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Musique instrumentale et M�lodies Modernes ; les musiques de films

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Les musiques de films (VII)

James HORNER, compositeur

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James Horner n�est pas un m�lodiste n�. Son style est surtout caract�ris� par un soutien musical tr�s imaginatif � l�ambiance des films auquel il est destin�. Ses orchestrations reposent sur un astucieux m�lange d�instruments classiques et traditionnels comme pour le film � Braveheart � par exemple o� la cornemuse sur fond d�orchestre symphonique donne des frissons dans le dos. Plut�t sp�cialis� dans la musique de films d�action, � Willow �, � Glory � ou au sc�nario plus b�tit sur une intrigue intellectuelle comme � Appolo 13 �, il demeure bien entendu tout � fait capable de composer de superbes m�lodies romantiques, les films pr�cit�s �tant de parfaits exemples de sa ma�trise de l�art musical. L�une d�entre elle, entendue � sati�t� apr�s un c�l�bre naufrage, est caract�ristique de ses choix d�arrangeur : dans un film relatant la trag�die du Titanic, on aurait pu s�attendre � autre chose qu�une orchestration r�alis�e par des instruments �lectroniques avec l�emploi de choristes, choix qui semblait d�j� un peu moins anachronique. Pourtant, le pari est r�ussit et nul n�aurait vraisemblablement fait mieux dans le genre. Il n�emp�che, le compositeur se place aux antipodes de la conception d�autres coll�gues, Elmer Bernsteirn par exemple qui privil�gia toujours la l�g�ret� et la gr�ce sur une pr�sence musicale parfois lourde et pesante comme peuvent �tre ces derniers temps les musiques de James Horner. Pour l'original film � Miracle sur la 8e rue � en 1987 il composera une musique superbe, aux th�mes vari�s et tr�s bien orchestr�s. Il travaillera sur certains effets musicaux qui remplacent les bruits et les mouvements des personnages comme s'il s'agissait d'illustrer un dessin anim�. Une tr�s belle r�alisation pas toujours confirm�e. 



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Jaquettes des DVD

Car l�un des paradoxes de cet artiste, c�est sa capacit� � encha�ner le pire et le meilleur. Comme toute personne particuli�rement dou�e, sa production n�est pas constante. Il peut faire preuve pour tel film d�une tr�s grande rigueur professionnelle et effectuer un travail de cr�ation et de r�alisation exemplaires et pour tel autre film ne pas daigner s�y int�resser en utilisant des th�mes ou orchestrations d�j� utilis�s dans d�autres productions, sans parler des emprunts importants aux compositeurs de musique classique. Peut-�tre que la notori�t� acquise avec la vente de plus de 30 millions d�albums sur toute la plan�te pour le c�l�bre tube de C�line Dion en reprise de sa musique somme toute banale du � Titanic � extraordinaire de James Cameron ne l�incite pas � se re-motiver� On retiendra donc plut�t sa musique pour � Aliens le retour � avec la m�lodie fantastique voyageant dans l'espace tonal et atonal, des violons et des altos en chant/contre-chant r�pondant aux montage des images du film en champ/contre-champ. Le travail effectu� par Jerry Goldsmith pour � Alien le 8e passager � est exceptionnel de recherche et de cr�ativit�. Puis James Horner pour le second volet reprend l'esprit du Ma�tre en posant sa touche personnelle. De la belle ouvrage. Les cors, les cordes et les timbales  r�sonnent encore dans nos oreilles de spectateurs totalement pris par un film de r�f�rence, l�originalit� des compositions et des arrangements apportant toute leur dimension � l'ensemble de l'oeuvre. Par l�emploi d�un soutien magistral � l�angoisse et � l�intrigue d�un film, la partition de James Horner se place au sommet de la cr�ation musicale cin�matographique. Bref, pour avoir compos� la musique de tr�s nombreux films, � Jumanji �,  � Natty Gann �  ou � Flight plan � avec Jody Foster plus r�cemment, James Horner reste, � 54 ans, l'un des � tr�s grands � dont Hollywood ne pourrait se passer� Et nous non plus !

 

Biographie et liste des films dont la musique est sign�e James Horner, cliquez ici (infos Wikipedia) / Critique et commentaires sur le compositeur, cliquez ici (infos Cinezik)      



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Collection FX
 Un film int�ressant 
Un film int�ressant
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Distribution Columbia Pictures (2007)

LES FOUS DU ROI, un film de Steven Zaillian (2006) avec Sean Penn, Jude Law, Kate Winslet, James Gandolfini... Musique de James Horner. Distribution Gaumont Columbia Tristar Films France.

 

Ce film r�cent est tr�s int�ressant (la reprise d'un film de 1949 de Robert Rossen d'apr�s le livre de Robert Penn Warren). Il s�agit d�une fiction bas�e sur l�histoire vraie de Henry P. Long, l�homme qui marqua toute une g�n�ration d�am�ricains et plus particuli�rement les habitants de la Louisiane d�o� il �tait originaire. Huey n�aura jamais reni� son pays rural et modeste ; mieux que cela, il revendiquait son droit � repr�senter le peuple et � agir en sa faveur. En prenant en main l�organisme � partir duquel il s�attaqua aux grands trusts financiers de l��poque, les p�troliers, l��lectricit�, et aux immenses fortunes ind�centes (le richissime Rockefeller en t�te) dans une p�riode de mis�re avec la grande d�pression des ann�es 30, Henry P. Long parvindra � se faire �lire facilement et largement gouverneur puis Pr�sident... Avant d��tre assassin�. Il permettra l�entr�e de La Louisiane dans la modernit� par la construction de routes, d��coles (le ramassage scolaire par les 'school bus' jaune embl�matiques du pays, c�est son id�e et sa r�alisation !), la cr�ation en masse d�emplois�Cet homme politique anachronique poss�dait une fougue, une facilit� � captiver son auditoire qu�il devait probablement � son premier m�tier de repr�sentant de commerce mais aussi � une ambition forcen�e qui remontait � l�enfance : il voulait devenir LE pr�sident. H�las, toute personne qui acc�de aux plus hautes fonctions fini t�t ou tard par se laisser d�voyer, comme dans les trag�dies grecques ou l�on meurt par le bien qui vous a propuls� tout en haut de l��chelle. Voler trop pr�s du soleil ne br�le t-il pas les ailes ? Affubl� au d�part de sentiments g�n�reux, altruistes, nobles et sinc�res, que deviennent-ils lorsqu�on poss�de le pouvoir ? Faire des compromis, revenir sur sa parole ou accepter des contreparties, se lier d�amiti� avec des personnes peu scrupuleuses et pas vertueuses, c�est le lot commun aux hommes et aux femmes politiques d�hier et d�aujourd�hui. Le pouvoir corrompt. Ou d�truit. L�environnement de l�homme a profond�ment chang� au fil des si�cles mais l��tre humain reste in�branlablement le m�me : nous sommes tous indispensables de notre vivant puis indispensables au cimeti�re, comme l��voquait De Gaulle. Ce film, � Les fous du roi �, est une �uvre sombre et tragique � l�image du roman de Robert Penn Warren, Prix Pullitzer en 1946. Mais c�est une aventure terriblement contemporaine ! Pour Alix : un film Tr�s bon. La musique du film, sign�e James Horner, utilise une suite de rythmes simples, du plus long au plus court qui renforcent l'intensit� dramatique, � savoir : dans une mesure binaire s'encha�nent une noire, deux croches, un triolet de croches, quatre doubles et une noire accentu�e. Bien vu mais pas nouveau : cette technique simple a d�j� �t� entendue dans bon nombre de films avant celui-ci. Alors � part �a quoi de neuf docteur James ? Pour Alix : une musique Tr�s Moyenne.


 Qui vivra verra 
Qui vivra verra
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Uma THURMAN

LA VIE DEVANT SES YEUX/The live before her eyes, un film de Vadim Perelman (2008) avec Uma Thurman, Evan Rachel Wood, Eva Amurri... Musique de James Horner. Un film Metropolitan FilmExport France. 

