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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

La critique de films d’Auregane (IV)

Le cinéma d’Auregane

  Auregane - Les Mélodies Modernes

Les critères de film d’Auregane (et de ses nombreuses amies) sont les mêmes que ceux d’Alix et d’Aanor :

Auregane - Les Mélodies ModernesParfait, Très bon (les films dont on se souviendra toujours)
– Bon (le cinéma existe grâce à eux)
– Moyen (on n’a pas perdu son temps pour autant)
– Insatisfaisant ou Raté : non, non et non, il ne faudra plus financer un tel navet. À ce point de nullité, mieux vaut tout recommencer. Le réalisateur doit acheter une caméra pas cher, recruter des comédiens amateurs et reprendre son cycle d’apprentissage. Comme on le dit usuellement, c’est en forgeant que l’on devient forgeron !

Pour la musique du film :

– Parfaite ou Excellente (on achètera le C.D. les oreilles fermées)
– Bonne (on en fera de même)
– Discrète (difficile de juger…)
– Mauvaise (aucun scrupule à le dire, quand c’est mauvais, cela s’entend. Le compositeur devrait peut-être envisager une reconversion professionnelle…)

Les photos d’Auregane sont de @ Vasiliy Koval – Fotolia.com

 

Les Mélodies ModernesÀ NOTER. Les captures d’images des films sont présentées dans un tableau exclusif réalisé par les Mélodies Modernes ; elles permettent de replonger dans l’ambiance de l’œuvre ou de saisir le contexte général de l’histoire en illustrant du mieux possible les articles dédiés. Certains tableaux contiennent des photos de nudité, dont celles d’enfants, qui correspondent à une scène importante du film. Dans le cadre de la vigilance nécessaire permettant de ne choquer personne mais aussi dans un état d’esprit rejetant toute forme de censure abusive qui serait, par définition, tout à fait détestable, les Mélodies Modernes ont décidé de doter toutes les photos de nu d’une feuille de vigne que l’on rencontre dans les sculptures, tableaux et photographies d’autrefois. Elles seront entièrement floutées le cas échéant. La législation moderne devient de plus en plus contraignante notamment dans sa lutte contre la pornographie et la pédophilie. En effet, le développement inconsidéré d’Internet ne permet plus de contrôler quoi que ce soit et les images peuvent facilement être détournées de leur usage premier, celui de distraire et d’informer sans arrière pensée malsaine, vicieuse ou exagérément provocatrice. Lorsque vous cliquez sur une photo du site Les Mélodies Modernes, vous ne pouvez pas la copier. Si vous le faites sous Google par exemple, alors là, vous pouvez copier tout ce que vous voulez. Ce paradoxe peut empêcher de démontrer que les Mélodies Modernes est un site sérieux. Un juste compromis s’impose donc entre pudeur et indécence, comme dans l’Antiquité sur ces mêmes questions qui embarrassaient déjà le monde culturel, artistique, philosophique et cultuel (dont le clergé), une représentation du sexe masculin ou féminin qui ne peut pas être systématiquement offerte aux yeux de tous. Cela se discute, cela mérite débat. Des critères existent pour tenter de tracer une limite entre une image de nu relevant de la tolérance artistique, éducative, pédagogique ou plus simplement informelle et ce qui relève de la pornographie. Même dans ce domaine, l’érotisme n’en fait pas partie. Une chose est sûre, les années 2010 ne sont plus les années 70, plus libertaires et plus tolérantes sur certains points car les mœurs et les mentalités ont considérablement changé, malgré la forme qui l’emporte souvent sur le fond. L’être humain, civilisé ou non, reste ce qu’il est depuis l’aube des temps, avec ses qualités et ses défauts. Concrètement, dans le cadre des dispositifs existants pour la protection des mineurs sur Internet, l’initiative que prend le site des Mélodies Modernes, sans pression ni demande de qui que ce soit, s’avère opportune et va dans le bon sens. Les Mélodies Modernes n’est pas un site comme les autres et entend bien le rester : il est recommandable à tous. Sans aucun doute.

 

 

Allons enfants de la fratrie

 

 

Comédie

Alfons ZitteMontageFV Alfonsrbacke, un feuilleton télé d’Andreas Schreiber (1986) avec Enrico Lübbe, Ute Lubosch, Jürgen Reuter, Cornelia Lippert, Thomas Thal, Juliane Phal, Haiko Nieland, Antje Brusch… D’après l’œuvre de Gerhard Holtz-Baumert. Musique de Thomas Natschinski. Un dvd DDR Tv-archiv/rbbmedia.

Nachhilfe für Vati, un téléfilm de Karola Hattop (1983) avec Dieter Montag, Bärbel Rôhl, Katrin Saß, Falk Rockstroh, Sebastian Paasch, Jana Zoller… Musique de Peter Gotthardt. Un dvd DDR Tv-archiv/rbbmedia.

