message fort contre la connerie humaine : action, r�flexion, psychologie et pens�e philosophique, c'est cela du grand cin�ma ! Bref, dans toute entreprise cr�atrice et novatrice, le r�sultat sera exemplaire si chacun donne le maximum de lui-m�me dans le cadre de sa mission : les meilleurs compositeurs, les meilleurs d�corateurs avec une sollicitation sans rel�che de tous les corps de m�tier afin de parvenir au r�sultat final, produire une �uvre in�gal�e ! Un sc�nario ma�tris� rendu cr�dible et une r�alisation adapt�e �taient la marque de fabrique d�Hollywood qui, pour ces films d�un genre nouveau, r�unissait les comp�tences et trouvait les moyens � la hauteur de l�audace artistique !  

L'aventure du Poseidon (1972) de John Guillermin et Irwin Allen avec Gene Hackman, Ernest Borgnine, Shelley Winters, Red Buttons, Roddy Mac Dowall, Carol Lynley, Stella Stevens, Eric Shea... chez 20 th Century Fox / Poseidon (2006)  de Wolfgang Petersen avec Kurt Russel, Josh Lucas, Richard Dreyffus, Emmy Rossum, Jacinda Barrett, Mike Vogel, Jimmy Bennett... chez Warner Bros


 Western 
Western
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Jaquette du cd Var�se Sarabande

LES COWBOYS, un film de Mark Rydell (1971) avec John Wayne, Alfred Barker Jr, Nicolas Beauvy, Steve Benedict, Robert Carradine, Norman Howell Jr, Stephen Hudis, Sean Kelly, A. Martinez, Clay et Sam O'Brien, Mike Pyeatt, Roscoe Lee Brown, Bruce Dern, Coleen Dewhurst... D'apr�s une histoire vraie. Musique de John Williams. Un film Warner Bros et un cd Var�se Sarabande.

 

Pour ce film John Williams aura compos� l�une des plus belles musiques de films de western. Toutes les composantes typiques au genre musical initi� par le compositeur de musique classique Aaron Copland se retrouvent dans le g�n�rique, en fait, dans l�introduction musicale de l�oeuvre. Ce grand compositeur aura influenc� toute une g�n�ration de musiciens en posant les bases d�un style multiculturel : le pop, le rock, le folk, le classique, le traditionnel, le jazz et la musique classique contemporaine (le mode pentatonique par l'utilisation d'une gamme dynamique de cinq notes seulement) animent la musique du film. Effectivement, un interm�de tr�s musical expose tous les th�mes d�velopp�s par la suite. Sur des arrangements sp�cifiques aux westerns, ce proc�d� d'exposition musicale avant l'apparition des premi�res images produit une ambiance chaleureuse et percutante, la couleur sonore de l'orchestre symphonique restant tr�s expressive (la formation est enrichie de plusieurs instruments anachroniques). Le spectateur est plong� dans l'Ouest am�ricain, il en sentirait presque la poussi�re... Les grands compositeurs de musiques de films qui ont pu disposer de ce privil�ge (jusqu�au d�but des ann�es 70) le doivent � des r�alisateurs inspir�s et respectueux de chaque composante artistique g�n�ratrice du succ�s final, ils s'appellent John Williams, Alfred Newman, Mario Nascimbene et compagnie, que du beau monde ! Dans le m�me �tat d�esprit l�Intermission (l�entr�acte) permet d�appr�cier de nouveaux arrangements au beau milieu de la projection. Une raison technique pourrait justifier aux rabats-joie cette d�marche faussement artistique : un changement de bobines dans la cabine de projection � l'heure de la pause-pipi par exemple�. Mais l'�re du tout-num�rique en 3D rel�gue la question aux oubliettes et c'est autant dommageable pour les compositeurs que pour nous !

Le cd des enregistrements remasteris�s de la musique du film reprend un seul interm�de sur les trois compos�s : les bandes originales pr�c�demment utilis�s ont �t� finalement perdues, idem pour le tr�s bel arrangement � la guitare classique de John Williams sur fond de violons (le largo du Concerto en R�M pour luth, deux violons et basse continue d'Antonio Vivaldi) : une orchestration rare et magnifique qui aurait certainement combl� Vivaldi de fiert�. Cors, cordes, vents, bois, guitare basse, percussions fines et terriblement efficaces, pour le th�me du m�chant, harmonica et cr�celle de P�ques renforcent la mauvaise impression laiss�e par le bandit, bref, les musiciens sont excellents et la prise de son tr�s professionnelle. Alix adore le r�sultat final. Son appr�ciation sur le film : Excellent et sur la musique : Exceptionnelle

� noter quelques sonorit�s et mouvements m�lodiques pentatoniques proches du vaisseau intergalactique Enterprise ant�rieurement au premier film de la s�rie des � Star Trek � sorti en 1979. L'affiche du film �tait d�j� le fruit du travail de Bob Peak (My fair lady, Camelot, Apocalypse now, Excalibur...) tout comme l'aquarelle de la jaquette du r�cent cd � Les cowboys � (voir ci-contre). My darling Clementine, en voil� des artistes !



