MELODIES MODERNES

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Les compositeurs de musiques de films

Musique instrumentale et M�lodies Modernes ; les musiques de films

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Les musiques de films (XVI)

Pino DONAGGIO et Natale MASSARA, compositeurs



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Montage FX

Natale Massara a composé pour le cinéma à grand spectacle et le film « L’île au trésor » dans sa version de 1972 est probablement le déclencheur de sa belle carrière. Le thème principal est simple et très efficace comme une mélodie dont on se souvient toujours pour son côté intemporel ; jouée à la guitare classique, le soutien harmonique est assuré par « un tapis de cordes » qui révèle toute la sensibilité musicale du compositeur. Ce film co-produit par plusieurs pays permettra à Orson Welles de ne pas se faire oublier au crépuscule de sa carrière, lui qui aura été parfois chahuté par la critique de son pays mais heureusement admiré en France pour ses talents extraordinaires doublés de grandes qualités humaines (il adorait ses amis Raimu, Pagnol, Guitry…). C’est le métier d’arrangeur et de chef d’orchestre qui occupera l’essentiel de la carrière de Natale Massara sur celui de compositeur, dommage, peut-être, quelque part... Sa collaboration avec son compatriote Pino Donaggio fera des merveilles, ils forment l'un des duos performant du cinéma européen. Né à Venise au début des années 40, le petit Pino, violoniste au conservatoire, s’orientera vers les arrangements et les compositions pour les vedettes pop et rock’n folk des années 60, Paul Anka par exemple. Sa composition pour le film « Carrie au bal du diable » en 1976 avec Natale Massara donnera le coup d’envoi de leur longue et fructueuse collaboration professionnelle : suivront le détonnant « Blow out » avec John Travolta et le cruel « Dressés pour tuer », trois films du brillant Brian De Palma. Suivront « Piranhas » - un ersatz des « Dents de la mer » -, « Body double » avec Mélanie Griffith, « Rendez-vous avec la mort » avec l’imposant Peter Ustinov - merci à sa voix française, celle du comédien Roger Carel (la voix des Muppets Show, de Benny Hill et de tant de personnages inoubliables) -, « Le tueur de la pleine lune » avec Michael York et Donald Pleasance, « Trauma » de Dario Argento en 1993 avec déjà, la participation de sa fille Asia, des péplums italiens, des téléfilms dont l’un sur le célèbre général Dalla Chiesa assassiné par le mafia, « Night game » avec Roy Scheider, un film avec Matt Dilon et andrew Macarthy, une série italienne à succès avec Terence Hill en sacré détective « Don Matteo » (voir ci-dessous)... Bref, ça tourne bien pour nos deux compères !



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Natale Massara et Pino Donnagio sont les chevilles ouvri�res du label Sud ovest records et c�est dans un pays de l�est que s�op�rent leurs enregistrements avec l�Orchestre symphonique de la Radio nationale bulgare bas� � Sofia, un ensemble professionnel qui re�oit le soutien financier du gouvernement japonais pour l�acquisition d�instruments de musique ! Cet ensemble ne doit pas �tre confondu avec l�Orchestre philarmonique de Bulgarie qui dispose de sa propre salle de concert, la plus belle du pays et qui reste d�volue � la musique classique (du baroque au contemporain) : la musique de film d�cidemment, �a n�a jamais vraiment �t� le souci des musiciens hyper - branch�s - c�bl�s - connect�s musique classique� Dommage pour nous fran�ais qui m�prisons un peu trop la musique de films mais pas pour les bulgares qui respectent et soutiennent toutes les formes symphoniques au point que l'on se sent oblig� d'aller l�-bas pour effectuer nos prises de son... En disposant d�un tel outil, Natale Massara et Pino Donaggio n�ont donc pas de difficult�s � enregistrer leurs compositions, une chance pour tout le monde. Fiorenzo Carpi, Jean-Claude Petit et Fr�d�ric Porte qui illustre les s�ries t�l� de T.F.1. et de France 2 ont bien compris et assimil� le proc�d� : ils sont des utilisateurs r�guliers de la structure italo-bulgare (interpr�tation, enregistrement, mixage� et organisation g�n�rale). Autrefois tr�s pr�sents dans la chanson de vari�t� � succ�s, l��volution de Natale Massara et de Pino Donaggio les amena vers la ma�trise de l' outil informatique doubl�e d'une bonne gestion du temps : lorsqu�une vie d�homme est consacr�e � la musique, il reste � peine suffisamment de place pour le sommeil et mieux vaut avoir une sant� de fer !

 

Pour en savoir + sur le label Sud ovest records, cliquez ici

Pour en savoir + sur la Bulgarie, cliquez ici (infos comit� France-Bulgarie)

Film L'�le au tr�sor de John Hough (1972) avec Orson Welles (Long John Silver), Kim Burfield (Jim Hawkins), photo ci-dessus extraites du film), Water Slezak, Jean Levebvre... D'apr�s le roman de Robert Louis Stevenson. Musique de Natale Massara. Non �dit� en DVD en version fran�aise (on se demande bien pourquoi !). La bonne critique du film sur IMDB, cliquez ici (en anglais) ; la moins bonne critique, cliquez ici (forum Devildead, en fran�ais) 

� droite en haut : Photo oiseau : @ Mona Makela - Fotolia.com / Photos de Kim Burfield : Stargalaxy et Malicieux


 S�rie 
S�rie
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DON MATTEO, une s�rie d'Enrico Oldoini (2001) avec Terence Hill, Nino Frassica, Flavio Insinna, Nathalie Guetta, Evelina Gori, Claudio Ricci et Gastone Moschin. Musique de Pino Donaggio. Direction d'orchestre de Natale Massara. Une s�rie de la Rai (Italie), distribution fran�aise T.F.1. video.

 

Avec Don Camillo, les italiens poss�dent un extraordinaire cur� de campagne nomm� Don Matteo. Tout aussi intelligent, g�n�reux, humain et moqueur que son illustre pr�d�cesseur, les carabinieri ne peuvent pas se passer de son esprit analytique pour aider � r�soudre des enqu�tes polici�res heureusement pas trop violentes ce qui nous change un peu du quotidien ; pourtant les faits demeurent tout de m�me tr�s graves, enl�vement avec demande de ran�on, toxicomanes � remettre dans le droit chemin, feux de for�ts et meurtres, les infortunes sont d'importance dans ces premi�res histoires tr�s bien jou�es, film�es et illustr�es musicalement. M�lodies, violons, rythmique agr�able, changements de tonalit�s, le bin�me Donaggio / Massara fonctionne toujours aussi parfaitement. Les italiens ont de la chance, ils en sont � leur septi�me saison pendant que les fran�ais doivent se contenter, eux, de la seule premi�re saison et encore, de certains �pisodes seulement. Pourquoi ce m�pris quand on appr�cie tant les efforts d�j� consentis au niveau du doublage impeccable ? On reconna�t entre autres les voix de Dominique Paturel (J.R.), Bernard Tiphaine (James Caan) et de Jean-Fran�ois Vl�rick, la plus belle voix color�e et vivante qui puisse exister � l'�cran (Johnny 5). Alix Adore cette s�rie et sa musique Parfaite. Ceci dit � quand la suite dans d'aussi bonnes conditions auditives, vous qui �tes un distributeur inspir� et qui lisez ces quelques lignes ?