Alfons n’est pas un garçon doué : tout ce qu’il touche, tout ce qu’il fait se transforme vite en catastrophe ; heureusement, les petits problèmes qu’il rencontre ne sont pas tous dramatiques. Cette série très sympathique et plutôt sage n’est pas si désuète qu’elle en a l’air : sur le fond, les enfants restent des enfants (du moins c’est à espérer) et leurs bêtises aussi ! Il y aurait de quoi alimenter des recueils entiers d’histoires drôles, ce dont l’écrivain-journaliste Gerhard Holtz-Baumert ne s’est jamais privé. Spécialiste de la littérature enfantine, les premières (més)aventures du petit Alfons sont sorties en 1958 en R.D.A. dans une configuratiNachhlife für Vati - Les Mélodies Moderneson politique, on s’en doute, bien différente de celle d’aujourd’hui. Devenu très célèbre, le héros d’une dizaine d’années a su gagner l’affection de toute une génération qui s’en souvient encore ; la justesse du propos est sans doute due en grande partie aux souvenirs de l’auteur et certaines de ses péripéties sont probablement autobiographiques. Par leur forte valeur pédagogique, le but plus ou moins avoué reste la transmission de signaux positifs en donnant envie aux rejetons, par exemple, de surmonter leurs problèmes dans un monde d’adultes pas si méchants que cela (les parents d’Alfons se montrent affectueux et compréhensifs). En trouvant une solution acceptable par tous, la moralité bien spécifique aux productions des pays de l’est portait sur les valeurs collectives partagées et non sur le soutien de l’individualisme forcené… Le public allemand a bien de la chance de pouvoir disposer aujourd’hui d’une telle quantité et Qualité de feuilletons et de séries destinées aux enfants, visibles par toute la famille et éditées après remastérisation en format dvd, des productions presque toujours dotées de très belles musiques de films et de génériques. Avec son synthé et un thème à l’harmonica, il y a du Jean-Claude Petit et du Vladimir Cosma dans la musique de Thomas Natschinski, un compositeur-arrangeur de formation classique mais sans œillères qui aura, dans les années 60, réécrit les chansons des Beatles dans la langue de Goethe, l’artiste demeure bien connu en Allemagne pour ses nombreuses participations aux téléfilms et feuilletons télé sans oublier ses disques et concerts ! Toujours dans le même esprit positif, le téléfilm « Nachhilfe für Vati » met en scène un frère et sa sœur qui se chamaillent en permanence, deux enfants mal pris entre père et mère sur le point de divorcer. Comme souvent dans ce cas-là, ils aiment autant l’un que l’autre mais c’est auprès de leur père et de son ami vivant en pleine campagne, simplement, qu’ils vont retrouver l’espoir d’une éventuelle réconciliation. La fin pourrait être calquée sur les films américains avec la famille qui se reconstruit idéalement. La musique, moins bien réussie que celle d’ « Alfons Zitterbacke », s’en tient au strict minimum : quelques accords de guitare, trois notes de piano et roulez jeunesse ! Tous les acteurs jouent bien et cette production sans prétention et sans grands moyens, les scènes d’action se résumant aux parties de cartes, au bain en plein air ou aux plaisirs de la plage, se laisse voir Avec plaisir. Il ne manque qu’un bon doublage en français (et une bonne musique de film) !

 

Horreur

Antichrist - Les Mélodies ModernesAntichrist, un film de Lars Von Trier (2009) avec William Dafoe, Charlotte Gainsbourg, Storm Acheche Sahistrøm.

Le film commence et se termine sur des images réalisées avec un très gros ralenti (plus de mille images/seconde) ce qui lui confère un genre, un style bien particulier. Hélas, quelques minutes plus tard, la pornographie s’invite au spectacle. En utilisant les services d’acteurs spécialisés dans le X, le réalisateur filme en gros plan, toujours dans la même démarche censément esthétique, un acte sexuel bien réel et pas simulé du tout – ce ne sera pas le seul – jusqu’à ce que le spectateur amoureux du beau et du bon cinéma décroche totalement. On ne peut pas être fan du grand écran et apprécier un navet pareil, un film qui ne ressemble à rien parce qu’il mélange les notions d’amour et de violence sans cohérence ni justification. Le sexe et le sang ont toujours fait recette au cinéma ; dans « Antichrist », il font fuir. Le réalisateur a pourtant la chance d’être porté par ses admirateurs dont Isabelle Huppert, une présidente du Festival de Cannes 2009 qui lui aurait donné la Palme d’Or sans l’intervention virulente des autres membres de la noble assemblée. Ouf ! On y a échappé. Charlotte Gainsbourg, actrice très talentueuse qui n’est plus à un scandale près, recevra tout de même le prix d’interprétation féminine à la cérémonie de remise des prix en perte de crédibilité. Lars Von trier, qui se contrefiche totalement de la musique de film, devrait changer de profession et poser sur son épaule autre chose qu’une caméra. Le cinéma, même s’il doit montrer des actes à ne pas mettre entre tous les yeux dans d’indispensables scènes parfois insoutenables mais toujours inoubliables, ne peut se contenter d’une poignée de fabricants d’images vulgaires et grotesques utilisant le 7e Art pour se défouler. Certainement doué mais pas à l’aise dans son travail ni dans ses baskets, sait-il qu’une séance chez un psychiatre coûte bien moins cher, une action qui ne dérangerait pas un spectateur lassé de payer pour des films polémiques, forcément attirants pour se forger sa propre opinion, mais qui se révèlent beaucoup trop décevants pour leur Mauvais goût et lamentables pour leur non-sens cinématographique.