 

Uma Thurman est une actrice �patante ; depuis � Kill Bill � elle a prouv� ses capacit�s de com�dienne malgr� sa silhouette svelte et sportive qui la pr�destinait peut-�tre � autre chose, au mannequinat par exemple. � ce titre, tr�s mal dirig�e dans le pitoyable � Chapeau melon et bottes de cuir � de Chechik en 1998 (une r��dition rat�e de la fameuse s�rie t�l�vis�e des ann�es soixante avec la brune Emma Peel), notre blonde Uma Thurman v�hiculera l'image d'une personne froide, distante, raide dans sa posture. Son regard d'un bleu superbe est d'ailleurs vide, il porte loin, l'actrice semble souvent absente, totalement perdue dans ses pens�es... et ses amours tumultueuses ! Libre d'agir dans sa vie personnelle comme bon lui semble ce qui est fort respectable, les r�les dont elle sera affect�e utiliseront cette apparence facile et trompeuse de la femme fatale jusqu'au g�nial Quentin Tarentino, metteur en sc�ne qui saura utiliser les artistes � leur avantage pour le bien de tous, celui des films qu'il produit, pour commencer. Mais ici malheureusement, le spectateur malgr� sa bonne volont� retrouve un sc�nario inconsistant qui ne la favorise pas ; Uma Thurman ne peut pas � son tour mettre en valeur une histoire alambiqu�e qui se d�roule devant nos yeux. Malgr� de gros efforts, on n'y comprends pas grand chose : en m�lant les sc�nes � d'avant � avec les sc�nes � d'apr�s �, celles de la jeune fille de 17 ans avec celles o� elle �volue dans sa vie d'adulte mari�e avec un enfant, on devine bien s�r le propos mais il est trop mal trait�, une sensation persistante de d�j� vu finit par fatiguer nos yeux qui n'en croient pas un mot. Quant au somnolent compositeur James Horner, il y fait de la figuration ; � peine r�tabli de son succ�s avec � Titanic � qui semble avoir d�finitivement coul� son inspiration, la musique est d�pourvue de m�lodie et repose sur une note grave tenue qui sert de bourdon � l'orchestration forc�ment lourde, vous n'en croirez pas vos oreilles. � La vie devant ses yeux �, un film � ne pas garder en vue. Note d'Alix : Insatisfaisant. Musique : Insatisfaisante. Un tel commentaire n�gatif, pour vous, c'est plut�t bien vu ? 


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KALAHARI/A far off place, un film de Mikael Salomon (1998) avec Reese Witherspoon, Sarel Bok, Ethan Randall, Jack Thompson et Maximilian Shell. D'apr�s les livres de Laurens Van Der Post. Musique de James Horner. Un film Walt Disney.

 

Tourn� en Afrique dans de magnifiques paysages, les m�saventures de la jeune Nonnie vont l�entra�ner dans le d�sert du Kalahari, traqu�e par des chasseurs d�ivoire sans scrupules. Son salut viendra de Xhabbo, un bushman qui communique avec les esprits. La musique du film se devait d��tre � la hauteur d�un tel sc�nario et James Horner ne d��oit pas. C��tait l��poque o� il commen�ait � peine � comprendre ce qui lui tombait dessus avec le succ�s plan�taire inexplicable de � Titanic � et de sa musique pas du tout exceptionnelle. Sa � grosse t�te et les chevilles qui enflent � allait lui arriver un peu plus tard avec des compositions tristounettes et sans gloire. Dans � Kalahari � inutile de chercher longtemps le vrai h�ros du film : il s�appelle Sarel Bok et s�est fait remarquer en France par plus de huit millions de spectateurs avec � Les dieux sont tomb�s sur la t�te �. H�las, le public ne se sera pas d�plac� en masse pour � Kalahari �, un insucc�s commercial loin des promesses du sc�nario et ce, pour une simple raison,  le film vacille entre plusieurs genres. Par la violence de certaines sc�nes il ne peut s�adresser � de trop jeunes enfants (ce qui change beaucoup du style aseptis� des Walt Disney habituels) ; par la relation sentimentale de l�h�ro�ne entretenue avec l�un de ses compatriotes le film fleurterait davantage du c�t� du public d�adolescents ; par son traitement psychologique sans concessions il concernerait plut�t les adultes (lorsque Nonnie se met � se venger des hommes qui ont tu�s sa famille, elle ne fait pas dans le d�tail et se transforme en v�ritable Rambo woman�). Bref, ce film n�est pas classable. C�est dommage car on ne montrera jamais suffisamment le r�le �pouvantable jou� par les colons blancs en Afrique dans le pillage des ressources naturelles, dans l�extinction d�esp�ces animales extraordinaires sans parler des ravages provoqu�s par le racisme et l�esclavage. Dans l'id�e d�velopp�e ici et carr�ment st�r�otyp�e de � rencontre de deux mondes que tout oppose �, il semblerait que l�amiti� naissante peu naturelle entre la jeune blonde Nonnie totalement impr�gn�e par la culture am�ricaine (d�o� son incapacit� d�adaptation au d�but du film) en fait d�embl�e une personne bien �loign�e des pr�occupations spirituelles de Xhabbo. Malgr� le courage des uns et des autres, on se dit tout au long du film que chacun finira par repartir dans son monde quoi qu�il arrive� � condition toutefois de s�en sortir vivant ! Alix trouve ce film Bon et sa musique Bonne.

 

* Le livre de r�f�rence du film : � Le monde perdu du Kalahari � de Laurens Van Der Post chez Payot (Petite biblioth�que)

* Un autre film tourn� dans le d�sert du Kalahari : � Les sables du Kalahari/ Sands of the Kalahari � tourn� en 1965 par le r�alisateur de � Zoulou � Cyd Enfield (voir ci-dessus) avec Stuart Withman. Musique de John Dankworth. Il semblerait que ce film soit peu connu en France

- Autres films : � La famille Suricate � et une s�rie de documentaires � Kalahari family � (voir ici)


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NATTY GANN/The journey of Natty Gann, un film de Jeremy Kagan (1985) avec Meredith Salenger, John Cusak, Ray Wise, le chien Jed... Histoire de Jane Rosenberg. Musique de James Horner. Un film Walt Disney (Buena vista).

 

Le r�alisateur Jeremy Kagan frappa un grand coup avec ce film. N� en 1945 � l'aube d'une �re nouvelle qui ne voulait � plus jamais �a  � (la seconde guerre mondiale), il se sp�cialisera pourtant dans l'�vocation des conflits de toutes sortes (le Viet-nam) et soutiendra les d�marches artistiques non conventionnelles (le Festival de Sundance de Robert Redford dont il sera l'une des chevilles ouvri�res). Apr�s de solides �tudes universitaires qui l'am�neront dans la seconde partie de sa vie professionnelle � devenir lui-m�me enseignant, son travail se fera principalement pour la t�l�vision dans des s�ries pas ou peu connues en Europe. C'est donc avec le film pour grand public � Natty Gann � (Natty �tant la contraction de Nathalie) qu'il se fera conna�tre du monde entier y compris par le public russe expert en bons films : il y recevra une importante distinction lors du Festival de cin�ma de Moscou, un exploit � une �poque o� la chute du Mur de Berlin ne relevait que du fantasme et de la fiction.  Mais le secret de la r�ussite d'une oeuvre ne repose pas uniquement sur un seul �l�ment, ce serait trop facile : l'histoire de Nathalie Gann est extraordinaire et les personnages sont exceptionnels, en tout cas ils le deviennent tout au long de l'histoire. Le film montre le comportement de la population soumise � la crise de 1935 et le courage d'une adolescente aid�e par un loup qui souhaite co�te que co�te rejoindre son p�re embauch� � plus de 3000 kilom�tres de sa ville natale, Chicago. Y parviendra t-elle et � quel prix ? La musique de James Horner est � la hauteur de l'�v�nement, on peut m�me entendre distinctement une ligne m�lodique agr�able et parfaitement orchestr�e pour coller aux images ou permettre au contraire de prendre de la distance (c'est sur ce point que r�side l'art des compositeurs de musiques de films). Meredith Salenger, la jeune h�ro�ne tr�s convaincante, aura commenc� sa carri�re en dansant et en chantant dans la com�die musicale � Annie � (musique de Charles Strouse (voir ici) puis surviendra la s�lection pour le premier r�le de � Natty Gann � ; volontaire et dot�e d'un solide temp�rament, sa performance orientera d�finitivement sa carri�re qui prendra tout son sens. On la retrouvera, dipl�mes de psychologie en poche, dans une multitude de t�l�films tr�s vari�s : � Les contes de la crypte, Poltergeist, Buffy contre les vampires, Cold case, Juste cause, 24 heures chrono � et dans les films � Le village des damn�s � version 1995 (voir ici) ou bien encore dans � La montagne ensorcel�e � version 2009 o� le personnage qu'elle incarne s'appelle Nathalie Gann. 25 ans plus tard c'est  r�solument plus qu'un clin d'oeil du destin, preuve que ce r�le aura marqu� bien des consciences. Quant � John Cusak il aura r�ussit dans les films en cin�mascope, � chacun son chemin. Pour Alix, ce film demeure Excellent pour la famille dans l'esprit des films Walt Disney avec un c�t� �dulcor� presque gnan-gnan mais si agr�able parfois et la musique subtile de James Horner renforce le sentiment d'Excellence si l'on pardonne l'absence d'une vraie belle m�lodie facilement m�morisable, d�cidemment, ce n'est pas le truc de James Horner. Le doublage fran�ais est g�nial, les paysages sont magnifiques. Une oeuvre artistique incontournable quand on aime les bons films d'aventures. Et profitez-en pour revoir les exceptionnels � Les raisins de la col�re �, � L'empereur du nord � et � Les grandes gueules � pour baigner dans la m�me anbiance !