Orson WELLES dans L'�le au tr�sor (version europ�enne de 1972)
James Newton HOWARD, compositeur

Film WATERWORLD

James Newton Howard est un compositeur moderne tr�s efficace et terriblement bien organis�. � la vue de son seul parcours professionnel, on constate � quel point le compositeur � la capacit� d��voluer tant est grand son potentiel. Bon commercial, sachant vendre son savoir-faire, il travaille pour la grande machinerie des productions d�envergure � l�am�ricaine, un milieu impitoyable dans lequel il a su se forger une place au soleil ; une d�marche ambitieuse qui n'est pas sans rappeler celle du compositeur Fran�ois De Roubaix, le compositeur artisan fran�ais auteur de superbes musiques m�lodiques con�ues pour la beaut� de l�art � une �poque pas si lointaine. Aujourd'hui, pas question de perdre du temps : lorsqu�une commande de musique de film implique le bouclage du travail en quelques semaines seulement, le musicien s�enferme dans son studio d�enregistrement dernier cri avec le piano � queue, les consoles de mixage, les nombreux synth�s et autres engins �lectroniques sans oublier la salle de musculation pour se d�tendre entre deux compositions. Un personnel humain performant et d�vou� (arrangeurs, programmateurs, musiciens, techniciens�) permet au compositeur d�obtenir de juteux contrats et de rester tr�s pr�sent dans la � grande famille � du cin�ma de la c�te ouest. James Newton Howard est parti de rien pour devenir l�un des meilleurs compositeurs pour le cin�ma, comme Hugo Friedhofer avant lui, par exemple (voir ci-dessous). N� � Los Angeles en 1951, il sera berc� par une double culture, la musique classique et l�av�nement du rock. De Beethoven � Debussy en passant par Led Zeppelin, John Newton Howard aura absorb� comme une �ponge ce qui se fait de mieux en mati�re de cr�ation musicale ; Paul Mac Cartney le bassiste des Beatles, par son talent inn� de la cr�ation m�lodique, aura marqu� notre compositeur � vie � et il n�est pas le seul -.



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KEVIN COSTNER dans THE POSTMAN

Paradoxalement, les musiques de James Newton Howard demeurent des musiques d’ambiance, un art parfaitement maîtrisé où la lourdeur et l’omniprésence d’un bout à l’autre du film sont évitées (sauf pour l’insipide « King Kong » dans sa version décevante de 2005 comparée à celle de Guillermin de 1976). Les meilleurs exemples de son potentiel se trouvent dans les films de ou avec Kevin Costner dont les fameux « The postman/Le facteur », un film humaniste et très surprenant en hommage au courrier postal (on en a bien besoin en France à l'heure de la dissolution des services publics) et « Waterworld » (voir photos ci-contre) tout aussi bourré de qualités ; le compositeur assurera également la partition de films plus légers, des comédies parfois un peu « gnan-gnan » n’en déplaise aux « Pretty woman » en puissance. Marié à la délicieuse actrice Rosanna Arquette en 1986, sa période romantique – sur le plan musical – prendra fin avec « Le fugitif » en 1994 (voir ci-dessous) : un excellent film pour un grand moment de cinéma d’action avec une course-poursuite entre Harrison Ford et Tommy Lee Jones parfaitement soutenue par l’orchestration. Une reprise de la célèbre série télévisée des années 60 avec David Jansenn, une véritable réussite du petit écran. Le succès de John Newton Howard pour sa musique du long métrage mènera le compositeur vers un style d’écriture plus sonore (pour ne pas employer le terme bruyant). Il s’aventurera même à former de nouveaux musiciens comme il l’a été lui-même auparavant en tant que « keyboardiste » pour la marque Yamaha auprès d’artistes connus : Ringo Starr, Elton John, Neil Diamond (le compositeur de la musique du film « Jonathan Livingstone le goéland »), Cher, Olivia Newton-John et le maître Jerry Goldsmith (voir ici) pour le film « La quatrième dimension » en 1983. Depuis une dizaine d’années, son réalisateur attitré s’appelle Night Shyamalan auteur du « Sixièmes sens » nouvelle version et d’ « Incassable » avec Bruce Willis. Mais peu inspiré, le réalisateur ne parvient pas à surprendre le cinéphile averti encore moins à innover et ses films sont peu intéressants, de mon point de vue. Ses dernières réalisations très coûteuses « La jeune fille de l’eau » et « Phénomènes » engendrent même un ennui profond, de nombreux films extraordinaires sur ces thèmes l’ayant précédé. La musique s’adapte donc au niveau général plutôt bas et ne revêt pas un intérêt particulier, malheureusement.  



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Film LE PIC DE DANTE

Le film tristounet « Coup double » avec le duo vieillissant Burt Lancaster et Kirk Douglas (ils sont âgés mais le problème vient de la mise en scène poussive et non des acteurs) aura lancé sa carrière de compositeur de musiques de films en 1986 en collaborant activement avec de nombreux musiciens tel Steve Porcaro, un compositeur plutôt tourné vers la télévision et l'électro-acoustique pour groupes branchés (voir ci-dessous). D’autres productions permettront à James Newton Howard l’étalement de ses capacités musicales dont l'excellent film catastrophe « Le pic de Dante » de Roger Donaldson en 1997 avec Pierce Brosnan et Linda Hamilton (photo ci-contre) : un thème imposant malgré qu'il ne soit pas mélodique à proprement parler, la trouvaille musicale provenant de l'enchaînement des accords parfaits Majeurs et mineurs créant ainsi une atmosphère angoissante, de doute profond, une idée qu’il n’a pas inventé mais qui est utilisée ici avec professionnalisme et esprit d’à-propos. Ce mérite est à partager avec son copain orchestrateur John Frizell, un brillant compositeur de musiques de films lui aussi mais plus orienté séries télé (voir ici). Un autre compositeur américain de musiques de films, Nathan Furst (né en 1978) a tellement été séduit par la musique de James Newton Howard pour « Le pic de Dante » qu'il l'a carrément recopiée à la note près pour un téléfilm archi-nul de 2006 qui s'appelle... « Magma, désastre volcanique » ! Voici l'exemple même d'un plagiat collectif que les Mélodies Modernes voulaient signaler et honte au compositeur entraîné dans sa chute par un scénariste et un réalisateur (Ian Gilmore) en mal d'inspiration. Dans les belles compositions de James Newton Howard il ne faudrait pas oublier « La couleur du crime » en 2006 avec Samuel L. Jackson ni « Les insurgés » en 2009 (voir ici). Voilà bien des films de tous styles pour alimenter la passion de ce musicien remarquable à la carrière en plein essor.

 

Pour en savoir + sur le compositeur, cliquez ici (site officiel, en anglais)

Pour en savoir + sur la liste des compositions de John Frizell, cliquez ici (infos IMDB)


 Science-fiction 
Science-fiction
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JE SUIS UNE LÉGENDE, un film de Francis Lawrence (2007) avec Will Smith, Alice Braga et Dash Mikoh. Musique de James Newton Howard. Un film Warner Bros.

LE SURVIVANT, un film de Boris Sagal (1971) avec Charlton Heston. Musique de Ron Grainer. Un film Warner Bros.

