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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

États d’âme

Mélodies Modernes

Une nouvelle rubrique ? Et pourquoi pas ! Les états d’âme, tout le monde en possède, du moins, c’est à espérer. Les Mélodies Modernes vont donc laisser leurs animatrices sensibles remplies d’émotion vous dévoiler ce qui leur passe par la tête en fonction de l’humeur du jour, de leurs aspirations profondes, de leurs projets et d’une vision assez particulière de notre société liée à la pensée positive et dynamique de leurs enfants, une évaluation très bien partagée par beaucoup de français, non ? Voici un petit coup de projecteur sur ce qui fait l’actualité en France et dans le monde sur fond d’images, de cinéma, de télévision et de musiques de film, voici tout ce qui fait réagir Alix, Aanor, Auregane, Soïg et compagnie. C’est une histoire sans paroles sur des états de fait… et d’états d’âmes, dans l’espoir de rendre le monde meilleur. On peut toujours rêver. Bonne lecture !

 

Coup de chapeau. À tout seigneur tout honneur. Cette photo représente Ike Eisenmann et Don Meredith ; elle a été prise le 3 mai 1976 par NBC Photo à 20h10 pour être précis, à l’issue d’une des dernières journées de tournage du téléfilm « Banjo Hackett », musique de Morton Stevens ; elle évoque parfaitement l’état d’esprit des Mélodies Modernes et ce qu’elles attendent des acteurs : une belle gueule d’acteur, du talent, de la décontraction… dans un film dépaysant et divertissant ! La vie en plein air, sans artifices, dans la nature sauvage de l’Ouest américain, aura été magnifiquement incarnée -qui l’ignore encore ?- par John Wayne idéalement doublé par les formidables voix des comédiens français émérites, probablement les meilleurs du monde de la spécialité : les Mélodies Modernes sont honorées de pouvoir donner un coup de chapeau à cette spécificité hexagonale qui nous rend si fiers dans le berceau du 7ème Art. Seul le cinéma permet de réunir tous les compétences afin d’atteindre l’état de grâce et les deux principaux comédiens de « Banjo Hackett » n’en manquent pas : anciennement boxeur, Don Meredith réussira sa reconversion professionnelle quant au jeune Ike Eisenmann, son jeu très expressif servira d’exemple pour toute une génération de futurs acteurs. Devenu adulte, il ne réussira malheureusement pas à se maintenir dans le métier, d’autres aussi en feront l’amère expérience. La profession sait parfois se montrer cruelle avec ses brebis… Je sais ce qu’il faut faire : obliger l’État à superviser la reconversion professionnelle d’un(e) enfant-star quand sa carrière cinématographique s’arrête une fois devenus adulte, parce que le monde du cinéma ne réclame plus son talent ou parce que son destin le veut ainsi.

 

 

De l’argeMélodies Modernesnt pour les orchestres ! La France dispose d’une quarantaine d’orchestres « professionnels », une multiplicité qui cache très mal un problème bien français, l’absence cruciale de musiciens amateurs : où sont-ils ? Comment se fait-il que les conservatoires et écoles de musique forment-elles des dizaines, des centaines de milliers d’élèves chaque année que l’on ne retrouve pas sur le « marché » du musicien amateur une fois devenu adultes ? La France dispose d’un orchestre symphonique par région, un ensemble musical formé d’instrumentistes salariés du public recrutés sur concours ; les conditions d’existence et de développement diffèrent pourtant d’une formation à l’autre selon les régions et les pays européens. Gérés par des fonds publics, privés, sur la base associative ou en coopérative, par des dons, par ses recettes ou par tout cela à la fois, il est compliqué d’y voir clair. Les conditions d’exercice d’un métier délicat, choisi et parfois subi par l’instrumentiste aguerri qui doit toujours se remettre en question à chaque partition pour chaque prestation, reflètent les difficultés éprouvées pour maintenir et développer une activité manuelle et intellectuelle dévoreuse de connaissances techniques et artistiques. Concurrencés par la « musique moderne facile » qui engendre des sommes d’argent gigantesques (la fortune personnelle d’un des rappeurs américains les plus connus s’élève à quatre cents millions d’euros…) et le manque de considération générale de la jeunesse pour un genre musical ancien (sur la forme) et exigeant (sur le fond), les orchestres régionaux multiplient les initiatives et parviennent, d’une année à l’autre, à boucler un budget très lourd, principalement lié à la masse salariale des musiciens permanents et des intermittents appelés en renfort pour les programmes de concert nécessitant plus d’instrumentistes. Les produits d’exploitation (les subventions publiques, la recette des concerts…) ne compensent pas systématiquement les charges d’exploitation d’où les déficits annuels qui s’enchaînent parfois dangereusement, pour certains orchestres professionnels placés sur la sellette. D’un côté, le domaine artistique réclame toujours plus de moyens (pour monter des programmes d’envergure, inshutterstock_1922082viter des concertistes prestigieux, commander de nouvelles œuvres, pour répéter et se produire dans des lieux adaptés etc.) et de l’autre, la rigueur administrative et financière exigent toujours plus d’efforts et de concessions de la part de ses ouailles, l’époque étant très contraignante sur le plan économique (baisse des subventions, absence du public par la baisse du pouvoir d’achat, nombre de spectateurs réduit dans le cadre de la diffusion musicale dans les lieux oubliés ou retirés etc.) Comment, dès lors, réussir la cohabitation entre deux mondes que tout oppose, la création artistique et le carcan financier ? Comment associer la diffusion avec la restriction ? La solution réside en deux mots : les amateurs. Tant que les français se rendront en masse écouter de la « bonne musique » jouée par « des pros » (pas les profs de conservatoire qui ne sont que des instrumentistes « de niveau professionnel »), tout ira bien. La présence de la foule aux « Folles journées de Nantes » pourrait être rassurante, entre autres phénomènes de mode, mais elle cache pourtant très mal le désert musical de notre pays sur le plan de l’instrumentiste amateur ! Je sais ce qu’il faut faire : doter le musicien amateur d’un véritable statut car aujourd’hui, si on n’est pas un prof planqué de conservatoire, un instrumentiste fonctionnaire d’orchestre ou un intermittent trop souvent dans la galère, on est musicalement considéré comme déjà mort.