 

Tranche de vie

Montage Ray Charles - Les Mélodies ModernesBallad in blue, un film de Paul Henreid (1964) avec Ray Charles, Tom Bell, Mary Peach, Dawn Addams, Piers Bishop, Joe Adams, Betty McDowall, Lucy Appleby… Musique de Ray Charles. Un film Warner-Pathé ! / Studiocanal.

Le parcours musical de Ray Charles est des plus conventionnels dans un univers personnel, politique et artistique tout à fait exceptionnel. Né aux États-Unis dans une famille pauvre de Géorgie en 1935 pendant la Grande dépression qui a suivi le crack boursier de 1929, de sérieux ennuis de santé lui ont progressivement fait perdre la vue et ont altéré sa perception d’un environnement déjà difficile (la Seconde guerre mondiale et surtout les lois de ségrégation raciale dans son pays) tout en multipliant ses capacités auditives : atteint de cécité suite à une maladie du nerf optique (un glaucome, dans une forme non guérissable à l’époque) dès l’âge de sept ans, le malheureux enfant suivra des cours de musique jusqu’à se produire, une fois adulte, dans les pianos bars et autres lieux de divertissement nocturne, des endroits parfois peu recommandables qui lui feront connaître des plaisirs illicites. Sa rencontre avec Quincy Jones, un autre phénomène de la musique populaire américaine, va être déterminante pour sa future ouverture au monde : ses enregistrements faits de succès incroyables résonneront sur toute la planète. La fin des années 60 seront marquées par la contestation violente contre la guerre (plus que violente) du Vietnam et l’avènement du rock psychédélique, une musique « dure » qui connaîtra un point d’orgue avec le festival de Woodstock et cette explosion du « mouvement hippie » mettra progressivement un terme à la gloire de Ray Charles, trop mélodique et trop esthétique dans sa forme musicale approfondie, la soul music et le rythm and blues qui ne tiendront pas face à la facilité musicale du moment avec des « accords ouverts ». Dans les faits, ces accords sont épurés de certaines notes qui les constituent, une astuce technique aisée qui réduit le champ harmonique et la création mélodique. La composition devenant possible pour tous les instrumentistes non dotés de grandes connaissances à part qu’ « ils font du bruit » finira par achever l’enthousiasme du génial Ray. Heureusement, il obtiendra d’autres satisfactions de la vie malgré son fort handicap : père de plus d’une dizaine d’enfants obtenus avec autant de femmes, fortuné avec de l’argent à ne plus savoir quoi en faire, il saura jouir de sa notoriété qui ne s’éteindra jamais comme quoi, lorsque le destin vous fait démarrer dans de très mauvaises conditions, il est possible de devenir un roi – à condition de bien le vouloir -. Rien n’est évidemment aussi simple mais le cas de Ray Charles mérite de s’y pencher, sur sa musique surtout, car elle est et restera extraordinaire, une référence artistique. « Ballad in blue », tourné à Londres lors d’une tournée de concert avec son grand orchestre et ses choristes, raconte une aventure que Ray Charles a vraiment vécu en aidant un enfant à aimer la vie grâce à sa musique et en finançant une opération chirurgicale à Paris, des actions personnelles louables qu’il a comparé à une rédemption pour ses péchés de jeunesse.

 

Tranche de vie

Das Eismeer ruft - Les Mélodies Modernes Das Eismeer ruft, un téléfilm de Jörg Foth (1984) avec Oliver Karsitz, Alexander Rohde, Vivian Schimdt, Thomas Gutzeit, Oliver Peuser, Ilja Kriwolutzki, Heide Kipp, Ute Lubsch, Marie Gruber, Gabriela Wilhelmova… D’après le roman d’Alex Wedding. Musique d’Uwe Hilprecht. Un film de la DEFA-Stifung.