 

Il est impossible de ne pas comparer les deux films. Le scénario est similaire, l’action, le développement de l’intrique, le sujet du film, tout mène à la comparaison et malheureusement le plus récent n’est pas le meilleur des deux. Disons que Will Smith en fait des tonnes et que le personnage qu’il incarne n’a pas la force ni les capacités intellectuelles de celui joué par Charlton Heston. En fait, « Je suis une légende » est victime de son époque. Invraisemblances notoires dans le comportement du principal protagoniste, effets spéciaux réalisés avec des images de synthèse qui hélas se devinent, ambiance froide par le manque de sentiments des trois rescapés alors qu’avec « Le survivant » au contraire l’émotion est présente d’un bout à l’autre du film, de plus le traitement du drame amène en permanence le spectateur à la réflexion. Le personnage incarné par Will Smith est un militaire organisé, supermuslé et impulsif. Difficile de s'identifier à un individu assez spécial. Signe des temps : l’occupation favorite du docteur Neville version 71 sont les parties d'échecs alors que le colonel Neville de 2007 vous récitera par cœur les paroles du film « Shreck »… Explosions atomiques et victimes des retombées radioactives d’un côté, virus très contagieux de l’autre, les grandes peurs des hommes ne sont plus les mêmes. À noter dans « Le survivant » l'apparition de tâches rouges grossièrement réalisées lorsqu'un individu est touché par les balles de la mitraillette du héros, un effet spécial qui annonçait l'introduction du réalisme de la violence dans les films. La musique atonale est signé de l'australien Ron Grainer à qui l'on doit le fameux générique de la série télé culte « Le prisonnier » avec Patrick Mac Gohan en 1967. Pour résumer, « Je suis une légende » et « Le survivant » méritent tous deux d’être vus si on aime l’angoisse, l'action et le fantastique mais l’un est franchement meilleur… C’est à vous de voir, maintenant ! Alix préfère nettement la version Très bonne de 71 à la version de 2007 Très Moyenne et finalement très décevante, en y réfléchissant bien.

Charlton Heston, un acteur de légende : son parcours, cliquez ici (infos Le monde de moi, en français)


 Poursuite 
Poursuite
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LE FUGITIF, un film de Andrew Davis (1993) avec Harrison Ford, Tommy Lee jones, Sela Ward, Joe Pantaliano, Andreas Katsulas et Jeroen Krabbe. D'après la série télévisée des années 60 « Le fugitif », personnages créés par Roy Huggins. Musique de James Newton Howard. Un film Warner Bros. 

 

Le docteur Richard Kimble n’en fini pas de courir : chirurgien très côté car très compétent, il menait une vie merveilleuse. Trop peut-être. Après avoir couru pour obtenir son succès il devra le faire maintenant pour sauver sa peau, celle d’un prisonnier condamné à mort et qui veut retrouver le vrai meurtrier de son épouse. Tous les éléments se retournent contre lui, y compris ses meilleurs amis : ne faisaient-ils pas seulement partie de sa cour ? Admiré puis détesté, il va devenir un fugitif parfait pour son poursuivant, un policier tenace et féroce magistralement interprété par Tommy Lee Jones (et par le comédien français qui prête sa voix extraordinaire, Claude Giraud) ; il obtiendra (Alix allait dire ils obtiendront) l’Oscar du meilleur second rôle. La musique de John Newton Howard quant à elle sera couchée sur une quantité astronomique de papier à musique : souvent entendue, elle ne fatigue pas l’oreille et ne semble jamais superflue. Au contraire, elle soutient à merveille les images et les longs mouvements de caméra. Au moment des scènes rythmées par un montage « serré » - mais jamais affolant comme on en voit de plus en plus dans les nouveaux films à la caméra tremblante à en vômir -, l'action trouvera un appui majeur sur une musique à la hauteur du défi. Par exemple, les coups de timbales sont enregistrés de manière adoucie afin de ne pas trop se démarquer des cordes, une présence des pupitres de violons valorisée qui apporte une ambiance symphonique agréable en élargissant l'échelle sonore vers les aigus tout en renforçant la rondeur du son. Seul regret caractéristique aux compositions de James Newton Howard, l’absence d'une mélodie identifiable. Il n’est décidemment pas un mélodiste et il semblerait que son association avec son double musical, un mélodiste né, ne soit pas prévue pour demain ; dommage, car l’excellence serait à ce prix. À noter le clin d’œil inspiré à son collègue Maurice Jarre (voir ici) vers la fin du film : l’écriture proche de l’atonalité reproduit l’orchestration du regretté compositeur pour le film « Witness »  en 1995, une histoire de poursuite entre un tueur et un un enfant-témoin protégé par… Harrison ford ! Le monde est petit. Un film Excellent, une musique Très bonne.


 Aventures 
Aventures
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WATERWORLD un film de Kevin Reynolds (2002) avec Kevin Costner, Dinnis Hopper, Jeanne Tripplehorn, Tina Majorino (photo ci-contre), Michael Jeter. Musique de James Newton Howard. Un film Universal.

SURVIVRE AVEC LES LOUPS, un film de Vérat Belmont (2008) avec Mathilde Goffart  (photo ci-contre), Yael Abecassis, Guy Bedos... Musique d'Émilie Simon. Un film distribué par T.F.1. Vidéo.

 

Les points communs entre ces films ? Le premier et le plus important d'abord, celui du courage. La force et l'intelligence d'une gamine qui d'un côté comme de l'autre se démêne pour rester en vie. Le second point commun : l'eau. De ces tonnes et ces tonnes d'eau salée sous un soleil de plomb aux délicats cristaux de la montagne,  voici une image qui illustre l'impossible rapprochement entre une superproduction au financement colossal et le budget  léger d'un petit film français. « Waterworld » est une excellente aventure au scénario original ; Kevin Costner joue parfaitement son rôle de meneur et la réalisation soignée et professionnelle participe à la réussite du projet fou. Doté d'une morale et d'un fond d'histoire solides, l'adhésion du public à sa sortie fut pourtant mitigé et l'avis des critiques sans pitié. Une honte pour la profession. Nous sommes ici au troisième point commun : ces films ont développé et entretenu la polémique. Les accidents et problèmes rencontrés lors du tournage difficile sur l'eau auront monopolisé l'attention du public au lieu de l'intéresser au film. L'échec commercial de « Waterworld » fut terrible. Quant à la gamine qui se déplace avec son loup, le film repose sur un roman sévèrement décrié de Misha Defonseca et Vera Lee : annoncé comme étant autobiographique il s'évèrera finalement être inventé de toutes pièces. Une honte également pour les auteurs et les éditeurs. Le film s'en ressent : le scénario est invraisemblable et la mise en scène demeure lourde, les acteurs sont mal dirigés sur une musique évaporeuse comme la neige qui fond au soleil. On se souvient de la triste et insipide « Marche des pingoins-empereurs » pour laquelle les producteurs américains se sont vite dépêchés de refaire une musique adaptée, les p'tits malins ! Dans « Survivre avec les loups », impossible de souscrire aux aventures de la gamine noyée dans le froid sous des tonnes et des tonnes de neige à la recherche de ses parents à travers l'Europe pendant la seconde guerre mondiale. Une gamine de 8 ans adoptée par une meute de loups : de qui se moque t-on ? Il reste les images soignées et le jeu de la jeune comédienne que l'on ne peut qu'apprécier... En tout cas de la mer à la neige, les deux héroïnes ne manqueront pas de courage. Il leur en faut pour nous faire adhérer à leurs incroyables aventures ! Alix a Beaucoup aimé « Waterworld » et Beaucoup moins « Survivre avec les loups ». C'est aussi parce que la musique de James Newton Howard est Excellente car jamais trop pesante et celle d'Émilie Simon Mauvaise car jamais assez présente. Les extrêmes ne se rassemblent pas toujours !

La polémique sur Survivre avec les loups : cliquez ici (infos Wikipedia)

Le site officiel d'Émilie Simon : cliquez ici


 Guerre 
Guerre
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Daniel CRAIG dans Les Insurg�s

LES INSURG�S/Defiance, un film d' Edward Zwick (2008) avec Daniel Craig, Liev Schreiber, Jamie Bell... Musique de James Newton Howard. Un film distribu� par Metropolitan FilmExport.