 

Mélodies modernes

Mélodies ModernesDe l’art, splendeur immortelle. La plus belle représentation de l’art pictural,  on la doit à trois hommes, les inventeurs de la grotte ornée du paléolithique (de l’an -12 000 à 200 000 ans avant J.C.) : Jean-Marie Chauvet, Eliette Brunel et Christian Hillaire (site officiel ici). Suite à cette découverte de première importance qui fut un choc inimaginable pour la communauté scientifique mondiale, les erreurs commises lors de la découverte de la grotte de Lascaux n’ont pas été reproduites (infos Wiki ici). Le public pourra tout de même apprécier une réplique grandeur nature qui ouvrira ses portes au printemps 2015 dans l’Ardèche, au Pont-d’Arc. Un livre va également sortir en librairie et sur Internet ; il va retracer l’aventure extraordinaire de ses inventeurs inspirés dans leur recherche aboutie qui permet à l’humanité de mieux comprendre l’importance de l’art, une caractéristique décidément bien humaine qui remonte à la nuit des temps. Les écoles françaises devraient s’y inspirer au lieu de nous bassiner régulièrement avec un art moderne opaque et sans saveur, hormis le goût de l’argent et des transactions financières douteuses. Du lard cher au blé facile, l’art pur de la montagne du Massif central n’a qu’à bien se tenir !

 

 

Le Bugaled Breizh - Mélodies ModernesSalto-arrière sans filet. En matière de cruauté, la France n’a de leçon à donner à personne. Vous croyez que la grande et belle Justice française peut réagir à la souffrance des familles de ces malheureux travailleurs de la mer, disparus alors qu’ils ne demandaient qu’à vivre de leurs efforts sans déranger personne – à part les poissons – ? Les secrets d’états prennent le dessus sur tous les états-d’âme de nos concitoyens et ils étouffent l’intégrité des juges professionnels. Vive la République ! Quand un infortuné bateau se retrouve au mauvais moment au mauvais endroit, contrairement aux sous-marins étrangers qui peuvent aller où bon leur semble, un outil de travail se fait aspirer au fond de l’eau par un de ces bateaux en pleine manœuvre histoire d’occuper les militaires et l’état-major qui s’ennuient. Pour pallier à cette inaction, les gouvernements décident parfois de programmer des jeux de rôles grandeur nature. Mais quand les militaires jouent à la guerre sur l’eau et sous les mers, ils finissent par engendrer des morts dans un manque cruel de dignité et d’honneur. Où sont les valeurs bien militaires qui permettraient de révéler la vérité sur la cause d’un drame, celui des civils du Bugaled Breizh ? La lâcheté n’est pas tolérable chez les militaires qui sont toujours les premiers à la condamner sur le terrain. Ils ont raison. Alors qu’attendez-vous, MM. et Mmes Les politiques, pour réconcilier nos armées avec le public ? Quand va t-on pouvoir commencer le deuil et envisager un possible pardon pour un accident inavoué ? Je sais ce qu’il faut faire : interdire les secrets d’états et la soumission de la Justice aux hommes politiques, autoriser « la grande muette » à l’ouvrir lorsque le citoyen a le droit de connaître le sort réservé à ses fils – un fait indiscutable en démocratie.

 

 

Mélodies Modernes

 