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Film LES COWBOYS de Mark RYDELL avec John WAYNE. Montage FX
 Drame 
Drame
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Steven Spielberg entour� des acteurs du film

LA LISTE DE SCHINDLER/The Schindler’s list, un film de Steven Spielberg (1993) avec Liam Neeson, Ben Kingsley, Ralph Fiennes, Caroline Goodall… D’après le roman historique de Thomas Keneally. Musique de John Williams. Un dvd Universal.

 

Cette mélodie est bouleversante. Sur le plan strictement musical tout d’abord : souvent dans la tonalité mineure, l’« ouverture » vers la tonalité relative Majeure provoque un bonheur auditif certain et les mouvements d’écriture (mélodiques et harmoniques) qui permettent de jouer sur les deux tonalités relatives provoquent toujours un plaisir musical intense. Par exemple, commencez à composer en La mineur et amenez votre mélodie en Do Majeur (en passant par le 2e degré de la tonalité) puis revenez en Lam pour repasser en DoM etc. L’effet produit par la succession des deux tonalités Majeure et mineure reste toujours agréable car il ne provoque pas de rupture contrairement au changement d’armature nécessaire pour passer d’une tonalité Majeure à une autre tonalité Majeure ou d’une tonalité mineure à une autre tonalité mineure (voir la page B.-a ba de la composition pour + de détails). Le thème de John Williams se prête parfaitement à ce mélange « aérien » qui ne permet pas de situer les tonalités rencontrées à l’écoute de la seule mélodie : Majeur, mineur ? L’harmonisation fixe donc les règles et une oreille avertie peut facilement déterminer la tonalité traversée par la mélodie, il suffit alors de suivre les notes des accords de l’accompagnement notamment les mouvements de la basse. La subtilité du compositeur devient ici évidente : il fallait émouvoir en rendant à la fois léger et gravissime un thème représentatif de la Shoah, le génocide dû à la folie d’un malade mental qui n’était malheureusement pas le seul dans son régime nazi épouvantable formé de bourreaux. L’interprétation d’Itzhak Perlman est excellente bien évidemment mais ce n’est pas seulement le son parfait du violoniste qui provoque des frissons (d’autres violonistes au jeu différent auraient pu à leur tour jouer parfaitement cette mélodie), c’est le contexte historique qui rend la musique du film définitivement immortelle : la composition pour « La liste de Schindler » est inoubliable car elle est traitée aussi intelligemment que le film. L'un et l'autre permettront de ne pas oublier l’inexcusable. Avec cette partition, John Williams a conçu l’une des plus grandes et plus belles musiques de films jamais composées depuis les origines du cinématographe.

 

Musique de film classée n° 4 au TOP 100  des plus belles musiques de films, voir ici


 Com�die sentimentale 
Com�die sentimentale
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Capture d'images et montage FX

SABRINA, un film DE Sydney Pollack (1995) avec Harrison Ford, Julia Ormond, Grg Kinnear, Angie Dickinson, Richard Crenna, Nancy Marchand, Lauren Holly, Patrick Bruel… Musique de John Williams. Un film Paramount Pictures.