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Meredith SALENGER et le chien JED dans "NATTY GANN"
 Aventures 
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APOCALYPTO, un film de Mel Gibson (2006) avec Rudy Youngblood, Rraoul Trujillo, Dalia Hernandez... Musique de James Horner. Un film Icon productions

 

Avec le film r�cent de Mel Gibson � Apocaplypto � la bande originale du film nous replonge dans l'univers extraordinaire de � La for�t d'�meraude � de Boorman, entre autres fims r�alis�s en Am�rique du sud : les sons �tranges d'une autre culture, l'atmosph�re pesante et humide de la jungle amazonienne, les bruits et les d�cors fantastiques d'un autre monde si proche et si �loign� � la fois. Une excellente musique d'accompagnement de James Horner  faite de percussions et d'instruments traditionnels peu usuels qui convient parfaitement aux images soign�es de l'acteur-r�alisateur d�cid� � nous surprendre � chaque cr�ation. Alors si vous n'avez pas encore vu ce film, n'h�sitez pas ! Attention, plusieurs sc�nes violentes peuvent choquer les enfants. James Horner  avait d�j� commenc� � entreprendre � ses d�buts en 1986 un travail de recherche sur les sonorit�s exotiques avec le film peu connu mais suberbe de Christopher Cain � Where the river runs black �, l'histoire d'un enfant perdu ramen� par un pr�tre � � la civilisation � au Br�sil. Au passage, une question : qu'attendez-vous d'un film ? Si vous pensez que le Septi�me art est d'abord fait pour nous distraire et nous permettre de passer un tr�s bon moment hors du temps, vous comprendrez ais�ment que l'on peut aimer voire adorer ce film. Les deux heures quinze nous gardent riv�s sur nos si�ges (contrairement au d�cevant � Ne le dis � personne � dans le m�me genre course-poursuite). Si on attend maintenant autre chose d'un film, grand intellectuel que nous sommes, il faudrait plut�t regarder un documentaire sur les p�riodes trait�es (les Incas, les Conquistadores) ou prendre un ouvrage sp�cialis� sur la p�riode historique en question ! Sans la garantie de passer un moment formidable... Pour Alix c'est un Bon film et une Bonne musique.


 Com�die 
Com�die
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*MIRACLE SUR LA 8e RUE/nun film de Matthew Robbin (1987) avec Hume Cronyn, Jessica Tandy... Musique de James Horner. Un film Universal. 

 

Un vieil immeuble et ses occupants âgés vont devoir affronter la dure réalité de « l’expansion économique » si chère à Jacques Fabbri dans « La soupe aux choux » (voir ici) : leur quartier va définitivement disparaître. En pleine rénovation, il ne reste plus qu’à placer quelques charges d’explosifs et donner quelques coups de pelleteuse pour voir s’écrouler un immeuble vétuste. S’il était resté en très bon état, au titre des monuments historiques ou des bâtisses d’intérêt remarquable, les autorités auraient peut-être fait le nécessaire pour le sauvegarder mais là, il faudrait un miracle pour sauver l’édifice et ses habitants. Seulement un miracle ? Basé sur un scénario original, les acteurs sont remarquables, le doublage est excellent, la musique semble adaptée, les trucages demeurent parfaits. Pourtant il manquerait une dose de quelque chose pour en faire un film exceptionnel, une impression que l’on retrouve dans « Cocoon », un autre film tourné par des acteurs « âgés » ; on y retrouvera avec plaisir Hume Cronyn et Jessica Tandy (voir photo ci-contre, en bas à gauche) qui ont derrière eux une très longue carrière cinématographique). Ces œuvres complètes manquent d’un brin de folie ou d’un exploit quelconque, le spectateur se trouvant plongé dans une fable qui se raconte comme une fable mais pas comme un film. Avec « Milagro » de Robert Redford (voir ici) ou plus récemment « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » le sentiment persiste : ces films sont très bons, esthétiques, bien filmés et bien montés avec de vertueux sentiments dans une réflexion approfondie mais il leur manque toujours un petit « quelque chose ». Peut-être est-ce une impression toute personnelle d’Alix qui chipote un peu trop ou la faute d’un compositeur qui manque de brio ou bien alors d’un réalisateur trop timoré, à moins que ce soient les acteurs qui manqueraient d’éclat sur un scénario trop léger car destiné à toute la famille ? Des films que l’on revoit avec grand plaisir et c’est là l’essentiel. Il est probable qu’une fable ne puisse se décliner que fabuleusement même au cinéma, sans violence ni artifices, ceci dit sans affabuler comme un fabulateur affable. Appréciation d’Alix : un film à se repasser parce qu’il est Très bon. La musique de James Horner : Assez bonne, sans plus. 


 A va tard, B plus t�t, C l'heure du plumard  
A va tard, B plus t�t, C l'heure du plumard

AVATAR, un film de James Cameron (2009) avec Sam Worthington, Zo� Saldana, Sigourney Weather, Michelle Rodriguez, Giovanni Ribisi... Musique de James Horner. Un film 20th Century Fox.

 

Alix n'est pas d��ue. Lorqu'elle a entendu le battage m�diatique fait autour du film elle s'est m�fi�e : ce chef d'oeuvre annonc� bien avant sa sortie aurait co�t� une fortune mais en battant tous les records de fr�quentation dans les salles de cin�ma (certains y retrouveront largement leurs billes) sa l�gitimit� devenait populaire. Ceci dit fondamentalement, en quoi la question financi�re nous int�resse t-elle ? La t�te bleue de ces avatars de synth�se n'inspirait pas confiance � notre ing�nue d'Alix, un probl�me de g�n�ration sans doute : cette production s'adresse principalement aux enfants baign�s dans les dessins anim�s et autres jeux vid�o d�biles et violents depuis leur premier biberon. Pour appr�cier pleinement � Avatar � il faut donc �tre n� dans une ambiance totalement surr�aliste ce qu'affectionne James Cameron. Avec � Terminator, True lies, Alien � puis le fameux � Abyss � qui fait toujours r�ver Alix, le r�alisateur nous avait habitu� � la cr�ation d'un cin�ma populaire de tr�s grande qualit� tout en le rendant passionnant pour les adultes ; en ce sens, � Alien le 8e passager � et � Aliens, le retour � resteront des mod�les du genre, la perfection absolue. Puis vint Titanic � et son c�t� trop fortement emprunt� � Rom�o et Juliette, un th�me parfait pour les adolescents s'ilsvoulaient bien se donner la peine de croire un instant au couple improbable form� par K. Winslet et L. Di Caprio (au niveau glamour bonjour l'ambiance !) avant que ne surgisse des flots � Avatar � issu de l'imagination sans limites de Cameron. H�las, le spectateur est tir� vers le bas. Apr�s deux heures de film plut�t longuettes, Alix trouve la farce grotesque pendant le dernier tiers. Non, le message ne passe pas dans sa pr�sentation primaire. Le sc�nario au go�t de d�j� vu ne suffit plus � la tenir �veill�e, dommage, Alix aura rat� les trucages extaordinaires et les sc�nes de batailles rang�es parfaitement bien con�ues � appr�cier en relief, bien s�r, c'est du grand art sur ce plan-l� ! Avec une musique de James Horner toujours aussi passe-partout sans th�mes leitmotive, le compositeur d�montre qu'il reste f�ch� � vie avec la m�lodie et d'ailleurs comment trouver l'inspiration en l'absence d'acteurs excellents ? La magnifique Sigourney Weaver y fait juste de la figuration. Alix pense qu' � Avatar � ne m�rite pas une seconde lecture malgr� ses effets sp�ciaux inou�s et ses mouvements de cam�ra magiques, la signature du r�alisateur �tant �dulcor�e dans ce film Moyen � la musique encore plus Moyenne, une appr�ciation faite � chaud par rapport � l'inconsistance du produit tr�s commercial. Tiens, je crois qu'Alix va se repasser � Alien � ou Aliens le retour � histoire de revivre une aventure tr�pidante d�livr�e sans niaiserie... Avec des acteurs au visage expressif qui sont mis en valeur !    