Tout nu et tout bronzé. Peut-on abordsummer funer sereinement, de nos jours, un sujet aussi délicat ? La nudité au cinéma et plus particulièrement celle des enfants, exposée sur le grand écran comme à la télévision, n’engendrait pas, jusqu’au début des années 80, de discussion particulière et les réalisateurs ne risquaient pas de recevoir l’opprobre des critiques et du public. Des débats parfois houleux sur les questions « hors normes » ont bien animé des soirées télévisées, par exemple, l’émission courageuse des « Dossiers de l’écran » sur l’homosexualité suite à la diffusion des « Amitiés particulières » au début des années 70, un film non moins exemplaire qui ne fit pas scandale à cause de la nudité, absente, de ses acteurs mais qui créa la polémique à l’époque de sa sortie en salles pour exposer des sentiments amoureux entre un enfant et un adolescent. Une présentatrice télé s’était déjà faite évincer parce qu’elle laissait apparaître un genou (Noële Noblecourt en 1964) et notre magnifique B.B. nationale, certainement la plus belle femme au monde, aura plus d’une fois défrayé la chronique pour faire usage de ses charmes : comment oublier le scandale déclenché par « Et Dieu créa la femme » ? La nudité d’une femme-enfant et plus directement celle d’un enfant, telle qu’elle fut exposée par exemple dans « Cœur de mère » ou encore « Tom et Lola », n’aura pas choqué les spectateurs des années de l’après soixante-huit, sauf Alix, notre critique de films, qui se rappelle encore du grand film de Bertolucci « 1900 » : l’un des jeunes protagonistes, un enfant, décalotte son « objet » en pleine érection dans une scène mémorable et que dire du frottement de deux « bâtons » par une prostituée mettant Depardieu et De Niro dans une Mélodies Modernessituation plus qu’osée… Là, on pouvait comprendre la gêne occasionnée pour le spectateur non averti (le film était interdit en salles aux moins de 16 ans). Dans « Barnens Ö », c’est une autre érection juvénile qui peut choquer et dans « Robby », ce sont deux enfants nus qui vont et viennent sur une île déserte… Un film qui ne pourrait plus être diffusé aujourd’hui. L’explosion généralisée de la nudité sur les écrans depuis la fin des années 60, proportionnellement à l’abandon progressif de la censure, s’est visiblement calmée dans les années 90 ; le cinéma « moderne », à l’image de la vie, aime reprendre ce qu’il a donné. Ainsi, deux versions d’une même œuvre, tournées à quarante ans de distance, ne pourra pas se décliner à l’identique ; les mœurs, les codes et les lois changent (certains dirons qu’elles évoluent) en fonction de l’humeur de l’opinion publique et de son système inhérent, le « politiquement correctement ». Le public peut accepter ce qu’il n’acceptait pas quatre décennies plus tôt et inversement. Ces modifications de la pensée par une appréciation fluctuante de ce qui est beau et de ce qui est laid, de ce qui était acceptable et de ce qui ne l’est plus, déconcerte parfois les générations anciennes confrontées à la brutalité des comportements changeants à 360 degrés. Tout bouge et trop vite.

Le meilleur (ou le pire) vecteur de ce phénomène de société, cette opinion publique terrifiante en mouvement perpétuel, s’appelle évidemment Internet sur lequel on peut tout voir et tout trouver, même l’horrible et l’inacceptable, la pédopornographie. C’est pourquoi toute dérive doit être repérée et réprimée par les autorités qui doivent opérer un contrôle sérieux, des mesures drastiques étant déjà prises depuis longtemps aux USA davantage encore qu’en Europe, une question d’état d’esprit mais aussi et malheureusement, de moyens insuffisants de ce côté-ci de l’Atlantique. Il reste à s’entendre sur une notion floue, le regard porté sur la nudité qui diffère selon les pays, les habitudes sociétales etc. Ne soyons pas hypocrite : ce qui pose problème, plus que la nudité des corps exposés, c’est leur connotation sexuelle. UMélodies Modernesn corps revêtu d’un simple collant mouillé le rendant quasiment transparent va s’avérer beaucoup plus érotique que la nudité sans artifices, dévoilée par exemple dans un film montrant des naturistes en train de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Selon la nature du propos, une simple image, un tableau, une sculpture ou toute autre représentation d’un corps peut choquer ou laisser indifférent… La nudité, on l’adore ou on la déteste mais elle ne doit pas être systématiquement assimilée à la sexualité. Chacun dispose de ses propres critères. C’est pourquoi il existe une codification officielle reposant sur des considérations « techniques », plusieurs critères étant liés à ce qui est montré : un nu de face, les attributs peu visibles ou mis en évidence etc., ce que l’on voit détermine le contexte, légal ou non, acceptable ou non ; les motivations de l’auteur doivent être épluchées et la finalité doit rester lisible. Le classement dans le domaine artistique est ainsi toujours possible, à défaut d’être évident. Le nu artistique est une réalité qu’il faut accepter quelles que soient nos convictions personnelles. Une chose est certaine : la nudité des mineurs ne doit pas devenir un prétexte, sous couvert de l’appellation « artistique », à l’exploitation perverse et commerciale des êtres humains. L’intolérable n’est pas tolérable, personne ne le contestera. Admettre en revanche que l’on pourrait se passer de la nudité au cinéma dans le cadre d’un scénario qui le justifie n’est pas raisonnable, une idée que personne ne conteste en France, un pays qui reste fondamentalement inspiré par le bon goût et le bon sens. En la matière, tout n’est qu’une affaire de tact et de délicatesse. Les hommes politiques feraient bien d’en faire un usage immodéré mais là n’est pas la question.