Ce film est une reprise du film de 1954 réalisé par Billy Wilder. Soyons franc, cette version extraordinaire pour l’époque avec une Audrey Hepburn rayonnante est aujourd’hui totalement dépassée sur le plan des sentiments. Il était donc plus que temps en 1993/94 de lancer une version modernisée où les relations humaines restent évidemment les mêmes mais où leur traitement devient acceptable par un public bien différent. À ce titre la version de Sydney Pollack n’est pas décevante, inutile de la comparer à la version de 1954 ce qui serait idiot. C’est pourtant ce qu’ont réalisé les critiques lors de la sortie du film plombant ainsi l’intérêt du public, les c… ! L’actrice Julia Ormond, charmante et très gracieuse dans « Sabrina » 95, nous livre une performance qui rend le film passionnant – si on aime le genre -. Souriante, très présente à l’écran, gracieuse et intelligente, Julia rayonne comme une Hepburn en son temps mais stop, on a dit pas de comparaison. Harrison Ford s’en sort avec les honneurs et les rôles secondaires sont très bien distribués. Le doublage français, lui, demeure pour la cent et millième fois excellent et rajoute à la délicatesse du traitement de l’histoire qui s'apparente, quelque part, à celle de Cendrillon… Ce thème très souvent utilisé par les réalisateurs américains correspond à l’un des travers de leur société ; il consiste à donner l’espoir à chacun qu’avec rien on peut arriver à tout. En France à l’inverse, ceux qui possédaient tout et se retrouvent un jour sans rien fascinent les consciences, question de culture. John Williams, le génial compositeur hollywoodien, marque pendant ce temps-là son empreinte : dans « Sabrina » on se croirait parfois transposé dans un autre de ses films. Loin de penser qu’il réalise parfois un travail « alimentaire », il est certain que rien ne pourra jamais valoir son exceptionnelle création mélodique et orchestrale pour « La liste de Schindler » classée n° 4 au Top 100 des plus belles musiques de films (voir ici). Le nouveau projet de John Williams ? Le retraité qui ne connaît pas la retraite sera de composer l’intégralité de la musique du dessin animé des aventures de Tintin (en fait des personnages virtuels en 3D créés par les ordinateurs à partir d’acteurs jouant réellement les rôles), un parallèle réalisé par Hergé au début des années 80 avec le héros issu des « Aventuriers de l’arche perdue » ce qui aura durablement et fortement intrigué Steven Spielberg. Résultat trente ans plus tard, le film « Tintin et le secret de la Licorne » sorti le 26 octobre 2011 en France et la musique, d’une durée exceptionnellement longue, est surprenante ; les Mélodies Modernes vous en reparleront. Comment pourrait-il en être autrement avec John Williams ? Alix trouve « Sabrina » version 1995 Très bon et la musique Très bonne. Tout est bien qui fini bien.


 La musique �lectronique � l'�cran 
La musique �lectronique � l'�cran
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Jaquettes K7 Vid�o VHS et DVD

L'utilisation de la musique �lectronique dans un film remonte aux ann�es 50, lorsqu'un couple de pionniers, Louis et bebe Barron transforment leur appartement new-yorkais en studio de recherche et d'enregistrement. Les voisins ont du se poser des questions dans un quartier o� r�sonnait les sons �tranges et jusqu'�lors inconnus issus du g�n�rateur de fr�quences (l'anc�tre du synth�tiseur moderne qu'affectionnait le compositeur Fran�ois De Roubaix, voir pages pr�c�dentes) ou des oscillateurs en mouvement. Un lieu vite fr�quent� par les passionn�s de ce genre nouveau, des martiens de musiciens, en somme. Le formidable film  � Plan�te interdite �, le film connu de tous les amateurs de science-fiction (Alix la critique du site M�lodies Modernes estime qu'il s'agit d'un des plus grands films jamais r�alis�s) permet d'entendre ces sonorit�s extraordinaires qui lui donne toute sa dimension artistique et futuriste, un travail qui aura inspir� plus d'un compositeur de musiques de films, une r�f�rence en la mati�re tout comme la r�alisation du film, ses d�cors et son robot, inovants et impeccables dans le domaine de la science-fiction. Avec un sc�nario inspir� de Shakespeare et transform� r�cemment en film puis en s�rie TV  � Perdus dans l'espace, Lost in space �. Pour en savoir + sur les Barron et le film, cliquez icile film est sorti en DVD en France (� la Fnac). De nombreux compositeurs se sont essay�s � la musique �lectronique avec plus ou moins de bonheur car les Barron ont fait �cole aux USA et en France. L'impulsion est venue de diff�rents compositeurs : Antoine Duhamel, Michel Magne, Lalo Schifrin alors �tudiant avec Olivier Messian... L'un d'entre eux, Jean-Michel Jarre, s'est orient� vers la composition instrumentale tr�s commerciale (ce qui n'est pas forc�ment une d�finition p�jorative) et se trouve �tre le fils d'un autre compositeur c�l�bre, lui et � juste titre pour ses superbes musiques de films : Maurice Jarre. 

 

PLAN�TE INTERDITE, un film de Fred M. Wilcox (1956) avec Walter Pidgeon, Anne Francis, Leslie Nielsen... Musique de Louis et Bebe Barron. Un film M.G.M/Warner Bros. Un dvd de la FNAC.