En 1934, le brise-glace Tcheliouskine est bloqué par les glaces dans l’Artique, la même année où Paul-Émile Victor lance son expédition avec le commandant Charcot avec « Le Pourquoi-pas ? » à la découverte des terres encore inexplorées. Les sauveteurs soviétiques furent accueillis en héros à leur retour et ses images filmées font partie intégrante du téléfilm qui situe l’action à une époque très tourmentée en ex Yougoslavie et dans le monde en proie à la montée du nazisme, de l’antisémitisme et des dictatures : Hitler et Mussolini paradaient déjà en Italie, le tristement célèbre professeur Mengele, ce criminel contre l’humanité, recevait son diplôme avant de se livrer à une barbarie indescriptible sous le régime fasciste, annoncé bruyamment  par « La nuit des longs-couteaux »… Loin de ses histoires d’adultes, quatre enfants de Prague vont agir eux aussi en héros, du moins le pensent-ils : ils veulent partir sauver les marins en perdition sur la glace ! Très sentimental et parfaitement bien réalisé par Jörg Foth, ce téléfilm aux allures de « grand film » pour le cinéma avec sa profondeur visuelle et intellectuelle, illustre bien avec le parcours sans faute d’un réalisateur particulièrement doué ayant débuté avec le fameux western très réussi « Blauvaugel ». Bardé de récompense, « Das Eismeer ruft » connaîtra une belle carrière mais les changements liés à la disparition de l’Allemagne de l’est et de son organisation cinématographique (un travail en régie soumis à la censure) empêcheront le renouvellement de productions de ce niveau de qualité. Plusieurs scènes sont particulièrement touchantes mais c’est toute la trame qui vaut l’Admiration des Mélodies Modernes avec l’attachement des enfants à vouloir sauver les naufragés par tous les moyens, sensibles à leur appel de détresse relayés par la radio. Coûte que coûte, en vendant leur collection de timbres, en utilisant tous les stratagèmes possibles et imaginables, leur pérégrination mériterait une diffusion en français après un bon doublage comme on sait le faire. Histoire de se convaincre, si besoin, qu’il n’y a pas que les français ou les américains qui savent faire de très bons (télé)films. La musique de film, elle, reste inexistante à part quelques accords atonaux de fanfare ici et là : caisse claire, trompette « bouchée » (avec une sourdine), saxophone soprano, clarinette… Le compositeur nous mène en bateau.

 

Drame

Der Staatsanwalt hat das Wort - Les Mélodies ModernesDer staatsanwalt hat das wort – Küsse und Schläge, un film de Manfred Mosblech (1965) avec André Hannemann, Günter Schubert, Simone v. Zglinicki, Marga Legal, Christian Fietzeck, Helga Piur, Franz Viechmann… Musique de Günter Fischer. Un film de la D.D.F.

Toujours à la recherche du film ou téléfilm que l’on ne connaît pas ou très peu, Auregane parvient à débusquer des perles du cinéma ou de la télévision. Les films produits par « les pays de l’est » à l’époque où cela signifiait encore quelque chose du point de vue de la géopolitique, sont d’un niveau quantitatif et qualitatif plus que surprenant. On le sait, l’Allemagne de l’est, la Tchécoslovaquie ou la Yougoslavie, par exemple, ont produit des œuvres magnifiques presque toujours sous l’œil bienveillant de l’Union soviétique, grande nation du cinéma s’il en est. Les thèmes politiques alimentent – on s’en doute – l’intrigue des films et leur diffusion s’est arrêtée, lors de leur sortie, aux frontières des pays du « bloc de l’est », à savoir, les pays de régime communiste instauré après la Seconde guerre mondiale dans le nouveau partage des territoires effectué par les grandes puissances qui venait de la gagner au prix de très lourdes pertes dont le drame de l’Holocauste. Si les films sont conventionnels, en ce sens qu’ils alimentent une pensée politique et sociale unidirectionnelle, ils n’en restent pas moins un témoignage souvent poignant d’une vie familiale pas si différente de celle des occidentaux, la débauche financière en Der Staatsanwalt hat das Wort - Les mélodies Modernesmoins. Les films montrent un quotidien fait de peu de chose, des comportements humains basés sur un fort esprit relationnel et solidaire, le niveau de vie étant bien plus bas qu’en France (ce qui finira par engendrer un changement irrémédiable, illustré à terme par la chute du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne). L’histoire du monde ne peut évidemment se résumer à ces quelques phrases courtes, rien n’est jamais simple mais c’est pourtant cette qualité, la simplicité alliée à l’efficacité, qui prévalent dans la série télé « Der staatsanwalt hat das wort », épisode « Küsse und Schläge » qui relate le parcours d’un enfant malheureux, battu et rebelle, avec de nombreux rebondissements dans une histoire crédible et très bien jouée. Filmé de manière assez conventionnelle (pour ne pas dire académique), certains plans et cadrages, avec l’aide d’une lumière parfaitement maîtrisée, sont absolument Superbes et justifient à eux seuls le succès de la série, à sa sortie sur les écrans allemands dans les années 60. Le gamin interprété par André Hannemann est excellent avec un jeu expressif dans un rôle difficile car très psychologique, ses parents sont également très bien joués. Trois fois hélas, le doublage français, on ne connaît pas et peut-être serait-il temps de s’y pencher, enfin, ici-bas… Le cinéma en général et les téléfilms en particulier gagneraient une seconde vie méritoire par cet exercice de compréhension nécessaire entre les peuples amis – la France et l’Allemagne – car entrer dans un film sans en comprendre la langue relève de l’exploit intellectuel. Grâce aux images soignées et très artistiques, grâce au montage intelligent et original (le film commence par la fin), la technique de compréhension visuelle et son esthétisme permettent de comprendre l’histoire. Une telle photogénie, c’est déjà une bonne raison d’en parler.