Alors que Mélodies Modernespeut-on montrer et que doit-on cacher ? Tout repose en fait sur la bonne foi des concepteurs, des réalisateurs, des scénaristes et de toutes les personnes impliquées dans l’exposition de la nudité, y compris les parents qui doivent assumer l’éducation de leurs enfants par une surveillance de leur pratique d’ Internet et des films qu’ils visionnent : l’esprit critique, cela s’apprend. Pour savoir ce qui est horrible de ce qui ne l’est pas, il faut avoir été élevé dans l’apprentissage de la beauté – et tant qu’à faire, de la bonté – en évitant de transmettre un jugement arrêté, sectaire et trop subjectif. C’est la grande difficulté. Les écoles d’art existent, reste à savoir si elles sont menées par des personnes compétentes… Toute démarche doit pouvoir se justifier et quoi qu’on en dise et qu’il en soit, chacun reste de libre de penser ce qu’il veut et d’agir comme bon lui semble, au mieux de ses intérêts. Personne n’est tenu d’avoir à supporter la vérité toute nue ! Je sais ce qu’il faut faire : ne pas hésiter à zapper tel film litigieux ou tel site Internet suspect (ou pas suspect du tout tant son contenu est sans ambiguïté) en laissant à chacun la possibilité de faire son choix, en toute connaissance de cause. C’est la qualité de l’éducation reçue qui permet à chaque citoyen, jeune ou âgé, de faire la part des choses. La société ne restera à son meilleur niveau qu’à la condition express de doter les futures générations de l’héritage qu’elles méritent et pour se faire, tout repose sur la qualité de l’éducation reçue.

Longue vie au cinéma et au site des Mélodies Modernes qui préconisent la mélodie et son accompagnement, en note tenues, évidemment…

 

 

Kristina Pimenova - Les Mélodies ModernesUn nouveau compte de Noël. Personne ne doute de la réussite de cette photographie qui met en valeur la beauté plastique d’une gamine élue, censément, plus belle petite fille du monde. La fréquentation de la page issue de son compte Facebook en témoigne, personne ne peut rester vraiment insensible à son visage très photogénique. Jusqu’ici, quoi de plus naturel ? Cette mannequin en herbe n’est pas la seule a capter l’intérêt des photographes mais est-elle vraiment la plus belle ? En la matière, les critères sont évidemment techniques et artistiques mais aussi subjectifs, les canons de la beauté étant différents sur la planète malgré une uniformisation honteuse et grandissante. Et c’est bien là le problème. Derrière une démarche simple et généreuse, à savoir, partager des portraits très réussis avec ceux qui aiment la photographie , se cache une triste question d’argent. Le mannequinat est une profession, des produits sont à vendre et les défilés, comme les autres démarches promotionnelles, font vivre des millions de personnes sur un marché mondial globalisé et uniformisé. Les produits de luxe et ceux, plus ordinaires, que l’on veut doter d’une image de marque prestigieuse, dépendent en grande partie du travail effectué par les agences commerciales. Cette photo apparemment banale de la petite fille serait par conséquent motivée par une inévitable rentrée de fric : pour les parents (le père est joueur de football professionnel et international, la circulation du ballon et de l’argent, il connaît), le succès des photos de sa fille va se traduire, on le suppose, en espèces sonnantes et trébuchantes. Tant que l’on voudra bien s’intéresser à Kristina car un jour, peut-être (mais personne ne le lui souhaite), viendra le temps d’un relatif anonymat, celui qu’elle aurait du connaître dès ses trois ans. En compensation, un joli compte bancaire bien rempli (s’il est bien géré) saura atténuer ses manques éventuels. Je ne sais pas trop ce qu’il faut faire. Sur le fond, sachez apprécier une photo indépendamment de toute question mercantile sans donner trop d’importance aux démarches qui ne le méritent pas. Une photo, c’est bien ; une belle photo, c’est encore mieux ; gagner beaucoup d’argent à partir de pas grand chose, c’est dégueulasse. Rendez-vous compte (de Noël) : on peut devenir millionnaire en sachant seulement sourire devant un appareil photo et cet état de fait, personne ne devrait le cautionner. D’un côté, on peut devenir ultra riche avant sa majorité en posant simplement pour des photographes et de l’autre, une grande majorité d’être humains vont ramer toute leur vie pour tenter de subvenir à leurs besoins vitaux. Comment faire pour rétablir un équilibre acceptable pour tous ? Changer la nature humaine ?

 

 

Mélodies ModernesLe cercle vicieux. Personne n’est content. Les patrons veulent que leurs employés travaillent plus (ils regrettent le temps des quarante heures), les employés ne demanderaient pas mieux que de travailler moins (à salaire égal), les chômeurs n’en peuvent plus de l’indifférence générale, les jeunes ne trouvent pas d’embauche… Alors il faut créer des emplois, soulager les entreprises de la paperasserie administrative (comme on les comprend !), augmenter le pouvoir d’achat des ménages et faire repartir l’économie sans oublier d’accélérer le processus de lutte contre la pollution aux effets climatiques dévastateurs ; il faut soutenir largement et massivement le travail à distance à partir de son domicile, le commerce de proximité et l’aide intensive aux partisans de l’agriculture biologique. Qui voterait contre un tel programme aux prochaines échéances électorales ? Pourtant, la classe politique est incapable de s’entendre pour sauver le pays du désastre économique dans lequel, pensent certains, l’Europe nous entraîne. Je sais ce qu’il faut faire : réduire le temps de travail à vingt heures (comme les enseignants les moins bien lotis, les pauvres) avec maintien du salaire ; embaucher un chômeur pour vingt heures au même poste de travail (20+20=40) ; supprimer la moitié des congés scolaires et opérer un roulement par zonage (un mois en été, une semaine à Noël, en février, à Pâques et pour la Toussaint, point barre). Conséquences :  ceux qui travaillent vont avoir beaucoup plus de temps libre pour s’occuper de leurs enfants, pour échelonner leurs vacances (ce qui fera du bien au tourisme), pour redonner un coup de jeune au monde associatif en s’investissant dans l’animation des quartiers et les villages de France vont retrouver leur population émigrée dans les grandes agglomérations à la recherche d’une meilleure qualité de vie ; les français vont consommer et dépenser plus, du coup, l’économie repartira enfin. Les indemnités des chômeurs, en devenant des salaires, rendra tout le monde content y compris les entrepreneurs (on va repasser à quarante heures mais avec deux personnes), les jeunes vont trouver du boulot. Si cela n’est pas un cercle vertueux alors qui dit mieux dans l’efficacité ?