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MUSIQUE DU FILM DE MAURICE JARRE. Photo Collection FX
Maurice JARRE, compositeur

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Jaquettes DVD photo FX

Maurice Jarre n�est pas un compositeur ordinaire. N� � Lyon en 1924, il doit sa r�putation � son travail gigantesque repr�sent� par le succ�s mondial des plus belles musiques jamais �crites pour le cin�ma. Qui n�a pas fredonn� les superbes m�lodies de � La chanson de Lara � th�me leitmotiv du film � Le docteur Jivago �  ou dans� sur la valse de � Paris br�le t-il ? �. Ce m�lodiste est encore plus dou� pour l�orchestration et l�emploi d�instruments solistes rarement employ�s dans la musique instrumentale de haut niveau qui se d�tachent de la masse symphonique (l�accord�on et la balala�ka pour � Le Docteur Jivago � par exemple). Maurice Jarre a produit une quantit� de compositions toutes aussi remarquables quelque soit la qualit� de la production cin�matographique ou t�l�visuelle, � Gorilles dans la brume� ou la s�rie TV � Cimarron � qui sont de tr�s bons exemples. Pour �couter le g�n�rique de � Cimarron �, cliquez ici (site Les g�n�riques tv). La liste suivante est tr�s incompl�te mais vous donnera une petite id�e de son parcours � faire r�ver tous les petits jeunes compositeurs de musique de film qui poussent par derri�re : premi�re musique en 1951 apr�s avoir compos� pour la radio et le th��tre avec � H�tel des Invalides � (George Franju, r�alisateur)  puis il encha�ne avec brio pour les films d� Alain Resnais, Jean-Paul Rappeneau, Pierre Chenal, Jacques Demy, Jean-Pierre Mocky, Fr�d�ric Rossif, G�rard Oury, Henri Verneuil, Richard Fleischer, David Lean, Terence Young, John Houston, Franco Zeffirelli, Visconti, Frankenheimer� Ils les a tous connus c�est pas croyable ! Parmi ses nombreuses r�alisations musicales se trouve un film lui aussi exceptionnel � Au nom de tous les miens � de Robert Enrico (r�alisateur � qui l�on doit � Les grandes gueules � et � Le vieux fusil �, voir ci-dessus et les pages pr�c�dentes). Une sacr�e destin�e. Maurice Jarre nous a quitt� en ce sombre 30 mars 2009 alors bonne route Maestro, nous ne t'oublierons jamais car tes compositions sont immortelles.

Deux films exceptionnels avec 7 Oscars pour � Lawrence d'Arabie � , une production Columbia Pictures, et 8 Oscars pour � Le docteur Jivago � , une production Warner Bros. Dans les deux cas, toujours Maurice Jarre !


 DIAN et les gorilles 
DIAN et les gorilles
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Collection FX

Savez-vous que j'ai connu Dian Fossey. En r�alit� ce sont surtout mes parents qui l�ont connue. Elle venait d'une �le lointaine, tr�s �loign�e d'ici et cet �tre humain prenait des photos dans une grande revue sur les beaut�s du monde. Moi, je suis n� en 1978 dans la r�gion des grands lacs africains, quelque part du c�t� du Congo, du Rwanda ou de l�Ouganda je ne sais pas tr�s bien. J��tais encore trop jeune � cette �poque pour comprendre � quel point cette femme de 46 ans �tait un �tre extraordinaire. Elle respectait ma famille. Mieux que cela, elle nous prot�geait des braconniers et de ceux qui vivent de l�exploitation du tourisme de masse, de ces hommes qui l'ont tu�, ils ont assassin� notre amie, notre protectrice, notre m�re spirituelle, notre sauveuse. Ils l�ont tu� � coups de machette enfonc�s dans son cr�ne. Mon dieu, l�homme est fou. D�un c�t�, il d�ploie des tr�sors de gentillesse et de g�n�rosit� et de l�autre il d�truit tout, m�me ses cong�n�res. C�est inexplicable. Voyez vous, j�ai trente et un ans et je suis malade, ma fin est proche. J�ai une pneumonie ou la grippe, l�une ou l�autre, je n�en sais rien mais nous aussi nous pouvons contracter des microbes et des virus comme les �tres humains. Nous ressentons le froid et la chaleur, la faim et la soif, l�amour et la peur. Nous savons ce que signifie �tre jeune ou vieux, nous connaissons le sens des mots travailler et fain�anter, nous avons nos chefs, nos lois et nos r�gles. Mais elles sont diff�rentes de celles que vous pratiquez voil� tout. Nous mangeons de l�herbe tendre mais nous avons de plus en plus de mal � survivre, les braconniers sont partout. Nos fr�res des plaines et des rivi�res nous ont fait savoir que chez eux c�est du pareil au m�me. Ici, dans la montagne nous ne sommes plus que six cents. Bient�t, notre race aura disparu. � jamais. Avant de mourir j�aimerais pourtant conna�tre la r�ponse � cette question : pourquoi faites vous toujours assassiner vos meilleurs repr�sentants : Luther King, Gandhi, Biko, Palme, Rabin, Kennedy, �rignac (*), Hariri, Buttho, Alloula, Jaout, Feraoun�Dian Fossey ? Quand je pense que je ne suis qu'un pauvre diable perdu dans la brume...   