Basil POLEDOURIS, compositeur

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Jaquette du CD

Basil Poledouris est n� � Kansas city aux Etats-Unis mais une partie de lui-m�me est rest�e grecque. �lev� dans la tradition orthodoxe, il fr�quentera autant l��glise que les salles de cours de piano, instrument de base de la musique occidentale qu�il commencera � l��ge de 7 ans, un point commun � la grande majorit� des compositeurs de renom. Le compositeur se destinait s�rement � une carri�re de concertiste et ne s��tait donc pas pr�par� � finir dans la pellicule seulement voil�, une nouvelle fois le destin allait frapper. Vers la fin de ses �tudes il se retrouva �tudiant avec de futurs grands r�alisateurs, jugez plut�t : Millius, Kleiser et Lucas. C�est d�abord John Millius qui lui proposera de composer pour son premier film � Big Wednesday � en 1978 ; ce fut la troisi�me composition pour Basil Poledouris apr�s deux essais transform�s pour des films confidentiels en 1973 et 1977 puis vinrent � Le lagon bleu � de Randal Kleiser en 1980 et le fameux � Conan le barbare � �galement de Millius en 1982, le film culte des fans du genre. La carri�re de Basil Poledouris fut d�finitivement lanc�e avec cette partition exemplaire. En utilisant le son des cors en avant de la masse orchestrale renforc�e par des ch�urs � l�instar de ce qu�aurait pu faire son professeur Miklos Rozsa (le Ma�tre aura d�cid�ment form� et soutenu de brillants �l�ves jusqu�� les amener au statut de professionnels talentueux, bravo Monsieur le professeur  pour avoir pratiqu� les vertus de l�enseignement !), Basil Poledouris int�ressera un autre r�alisateur d�exception, Paul Verhoeven, le plus europ�en des am�ricains (il est n� en Hollande) : avec � Robocop � en 1987 et � Starship troopers � en 1997, leur collaboration allait devenir un mod�le du genre.



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Film SAUVEZ WILLY !
 Paul VERHOEVEN, r�alisateur 
Paul VERHOEVEN, r�alisateur
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Jaquette des DVD

En choisissant Basil Poledouris pour composer la musique du film de Paul Verhoeven � La chair et le sang � en 1985, nul doute que le r�alisateur connaissait les go�ts de son ami pour la musique ancienne m�di�vale revisit�e par le cin�ma, ce qui tombait � pic vu sa propre passion pour le Moyen-�ge. En effet, Verhoeven se fera conna�tre avec une s�rie t�l�vis�e sur ce th�me � Floris � qui lui permettra de s�associer durablement � son acteur f�tiche Rutger Hauer. Malgr� la musique descriptive qui r�v�le l��me des protagonistes et magnifie les images, le film � La chair et le sang � ne conna�tra qu�un succ�s somme toute discret mais il s�agit bien d�un fleuron du 7e art � red�couvrir d�urgence. Probablement parce qu�il sonne juste malgr� la duret� du sc�nario avec ses hordes barbares. La justesse, c�est la marque de fabrique de ce r�alisateur inspir� qui l�am�ne au succ�s mondial apr�s vingt ann�es fructueuses pass�es � Hollywood o� il y a trouv� les moyens de faire les films qu�on lui demandait de faire (l� o� l�Europe l'incitait et l'incite toujours � faire des films selon ses convictions mais sans lui donner de moyens) : � Total recall �, � Basic instinct �, � Showgirls �, l� � Homme sans ombre �� Basil Poledouris continuera lui aussi � mener une voie sans ombre : � Le vol de l�Indruder �, � Sauvez Willy � photo ci-dessus pour les musiques sp�cifiquement compos�es pour le film, � Lonesome Dove � en 1989, un t�l�film de six heures en quatre parties avec Robert Duvall et Tommy Lee Jones dans lequel Basil Poledouris d�montre ses qualit�s de m�lodiste, � Terrain min� �, un film au th�me �cologiste cher � Steven Seagal tr�s bon dans son r�le d'homme droit et loyal sur une musique o� les cors pavoisent magnifiquement � la m�lodie. Un an plus tard ce fut � Monsieur Quigley l'australien � avec l'excellent Tom Selleck et la voix fran�aise de Robert Redford avec une musique inspir�e des compositions d'Elmer Bernstein aux niveaux th�me et arrangement, une comparaison qui s'arr�te l� car Basil Poledouris poss�de son propre style ; citons �galement les puissants et enthousiasmants � Total Recall � dans lequel le r�alisateur fait preuve de son g�nie et � It�s my party � avec sa partition pour piano solo, l'instrument de pr�dilection du compositeur puis � Amanda �, � Breakdown � (une version r�ussie avec Kurt Russell), � Mickey les yeux bleus �� Malheureusement, le destin qui �tait favorable jusqu�alors au fameux compositeur finira par lui jouer l�un de ses mauvais tour : Basil Poledouris d�c�dera en novembre 2006 � l'�ge de 61 ans seulement. Le meilleur de lui-m�me �tait pourtant � venir. La mort est d�cidemment injuste. 

Le site officiel de Basil Poledouris (en anglais) : cliquez ici

Pour en savoir + sur Paul Verhoeven, biogaphie, cliquez ici (infos allocin�)


 Science-fiction 
Science-fiction
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TOTAL RECALL/Voyage au centre de la m�moire, un film de Paul Verhoeven (1990) avec Arnold Schwarzenegger, Michael Ironside, Rachel Ticotin, Sharon Stone, Ronny Cox... Musique de Jerry Goldsmith (voir ici). D'apr�s la nouvelle de Philip K. Dick. Un film Columbia Tristar home video. 

 

Certains noms d'emprunt ne s'oublient pas et Doug Quaid en fait partie. Interpr�t� par Arnold Schwarzenegger, le champion du monde de Body Building (encore un mot anglo-saxon qui va arracher l'oreille de nos cens�s cousins qu�b�cois) d�montre son talent d'acteur issu de ses capacit�s physiques et intellectuelles. Travailleur tenace et d�termin�, son parcours personnel est exceptionnel et sa pr�sence inonde le film. Par l'�vocation de la manipulation de l'individu, en d�crivant la lutte des classes, l'exploitation de l'homme par l'homme, la pollution plan�taire, bref, un millier de sujets qui nous pr�occupent tous, Paul Verhoeven fait preuve de son g�nie cin�matographique, faire entrer le quotidien dans la science-fiction et non l'inverse. Par sa sensibilit� europ�enne, il r�invente le genre et nous comble de plaisir car d'un bout � l'autre du film on ne s'ennuie pas ; on y (re)d�couvrir toujours quelque chose de nouveau. La richesse des situations, l'alternance des gros plans et des vues d'ensemble retiennent notre attention ; les d�cors, les effets sp�ciaux, les costumes, la musique... Tout participe � notre bonheur. Technique r��dit�e dans le subtil et non moins exceptionnel film � Starship troopers �, les ingr�dients de � Total Recall/Voyage au centre de la m�moire � constituent une victoire artistique majeure. Films populaires et internationaux devenus r�f�rence (culte), Hollywood aura mal dig�r� par le pass� cette r�ussite cosmopolite (un autrichien, un hollandais...) mais c'est ainsi : tous les talents sont dans la nature et l'argent sonnant et tr�buchant n�cessaire au bouclage de l'�norme entreprise, lui, est bien am�ricain alors l'honneur de la nation est sauf. Celui des habitants de la plan�te Mars �galement, gr�ce � Schwarzy ! Alix adore ce film qu'elle trouve Exceptionnel comme sa musique Exceptionnelle, parfaitement adapt�e � l'histoire et fid�le � l'immense talent de Jerry Goldsmith (voir ici).