 

 

Mélodies ModernesLa musique adoucie les meufs. L’un des rappeurs les plus célèbres des États-Unis (et donc de la planète) possède une fortune personnelle évaluée à quatre cents millions d’euros. Que dire alors de la fortune de Johnny Hallyday (salaire mensuel, huit millions et sept cent cinquante mille euros)… La crise économique ne touche pas visiblement tout le monde et quand on nous répète que l’on doit se serrer la ceinture parce qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses, il y a de quoi se poser de (bonnes) questions. Et si on interdisait aux résidents français de placer leur argent en Suisse ? Ce serait bon pour les caisses du Trésor public, ça… Je sais ce qu’il faut faire : interdire les salaires exorbitants et reverser la différence à ceux qui en ont besoin, empêcher la fuite des capitaux. La question est pourtant simple : ceux qui en ont trop doivent donner à ce qui en n’ont pas assez. Est-ce si déraisonnable, dans une société qui se dit civilisée ?

 

 

 

Mélodies ModernesLa femme est l’avenir de l’homme, comme le chantait l’artiste inspiré par les poèmes d’Aragon, le regretté Jean Ferrat. Dans neuf cas sur dix à Paris intra-muros, c’est l’homme et non la femme qui commet l’ignoble, celui d’ôter la vie de manière terrifiante avec un profil type déterminé à partir de plus de six cents cas : être au chômage, avoir moins de trente ans et posséder un beau couteau comme celui de Norman Bates dans « Psychose » (la musique de Bernard Hermann y est exemplaire). Les enquêtes débouchent rapidement sur une personne proche de l’entourage familial de la victime mais est-ce rassurant pour autant ? Que se passe-t-il dans la tête des gens pour qu’ils deviennent cinglés au point de tuer ? Drame familial, querelles à répétition, comportements relationnels non maîtrisés, coup de folie, maladie non soignée, volonté de nuire, actes gratuits issus de la bêtise et de la méchanceté ou démarche incontrôlée que l’on regrette… Comment peut-on en arriver là ? Les femmes possèdent une agressivité « rentrée », introvertie qui se transforme en stress, en déprime puis en dépression. Les mâles, eux, s’expriment de manière plus voyante jusqu’à en perdre la mesure. Ces stéréotypes et beaucoup d’autres ont le dos large dans la société française : l’immigré qui enlève le travail au français, l’écossais radin, l’homme politique sans vergogne, le « rmiste » qui ne cherche pas d’emploi, la fainéantise des enseignants, le laxisme de l’administration, l’employeur qui exploite le salarié… et donc maintenant, le jeune adulte au chômage qui rêve de longs couteaux. Il n’y a pourtant jamais de problème sans solution convenable pour tous, en vertu des avantages qu’offre le compromis. Alors quand, mais quand donc l’être humain cessera-t-il de se laisser mener par son délire égoïste et dévastateur qui engendre, à coup sûr, des actes irréparables ? Je sais ce qu’il faut faire pour éviter certains drames engendrés par des psychopathes : garder enfermées les personnes représentant un réel danger pour elles-mêmes ou pour leur entourage et obliger les malades décelés comme tels à se soigner en contrôlant la prise régulière de leurs médicaments.

 

 

Mélodies ModernesLa bonne, la brute et la truande. La beauté en est-elle vraiment une ? La définition de la beauté diffère selon les civilisations, les époques et l’idée que chacun s’en fait. L’éducation, la religion, le monde auquel on appartient (la race humaine ou le règne animal), la vision dont on dispose, tout favorise une conception différente de la beauté. Le mot « beau » et ce qu’il représente n’existe même pas dans certaines langues ! En fait, la notion du « beau » et du « pas beau » existe mais n’est pas partagée par tous. Dans le film « Les femmes de Stepford » avec Katharine Ross (musique de Michael Small) et la reprise avec Nicole Kidman « Et l’homme créa la femme » (musique de David Arnold), de bons messieurs bien-pensants ont fabriqué de belles dames « parfaites » c’est-à-dire jolies, soumises, fidèles, dévouées, une définition de la beauté qui ne correspond pas- on s’en doute – aux critères de la femme rebelle (grâce à son action, l’entreprise machiavélique va peut-être échouer). Un coucher de soleil symbolise, depuis les peintres expressionnistes, la quintessence même de la beauté mais les romantiques vont-ils craquer pour autant à la foudre d’un ciel plombé et déchaîné, un magnifique spectacle apprécié des spécialistes ? La recherche du « mannequin parfait » par les agences professionnelles n’est-elle pas simplement la recherche de la normalité et donc, par conséquent, de la banalité ? Ceux qui souhaitent trouver dans un visage le trait que ne possèdent pas les autres ont-ils compris le vrai sens de la beauté, unique mais certainement pas universelle, ou par leur attitude particulière, ne dénaturent-ils la représentation de la perfection subie par le plus grand nombre d’entre nous ? Qui décide de ce qui est beau de ce qui ne l’est pas ? Une certitude : les Mélodies Modernes ne vous souhaitent que de bonnes choses (traou mad, en breton). Et tant qu’à faire, de belles choses… Je sais ce qu’il faut faire : arrêter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et ramener la population française vers ses vraies valeurs, la mélodie et l’harmonie (et pas seulement en musique). Tous au piano !