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MUSIQUE DU FILM DE MAURICE JARRE. Photo Collection FX

(*) NDLR. L'horrible assassinat du pr�fet �rignac et la n�cessit� de condamner tr�s lourdement les coupables ne justifie pas, en aucune mani�re, de condamner un homme dont la culpabilit� n'est pas prouv�e � coup s�r. L'affaire Colonna comment�e sur un blog parmi d'autres : cliquez ici (infos cpolitic).


 Aventures 
Aventures
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LA ROUTE DES INDES/A passage to India, un film de David Lean (1984) avec Victor Banerjee, Peggy Ashcroft, Judy Davis, James Fox, Alec Guiness et Nigel Havers. D'après le roman d' Edward Morgan Forster. Musique de Maurice Jarre. Un film distribué par la Metro Goldwin Mayer.

  

 

La collaboration du réalisateur David Lean avec l'acteur/comédien Alec Guiness et le compositeur Maurice Jarre va engendrer quelques uns des plus beaux monuments du cinéma : « Oliver Twist » en 1948, « Le pont de la rivière Kwaï », « Lawrence d'Arabie », « Le docteur Jivago », « La fille de Ryan » en 1970 et  « La route des Indes » 14 ans après, le dernier film du réalisateur. Présents à ses côtés ensemble ou à tour de rôle, ses fidèles collaborateurs Maurice Jarre et Alec Guiness créerons la marque de fabrique de David Lean : ses films feront date dans l'histoire du cinéma car ils resteront d'une puissance indélébile. À eux trois ils auront définitivement marqué le cinéma mondial dans sa version Cinémascope. Côté musique justement, Maurice Jarre aura contribué à rendre terriblement vivants et humains les films de David Lean ; ses envolées mélodiques interprétées par de superbes orchestres symphoniques résonneront aux oreilles des passionnés de cinéma dont Steven Spielberg, admirateur de la musique de « Lawrence d'Arabie » au point qu'il portera toute sa carrière une grande attention à la musique de ses films. En franchissant les générations avec le même enchantement romanesque, Maurice Jarre aura frappé les esprits des plus récalcitrants au genre musical. Dans « La route des Indes », l'intensité dramatique de l'histoire issue d'un scénario bien ficelé au dépaysement garanti ne justifiait pas la présence écrasante d'une musique leitmotiv comme dans ses films précédents. Maurice Jarre se contentera donc de créer une ambiance propice au changement de climat, les Indes magnifiques, tout en utilisant par exemple les Ondes Martenot afin de renforcer le charme du film et le mystère de son écriture musicale : il est bien l'un des rares compositeurs à utiliser des changements de tons surprenants, non conformes aux règles basiques de l'harmonie classique. C'est la caractéristique de son style et on l'approuve largement. La musique de film est un genre qui permet toutes les audaces. Côté actrices, deux femmes remarquables : Judy Davis et Peggy Ashcroft, elles travailleront surtout pour les films produits par le Commonwealth (le pendant britannique de la Francophonie). La première est australienne depuis 54 ans ; présente dans « Les pleins pouvoirs » ou « Marie-Antoinette », elle donnera le change à son aînée, une comédienne au long parcours théâtral et cinématograhique : ses débuts se feront sous la direction du maître Hitchcock dans « Les trente neuf marches » en 1935. L'artiste française Emilie Loizeau est sa petite-fille. Gageons que la route des Indes ne sera pas une fin en soi pour tout le monde ! Alix Adore ce film et sa musique relativement discrète.

D'autres critiques de films ici (pages Le cinéma d'Alix)


 Martin GRAY, �crivain 
Martin GRAY, �crivain
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Jaquette du DVD

AU NOM DE TOUS LES MIENS, un film franco-hongro-canadien de Robert Enrico (1983) avec Michael York, Brigitte Fossey, Jacques Penot, Macha M�ril, Jean Bouise, Helen Hugues, Wolfgang M�ller... D'apr�s le livre de Martin Gray et Max Gallo. Musique de Maurice Jarre. Un film distribu� par Studio Canal.