 

Voici un film qui n'a pas d�plac� la grande foule � sa sortie dans les salles de cin�ma fran�aises. Pourtant, Daniel Craig (photo ci-contre) d�montre avec conviction qu'il est un acteur de tout premier plan apr�s sa prestation tr�s d�cevante dans le saoulant James Bond � Quantum of solace � voir ici. un r�le qui ne lui convenait point. Dans le film � Les insurg�s � le contexte tr�s dur ne lui permettait pas de toute fa�on d'�tre simplement bon, il lui fallait convaincre le plus grand nombre comme auront su faire au p�ril de leur vie la famille Bielski. Par leur courage et leur capacit� � combattre le Mal absolu, il auront sauv� en Bi�lorussie 1 200 personnes, hommes, femmes et enfants extirp�s de la barbarie nazi � partir de 1941, un fait historique qu'il convenait enfin de mettre � la une de l'actualit� cin�matographique ; la sortie en DVD de cet exploit mal connu assurera sa diffusion bien plus large fort qu'au cin�ma, heureusement. La musique de James Newton Howard reste fid�le � elle-m�me, sans aucune surprise m�lodique ou harmonique mais elle est parfaitement adapt�e � la situation, finalement qui pourrait mieux faire ? Sans doute qu'en se penchant deux secondes sur la question, un nom viendrait imm�diatement � l'esprit : John Williams, probablement. Les th�mes superbes de musique juive/russe entendus dans � Les insurg�s � ne sont pas sans rappeler l'interpr�tation du violoniste classique Perlman pour la musique inoubliable de � La liste de Schindler � voir ici qui, dans le genre, restera imbattable car parfaite.

Alix note � Les insurg�s � avec la mention Tr�s bien malgr� quelques longueurs perceptibles dans la seconde partie et la musique, Tr�s Bonne

Site officiel du film : cliquez ici


Hugo FRIEDHOFER, compositeur



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LE RANCH L, une vraie famille

Hugo Friedhofer est l'exemple m�me de la r�ussite � l'am�ricaine, � savoir, partir de rien pour devenir l'homme incontournable des grandes productions hollywoodiennes. N� � San Francisco en 1901, ses capacit�s artistiques multiples (peinture, composition, orchestration, chambriste, soliste...) lui permettront d'attirer l'attention de ses professeurs et de ses formateurs. Son intelligence, son s�rieux et surtout son enthousiasme en surprendront plus d'un � commencer par Nadia Boulanger (voir ici) qui aura form� la plupart des grands compositeurs de musiques de films. Lors de ce s�jour estudiantin � Paris il rencontrera �galement Sch�enberg et approfondira ses connaissances de l'atonalit�. Violoncelliste � la base, il saisira mieux que tout autre l'importance des notes graves dans les arrangements ce qui donnera de la profondeur, de la solidit� et du relief � ses orchestrations. Bras droit de Korngold et de Steiner � la Fox puis � la Warner, il obtiendra l'Oscar pour sa musique des � Aventures de Marco Polo � d'Archie Mayo en 1938. Les ailes du succ�s l'inciteront de plus en plus � composer seul au lieu de passer son temps � arranger les compositions des autres : il obtiendra en 1946 un Oscar sur les dix remis par l'Acad�mie pour le film � Les plus belles ann�es de notre vie � de William Wyler. En ce sens, les propres capacit�s cr�atives d'Hugo Friedhofer et ses dispositions � s'impr�gner du climat d'un film qui est tr�s diff�rente selon le r�alisateur, seront r�v�l�es dans une multitudes de compositions pour la t�l�vision (la c�l�bre s�rie � Le ranch L voir photos ci-contre) et le cin�ma avec les grands classiques comme � La fl�che bris�e �, � Vera Cruz �, � Hondo � avec John Wayne, The bravados �en passant par � L'homme aux deux visages avec Marlon Brando ou bien encore le chef d'oeuvre � Le bal des maudits � d'Edward Dmytryk en 1958. D'autres productions compl�tement d�pass�es aujourd'hui tel � Le barbare et la Geisha � ne permettront pas une reconnaissance large du public actuel (il est difficile de s'int�resser � ce film jusqu'au bout, les sentiments v�hicul�s sont compl�tement d�suets). Gageons que la sortie en DVD ou en Blu-Ray Disque de la s�rie � Le ranch L � donnera envie � chacun de s'int�resser � son immense talent et de mieux r��couter son travail pour les films ou les s�ries t�l�vis�es de tout premier ordre.


 Le ranch L et les autres 
Le ranch L et les autres
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LE RANCH L au complet

Le ranch L , initiale du nom de famille des Lancer, est une s�rie de 1968 avec Andrew Duggan, Wayne Mauder, James Stacy, Elisabeth Baur et Paul Brinegar (photo ci-contre) diffus�e sur la 2e cha�ne fran�aise de l'O.R.T.F. en 1970 et rediffus�e trois ans plus tard sur la 1e. Chaque dimanche en fin de journ�e les petits et grands enfants furent fid�lis�s par la diffusion d'un nombre incalculable de westerns, jugez plut�t : Le dernier des Mohicans, La grande caravane, Les aventures de Kit Carson, Au nom de la loi, Le courrier du d�sert, Chaparral, Le virginien, Hondo, Les Monroe, La grande vall�e � ou encore � La l�gende de Jesse JamesBonanza � et � Le cheval de fer �. Bref, les fran�ais �taient devenus fanatiques du genre et suivirent avec grand int�r�t � Le ranch L �, les aventures d'une famille install�e en Californie un si�cle plus t�t, les Lancer. De qualit�s variables, de l'excellent au passable, 23 �pisodes seulement sur les 51 tourn�s seront pr�sent�s en France on se demande bien ce que les acheteurs ont parfois dans le cr�ne. Des t�lespectateurs fran�ais doublement frustr�s car la suite de ces aventures ne sera pas r�alis�e non plus, elle sera m�me carr�ment abandonn�e � cause du grave accident de moto de l'acteur James Stacy, paralys� � vie dans un fauteuil roulant. Devenu sc�nariste, l'ensemble de la production saura rendra hommage � l'une des artisans de la s�rie en arr�tant d�finitivement les nouveaux tournages. Une famille unie devant et derri�re la cam�ra qui fit preuve de respect et d'humanisme, une chose impossible � imaginer dans notre soci�t� actuelle du jetable avec son Dieu audimat et l'app�t de la rentabilit� imm�diate - co�te que co�te - ! Apr�s � Le ranch L � s'encha�neront � Les bannis, Winnetou le mescalero, Cimarron, Colorado, Sur la piste des Cheyennes, La conqu�te de l'ouest, Gunsmoke, Le proscrit, Op�ration danger, Daniel Boone, Les aventures du far west � et la s�rie carr�ment ind�tr�nable, � La petite maison dans la prairie �. Et sacril�ge ! J'allais oublier de citer � Les myst�res de l'ouest �. Vive les grands westerns du petit �cran !

 

Pour �couter la musique dynamique et entra�nante du � Ranch L �, cliquez ici (source : coucoucircus). Fermez les yeux : vous �tes au far west et vous montez � cheval, le tempo est martel� par les instruments � vent avec un effet d'�cho aux cors qui reprennent la m�lodie (normal, l'�cho, dans la vall�e), le th�me �tant jou� par les trompettes suivies des violons dans son d�veloppement. Les instruments chantent, les cuivres accentuent le rythme saccad� (soutien aux coups de feu), les fl�tes piccolos imitent dans l'aigu le chant des oiseaux (dressez l'oreille d�s le d�but du th�me). Sur des images de chevauch�es interminables, comment ne pas entrer dans les grands espaces ? Par un arrangement devenu coutumier reposant sur la simplicit�, la rigueur, la t�nacit� et l'efficacit�, qualit�s n�cessaires requises pour remplir son dur labeur de cow-boy, il aura suffit d'une poign�e de secondes pour restituer un climat sp�cifique et avertir le t�lespectateur que sa s�rie pr�f�r�e vient de commencer alors qui saurait mieux faire ? Chapeau bas, Messieurs les compositeurs !