 

- Arnold Schwarzenegger est un acteur engag� politiquement, pour en savoir +, cliquez ici (infos Wikipedia)

- Autres appr�ciations d'Alix sur les films, cliquez ici et les autres films adapt�s des romans de Philip K. Dick : � Blade Runner � et � Plan�te hurlante �



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BLACK BOOK, un film de Paul Verhoeven (2006) avec Carice Van Houten, Sebastian Koch, Tom Hoffman, Halina Reijn, Waldemar Kobus, Derek de Lint... Musique d'Anne Dudley. Un film Filmworks / Path� ! 

 

Alix trouve ce film excellent. Si vous souhaitez conna�tre l'avis d'Alix sur de nombreux autres films, cliquez ici  (page La critique de films).



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Paul Verhoeven (� droite de la cam�ra) dirige les acteurs dans � Black Book �. Pour en savoir + cliquez ici (site officiel du film, textes, photos, anecdotes)


 Fantastique/Poursuite 
Fantastique/Poursuite
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Capture d'images et montage FX

CHERRY 2000, un film de Steve De Jarnatt (1987) avec David Andrews, Melanie Griffith, Pamela Gidley, Michael C. Gwynne, Marshall Bell, Harry Carey Jr, Laurence Fishburne, Brion James, Ben Johnson… Musique de Basil Poledouris. Un film Orion pictures corporation. 

 

La question de la robotisation de l’homme n’est pas un phénomène nouveau ; à l’ère de l’informatisation tous azimuts, l’androïde Cherry faisait déjà des ravages ! Belle comme le jour, grande, blonde (évidemment), le malheureux possesseur d’un modèle rare de femme poupée qui dit « oui à tout » notamment à ses pulsions amoureuses y trouvait largement son compte. Un malheureux propriétaire car à force de s'exciter sur son engin tant désiré il l’aura complètement détraqué : le jouet cassé va obliger le mâle insatisfait à débusquer un modèle similaire entreposé au fin fond de la Vallée de la mort ; il devra affronter un type peu recommandable et collaborer avec une (vraie) femme pour y parvenir. Vision d’Apocalypse, sentiments confus et stéréotypés, action et réflexion, le film reste plaisant par son judicieux mélange de « Mad Max » et de « L’âge de cristal » entre autres films de référence du genre. « Cherry 2000 » est surprenant par son originalité et ne laisse pas indifférent. Avec des scènes spectaculaires et un brin de dérision lorsque c’est nécessaire pour atténuer l’impact des morts qui jalonnent la recherche du bonheur, une véritable mannequin surnommée « La plus belle fille du monde », Pamela Gidley, connaîtra son heure de gloire au milieu des années 80 mais ne pourra présentement rivaliser avec le jeu d’actrice brillantissime de Melanie Griffith magnifiquement bien doublée en français, à cause d'un rôle débile et très limité de poupée gonflable améliorée par le génie informatique. La musique de Basil Poledouris vaut le détour même si elle reste assez discrète : à la fois symphonique et électronique (évidemment) par petites touches subtiles à la flûte traversière, basée sur les cordes, le compositeur s’est amusé à mélanger les styles et les formes. Le « love theme » joué au hautbois sur un accompagnement cordes-flûtes en mouvement de tierces répétées est superbe, mystérieux, évanescent y compris dans sa version où prédominent les violons à la mélodie mais cette composition originale est insuffisamment utilisée. Le ryhtme régulier des autres arrangements de Steven Scott Smalley sur les indications de Basil Poledouris rappellent sans cesse la marche d'un robot (le réalisateur nous permet de revoir deux antiquités dont Robby de « Planète interdite ») et les fans resteront jusqu'au bout sur leur faim : lorsqu’ils cherchèrent à acquérir le disque du film enregistré par un orchestre hongrois qu'Alix n'affectionne pas trop de manière générale, il fallait le trouver sous le manteau à un prix fou compte tenu de l’édition très limitée ! Ce phénomène de masse rencontré à l’extérieur des matchs de foot lorsque les billets se revendent très cher au marché noir est lamentable. La musique ne devrait jamais devenir un commerce au-delà du raisonnable. Côté informatisation forcenée, les robots présents dans les salons asiatiques et les hologrammes installés en France dans les aéroports se rapprochent de leur géniteur. Les différences s'estompent. L’électronique a déjà commencé son œuvre de transformation radicale de l’être humain, nous devenons des clones idiots et disciplinés. Alors prière lire commentaire Alix : film Bien et musique Excellente. Toi avoir compris message ? 


 Aventures 
Aventures
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Photo Australie : @ zbb52318 - Fotolia.com

QUIGLEY L'AUSTRALIEN/Quigley Down Under, un film de Simon Wincer (1990) avec Tom Selleck, Laura San Giacomo, Alan Rickman... Musique de Basil Poledouris. Un film M.G.M. Un C.D. M.G.M. records et Prometheus records, r�f. XPCD 162, site Internet : http://www.soundtrackmag.com

 

Impossible de ne pas aimer ce film. D'abord parce qu'on ne peut pas �tre un partisan du bon cin�ma sans aimer les westerns, les films d�paysants, les histoires d'amour et la d�fense des opprim�s contre les pers�cuteurs, des ingr�dients tous r�unis dans � Quigley l'australien �, la chaleur torride, le bush et les fusils en prime. Action et sentiments forts alternent du d�but � la fin. � ce titre, Basil Poledouris aura su composer une partition symphonique m�lant l'h�ro�sme et la magnificence des musiques de westerns avec les sonorit�s typiquement australiennes, normal, puisqu'il s'agit d'un tireur d'�lite am�ricain qui d�barque sur l'�le, le son de l'instrument de musique aborig�ne de r�f�rence �tant le didjeridoo en eucalyptus (une sorte de trompette). Les chants �tranges et profonds qui �manent de la nuit des temps permettent aux esprits de veiller avec bienveillance sur ce film et sur sa musique ! Le parcours de Quigley (Tom Selleck) est ponctu� par l'utilisation m�lodieuse de la clarinette en alternance avec la fl�te traversi�re, instrument f�minin par excellence cens�e soutenir les apparitions de sa compagne d'infortune, la folle Cora (Laura San Giacomo). Les paysages sont surdimensionn�s et l'orchestration, comme les meilleures musiques de films, donne la profondeur suppl�mentaire aux d�cors naturels somptueux. Le rythme tr�s country music, parfois lourd, �voque la rusticit� des personnages, les rythmes de folk music rappellent quant � eux la simplicit� et la rudesse de la vie de ces personnages tourn�es vers l'ext�rieur, en tout cas, ils sont en contact permanent avec la nature. Finalement, Basil Poledouris est parti du fond de l'histoire : un am�ricain (clarinette) d�barque dans les plaines australiennes (musique de western version Elmer Bernstein) pour mener un combat � sa mani�re (tempo lent, basses bien marqu�es, timbales pour une marche pesante qui indique le pas assur� du h�ros) ; l'homme est fier (cors, violons exub�rants) et se retrouve avec une femme pour le moins curieuse (fl�te traversi�re, guitare folk) avec laquelle il traversera le pays la nuit (notes tenues aux cordes, jeu doux et �vaporeux, harpe classique, atonalit�, le myst�re est certain). L'orchestre est excellent avec des pupitres tr�s bien fournis, 16 musiciens au moins composant le pupitre des premiers violons, 16 autres les seconds violons etc. De somptueux passages de cordes jouant en notes tenues vous attendent dans le C.D. ; si vous aimez la musique de film symphonique vous serez enchant�s par les compositions de Basil Poledouris. Le doublage fran�ais du film est lui aussi excellent. Alix trouve ce film Tr�s bon et sa musique Excellente. Alors qu'attendez-vous ? DVD et CD : en route vers l'aventure au pays des enfants de la balle (de revolver) !