 

Martin Gray a connu un destin terrible : sur plus de cent membres de sa famille (oncles, cousins etc.), il est le seul rescap� des camps de la mort. Revenu vivant de Treblinka en 1943 o� il a connu l�horreur provoqu�e par les effets de la haine, des bourreaux, des sadiques et de la d�gueulasserie humaine, apr�s avoir surv�cu � la guerre et t�ch� de se refaire une vie aux Etats-Unis d�Am�rique, son �pouse et ses quatre enfants ont p�ri en France dans les flammes d�un incendie affreusement ordinaire comme on en conna�t chaque ann�e dans le sud du pays (la plupart sont d�origine criminelle, le fait de la b�tise, de l�inconscience et de la n�gligence des hommes qui tuent des hommes). Dans son dernier livre � Au nom de tous les hommes �, pourtant, Martin Gray d�fend sa croyance absolue en la vie. Personne n�est plus cr�dible que lui lorsqu�il affirme que l�on doit toujours se battre pour rester vivant ou survivre. En fait, il pense qu�il y a le bien et le mal et que chaque individu doit agir pour faire triompher le bien. L�homme Bon doit avoir la force et le courage de faire entendre raison � l�homme M�chant ; sans r�sultat, lorsque celui-ci se comporte en aveugle et refuse de voir la v�rit� en face, il faut alors pouvoir l�emp�cher de nuire. Un tel raisonnement, simple, clair et pr�cis reste d�concertant dans une soci�t� comme la n�tre o� l�on cherche de plus en plus � comprendre, � analyser, � diss�quer et � discutailler toute situation. Mais les choses sont ainsi faites : la vie m�rite que l�on combatte ceux qui sont orient�s vers la mort, ceux-l� m�mes qui cherchent � nous y entra�ner. Devant son p�re tu� par les nazis, face aux victimes des camps de concentration, sur les tombes de sa famille, Martin Gray continue encore aujourd�hui � leur dire � Je vais vivre pour vous tous et vous revivrez dans la m�moire des hommes. Je le jure �. Car il faut t�moigner et �uvrer pour le bien des autres, ce que fait l�auteur par ses rencontre et conf�rences au Canada et en Belgique notamment. Entour� de sa nouvelle famille, Martin Gray nous prouve que la vie m�rite d��tre v�cue si on la met au service de la survie des autres. Une forme exemplaire de pens�e et d'action qui m�rite bien plus que le respect, l'admiration, et qui justifie son application large par nous tous, nous les pauvres humains qui pr�f�rons trop souvent la haine � l'amour et qui n'assumons pas notre fabuleux statut privil�gi� pour demeurer tellement malheureux et si chanceux � la fois. Une production Studio Canal. 

Pour en savoir + sur Martin Gray un homme extraordinaire : Wikipedia

 

Autre film dont Maurice Jarre signera la musique : � 1943, l'ultime r�volte �, un film de Jon Avnet (2001) avec Leelee Sobieski, Hank Azaria, David Schwimmer, Jon Voight, Donald Sutherland... 125 acteurs et 20 000 figurants. Un film Brooklin Films/Warner Bros. L'entr�e des nazis en Pologne entra�nera le drame du ghetto de Varsovie, de la d�portation, du programme d'extermination des juifs... Mais aussi de la r�sistance de gens ordinaires qui ne voulaient pas mourir � cause de la folie des hommes, ceux qui avaient d�cr�t� l'apocalypse.


George BASSMAN, compositeur

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Jaquette du DVD Waner Bros

Les exemples de r�ussite des immigr�s et de leurs enfants dans le Nouveau monde sont l�gions. N� � New-York en 1914 de parents juifs russes, George Bassman fait partie des personnes qui ont apport� leur pierre � la construction de l��difice, le cin�matographe, dans sa partie la plus musicale. Son p�re trouvera rapidement du travail dans le pays : pianiste accompagnateur il � tournera � dans un ensemble de jazz. George quant � lui fr�quentera le conservatoire de Boston et s�engouffrera comme bon nombre de ses coll�gues dans l�appel d�air provoqu� par Hollywood dans les ann�es 30. Il deviendra l�orchestrateur remarqu� des films de Fred Astaire et arrangera les chansons d�un autre George : il deviendra l�un des membres solide de la bande � Gershwin. � la M�tro Goldwin Mayer il travaillera pour les Marx Brothers et, plus tard pour Richard Rodgers (le p�re des merveilleuses com�dies musicales � Anna et le roi � (voir page pr�c�dente) ou � La m�lodie du bonheur �) ; en ces ann�es socialement tourment�es - nous sommes en 1938 � l�aube d�une nouvelle guerre - le compositeur interviendra, avec Herbert Stothart et Ken Darby, sur les compositions et arrangements du film mytique � Over the rainbow � avec Judy Garland voir ici. Broadway s�attachera ses services � partir des ann�es 50 et George Bassman n�arr�tera jamais de composer. Apr�s sa collaboration avec Richard Rodgers et Delbert Mann pour son film � Marty � avec Ernest Borgnine dont il compose plusieurs chansons (Palme d�or � Cannes en 1955), c�est � la t�l�vision qu�il oeuvrera tour � tour en tant qu�arrangeur, compositeur, chef d�orchestre et directeur musical. L�une de ses musiques pour le grand �cran restera n�anmoins typique de ses qualit�s de m�lodiste en avant d�une masse orchestrale agr�able aux pupitres bien �quilibr�s. Il n�y a pas que Sam Peckinpah pour �tre sous le charme des compositions parfaites de George Bassman !