 

Comédie

Entre amis - Les Mélodies ModernesEntre amis, un film d’Olivier Baroux (2015) avec Danil Auteuil, Gérard Jugnot, François Berléand, Zabou Breitman, Mélanie Doutey, Isabelle Gélinas, Jean-Philippe Ricci, Justine Bruneau… Musique de Martin Rappeneau. Un film Pathé !

Ce film est censé être une comédie. Ah bon ? Tout démarrait bien et puis patrata, l’histoire, l’ambiance, l’intérêt, tout sombre dans l’océan, la faute au scénario sans saveur, aux dialogues sans âme et aux acteurs qui cabotinent. De toute façon, les Mélodies Modernes n’aiment pas beaucoup les films mous d’Olivier Baroux : « Safari, l’italien, Les Tuche, On a marché sur Bangkok… ». La seule démarche intéressante que l’on peut rencontrer d’un bout à l’autre de ce naufrage, c’est Sa musique. Enregistrée en France avec des instrumentistes français (Music Booking orchestra qui a joué et enregistré, par exemple, pour Vladimir Cosma), l’orchestre symphonique spécialisé dans les enregistrements pour le cinéma est de très bonne tenue avec sa quinzaine de violons, ses cinq altos, quatre violoncelles et trois contrebasses pour les cordes, trois flûtes traversières, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, deux trompettes, quatre cors, trois trombones à coulisse et un tuba pour les autre pupitres. L’arrangeur Ronan Maillard, chef d’orchestre pour l’occasion, joue également du piano avec le compositeur Martin Rappeneau auxquels se rajoutent une guitare classique, une batterie complète et la guitare basse. Une belle équipe, celle-là ! On n’a pas souvent l’occasion d’entendre les musiques de films de Martin Rappeneau : de père en fils, d’un maître à l’autre, il n’y a qu’un seul et vrai talent artistique. On doit à Jean-Paul Rappeneau les chefs-d’œuvre que sont « Le sauvage, Tout feu tout flamme, Cyrano de Bergerac » entre autres films inoubliables et une brillante participation à  « Zazie dans le métro, L’homme de Rio, Le Magnifique »… Son fils Martin, avec son style musical à la fois léger et puissant, a donc de qui tenir. Espérons que les Mélodies Modernes auront la chance de pouvoir prochainement vous en reparler. Sans avoir à ramer pour en arriver là.

 

Drame

Gilles - Les Mélodies ModernesGilles, un film de Jan Verheyen et Pieter Van Lees (2008) avec Ilya Van Malderghem, Joke Devynck, Filip Peeters, Pauline Grossen, Peter Bulckaen, Willy Manzi Kabera… Musique de Jan Leyers. Un film produit par Dirk Impens. www.zylo.net