Steve PORCARO, compositeur

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@ Tino Hemmann - Fotolia.com

Steve Porcaro est un musicien dont l�h�ritage g�n�tique ne peut pas �tre mis en doute : son p�re Joe est percussionniste, son fr�re a�n� Jeff �tait batteur et son fr�re Mike, son a�n� de deux ans, est bassiste. Rien de plus logique qu�ils se soient retrouv�s adolescents dans la maison familiale � r�p�ter leurs morceaux avant de se lancer dans l�aventure professionnelle : en formant le groupe Toto dans les ann�es 70, ils ne s�imaginaient pas encore qu�ils deviendraient bient�t riches et c�l�bres, un groupe aux 30 millions de disques qui durera trente ans pour ne s�arr�ter qu'en 2006, une long�vit� exceptionnelle pour un groupe de chanson de vari�t� ! Les �tudes classiques de Steve Porcaro dans un syst�me �ducatif musical non scl�ros� comme on le rencontre en France ne le d�tourneront donc pas de sa vocation premi�re : assurer le succ�s de l�ensemble tout en d�veloppant sa propre voix - dans les deux sens du terme -. Aux claviers et aux arrangements, responsable des � chorus � de chaque morceau de 1977 � 1988, sa pr�disposition � la composition lui permettra de s�orienter naturellement vers la musique de film en se reposant sur une valeur s�re, son instrument de base, le piano. Lorsque j�affirme que tous les enfants du monde devraient pratiquer le piano pendant au moins une ann�e pour saisir les �l�ments fondamentaux de la musique, en voici encore la preuve. Du piano au clavier il n�y a qu�un pas que franchira ais�ment le jeune Steve. R�compens� par un magazine sp�cialis� � Meilleur musicien keyboardiste de l�ann�e �, sa chanson � Rosanna � compos�e en 1982 pour sa petite ch�rie, la d�licieuse Rosanna Arquette (l�actrice aime les musiciens, ce ne sont pas Peter Gabriel ou Bob Dylan qui pr�tendront le contraire) apportera � Steve Porcaro le succ�s escompt� ; l�un de ses tube restera en t�te des ventes au Top 50/Box office am�ricain durant une ann�e compl�te et il obtiendra de ce fait la consid�ration n�cessaire des compositeurs de musiques de films, ses fr�res de sang comme Burt Bacharah  pour le film � Arthur � par exemple (voir ici) ou ses fr�res d'armes un peu moins � branch�s � pop. et folk que lui, James Newton Howard par exemple, son estim� confr�re avec lequel il collaborera sur plusieurs films.



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Entre autres amis et coll�gues de Steve Porcaro, on retrouve Joseph Williams (voir ici, le digne h�ritier de son p�re John Williams voir ici), Elton John, Don Henley et Michael Jackson pour lesquels il composera de grands succ�s. Avec ce dernier il pensait d�ailleurs renouer une collaboration qui ne pourra plus se faire suite au d�c�s de la star de la pop musique mais en son temps leur collaboration fut extraordinaire ; leur travail d�boucha en effet sur � Bad �, � History � et � Thriller � dont la meilleure ballade � Human nature � est issue du talent de Steve Porcaro. Son fr�re Mike est lui aussi tr�s � l�aise dans la cr�ation, particuli�rement dans sa partie instrumentale, la guitare basse ; sp�cialiste des effets d�interpr�tation (step, slap, picking, tapping, jeu avec et sans m�diator, utilisation des harmoniques), il s'est fait construire une guitare basse munie d�une corde suppl�mentaire, histoire de d�montrer qu'� eux deux l�esprit d�entreprise est clairement une vertu familiale ! En 2001 il composera la musique du film � T�moin sous protection/Federal protection �, l�histoire d�un parrain de la maffia victime de la trahison d�un autre parrain et qui doit �tre prot�g� par le F.B.I. en �change d�informations. Mais recommencer une nouvelle vie quand votre voisine vous a reconnu et qu�elle s��prend de vous, cela n�a rien d��vident. Armand Assante est super, comme d'habitude.Un film sombre et parfois violent avec quelques pointes d�humour noir, le tout dans une parfaite ma�trise cin�matographique et un doublage excellent (les voix des com�diens fran�ais Mark Alfos, Yvana Coppola, Vanina Pradier, Patrice Baudrier et la voix toujours riche et color�e du robot Johnny 5).  Des notes �gren�es au piano aux arrangements plus �nergiques, l'exp�rience musicale de Steve Porcaro augmente avec l'�ge et sa capacit� � saisir la bonne musique au bon moment fait mouche � tous les coups. Ce film est tr�s bon pour nous faire passer un agr�able moment de cin�ma. Dor�navant, il faudra appr�cier � sa juste valeur le travail du compositeur dans les longs m�trages et les t�l�films. Aux �tats-unis, la musique n�est pas � la derni�re roue de la charrette � lors de l��laboration du budget d�un film contrairement en France o� � peu pr�s tout le monde s�en fiche ; Steve Porcaro peut donc en toute qui�tude continuer � exercer ses multiples talents. C'est un compositeur de plus sur lequel on peut et on doit compter.

 

Pour en savoir + sur Steve Porcaro et son groupe, cliquez ici (info Toto Fan Club Fran�ais, interview du compositeur sur sa collaboration avec Michael Jackson).

Pour �couter Mike et Steve Porcaro en r�p�tition en studio d�enregistrement, cliquez ici (info vid�o You Tube, en anglais).

Film ci-contre � T�moin sous protection/Federal protection � de Anthony Hickox (2001) avec Armand Assante, Angela Featherstone, Dina Meyer... Musique de Steve Porcaro. Un film tourn� au Qu�bec. Doublage par Sonodi. Distribu� par Promark entertainment group et Path� !


 Policier 
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EDDY MURPHY dans "Le flic de San Francisco"

LE FLIC DE SAN FRANCISCO/MÉTRO/Metro,un film de Thomas Carter (1997) avec Eddy Murphy, Michael Rapaport, Michael Wincott, Paul Ben-Victor, Denis Arndt, Donal Logue... Musique de Steve Porcaro. Un film Touchtone Pictures. 

 

Le succès populaire ne fut pas au rendez-vous, le public aura boudé la sortie du film et c'est bien dommage. La critique s'y sera mise elle aussi en faisant ressortir les aspects négatifs de la réalisation et non ses aspects positifs, doublement dommage. Peut-être s'attendait-on, avec un titre français aussi ambigu, à une nouvelle version du « Flic de Beverly Hills » ? Eddy Murphy joue un personnage très sérieux et presque totalement dénué d'humour contrairement à celui d'Axel Foley, le flic si attachant qui vaudra à son interprète la célébrité mondiale. Pourtant à Frisco pas d'ennui, le rythme des situations et les scènes de poursuite très spectaculaires valent largement le détour, une pléïade de cascadeurs auront fait des merveilles. La musique de Steve Porcaro est à la hauteur de l'enjeu : mélodique sans thème particulièrement mémorisable mais compte tenu du contexte agité, Alix ne lui en voudra pas car la priorité rythmique s'impose naturellement. Les arrangements symphoniques basés sur un généreux tapis de cordes enjolivent grandement les quelques scènes de détente et la partition, au final, reste présente sans devenir envahissante, une qualité de jugement dans un professionnalisme sans faille. Pour résumer, le film reste en mémoire malgré - on s'en doute - la violence dérangeante de certains passages : balles tirées dans la tête, coups mortels avec grosses giclées de sang, on s'y croirait vraiment, hélas ! Mieux vaut ne pas être client dans une banque au moment de la prise d'otage même si le négociateur (un thème utilisé depuis ce film au cinéma) vous fera garder espoir. Peut-être... Pour le film et sa musique, Alix donne une appréciation sans ambiguïté, c'est Très bon !