 Western 
Western
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Jaquette du CD Silver Age Classics

COUPS DE FEU DANS LA SIERRA/Ride the high country, musique de George Bassman, arrangements de George Bassman et de Al Sendy, musique enregistr�e le 26 janvier 1962 / � L'OUEST DU MONTANA/Mail order bride, un western �crit et r�alis� par l'acteur Burt Kennedy, avec Budy Ebsen et Keir Dullea, musique enregistr�e le 29 octobre 1963. Un C.D. Silver Age Classics (Turner Classic movies).

Pour ceux qui n'en sont pas encore convaincus la musique des films de western aura marqu� l'�volution de la musique dans toute sa globalit�. Les espaces vierges, les contr�es lointaines, la nature, les paysages grandioses sont retranscrits de mani�re admirable dans une bonne musique de film de western comme on peut l'entendre dans les meilleures compositions de musique classique. Il suffit juste de fermer les yeux et d'�couter attentivement... Dans � Coups de feu dans la sierra �, un th�me doux et romantique appel� Love theme par les anglo-saxons impr�gne le spectateur d�s les premi�res images du film. Pas de doute possible, on se trouve bien dans les grands espaces de l'ouest am�ricain et pas ailleurs. L'emploi d'un quintette � cordes comme base de l'orchestration renforce les sentiments du propos : Sam Peckinpah souhaitait �voquer dans son oeuvre la nostalgie du vieil ouest, une �poque o� les cowboys vivaient sous le soleil et les �toiles dans la sueur  et la poussi�re, loin de ce qui allait cr�er in�luctablement leur perte : la modernit� et la civilisation. Mineurs et chercheurs d'or sans vergogne, fermiers isol�s et repli�s sur eux-m�mes, esprits modernes ou atypiques, les solitaires comme les gars d�pendants de la meute et les femmes ind�pendantes ou celles qui laissaient soumettre par le m�le dominant, tous les comportements humains basiques et forts seront dress�s dans les films du r�alisateur. � l'oppos� de l'odeur persistante de poudre et de poussi�re rencontr�e dans � La horde sauvage � en 1969 et de la d�rision du quasi-parodique � Un nomm� Cable Hogue � tourn� un an plus tard (le premier film n'�tait pas termin� qu'il avait d�j� attaqu� ce second), la musique de George Bassman pour � Coups de feu dans la sierra � restera �loign�e de la violence gratuite et de la nervosit� des autres r�alisations. Ce qui ne l'emp�che pas de retranscrire l'ambiance tourment�e du film et d'illustrer les moments apaisants par de longs accords tenus de septi�me jou�s par les instruments � cordes. La musique du film � � l'ouest du Montana � contient entre autres surprises agr�ables � l'oreille une superbe m�lodie jou�e � l'harmonica sur de formidables orchestrations ; la rythmique est originale. Que du beau et du bon. 



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Dans cette musique de film les trompettes sont tr�s pr�sentes mais pas stridentes, les contre-chants du basson, v�ritables lignes m�lodiques, dansent en contrepoint sur le th�me principal et ne sont pas sans rappeler la musique de Paul Glass pour � Bunny Lake a disparu � en 1965. Une simple question de go�t et de ma�trise technique commune aux deux compositeurs et c'est tr�s bien ainsi. On reconna�tra �galement un th�me parodique pr�sent dans la s�rie t�l� � Les myst�res de l'ouest � (musique de Richard Markowitz, voir ici) : la musique de George Bassman a donc fait des �mules et c'est tant mieux. Fl�te traversi�re, hautbois, clarinette... L'harmonica et le violon folk tant�t �nergiques, tant�t nostalgiques, viendront renforcer dans � � l'ouest du Montana � la richesse des arrangements de George Bassman, des interventions sonores toujours opportunes en totale ad�quation avec l'action et le sc�nario. Par exemple, les sabots des chevaux sont illustr�s par les percussions qui donne un rythme au th�me : voil� bien un truc rationnel mais terriblement efficace, histoire de rester � cheval sur les principes...