Aïe ! Le doublage n’est Pas bon. Avec des voix peu adaptées aux personnages, des dialogues peu ou pas intéressantes et une musique absente, l’écoute du film devient pénible. Autre problème, le scénario. Le père de famille en fait trop, le gamin n’en fait pas assez, bref, l’ensemble n’est pas convaincant. Si le petit Gilles pratiquait le violon, par exemple, on aurait doté l’histoire d’une dimension supplémentaire. Les jeunes qui pratiquent à la fois le foot et la musique – deux activités complémentaires, le sport et la culture – développent simultanément leurs capacités personnelles et l’esprit d’équipe. Une telle démarche « pédagogique » justifierait un bon (télé)film. Les films réunissant les deux passions possibles d’un enfant ou d’un adolescent – et pourquoi pas d’un adulte – sont rares, comme s’il n’était pas naturel de vouloir gérer à la fois son corps et son esprit. Pour pouvoir jouer du violon, il être solide sur ses pieds et se tenir correctement, l’apprentissage du répertoire de haut niveau (les Partitas de Bach, les grands concertos de la musique classique, les Études et Caprices des uns et des autres) nécessitent d’être en très bonne condition physique voire même de posséder un minimum de musculation. Devenir footballeur n’est également possible qu’avec un bon entraînement régulier par un « coach » et un « staff » compétents. Les valeurs rencontrées dans ces activités ludiques – le plus possible – forment des individus équilibrés et aident à obtenir une « bonne tête » et un bon mental. La force de caractère de Gilles, du haut de ses douze ans, provient en partie des encouragements d’un père surexcité au point qu’il va en mourir d’une crise cardiaque sur la piste du stade (!) mais depuis l’au-delà, ses indications surnaturelles vont permettre au gamin de continuer son bonhomme de chemin avec le ralliement tardif mais efficace de sa mère. Il y avait là de quoi faire une histoire passionnante par une gestion cinématographique plus subtile et beaucoup plus performante, notamment au niveau de la musique du film. Rendez-vous au prochain match ou au prochain concert !

 

Drame

Goreshto pladne - Les Mélodies ModernesGoreshto Pladne/Torrid noon, un film de Zako Heskija (1965) avec Plamen Nakov, Peter Slabakov, Grigor vachkov, Gerasim Mladenov, Vladislav Morelov, Kalina Antonova, Ivan Bratanov, Dimitar Panov… D’après une histoire vraie. Musique de Milcho Leviev. Un film des Studios Boyana (Bulgarie).

Présenté en compétition au Festival de Cannes en 1965, « Goreshto Pladne » n’est pas un film comme les autres. Le scénario, échafaudé à cinq tout de même, relate un fait d’hiver tragique (ou qui aurait pu l’être, il faut voir le film pour le savoir) et qui concerne un enfant, retenu prisonnier du béton par la force du courant alors qu’il nageait sous un pont, au-dessus de la rivière habituellement calme et tranquille. En fait, c’était un endroit où il ne fallait pas aller. Ses deux amis vont-ils le sauver ? Sans prendre le temps de se rhabiller, le plus âgé d’entre eux va parcourir une distance important sans rencontrer âme qui vive et ses signes de détresse, maladroit car désespérés, ne seront pas compris par le conducteur du train ou par le pilote de l’avion qui passaient par là. Il en faudra bien plus pour parvenir à secourir l’infortuné nageur. L’armée, des tanks, tout un village et des marteaux-piqueurs, peut-être ? La République de Bulgarie est très fière de son célèbre « Goreshto Pladne » qui transmet des valeurs fortes : l’amitié, la solidarité, le dévouement, le courage, des valeurs qui correspondaient bien à l’état d’esprit du pays, dirigé par un président communiste très populaire ancré dans le Pacte de Varsovie (amitié, coopération et assistance mutuelle des pays de l’est signataires), entamait une période de forte stabilité et d’augmentation conséquente du niveau de vie de ses habitants. Il faudrait que cet Excellent film, hautement artistique et poignant au possible qui témoigne d’une époque révolue, connaisse une seconde vie : à quand la réédition en version remasterisée et doublée en langue française ? Le cinéma, le vrai, le bon, celui qu’aime Auregane, vaudrait largement cet effort de la part de producteurs et diffuseurs toujours prêts, à les entendre, à promouvoir « la perle rare » !

 

Saga

Il était une fois le Bronx - Les Mélodies ModernesIl était une fois le Bronx/A Bronx tale, un film de Robert De Niro (1993) avec Robert De Niro, Chazz Palminteri, Lillo Brancato, Francis Capra, Taral Hicks, Kathrine Narducci, Clem Caserta, Alfred Sauchelli Jr, Frank Pietrangolare, Joe Pesci… D’après la pièce de théâtre de Chazz Palminteri. Musique de Butch Barbella. Un film HBO.