 

 

Le vieux piano d’la plage. Il existe un téléfilm tout à fait remarquable,  « Le piano oublié ». Il n’oublie pas de nous rappeler l’horreur de la Seconde guerre mondiale et ses déportations immondes. Sur fond musical en forme de conseil, l’histoire brosse le portrait d’un jeune garçon qui veut assouvir sa passion contre vents et marées, devenir un grand pianiste. Les Mélodies Modernes vous le répéteront sans arrêt jusqu’au bout : tous les enfants du monde devraient apprendre l’étude du piano classique pendant une année, au moins, afin de se familiariser avec le tempérament et l’harmonisation d’un système tonal lui aussi totalement remarquable, n’en déplaise aux partisans des autres formes musicales (modales, atonales, contemporaines, dodécaphoniques, sérielles, traditionnelles etc.). Il est déraisonnable de penser que la connaissance globale de la musique peut se faire à partir de n’importe quelle forme musicale : si vous apprenez le violon par la musique traditionnelle irlandaise par exemple, vous éprouverez les plus grandes difficultés à jouer parfaitement le répertoire classique. L’inverse n’est pas vrai, il vous suffit d’avoir un bon état d’esprit ! Place aux instruments d’orchestre tout en continuant l’étude du piano. Voilà ce qui pourrait être la base de l’enseignement musical en France. Mais on préfère s’enfoncer dans une autre démarche : permettre à n’importe qui de faire n’importe quoi en exigeant du public qu’il applaudisse des deux mains, par exemple, gueuler dans un micro des inepties. Nos critiques de films préfèrent se donner quelques claques salutaires de temps en temps pour se motiver et parvenir aux sommets de l’Art musical. Je sais ce qu’il faut faire : rendre obligatoire la possession d’un piano (ou d’un bon clavier) dans chaque domicile, au même titre que l’eau courante, un lit, un réchaud et l’inévitable ordinateur. Avec interdiction aux enfants d’accéder à leurs jeux vidéos débiles et ultra-violents avant d’avoir épuiser leur répertoire du moment pendant leur première année d’apprentissage pianistique !

 

 

Les Mélodies ModernesTout va très bien, Madame la marquise… (air connu). Les informations du jour sont sensationnelles : la notation va disparaître à l’école publique, histoire de ne pas traumatiser les élèves qui ne travaillent pas. Le fainéant peut à nouveau dormir tranquillement près du poêle, il ne recevra pas l’opprobre de ses parents qui ont supprimé, c’est le Conseil de l’Europe qui le veut, la bonne vieille fessée aux vertus souvent salutaires ! Dans la même démarche réformatrice, chaque jour apporte son lot de chanteurs et chanteuses d’un niveau exécrable, de quoi fermer définitivement son multimédia discordant. D’un côté, une école laxiste et une éducation des parents permissive, de l’autre, le règne de la médiocrité et du n’importe quoi. Faut-il y voir une relation de cause à effet ? C’est dans le nivellement par le bas que réside l’explication d’un phénomène qui n’est, hélas, plus nouveau : on a engendré des enfants nuls ! On naît tous avec un bagage héréditaire plus ou moins intéressant mais on devient ce que l’on veut bien devenir… Plus de 15% de notre progéniture entre au collège sans savoir lire et écrire ; que dire alors de l’illettrisme dans le monde du travail et du laisser-aller général car tout part à vau-l’eau ? Un exemple : les entreprises ont délocalisé parfois très loin à l’étranger en demandant aux fournisseurs français de baisser leurs prix pendant que d’autres pays, moins débiles, font exactement l’inverse en sous-traitant avec l’étranger tout en payant bien leurs compatriotes… Pas les chinois qui exploitent leur main-d’œuvre, ils sont devenus boulimiques, ils rachètent tout ce qu’ils peuvent sur la planète qu’ils inondent de leurs produits bas de gamme. Que dire des cinq millions de jouets déchargés à Fos-sur-mer tous les ans ? Le plus long convoi ferroviaire du monde vient d’entrer en France, il provient d’Asie et transporte des produits à bas coût. De Bakou la blanche en coups bas colorés, les jours de voyage économisés sur le transport de marchandises par cargo font la rentabilité des investisseurs ; les hypermarchés se frottent une nouvelle fois les mains au détriment du «petit » commerçant qui rit jaune. Le monde est fou, ma brave dame, que pourrions-nous faire pour le changer ou pour l’améliorer, au moins ça ? Déclencher une nouvelle Révolution ? Provoquer un acte barbare aux conséquences imprévisibles ? Donner carte blanche aux anarchistes ? Voter pour… ? Que nenni, nous avons tous opté pour la voir royale : ne rien faire et subir. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, cette politique passéiste aura permis aux nazis et à leurs alliés d’infortune d’entraîner plus de six millions de personnes vers les camps de la mort, une abomination ultime de l’être humain envers son semblable qui n’a pas été stoppée à temps, on le sait aujourd’hui. Pour ne pas sombrer dans le pathétique et toutes proportions gardées, ne faudrait-il pas enfin se révolter contre la nullité ambiante qui conduit la société française dans une impasse ? Je sais ce qu’il faut faire : apprendre à aimer et à respecter ce qui est bon et de qualité, développer son esprit critique, ne pas accepter la médiocrité sous toutes ses formes et surtout, savoir dire « Non, ça suffit, c’est trop nul, j’en veux plus » à ce qui l’est vraiment !