William LAVA, compositeur
 S�rie 
S�rie
Guy WILLIAMS dans ZORRO

ZORRO, une s�rie t�l�vis�e produite par Walt Disney (1957) avec Guy Williams, Gene Sheldon,  Henry Calvin, Britt Lomond, Anthony Caruso, Vinton Hayworth... Musique de William Lava.

 

Rarement une s�rie t�l�vis�e aura autant marqu� l'esprit des enfants. Le � marchandising � invent� par l'Am�rique qui consiste � inonder le march� de produits d�riv�s avant m�me la sortie d'un film n'existait pas encore � la fin des ann�es 50 et c'est commercialement dommage car personne n'avait pr�dit l'enthousiasme g�n�ral et mondial soulev� par le personnage mythique. Avec plus de 40 versions diff�rentes depuis l'origine du cin�ma et de la t�l�vision, c'est avec cette nouvelle version des studios Disney que tous les gar�onnets purent commander au P�re No�l ou plus exactement pour le Mardi-gras, le chapeau, la cape et l'�p�e du h�ros masqu�. L'interpr�tation de Guy Williams et la voix fran�aise distingu�e et chaleureuse de Jean-Louis Jemma contribu�rent pour une bonne part au succ�s ph�nom�nal engendr� par l'�quipe Disney. Les autres personnages recr��s pour l'occasion auront, eux aussi, apport� une touche personnelle � la s�rie, histoire de renforcer son c�t� original, l�ger et tr�s th��tral : le sergent Garcia, unique et incontournable, Bernardo le fid�le valet... et la musique de William Lava. La recette de � Zorro � fut magique car issue du travail de grands sp�cialistes. Le compositeur, justement, aura pendant plus de 40 ann�es (sur ses 60 d'existence) produit une quantit� astronomique de musiques de films et de feuilletons pour la t�l�, ses plus remarquables �tant celles entendues dans les dessins anim�s de la Warner Bros : Bugs Bunny, Daffy Duck, Speedy Gonzales, Elmer Fudd, Bip bip et Vil Coyote qui auront tous �volu� sur les th�mes de William Lava. Les arrangements courts, incisifs, parodiques et terriblement coll�s � l'image feront du musicien l'un des compositeurs les plus appr�ci� des producteurs pour son c�t� prolifique, travail forc�  � � la cha�ne � oblige (pour cause de concurrence acharn�e). Dans � Zorro �, le th�me de la tonalit� mineure qui revient fr�quemment dans le d�roulement de l'action est superbe (fl�te traversi�re et cordes), il est �vident que William Lava adore cette tonalit� et c'est l'emploi � outrance de l'accord et de l'arp�ge de septi�me diminu�e (un accord impossible � caser dans la tonalit� Majeure) qui restera l'une de ses caract�ristiques technique et artistique remarqu�e (voir ici � Wikipedia, en anglais). En apportant son style personnel, il se d�marquera de l'oeuvre de ses pr�d�cesseurs � la Warner ou du travail accompli par Scott Bradley � la Metro Goldwin Mayer pour d'autres illustres personnages anim�s, ceux de Tex Avery : Tom & Jerry et Droopy pour ne citer que les plus connus. Pour revenir � sa technique d'�criture, �coutez bien la partition musicale de � Zorro �, la musique est tr�s descriptive comme elle le serait pour un dessin anim� (un couteau tombe = descente chromatique ; le cheval au galop = formule rythmique r�p�t�e croche, 2 doubles-croches etc.) � une �poque o� la musique �tait encore omnipr�sente d'un bout � l'autre du film. Somme toute voil� un bien beau parcours pour ce coll�gue des ma�tres de la musique de films avec lesquels il aura longuement collabor� : Max Steiner, Franz Waxman, Frank Skinner, Henry Mancini... � Zorro � demeure, par l'interm�diaire des multi-diffusions t�l�vis�es, une s�rie qui cr�ve l'�cran mais toute m�daille ayant son revers, le top-mod�le Guy Williams alias Armando Catalano, du haut de ses 191 cm, ne parviendra pas � se d�barrasser de son r�le ; pr�sent dans les deux versions cin�ma de � Zorro � mais dans moins d'une dizaine de longs m�trages, il se retirera  � sur la pointe de l'�p�e � pour vivre loin du milieu cin�matographique apr�s 78 �pisodes, un sort que devra subir d'autres h�ros de s�ries t�l�, des acteurs prisonniers toute leur vie d'un r�le marquant : Peter Falk dans Columbo, James Drury dans Le Virginien etc. Et pour revivre les �pisodes de � Zorro �, pr�f�rez la premi�re version en noir et blanc ; coloris�e, celle de 1992 n'apporte rien de bon sinon du charme et de la cr�dibilit� en moins.

* Pour voir le g�n�rique et r�entendre la musique, cliquez ici (info YouTube)

* Le site d'un passionn� fran�ais de la s�rie, cliquez ici (page Web de Vivi)

* La version avec Alain Delon, cliquez ici


Ang�lique et Jean-Claude NACHON, compositeurs


 Guerre 
Guerre
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@ Olivier Goupille - Fotolia.com

LE SILENCE DE LA MER, un t�l�film franco-belge de Pierre Boutron (2004) avec Julie Delarme, Thomas Jouannet, Michel Galabru... D'apr�s les nouvelles de Vercors � Le silence de la mer � et � Ce jour-l� �. Musique d'Ang�lique Nachon et Jean-Claude Nachon. Produit par Expand drama, la RTBF, Saga film, TV5 et France 2 t�l�vision. Distribu� par Warner home vid�o France.

 

Pour �tre direct, sachez que ce t�l�film est exceptionnel. Tout y est parfait : la r�alisation avec ses mouvements de cam�ra tr�s cin�matographiques (travelling qui d�marre sur un d�tail anodin pour terminer sur l'essentiel), les acteurs, les d�cors, la lumi�re, les textes, les voix, l'ambiance... et la musique. L'histoire est terriblement humaine � une �poque de d�shumanisation totale, l'Occupation de la France en 1941. Lorsqu'un vieil homme et sa petite-fille vont devoir h�berger un officier allemand sous leur toit, la vie de la jeune professeur de piano va basculer dans le silence et les sentiments. L'issue sera t-elle in�vitablement dramatique ? Que va t-il se passer entre deux �tres d'un monde parall�le que la musique et les livres r�unissent ? Le Pr�lude n�1 en ut Majeur de J. -S. Bach va lancer l'histoire ; repris par le couple Ang�lique et Jean-Claude Nachon, les compositeurs  vont s'en inspirer pour cr�er une liaison entre les diff�rentes parties du film. Un autre compositeur se sera �galement inspir� de ce choral de Bach : Jules Massenet y greffera sa c�l�bre Av� Maria, une m�lodie religieuse chant�e et jou�e par tous les musiciens classiques de la plan�te. Tr�s au fait de leur m�tier et dot�s d'une r�elle intelligence d'�criture, capables d'orchestrer avec d�licatesse une m�lodie simple et agr�able mais aussi d'arranger un th�me jazzy plus complexe, les choix effectu�s par le duo Nachon s'av�reront tous excellents. Notes tenues ou saccad�es, la musique soutiendra les images sans les dominer ou amoindrir leur force, deux paradoxes qu'ils ne connaissent pas. Ces deux musiciens op�raient chacun de leur c�t� jusqu'au moment o� un ami commun va imposer la collaboration entre deux artistes : d'une simple rencontre de travail va na�tre une fusion personnelle et professionnelle remarquable. Pr�cieuse est le mot juste � utiliser en de pareilles circonstances. H�las, leur discr�tion n'aide pas � les rendre populaires, il faut dire que les m�dias ne s'int�ressent que tr�s rarement aux vrais talents occup�s � fournir de la mati�re et non � para�tre dans les revues de mauvais genre. Pr�sents sur tous les fronts malgr� le peu de moyens mis � leur disposition (la musique de film reste un art m�pris� en France), du th��tre au cin�ma, des spectacles au t�l�films, les compositions d'Ang�lique et Jean-Claude Nachon n'en finissent pas d'honorer le genre musical. Alix est rassur�e : la musique de film a encore de beaux jours devant elle avec ses meilleurs repr�sentants. N'h�sitez plus � dresser l'oreille, la liste de leurs interventions est impressionnante ! Alix donne au t�l�film � Le silence de la mer � la mention Excellent avec sa musique Parfaite ; � noter la mention sp�ciale pour une performance d'acteurs dont les 'excellents Julie Delarme (ce qu'elle joue bien !) et Thomas Jouannet dans un r�le difficile lui aussi (Michel Galabru et tous les autres protagonistes sont impeccables).