Le petit Calogero, appelé « C » par Sonny, est né dans le quartier du Bronx formé d’immigrants italiens arrivés après les irlandais, à partir des années 1870, au même moment que l’immigration juive, des copains qui vont l’amener peu à peu vers la délinquance. Les conseils avisés de son père, chauffeur de bus peu fortuné et de Sonny, son voisin aisé car chef maffieux, vont-ils lui être utiles jusqu’au point de lui sauver la vie ? Accrocheur, poignant, le film de De Niro est un moment rare de bonheur cinématographique, un film Excellent qui se dévore d’une seule traite au point de regretter sa fin au bout d’une heure quarante. Quel dommage de ne pas en avoir fait une prolongation ou une suite, on aurait tellement aimé voir « C » à l’œuvre une fois devenu adulte et intelligent, lui qui venait de comprendre tout ce qui se tramait autour de lui alors qu’enfant et adolescent, il en restait perplexe. Le casting et les acteurs sont remarquables comme la réalisation, artistique : acteur, réalisateur, comment peut-on être aussi doué que De Niro ? La musique du film consiste à utiliser le répertoire de chanteurs très « sixteen », par exemple les « The Cleftones », un groupe de doo-wop caractéristique d’un style musical consistant à remplacer les paroles des chansons par des onomatopées, une idée amusante de potache qui a fait le tour du monde ! L’ambiance très rythm’n blues (Miles Davis, John Coltrane, Dean Martin, James Brown, Frank Sinatra, les Beatles, les Moody blues…) permet de situer l’action du film dans la période traversée et dans un environnement fréquenté par Robert De Niro quand il était gamin. La relation entre voisins différents par leur caste sociale, leur origine, la religion et leur couleur de peau, est brossée avec un tact et une finesse peu courantes malgré, – on s’en doute –, la dureté des propos et des comportements : soit on craignait le parrain et on le respectait, soit on l’affrontait en connaissance de cause avec une issue sanguinaire très particulière réservée à ses seuls ennemis. La participation de Robert De Niro au « Parrain II » de Coppola en 1974 ainsi qu’au film de Sergio Leone « Il était une fois en Amérique » en 1984 l’auront certainement influencé pour se lancer lui-même dans l’aventure de la réalisation. « Il était une fois le Bronx », son premier bébé, est une réussite totale. Ce film n’a pas pris une ride et ce n’est pas pour demain. On pourra ainsi dire un jour « il était une fois De Niro » !

 

Drame

Margelle - Les Mélodies ModernesMargelle/Fawha/On the edge, un film d’Omar Mouldouira (2012) avec Oussama Bahouane, Touria Alaoui, Hatim Saddiki, Hamza Alkouri, Aziz El Hattab… Musique de Safy Boutella. Un film Awnan Productions/Les films de l’Étranger/Wallpaper productions/France télévisions…

Sur la musique d’un spécialiste, l’instrumentiste et compositeur Safy Boutella (musicien attitré de Cheb Khaled), le film relate un parcours passionnant, celui du petit Karim qui découvre les bons et moins bons côtés de sa jeune vie dans un quartier de la ville de Boujaâd, au Maroc. L’enfance – et par extension tout le Maghreb – sont mis à l’honneur dans ce court-métrage très artistique et sa diffusion, dans le monde entier, se justifie par la beauté des images et les qualités cinématographiques du réalisateur. Comme souvent, la vie quotidienne des habitants au travers les yeux d’un enfant, décrite avec simplicité, se révèle toujours d’un grand intérêt et d’une  grande efficacité chez un metteur en scène talentueux. Le scénario semble néanmoins construit pour justifier le film mais le cinéma doit rester le cinéma et rien n’est à changer, le rêve et la croyance restant indispensables dans ce type d’histoire, à la fois merveilleuse et tragique. On en redemande, avec une fin mins triste tout de même ! Le film dispose de sa page Facebook et Boujaâd, pour information, est également le nom d’une race de brebis (environ 30 000 bêtes) élevée au Maroc. Alors vivement une nouvelle collaboration entre toutes les composantes de ce film pour nous présenter, le plus rapidement possible, un nouveau court-métrage tout aussi réussi et pourquoi pas ? Un long métrage, tant qu’à faire ! Un cinéma de grande qualité réclame haut et fort la mise en valeur de telles capacités créatrices, les qualités artistiques et techniques des uns et des autres ne doivent pas rester tapis au fond d’un puits !

 

Comédie

Naakt - Les Mélodies ModernesNaakt, un film de Diederik Ebbinge et Albert Jan van Rees (2006) avec Frederieke Pijl, Marike van Weelden, Roosmarijn Luyten, Anke van ‘t Hof… Musique de Peter van de Witte. Un film Bijdrage Nederlands.

Commandé par la société de radiodiffusion néerlandais NTS qui a fusionné en 1990 avec la NTR, ce court-métrage fait partie d’un ensemble de dix films diffusés à la télévision entre septembre 2001 et septembre 2014. Le soutien de la télévision aux jeunes -ou moins jeunes – réalisateurs est nécessaire pour maintenir la création artistique à son plus haut niveau. Dans « Naakt », le propos n’est pas de choquer mais de divertir ; la vue de corps dénudés et de sexes masculins exposés en gros plan ne se veut pas provocatrice mais cherche plutôt à banaliser le fait de ne pas être habillé : dans un sauna, une pratique bien nordique, comment pourrait-il en être autrement ? À tous points de  vue, le film est une Grande réussite : le regard d’un enfant de huit ans complètement interloqué dans le sauna de sa maman vaut bien le détour, un apprentissage brut et direct qui ne semble pas traumatiser l’enfant le moins du monde, sans doute parce que la démarche est saine et naturelle, sans arrières pensées malsaines. D’ailleurs, il se font dans son entourage car il est nu, lui aussi. Alors que pense-t-il vraiment de son expérience que l’on pourrait qualifier de pédagogique ? L’histoire ne le dis pas, on nous laisse interpréter son ressenti… Un fait certain, ce film nous faire réfléchir et peut permettre d’engendrer une discussion philosophique. Il est donc réussi et nécessaire !