 

 

Il faut briser la glace (telle est la question) ! « Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi que je suis la plus belle ». C’est à peu près en ces termes que la marâtre de « Blanche neige » interpellait son miroir avant de piquer sa crise de jalousie morbide… Les français semblent toujours très préoccupés par l’idée que l’on se fait d’eux ; depuis toujours, l’être humain s’est demandé qui il était et ce qu’il représentait pour lui et pour les autres. Illustrée par le conte des frères Grimm, l’image renvoyée par un miroir est-elle aussi inoffensive qu’il n’y paraît ? Combien de générations de femmes ont fait souffrir leur corps pour obtenir une image renvoyée qui leur convenait ? Combien d’enfants et d’ados ont-ils passé de jours à s’admirer jusqu’à se séduire à eux-mêmes jusqu’à en devenir schizophrènes ? Que voit-on dans cette fameuse vitre polie qui a indirectement changé la face du monde ? Narcisse aimait retrouver le visage de sa sœur décédée en voyant sa propre image se refléter dans les eaux du lac… Quelle image de vous-même vous renvoi votre miroir ? Le selfie ou l’autophoto (ou égoportrait), un terme bien plus français et explicite inventé par nos cousins québécois toujours aussi intelligents et efficaces dans la défense de la langue de Molière, n’est qu’une version moderne du miroir magique. Mais en se prenant en photo, la question reste la même : qu’espère-t-on y trouver ? On le sait, nous vivons dans un monde ou l’égoïste et l’égocentrique sont tellement pris en considération, plus encore, valorisés, que cela en devient étouffant. Tout est fait y compris à l’école pour imposer le concept de « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » comme le dirait le regretté Jean Yanne à une époque où chacun pouvait pouvait s’exprimer ouvertement, loin de la pensée unique et du « politiquement correct » qui nous transforme en zombies. Pourtant, nous ne sommes pas tous en possession des mêmes moyens et non, bien sûr que non, nous ne sommes pas tous égaux : tous les musiciens ne s’appellent pas Mozart ou Bernstein (Elmer, bien entendu). Je sais ce qu’il faut faire : développez vos propres qualités et laissez tomber les objectifs trop ambitieux que vous ne pourrez jamais atteindre avec facilité, faites un peu moins d’autophoto, passez beaucoup moins de temps à vous admirer (ou à vous détester), soyez davantage à l’écoute des autres moins que de vous-mêmes et vivez pleinement le moment présent sans vous poser trop de questions (sur votre propre compte, évidemment). Devenez généreux sans devenir c… et vous verrez apparaître dans votre miroir une belle image que vous ne soupçonniez peut-être pas.

 

 