Pour en savoir un peu + sur ce couple exceptionnel aux centaines de compositions, cliquez ici (infos La D�p�che.fr) et ici (Les films du Guertiz)



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Montage FX

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@ Michel Vinot - Fotolia.com
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L�AFFAIRE DOMINICI, un t�l�film de Pierre Boutron (2003) avec Michel Serrault et Michel Blanc. Musique d�Ang�lique et Jean-Claude Nachon. Une production T.F.1.

 

Comment peut-on en arriver l� ? Accuser et condamner quelqu�un sans l�ombre d�une preuve tangible et irr�futable est indigne d�une d�mocratie. Actuellement en  Chine, lorsque votre t�te d�pla�t � un responsable du Parti, vos �tes exp�di� manu militari aux portes d�un � laogai � sans jugement ni proc�s, une r�pression qui se d�roule en contradiction avec le discours officiel � Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil � : direction le goulag asiatique pour celles et ceux qui ont une bouche et une langue pour s'exprimer autrement ! En France, en 1952, la justice a envoy� Gustave Dominici en prison � l��ge de 77 ans sans prouver sa culpabilit� dans le meurtre atroce de trois anglais. Le G�n�ral De Gaulle l�aura graci� plus tard, certes, mais le mal �tait fait. Comment peut-on retrouver un honneur perdu ? C�est la question pos�e par William Reymond dans son livre � Dominici non coupable, les assassins retrouv�s � (chez Flammarion, �diteur) servant de base � ce t�l�film. En cette nuit d�ao�t 1952, un scientifique anglais et sa petite famille stationnent pr�s du magnifique village de Lurs dans les divines Alpes-de-Haute-Provence. A proximit�, r�gne en ma�tre un patriarche, Gaston Dominici, dans sa propri�t� de � La grande terre � o� demeure presque toute sa famille. Tout d�montre l�innocence des Dominici, l'un ou l'autre �tant incapable de tuer un couple et de massacrer une fillette � coups de crosse de carabine. La nationale 66 passe davant la propri�t�, une route tr�s fr�quent�e en �t� mais on retiendra surtout la pr�sence d'une usine de fabrication de produits chimiques : les services secrets fran�ais, anglais, tch�ques et russes sont sur le coup. Il appara�t clairement aujourd�hui que cette histoire repose sur une affaire d�espionnage industriel et de r�glements de comptes. Nous sommes en pleine � guerre froide � et des pseudos int�r�ts nationaux et patriotiques sont en jeu. C�est de ce c�t�-l� que le petit fils de Gaston Dominici veut voir la justice fran�aise s�investir s�rieusement aujourd'hui, il y va de l�honneur d�un homme, d�une famille et d�une institution et sans doute aussi d�une r�gion sans oublier la v�rit� que veulent conna�tre les proches de Sir Jack Drommond. L��crivain Jean Giono et le r�alisateur Orson Welles s��taient d�j� empar�s de l�affaire et Claude Bernard-Aubert en avait fait un film remarquable avec Jean Gabin et Victor Lanoux en 1973. Le t�l�film de Pierre Boutron est lui aussi remarquable pour le jeu des acteurs, la r�alisation efficace et surtout pour un expos� des faits absolument implacable. Il n�y a pas que � L�affaire Seznec � pour nous rappeler la l�chet� et la bassesse de certains �tres humains r�fugi�s derri�re leurs pr�tendues missions� Alix trouve ce t�l�film Excellent et sa musique plut�t Discr�te, dommage, les Nachon sont de tr�s grands professionnels auditivement peu sollicit�s ici.  noter les bonus tr�s int�ressants du DVD avec les vraies images d'archives.

 

* Pour en savoir + sur le documentaire d'Orson Welles de 1955 enfin restaur� , cliquez ici (infos LaHuit.com)

* Le petit-fils de Gaston Dominici t�moigne, cliquez ici (infos WilliamReymond.com)


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MONSIEUR LÉON, un téléfilm de Pierre Boutron (2006) avec Michel Serrault, Arthur Vaughan-Withehead, Clémentine Célarié, Annie Grégorio, Georges Claisse, Florence Pernel... Musique d'Angélique et Jean-Claude Nachon assistés de Martin Nachon. Un film TF1 vidéo, GTV Gétévé, Télé images international, le CNC...

 

Ce qui surprend le plus c'est le naturel avec lequel joue le gamin dans son rôle du petit parisien Yvon : donner la réplique au monstre sacré Michel Serrault avec autant de talent et de conviction permet d'assurer le succès du téléfilm devienu rapidement très populaire après sa diffusion. La France sous le régime de Vichy intéresse fortement les français qui savent que l'on n'a pas tout dit ni écrit sur la question - loin de là -. Chacun sait que cette période sombre de l'histoire contemporaine aura engendré tous les excès, du côté des collaborateurs comme de celui de la Résistance. Alors qui est-il exactement, ce docteur Léon, sollicité pour soigner les militaires allemands, repecté par les nazillons de service et si admiratif de Pétain ? Ce téléfilm dresse t-il le portrait d'une France pitoyable ? Comment le petit Yvon va t-il s'y prendre avec ce grand-père imposé sachant que son père est mort en héros sur le champ de bataille et que sa mère participe à un réseau de résistants très actifs ? La musique d'Angélique et Jean-Claude Nachon est magnifique : mélodique et mélodieuse (mélodique pour technique et mélodieuse pour musicalité), symphonique, à la fois feutrée et présente, légère et consistante, les qualités de la musique du téléfilm le tire irrésistiblement vers le haut. Les acteurs sont tous excellents, le scénario est passionnant, la réalisation est parfaite, les images et la lumière sont très bien maîtrisées, bref, on rit et on pleure d'un bout à l'autre. La télévision française, lorsqu'elle veut bien se démarquer de l'horrible programmation habituelle d'émissions-jeux débiles et de séries américaines désolantes, prouve une nouvelle fois sa puissance inégalée et sa capacité créatrice. Michel Serrault, un acteur et comédien qui aura tant marqué plusieurs générations de spectateurs admiratifs, laisse un immense vide derrière lui. Gageons que la relève est assurée : Arthur Vaughan Withehead semble vouloir le démontrer. Alix estime que cette oeuvre est Exceptionnelle et sa musique Excellente. Au fait ne vous fiez pas à la capture d'images ci-contre qui illustre une ambiance paisible : contairement aux apparences le vieil homme et l'enfant vont connaître des moments dramatiques... 


 Com�die 
Com�die
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Victoria Abril et et Lucie Lucas

CLEM, un téléfilm de Joyce Buňuel (2010) avec Lucie Lucas, Victoria Abril, Jérôme Anger, Mathieu Spinosi, Élodie Fontan… Musique d'Angélique et Jean-Claude Nachon. Une production TF1. 