  

Pour en savoir + la culture musicale aborig�ne avec son didjeridoo, cliquez ici (infos Terre sacr�e)


 Thriller/suspense 
Thriller/suspense
Kurt RUSSEL : excellent !

BREAKDOWN POINT DE RUPTURE un film de Jonathan Mostow (1997) avec Kurt Russel, J.T. Walsh, Kathleen Quinlan... Musique de Basil Poledouris. Un film produit par Martha et Dino de Laurentiis, Speeling films et Paramount pictures. Un dvd 20th Century Fox.

 

La grande mode en ce moment consiste à produire des films interminables : 2 heures, 2 heures 30 ou 3 heures... En les voyant Alix se dit qu'un film plus court est toujours mieux monté et devient plus intéressant, les exemples de ces films fleuves ne manquent pas mais la liste serait trop longue à vous donner... « Breakdown point de rupture » ne dure qu'une petite heure et 29 microscopiques petites minutes. Pourtant Alix n'arrive pas à comprendre comment il est possible en si peu de temps de réaliser un film aussi brillant, passionnant et terriblement angoissant. Réponse : le talent. Dans le site des Mélodies Modernes, ce terme revient très souvent pour une simple raison : le milieu du cinéma en général avec son doublage par des comédiens français pour les films étrangers et de la musique de film en particulier permettent de réunir des femmes et des hommes dotés d'un talent fou. Sans l'invention des frères Lumière (voir ici) comment auraient-ils fait pour s'exprimer avec tant de bonheur ? Voilà bien la bonne question. Dans « Breakdown point de rupture » tous les corps de métier nécessaires à la réalisation d'un film génial sont réunis, en premier le réalisateur et scénariste de son propre film Jonathan Mostow, l'acteur Kurt Russel qui trouve ici l'un de ses meilleurs rôles avec « New-York 1999 » (voir ici) et le compositeur Basil Poledouris tout à fait remarquable dans ses choix musicaux. Prenez-en de la graine, vous les futurs professionnels du cinéma : quand on veut faire créer un climat de peur-panique sur un sujet crédible et même véridique - la disparition inexpliquée de milliers de personnes chaque jour - on crée « Breakdown point de rupture » pour nous permettre de passer un agréable moment si on aime le genre. La dernière minute de l'oeuvre devient alors libératrice et nous fait regretter une chose, une seule, la durée trop longue des nouveaux films. Alix l'a revu quatre fois depuis sa sortie cinéma et reste toujours aussi enthousiaste. Vive le cinéma efficace ! Son appréciation sur le film et sa musique : Excellents !


Philippe SARDE, compositeur

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Parler des compositions de Philippe Sarde n�est pas une mince affaire tant est complexe l��criture du personnage. Je devrais plut�t dire de la personnalit� car en effet aucune autre musique ne ressemble � celle de Philippe Sarde. Probablement parce qu�elle est li�e � une id�e musicale pure. Philippe Sarde est un vrai compositeur car il ne n�gligera jamais les sons au d�triment de tout autre �l�ment du film. Une id�e musicale lui vient � l�esprit ? Alors il compose comme bon lui semble selon son inspiration du moment, en version m�lodique ou atonale peu importe ce sera de toute fa�on du cin�mascope et il saura choisir ce qui convient le mieux � l�ambiance g�n�rale du film. Mais attention, le r�alisateur devra en �change tenir compte du phras� musical et ne pas imposer syst�matiquement un minutage draconien sous peine d��chec de la collaboration. Le compositeur pourrait ainsi fournir un travail minimaliste et alimentaire, bien �loign� de ses capacit�s. Ainsi, qui mieux que son fr�re Alain Sarde le producteur pourrait le comprendre ? Probablement Hubert Rostaing son orchestrateur attitr� depuis ses d�buts et qui sait transf�rer l�hyper sensibilit� du compositeur. En s�impr�gnant de l�atmosph�re du film, Philippe Sarde d�passe bon nombre de ses coll�gues : ses musiques semblent �tre l��pine dorsale sur laquelle sont tourn�es les images. De fait, la musique du film de Jean-Jacques Annaud � La guerre du feu � en 1981 d�apr�s le roman de Rosny Aine brillament sc�naris� par G�rard Brach est en tout point admirable et peut �tre consid�r�e comme une des plus grandes musiques de films jamais compos�es depuis l�origine du cin�ma.



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Mettez votre disque (microsillon ou compact), fermez les yeux. Vous �tes entour�s des meilleurs instrumentistes du monde dans le genre : le London Symphony orchestra, le London Philarmonic orchestra, Les percussions de Strasbourg, La chorale des Ambrosian singers, Syrinx et Michel Sanvoisin respectivement � la fl�te de pan et � la tr�s rare fl�te traversi�re contrebasse (elle mesure plus de deux m�tres et se situe deux octaves sous la fl�te alto habituelle voir photo ici). Lorsque ces deux derniers instrumentistes s��changent les notes du th�me principal du film, la magnifique m�lodie semble surgir du fond des �ges et nous transporte aupr�s des trois guerriers Ulams � la recherche de la flamme qui sauvera leur clan d�une mort certaine : le groupe qui d�tient le feu d�tiendra le pouvoir. Mais ils devront affronter un danger inconnu et redoutable : le d�sir, cette curieuse petite chose hormonale qui attire chimiquement deux �tres humains l�un vers l�autre. Depuis l��ge de pierre pour le meilleur comme pour le pire et je ne vous apprends rien, on n�a pas fini d�en jouir ni d�en souffrir.



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Philippe Sarde a composé un nombre très élevé de musiques de films toutes fantastiques. Né en 1945 à Neuilly-sur-Seine il étudiera dans la capitale française la composition avec Noël Gallon, l’enseignant de l'École normale de musique de Paris à qui l’on doit les livres de solfège et de théorie musicale parmi les plus utilisés dans les écoles de musique et conservatoires français. Sur une base plus que solide (pour parler un langage actuel je devrais plutôt dire qu’il a acquis de bons fondamentaux…), notre apprenti musicien volera de ses propres ailes et c’est une chance pour lui comme pour nous. L’indépendance d’esprit et la faculté d’initiative doivent rester le moteur des créateurs même si cela leur apporte parfois de trop  grandes déconvenues (incompréhension et jalousie en tête de liste). En faisant la rencontre de Claude Sautet et en intervenant sur son film-événement « Les choses de la vie » en 1970, ce sera la situation idéale : le démarrage de la carrière de Philippe Sarde sera lancée avec le succès que l’on sait. « Le chat » de Pierre-Granier Deferre d’après le roman de Georges Simenon la même année puis « Max et les ferrailleurs », « La veuve Couderc », « La grande bouffe » de Marco Ferreri, « César et Rosalie » de Claude Sautet, « L'horloger de Saint Paul » avec le duo Noiret/Rochefort (le premier long-métrage de Bertrand Tavernier d'après un roman de Simenon), bref, les années suivantes verront l’explosion du talent de Philippe Sarde jusqu'à « Les témoins » d'André Téchiné en cette année 2007. Parfois sollicité en fonction de sa notoriété pour quelques compositions minimalistes comme dans « Un sac de billes » par exemple (voir ici la critique du film), sa chance aura été d’être associé aux films les plus formidables du cinéma français et international tout en ayant côtoyé les meilleurs actrices et acteurs tricolores et internationaux (Gabin, Signoret, Montand, Patrick Dewaere qui nous a quitté trop tôt et bien d’autres phénomènes encore). Pour cette présence indiscutable depuis plus de trois décennies sur les bandes-sons du 7e art français, Philippe Sarde fait partie de la mémoire du cinéma par sa plus remarquable représentation artistique, la musique de film, surtout lorsqu'elle est signée d’une main de maître. En ce qui concerne notre ami aucun souci à se faire, c’est une affaire qui n'en fini pas de rouler !