Les Mélodies ModernesJ’ai un Bach + 10… Si vous avez commencé à étudier Jean-Sébastien Bach à l’âge de huit ans et que vous vous présentez au Bac, l’affaire est déjà dans le sac ! Les étudiants ont passé l’année dernière (ou l’année précédente peu importe) une des épreuves du Baccalauréat professionnel sur une chanson de Jean-Jacques Goldman. Ce n’est pas la première fois (ni la dernière, hélas) que ce chanteur sans voix est pris pour référence absolue aux épreuves du Bac. Ses compositions sont d’une grande pauvreté technique et artistique : mélodie et rythmes basiques, arrangements médiocres, harmonie inexistante, paroles simplistes, son frère, compositeur de la chanson représentant la France à l’Eurovision 2015 n’est guère plus inspiré. Pourtant il finira lui aussi riche et célèbre comme Jean-Jacques ce qui démontre que la réussite, dans le « showbiz », est due à l’opportunisme et non à la chance. Et si on s’appelle Goldman et pas Trucmuche Machin Chose, c’est encore mieux en ce sens que le choix d’un texte de Goldman correspond à « la pensée unique » de l’Éducation nationale ; il est le prototype même de ce que doit être un « vrai » musicien dans l’imaginaire des têtes pensantes du ministère (avec un père résistant, des débuts laborieux dans sa vie professionnelle, un parcours remarquable dans les M.J.C., son amour des chansons de Léo Ferré, sa participation à l’élan réformatLes Mélodies Moderneseur qui a suivi l’élection de François Mitterrand en 1981 et qui aura signé, par un virage à 190 degrés, la fin de la musique classique au bénéfice des chorales et de la musique dite « populaire » et traditionnelle). Ainsi, les profs se sont mis à « caresser les élèves dans le sens du poil », la démission du corps enseignant suivant une tactique claire et sans ambages : maintenir les étudiants dans une culture basse issue des codes commerciaux internationaux décrétés pour la musique de variété. Le but du jeu ? Éviter d’avoir à se remettre en question et tout particulièrement de se heurter aux programmes absurdes de l’Éducation nationale. Un enseignant – toutes disciplines confondues – faisant preuve d’initiative pédagogique sera vite découragé par sa hiérarchie et quoi qu’il fasse, quoi qu’il tente, un prof frustré se retrouvera toujours dans l’obligation d’appliquer des programmes souvent grotesques en s’adaptant le plus possible au niveau médiocre de connaissances générales des étudiants, un effet du système des cours prodigués « à la carte » depuis l’école primaire, une perversion désastreuses aux effets visibles par tous : les élèves « tirés par le bas » sont peu enclins à fournir des efforts intellectuels, chacun le constate aujourd’hui, ils ne savent ni lire, ni écrire, ni s’exprimer correctement. L’amusement et le plaisir immédiat sont les caractéristiques de la génération Dolto (lire ici l’article Musique et éducation). Dans les pays riches, l’enfant-roi ne travaille pas dans la mine ou à la Les Mélodies Moderneschaîne dès l’âge de huit ans et c’est tant mieux mais à l’opposé, tout doit être mis à sa disposition pour lui faciliter l’accès à « la connaissance » avec un apprentissage rendu ludique (et débile). Moins d’efforts, que de l’éveil ! C’est sur ces deux points qu’il faudrait un jour se mettre d’accord : où place t-on la barre pour définir le niveau minimum de connaissance que chaque citoyen français devrait posséder à sa sortie de l’école primaire ou de ses études secondaires ? Quels moyens se donnent-on pour prodiguer le goût du travail et de sa récompense ? Les émissions et jeux télévisés en sont la preuve : le grand pote de Goldman ne s’appelle t-il pas Nagui, grand diffuseur de la culture générale du citoyen ? Quant au crédit accordé par l’Éducation nationale à l’enseignement de l’histoire de la musique dans ses murs, il s’en fiche totalement, il ne sait même pas ce que cela implique. C’est pourtant le premier donneur de leçon du pays… Je sais ce qu’il faut faire : nommer un Mozart président, un Elmer Bernstein ministre de la culture et faire entrer François de Roubaix au Panthéon !

 

 

Sept ans au Tibet - Les Mélodies ModernesDe là-haut je te vois je vous vois… La région de Ladakh se situe au nord de l’Inde, dans un pays aux montagnes très élevées (plus de 3 000 mètres d’altitude) ; déjà peuplée au Néolithique, environ 3 300 ans avant J.-C., les habitants souffrent plus que jamais du changement climatique indiscutable : les glaciers reculent, la pluie tombe en masse au mauvais moment, le soleil d’été est étouffant, l’environnement est profondément perturbé. La religion bouddhiste, née au Ve siècle avant J.-C., est la première à avoir compris le lien qui réunit toutes les composantes de la vie : elle a inventé l’écologie. La terre, l’eau, l’air et le feu constituent les quatre éléments, interdépendant avec l’homme et les animaux. Si vous écrasez un ver de terre, vous empêcherez un oiseau de se nourrir et sans oiseaux, les récoltes ne seront pas bonnes, les animaux ne seront pas en bonne santé et l’être humain restera sous la menace d’une extinction. Sans laine, sans lait, sans notre environnement préservé dans un équilibre fragile et naturel où chacun y trouve son compte, la vie va s’éteindre, petit à petit. Je sais ce qu’il faut faire : agir encore et toujours pour protéger notre environnement en étant efficace à long terme. C’est tout le combat de Nicolas Hulot, le nouveau Mousquetaire de la Terre, qu’il faut soutenir sans faille. Il y va de l’existence même de notre chère petite planète bleue très maltraitée par les hommes depuis deux siècles. Notre survie dépend de ce combat ultime des temps modernes.

 

États-d'âme - les Mélodies ModernesOscar Wilde a dit :  « Il est important d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit ». Et aujourd’hui alors, il nous reste quoi, comme rêves ? Débarquer sur la planète Mars, voyager plus vite que la lumière et percer les secrets de l’Univers ? Espérer payer moins de taxes et d’impôts, voir la misère reculer, les guerres se terminer, les malheurs disparaître ? Les vieux nous disent tous qu’avant, c’était mieux mais nous sommes tous les vieux d’une nouvelle génération. Demain, nous dirons donc qu’aujourd’hui c’était mieux comme on l’a dit quarante ans plus tôt ou même quatre siècles avant, lorsque l’homme se libéra progressivement des dogmes de la science et de la religion en oubliant de continuer à vivre simplement, dans les inégalités. Les défenseurs de la Terre et des valeurs humaines ont toujours eu raison : faire en sorte que nos enfants puissent dire un jour que demain (aujourd’hui pour eux), c’est mieux qu’« avant » (aujourd’hui pour nous). Si vous suivez, c’est tout bon, c’est que vous ne rêvez pas. Je sais ce qu’il faut faire : obliger chaque personne à réaliser son rêve quelque soit la difficulté et le temps que cela prendra. Tu rêves, mon pote, tu rêves…

 

À suivre…

À découvrir, la nouvelle rubrique d’états-d’âme : Les brèves longues

 

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