Avec Victoria Abril en vedette dans un premier téléfilm, la soirée était à coup sûr asssurée : quel talent ! La surprise viendra de l’excellence de la réalisation et de l’ensemble des protagonistes : la jeune Lucie Lucas est impeccable dans son rôle de Clémentine la « femme-enfant » ; la jeune actrice sait émouvoir le spectateur tant elle irradie de naturel et de spontanéité. La musique du film très agréable distille avec délicatesse ses arrangements légers mais reste toutefois assez discrète ce qui n'est pas étonnant avec Angélique et Jean-Claude Nachon, un choix non discutable pour Alix qui connaît bien l'à-propos de leurs compositions. La présence de musiques additionnelles très actuelles ont en revanche pour seul but d'« accrocher » le public adolescent. Sur le sujet d’une étudiante de 16 ans qui découvre sa grossesse avant de finir par l’accepter, les ados répondent présent au scénario mais le traitement artistique rend le téléfilm éloigné de la dure réalité de la vie : dans ce cas de figure, malheureusement, les choses virent souvent au drame. Les deux productions suivantes n’auront pas le même intérêt ni le même impact que le film pilote : blog, livre, diffusion sur Internet, forums, pub, à une époque où le spectateur se lasse très vite de ce qui est répété à satiété il fallait bien s’y attendre ! L'avis d’Alix sur « Clem » reste donc très positif, voici un Très bon téléfilm mais hélas pour les suivants, le cabotinage grandissant des acteurs et l'apparition de mouvements très désagréables de caméra tirent l'ensemble vers le bas. Grave...


Georges GARVARENTZ, compositeur
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Parler de Georges Garvarentz, c'est parler du fondement du cin�ma fran�ais et de la chanson de vari�t�. Rien de moins que cela. Une certitude demeure pour toujours : dans les ann�es 60 tout particuli�rement, le cin�ma hexagonal va utiliser le don de ce jeune musicien d�j� aguerri pour la composition m�lodique et les arrangements musicaux cr�atifs en lui confiant les musiques de nombreux films qui ne deviendront pas tous c�l�bres, certes, mais dont leurs qualit�s musicales resteront dans les m�moires. Qui peut honn�tement pr�tendre ne pas se souvenir de � La marche des anges �, ce th�me-leitmotiv d' � Un taxi pour Tobrouk � ? M�me si cette belle m�lodie n'est pas de George Garvarentz car il s'agit d'une pri�re - un gloria - du XVIIIe si�cle chant�e dans les �glises catholiques � Les anges de nos campagnes �, une reprise qui n'a rien d'exceptionnel dans la d�marche, le travail du compositeur reposera pr�sentement sur la diversit� de ses arrangements. Le th�me s'adapte d'ailleurs parfaitement aux versions multiples entendues dans le film de Denys de La Patelli�re (1961, une grande ann�e !). Siffl�, chantonn� par des voix enfantines ou par un choeur d'hommes, orchestr� l�g�rement avec quelques instruments ou d�clam� par l'orchestre symphonique, il aurait �t� dommage de ne pas l'utiliser. Le film est devenu un �norme succ�s populaire, la pr�sence de Lino Ventura l'italien en lutte perp�tuelle, de Maurice Biraud le Bibi parisien adoptif de Collonges-la-rouge, d'Hardy Kr�ger le berlinois sentimentalement attach� � l'Afrique (et affubl� de la voix de son coll�gue Marcel Bozzufi dans les films), de German Cobos l'espagnol pro-europ�en, tous ont contribu� � rendre cr�dible et sinc�re une formidable et path�tique histoire d'hommes. La guerre et son absurdit�, lorsqu'elle est �voqu�e dans les dialogues qui font mouche du cruel Michel Audiard permet de dire � Alix, la sp�cialiste des films et de leurs musiques, que Georges Garvarentz aura r�sum� sa carri�re dans � Un taxi pour Tobrouk � : son �criture est f�conde, enthousiasmante et magnifique. Notre Charles Aznavour national proche de l'Arm�nie, ce cr�ateur auquel nous devons tant de grands moments d'�motion,  apportera sa pierre � l'�difice et r�alisera parall�lement son double r�ve d'enfant-artiste, d'une part, gr�ce � ses talents d'acteur qui lui vaudront un excellent parcours cin�matographique et gr�ce aussi au talent associ� de son beau-fr�re Georges Garvarentz. La r�ussite musicale du chanteur-compositeur-interpr�te Charles Aznavour repose en partie sur le travail de Georges, leurs succ�s m�lodiques, harmoniques et rythmiques feront le tour du monde. Un bin�me exemplaire et prolifique qui marquera la chanson fran�aise au plus haut niveau musical. Un exploit � souligner. Messieurs ne vous faites aucun souci l� o� vous vous trouvez (ici ou l�-haut) : on n'est pas pr�t de vous oublier, vos chansons et vos musiques sont �ternelles. Vous aussi.

Un taxi pour Tobrouk, d'apr�s un sc�nario de Ren� Havard, une coproduction franco-anglo-espagnole.


 Com�die 
Com�die
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LE CORBILLARD DE JULES, un film de Serge Penard (1981) avec Aldo Maccione, Francis Perrin, Henri Courseaux, Jean-Marc Thibault, Henry Guibet, Philippe Nicaud, Andr� Pousse... Musique de Georges Garvarentz. Un dvd One plus one (groupe M6/SND)

 

Dans cette com�die aussi sympathique que satirique (�a rime), Aldo Maccione pla�t ou d�pla�t. Un artiste qui poss�de un style et qui plus est, une d�marche particuli�re (quand il frime, c'est Aldo La classe !), on aime ou on aime pas. Alix adore, c'est tr�s sympathique. Dans cette com�die, on rase gratis, tout le monde en prend pour son grade et pas seulement les militaires : les religieuses, les amerloques, la gourdasse, le p�tomane, le resquilleur, le collabo, le voleur, les planqu�s, le commer�ant et le maffieux du march� noir, les r�sistants de derni�re minute... Il faut voir venir et pouvoir appr�cier l'humour grin�ant � la Jean Yanne ce qui ne semble pas �tre le cas du g�n�ral Patton trop occup� � faire la guerre. Bref, Alix adore vraiment, c'est tr�s satirique. C'�tait une �poque on l'on pouvait encore, peut-�tre, se moquer de tout et de n'importe quoi, d'ailleurs, les fran�ais �lisaient m�me un nouveau pr�sident de la R�publique pour qu'il change le monde, un monde qu'il n'a pas chang� et qui ne pouvait pas changer de toute fa�on, �videmment, sauf lui... Cette com�die elle non plus n'aura pas boulevers� le monde cin�matographique (ce n'�tait sans doute pas sa vocation) mais le divertissement n'en reste pas moins tr�s plaisant et tranquille comme la musique de Georges Garvarentz qui sait faire corps avec Glenn Miller pour lui renvoyer des m�lodies agr�ables sur de fameux arrangements riches, comme les spaghettis riches aux oeufs frais, n'est-ce pas, Aldo ? Pour r�sumer l'appr�ciation d'Alix sur cette com�die avant de passer � la soupe car c'est l'heure de d�ner, voici un Bon film � sa musique Tr�s bonne. Quand on arrive encore � rire facilement de certaines sc�nes ou de plusieurs situations vraiment tr�s cocasses, c'est que du billard...    


Acc�s page suivante : Francis PERRIN, artiste complet / Wes CRAVEN, r�alisateur / Rachel PORTMAN, Lee HOLDRIDGE, Leith STEVENS, Jerry FIELDING, Jean-F�lix LALANNE, Charles BERNSTEIN, Frank SKINNER, Charles STROUSE, Max STEINER et Brad FIEDEL compositeurs

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