Photos ci-contre : James Drury et Mariette Hartley, Joel McCrea (agenouill�) et Randolph Scott (allong�). Photos extraites du film Coups de feu dans la sierra/Ride the high country (1962) de Sam Peckinpah avec Randolph Scott (voix fran�aise d'Andr� Valmy qui double aussi George C. Scott), Jo�l Mac Crea (voix fran�aise de Ren� Arrieu qui double aussi Charlton Heston), Mariette Hartley et James Drury voir ici (voix fran�aise de Marcel Bozzuffi qui double aussi Paul Newman). Un film Collection Talents du cin�ma : S�lection Sam Peckinpah. Distribution Warner Bros www.warnerbros.fr

Description compl�te du film Coups de feu dans la sierra : cliquez ici (infos Une porte. net, en fran�ais)

Pour mieux conna�tre le compositeur, cliquez ici (infos Wikipedia, en anglais)


 Sam PECKINPAH, r�alisateur 
Sam PECKINPAH, r�alisateur
SAM PECKINPAH, photo extraite du site Sense of cinema

Sam Peckinpah �tait un homme hors du commun. N� en 1925 � Fresno et d�c�d� en Californie � Inglewood en 1984, son parcours pas banal et la vie tr�pidante qu�il aura men�e d�un bout � l�autre de son existence m�riteraient un film � eux seuls. Sa s�ur Fern Lea Peter raconte l�histoire de la famille Peckinpah dans le bonus du DVD � Coups de feu dans la sierra �, un entretien passionnant qui nous d�voile plusieurs v�rit�s mises � mal par la critique am�ricaine ; dans les ann�es 50 et 60 r�gnait la censure ; les id�es cin�matographiques avant-gardistes de Sam Peckinpah ne pourraient donc pas trouver l��cho n�cessaire aupr�s des d�cideurs. C'�tait aussi l'�poque de � la chasse aux sorci�res � � Hollywood et son choix port� sur les compositeurs George Bassman et Jerry Fielding (voir ici) n'aura pas non plus plaid� en sa faveur. C'�tait la dure �poque du maccarthysme. Pourtant le r�alisateur ne recherchait pas une quelconque gloire mais il se devait d'obtenir une certaine forme de reconnaissance et de notori�t� afin de pourvoir au financement de ses projets de films. Un artiste doit composer avec de la mati�re pour produire une �uvre r�v�latrice du g�nie humain, qu�elle soit manuelle ou intellectuelle, disons m�me les deux � la fois. Si vous privez un architecte de mat�riaux, il ne pourra jamais contempler sa maison qui restera une �uvre abstraite sans aucune valeur. Bien entendu, Hollywood n�a pas emp�ch� le r�alisateur de travailler mais ici et l� quelques personnes incomp�tentes aux motivations plus que discutables ont amput� une partie de ses films. En perdant de leur force et de leur impact, l�Europe aura pourtant reconnu en Sam Peckinpah ses �clairs de g�nie. Tr�s impr�gn� par son enfance heureuse dans la nature mais aussi par une mauvaise chute de cheval qui le fera se soigner � vie, les parents du r�alisateur ont fortement influenc�s ses choix et ses orientations personnelles. Sam Peckinpah savait d�crire la violence sans l'avoir pratiqu�e : dans sa famille par exemple on apprenait � ne chasser que pour se nourrir, par srticte n�cessit� et jamais pour le plaisir de tuer. On retrouve dans son �uvre l�empreinte forte de sa personnalit� et de son destin exceptionnels, un parcours vou� � la compr�hension du comportement humain qu�une vie enti�re ne suffit pas de toute fa�on � comprendre : sa ville natale, loin d��tre fi�re de son plus brillant repr�sentant, pr�f�re ignorer � quel point elle a engendr� un homme exceptionnel. Lui qui nous l�gue un h�ritage beau et puissant, sensible et touchant, violent et cruel. La marque des grands r�alisateurs. Ces hommes et ces femmes de l'art qui comptent tellement dans une soci�t� civilis�e et qui marquent de leur empreinte ind�l�biles des millions de vies ordinaires. Vous �tes sinc�res et braves � l'image de Sam Peckinpah. Mille fois merci � vous

Pour en savoir + sur Sam Peckinpah, cliquez ici (infos Sense of cinema, un tr�s bon article de Gabrielle Murray, en fran�ais)

Film � Les chiens de paille �, cliquez ici


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