Liste des compositions de Philippe Sarde, cliquez ici (infos Wikipedia) 

Interview du compositeur,

cliquez ici (reportage Cinezik, en français)

 

Site de Jean-Jacques Annaud, blog officiel avec des infos sur le mixage des musiques de ses films signées Philippe Sarde, cliquez ici

 Policier 
Policier
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ADIEU POULET, un film de Pierre Granier Deferre (1975) avec Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar, Pierre Tornade, Fran�oise Brion, Claude Rich� D�apr�s une histoire vraie. Musique de Philippe Sarde. Un dvd TF1 Vid�o.

 

Voici un film inoubliable car il regroupe plusieurs monstres sacr�s du cin�ma fran�ais : en tout seigneur tout honneur Lino l��ternel, ancien lutteur et catcheur qui jouera toujours avec naturel en imposant son grand professionnalisme, un acteur au jeu franc et sinc�re ; puis l�exceptionnel Patrick Dewaere qui apportera une nouvelle fois dans � Adieu poulet � sa fougue et son jeu tr�s moderne, un peu � � l�am�ricaine � pour ses ann�es 70 qui permettent petit � petit aux com�diens de r�v�ler leur talent de fa�on moins conformiste, un remarquable artiste (com�dien, compositeur, interpr�te) qui nous quittera � l��ge de 35 ans seulement en pleine p�riode de d�boires sentimentaux. Sans oublier la compagnie de Victor Lanoux, Pierre Tornade et bien d�autres encore, la distribution demeure extraordinaire ce qui permet de ressentir la justesse du film. Le propos, les dialogues, la mise en sc�ne, tout est cr�dible car l�histoire repose sur un authentique fait divers.  Il faut �galement citer Philippe Sarde pour son talent de compositeur de musiques de films. Sa musique reste fid�le � ses �normes capacit�s cr�atrices : une simple m�lodie, un son tenu au synth�tiseur ou une orchestration plus volumineuse s�adaptent parfaitement aux images. Le compositeur aura toujours aim� travailler avec des r�alisateurs qui l�inspirent d�o� son rejet du � nouveau cin�ma fran�ais �, une nouvelle � Nouvelle vague � qui fait office de raz-de-mar�e d�vastateur : il semblerait que plus grand chose n�attire le musicien dans les films au rythme saccad�, aux non performances d�acteurs m�diocres et au manque de projets collectifs dans lesquels le compositeur trouverait � ou se ferait � sa place (pour la bonne cause). La musique de film compos�e sp�cialement pour un film n�int�resse plus beaucoup de r�alisateurs actuels qui oublient le volet artistique du m�tier. Pourtant un film ne doit pas �tre consid�r� d�abord et avant tout comme un simple produit commercial. Du coup c�est contre toute une soci�t� qu�il faudrait livrer un combat car h�las, l��poque demeure invivable pour les vrais musiciens trop facilement d�pr�ci�s au b�n�fice de jeunes sans comp�tences particuli�res ni connaissances profondes mais qui r�ussissent quand m�me au culot dans un niveau g�n�ral qui tire par le bas. Ces propos n�engagent pas le compositeur mais Alix sait que Philippe Sarde regrette notre incapacit�, en France, � �voluer selon les conditions de travail offertes aux compositeurs exp�riment�s aux Canada et aux Etats-Unis par exemple : chez eux, de mani�re g�n�rale bien entendu, l��ge est synonyme de comp�tence et d�exp�rience, les jeunes et les nombreux collaborateurs musicaux (arrangeurs, copistes�) savent respecter la hi�rarchie. Philippe Sarde le sait puisqu�il y a travaill� et re�u au passage en 1981 un Oscar pour la musique de � Tess � de Polanski (en plus de son C�sar en 1980). Alix trouve � Adieu poulet � Excellent et sa musique Tr�s bonne. Un film de r�f�rence du (bon) cin�ma fran�ais !


 Cape et �p�e 
Cape et �p�e
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LE BOSSU, un film franco-italien d'Andr� Hunebelle (1960) avec Jean Marais, Bourvil, Sabina Selman, Jean Le Poulain, Ethubert No�l, Paulette Dubost, Alexandre Rignault, Douking, Edmond Beauchamp, Paul Cambo et Fran�ois Chaumette. D'apr�s l'oeuvre de Paul F�val. Musique de Jean Marion. Un dvd distribu� par Gaumont.

LE BOSSU, un film franco-italo-allemand de Philippe De Broca (1997) avec Daniel Auteil, Marie Gillan, Fabrice Luchini, Vincent Perez, Yann Colette, Jean-Fran�ois Stevenin, Didier Pain, Claire Nebout et Philippe Noiret. Musique de Philippe Sarde. Un dvd distribu� par T.F.1.

 

� Si tu ne viens pas � Lagard�re, Lagard�re ira � toi �. Avec le duc de Nevers et sa botte imparable � l�escrime, Blanche de Caylus, Aurore, son cousin jaloux Philippe de Gonzague, voici une phrase et quelques noms inoubliables de la litt�rature fran�aise issus de l�imagination fertile du breton de Rennes Paul F�val (p�re), son fils ayant emprunt� � son tour le chemin paternel. L��crivain poss�dait avec son confr�re Charles Dickens qu�il a rencontr� en 1863 la m�me fibre romanci�re et nombreuses sont les adaptations de leurs �uvres pour le cin�ma. L�action sans cesse renouvel�e et les situations �labor�es sur le plan intellectuel justifient pleinement une recherche pouss�e dans l�art du cadrage et du montage afin de ne pas d�cevoir les lecteurs d�j� impr�gn�s d'images color�es. Les histoires rocambolesques quasi historiques auront motiv� plusieurs g�n�rations de com�diens ; l�un des plus brillant dans le genre restera pour toujours G�rard Philippe dans son r�le de � Fanfan la tulipe � (musique de Georges Van Parys, voir ici). Tout aussi brillant dans la peau d�un h�ros � de cape et d��p�e �, Jean Marais reste �patant dans la version du Bossu de 1960 en pr�sence de tr�s grands acteurs et de com�diens qui renforcent la haute tenue artistique de l��uvre d�Hunebelle. Puis la t�l� s'y est mise avec � Lagard�re � en 1967, un feuilleton en six �pisodes de Jean-P�erre Decourt avec Jean Piat, Sacha Pito�ff, Jacques Dufilho, Dominique Paturel, Jean-Pierre Darras... Sur une tr�s belle musique bien syncop�e, �videmment, de l'excellent Jacques Loussier. Moins th��trale mais tout aussi performante, la version cin�ma de 1997 nous entra�ne dans les aventures extraordinaires des personnages de Paul F�val sur une musique superbe de Philippe Sarde. Totalement investi par l�ambiance et le dynamisme du film, le compositeur propose plusieurs m�lodies dont le th�me principal tr�s chantant  est arrang� pour orchestre symphonique, un gros travail d'�criture qui d�bouche sur un r�sultat tr�s probant. De toute fa�on les violons ne pouvaient pas �tre mis de c�t� dans le style impos� du sc�nario... Encore fallait-il �tre capable d�assurer la jonction entre le modernisme �vident du film d� au jeu des acteurs (Daniel Auteuil et ses partenaires sont formidables) et le contexte historique rigoureux ; ce difficile mixage dans le temps et dans l��poque a �t� mat�rialis� dans les partitions de Philippe Sarde. Voil� ce que l�on appelle un v�ritable travail de cr�ation artistique ce que semble un peu trop souvent m�priser les jeunes r�alisateurs. Oui � la musique �lectronique mais non � son emploi r�p�titif et sans saveur (techniquement, il s'agit b�tement d'empiler des sons atonaux sur une base en bourdon avec un tas de percussions affolantes). Un stage chez Claude Carliez, le ma�tre v�n�r� des cascadeurs, aurait pu apporter aux nouveaux r�alisateurs et compositeurs timor�s le go�t du risque musical et de l�entreprise� de fer ! Alix donne une note Excellente aux deux films et � leurs musiques. Foi de bossu.


 Com�die 
Com�die
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LES GALETTES DE PONT-AVEN, un film de Joël Séria (1975) avec Jean-Pierre Marielle, Bernard Fresson, Dolores Mac Donough, Andréa Ferreol, Jeanne Goupil, Claude Piéplu, Romain Bouteille, Dominique Lavanant... Musique de Philippe Sarde. Un dvd Studio Canal.