 

Godard

Passion - Les Mélodies ModernesPassion, un film de Jean-Luc Godard (1982) avec Isabelle Huppert, Hanna Schygulla, Michel Piccoli, Jerzy Rarziwilowicz, Jean-François Stévenin, László Szabó… Un film distribué par Parafrance.

Le cinéma, a t-on l’habitude de dire, est une grande famille. Cela veut-il dire quelque chose ? Pour réussir un film, il faut réunir un millier de composantes que l’on ne contrôle parfois peu ou pas du tout. Godard, lui, veut tout contrôler et sa définition du cinéma n’est pas une question très importante, le réalisateur passant son temps à s’en poser, des questions. Pour apprécier ses films, il faut simplement aimer le personnage. Les acteurs qui aiment Godard se retrouvent tous dans ses films dont « Passion », produit dans la foulée des grands succès populaires et critiques du réalisateur, les fameux « Le mépris » avec Brigitte Bardot (1963), « À bout de souffle » qui lancera en 1960 sa carrière et «Pierrot le fou » (1965), tous les deux avec Bébel (Jean-Paul Belmondo) et la regretté Jean Seberg pour le premier, Anna Karina pour le second (l’épouse de Godard). C’est un peu sur ce point que l’histoire devient moins merveilleuse. Le cinéma est une grande famille à ce point que les amis, les épouses des amis, les copains des épouses et les amis des amis des copains des épouses finissent par se retrouver dans un film de Godard. Le réalisateur s’entoure toujours des personnes qui adhèrent à sa manière bien particulière de concevoir le cinéma avec sa conception très spéciale de ce que doit être un film, avec un tournage improvisé et un montage aléatoire, selon l’inspiration ou les nécessités du moment (une scène peut être coupée en son milieu parce que le film est trop long, ce qui donnera involontairement à ses œuvres un style bien personnel qui fera école au moment de « La nouvelle vague » du cinéma français). « Passion » n’échappe pas à la règle. En montrant le milieu du cinéma de l’intérieur (le comportement des acteurs pendant le tournage d’un film reconstituant, en costumes d’époque, un célèbre tableau de Delacroix), la volonté de combattre une ligne de pensée unique alimente une trame difficile à suivre pour ne pas dire à supporter. Côté esthétique, on ne se plaindra pas de la présence d’une jeune et belle femme nue (l’épouse de son copain, le grand réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder), sa propre épouse (Anna Karina) et son fidèle acteur Michel Piccoli… Pour le reste, Auregane auraient bien aimées voir le réalisateur s’intéresser un peu plus, dans sa longue et brillante carrière, aux compositeurs de musiques de films. Des extraits d’œuvres classique ou de la variété comme dans « Passion », honnêtement, ce n’est pas sérieux. Mais c’est du Godard, alors…

 

Horreur

Le phare de la peur - Les Mélodies ModernesLe phare de la peur/Cruel & unusual, un film de George Mihalka (2001) avec Tom Beranger, Rachel Hayward, Tygh Runyan… Musique de Michel Cusson. Un film Alliance Atalantis/Gft entertainment.

Sur le papier, ce film ne pouvait que bien s’engager : le réalisateur a su provoquer l’angoisse dans ses deux précédentes œuvres, « Meurtre à la Saint Valentin » et l’effrayant « Le petit ange » alors pourquoi pas dans « Le phare de la peur » ? Autre évidence au générique, la présence d’un acteur au talent reconnu, Tom Beranger, évoluant dans un environnement stressant, la côte sauvage et son phare isolé près d’un petit village de pêcheurs peu fréquenté. Hélas, le film ne tient pas toutes ses promesses. Le suspense est haché par de trop longues scènes statiques et les explications, sur le plan psychologique, font défaut pour aider à mieux s’imprégner du scénario et du comportement étonnant des acteurs. La fin, sans surprise malgré la volonté de laisser le spectateur sur sa fin, confirme l’impression générale de laisser-aller. Très artistique avec de beaux points de vue et d’excellents cadrages, ce film reste Décevant malgré la marque de fabrique du réalisateur. Pour faire simple, son visionnage vaut le détour en compagnie d’une bonne bolée de cidre et d’un gros morceau de far bretons. Mais surveillez vos arrières…

À suivre…

 

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Auregane - Les Mélodies Modernes

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