 

Ce film n'est pas comme les autres. Déjà à l'époque de sa sortie il avait fait scandale auprès de ceux qui ne supportent pas les histoires de fesses portées à l'écran mais il avait en revanche fait forte impression à ceux qui savent garder l'esprit ouvert. « Les galettes de Pont-Aven » est une énorme farce menée par plusieurs acteurs impayables dont Jean-Pierre Marielle. Voyageur de commerce représentant en parapluies, Henri Serin, étouffé par sa femme et ses deux gosses, terriblement frustré de ne pouvoir vivre de sa peinture, se retrouve au hasard de ses rencontres confronté à des personnages cinglés, bourrés de problèmes ou simplement attachants : le sympathique curé (Claude Piéplu) et  sa soeur plus que curieuse, le bistrot de village et ses occupants chaleureux, la voiture qui tombe en rade, le peintre amateur qui ne pense qu'à se faire « du pèse » quand il n'est pas porté sur  « la chose » avec sa Milou québécoise bien « bigornée »... Le sexe, c'est pas le truc d'Henri qui voit d'abord en la femme désirable ses courbes, ses formes et ses fesses. Normal, il est peintre, sa vision est artistique. Mais il n'empêche, les phrases graveuleuses, les scènes de coucheries, les images de nudité et l'ambiance parfois dérangeante initiée par des comportements malsains - un parti pris du réalisateur - ne destine pas le film aux plus jeunes. Reste un fait certain : Jean-Pierre Marielle est parfait, nul doute que sa réputation d'excellent acteur provienne en grande partie du film. Bernard Fresson est lui aussi génial quant à Dominique Lavanant en racoleuse habillée en bigoudène, elle ne décoiffe pas de ridicule : le Finistère-sud vu par des parisiens a évidemment ses limites.  La musique de Philippe Sarde (deux compositions) sert d'illustration sonore : une orchestration pour accordéon, une musique de fond à la plage... Rien d'original ou de provoquant dans son travail si on le considère de manière séparée ; c'est l'ensemble du film qui fait preuve d'originalité et d'esprit de provocation ce qui n'est pas sans rappeler « Les valseuses » de Blier. Alors voyez la mer si belle, la femme si belle, son corps, ses cuisses, son c... exposées dans « Les galettes de Pont-Aven » ; riez, buvez, peignez, gueulez et jurez avec Jean-Pierre Marielle « Nom de D... de B... de M.... ! » juste pour l'humour et l'amour qui l'accompagnent dans son parcours d'homme tourmenté. Alix trouve ce film Très Bon et sa musique Discrète, trop discrète sans doute comme dans « Mumu » le film récent de Joël Séria dans un genre bien différent, voir ici.   

Capture d'images et montage FX. Photo de Vladislav Gansovsky @ Fotolia .com


 Voyage au bout de l'ennui 
Voyage au bout de l'ennui
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Capture d'images et montage FX

LA PRINCESSE DE MONTPENSIER, un film de Bertrand Tavernier (2010) avec Mélanie Laurent, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprince-Ringuet, Raphaël Personnaz, Lambert Wilson... D'après la nouvelle de Madame de La Fayette. Musique de Philippe Sarde. Un film StudioCanal.

 

Premier choc : la musique. Dès le générique, elle apparaît comme étant trop lourde par rapport aux images : elle nécessiterait une autre orchestration que celle illustrant un troupeau de bison en pleine charge. Techniquement et musicalement, évidemment, il n'y a rien à dire sur le fond, c'est du Philippe Sarde et il sait parfaitement ce qu'il a à faire mais disons qu'il s'agit d'une question de goût, Alix est déçue. Heureusement, tout rentre dans l'ordre avec les instruments anciens typiques de l'époque mais le compositeur semble dépité par un scénario très confu. Pour juger les qualités d'une musique de film, Alix ne manque pas d'esprit critique et de compétence mais elle reste aujourd'hui sur sa faim, dommage. Deuxième choc : la beauté plastique de Mélanie Laurent. Par chance ou par choix, la jeune actrice montre au spectateur les dessous de l'histoire par quelques détails corporels valant le déplacement. Bien mise en valeur par de superbes costumes et décors, par de justes mouvements de caméra et des cadrages impeccables où la lumière sublime les personnages, c'est beaucoup de bonheur pour une époque terrifiante faite de drames, de guerres, de meurtres et de viols. On vient de loin... Au fait il ne s'agit pas d'un documentaire mais d'un film de fiction. Hélas, Bertrand Tavernier ne s'est pas inspiré d'un roman d'Anne et Serge Golon et Mélanie Laurent ne s'appelle pas Angélique alors on s'endort autour de minuit un dimanche à la campagne. La faute au scénario et à son traitement. Et les acteurs ? Lambert Wilson reste fidèle à son image de jeune premier (un peu sur le retour quand même), il joue trop mollement, absorbé par des états d'âme qui ne flattent que son égo ce dont tout le monde se contrefiche. La princesse ne convaint pas non plus : Mélanie Laurent croit-elle seulement en son rôle ? Les autres acteurs sont fades à part un ou deux comédiens ici et là qui savent jouer et surtout bien articuler contrairement à Gaspard Ulliel qui baisse toujours la tête en débitant son texte comme le ferait un enfant d'école primaire récitant sa poésie sans la ressentir ; peut-être l'acteur a t-il quitté trop tôt son école de cinéma ? À l'avenir, s'il devait monter sur les planches d'un théâtre en s'exprimant ainsi, nul doute qu'il se ferait chambrer ! Ah oui, encore un mot sur le scénario tranchant : qui va coucher avec qui ? Cette phrase résume un film qui rejoint la (longue) liste des productions françaises ennuyeuses que l'on oublie vite. Dommage, dommage, Alix voulait y croire et se préparait à la fête mais elle n'aura jamais commencé : la princesse est brumeuse sans être électrique. Laissez passer ! Globalement Insatisfaisant malgré ses énormes qualités visuelles et artistiques, le film possède une musique Moyenne car très prévisible. Allez, rendez-vous au prochain Tavernier, ça ira mieux, la princesse deviendra dès lors enchanteresse !


Rae Dawn CHONG, actrice

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Un film REGENT ENTERTAINMENT

Rae Dawn Chong est n�e en 1961 � Edmonton au Canada, l'ann�e de naissance de nombreuses �toiles du cin�ma. Une ann�e ch�rie qui marque aussi le d�but des sixties si importantes pour la musique instrumentale et la musique de film comme vous avez peut-�tre pu vous en rendre compte en parcourant les pages de ce site. Lanc�e par Jean-Jacques Annaud dans le monde entier, la carri�re de Rae Dawn Chong �tait inscrite sur les Tables du cin�ma : son p�re Tommy, acteur / sc�nariste / r�alisateur / producteur et sa soeur cadette Robbi, actrice, t�moignent des �normes capacit�s artistiques de la famille. Pr�sente dans de nombreux films et t�l�films, on retiendra ses performances dans diff�rents r�les, de � La couleur pourpre � de Steven Spielberg en 1985 � � Commando � de Mark L. Lester la m�me ann�e avec Arnold Schwarzenegger, � Darkside les contes de la nuits � de John Harrison en 1990 et � Crying Freeman � de Christophe Gans en 1995. Dans le r�cent t�l�film simple et sans pr�tention � Impact � de Sam Irvin (voir jaquette ci-contre), sa prestation n'est pas sans int�r�t. Alors pourquoi bouder son plaisir en regardant un t�l�film presque paisible mais tellement agr�able � suivre lorsqu'il est parfaitement doubl� par des com�diens fran�ais � la voix fabuleuse, le tout sur une musique de Peter Allen elle aussi agr�able � entendre car tr�s bien adapt�e ? Une production � petit budget mais tr�s honn�te qui n'est pas sans rappeler � Meteor � (voir articles pr�c�dents ci-dessus).



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RAE DAWN CHONG dans LA GUERRE DU FEU

Acc�s page suivante : Raymond LEF�VRE, George FENTON, Harold FALTERMEYER, Paul MISRAKI et Klaus BADELT compositeurs / Eddy MURPHY acteur



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