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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Les musiques de films (II)

Jerry HERMAN, compositeur

 

« On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter ». Jean de La Fontaine. Ce ne sera pas le cas pour Jerry. Le destin d’une belle musique est de vivre et perdurer au fil du temps. Celles de Jerry Herman ne nous quitterons jamais : Hello, Dolly ! en est un parfait exemple. Son destin, Jerry le doit sans doute à ses parents enseignants avec lesquels il jouait du piano une heure par jour ; l’un au saxophone, l’autre à l’accordéon et pendant ses séjours d’été dans une colonie de vacances à New-York, il peignait les décors réinventés des grandes comédies musicales de l’époque, « Oklahoma » et « La Kermesse de l’Ouest »… Après avoir composé plusieurs chansons pour les revues et les spectacles très en vogue dans les cabarets de Broadway, il obtint sa première commande en 1960 à l’âge de 28 ans avec « Parade ». C’est ici qu’intervient le destin évident d’un être humain ; est-ce alors simplement de la chance, un heureux hasard plus ou moins provoqué ou la conjonction de plusieurs éléments favorables et prévisibles ? Un producteur et un librettiste proposèrent à Jerry d’écrire les chansons de leur prochain spectacle, « Milk and Honey » (créé à Broadway en 1961)qui précéda son œuvre immortelle de l’année suivante : Hello, Dolly ! Connue dans le monde entier aujourd’hui encore, cette superbe mélodie « est mon enfant, comme toutes mes musiques » aime à répéter Jerry. Désireux de composer avant tout des chansons d’amour et surtout « pas du bruit », ce compositeur et parolier hors normes toujours actif connaîtra aussi des échecs mais surtout d’immenses succès avec, notamment, la version américaine de « La cage aux folles » au début des années 80. Un véritable tabac outre-atlantique. Dix ans plus tôt notre Annie Cordy chanta et joua brillamment la version franco-belge de « Hello, Dolly ! ».

 

 

Comédie musicale

HELLO, DOLLY !, une comédie musicale de Gene Kelly (1969) avec Barbra Streisand, Walter Matthau, Mickaël Crawford… Musique et paroles (lyrics) de Jerry Herman. Un film Twenty Century Fox, un dvd foxfrance.com (20th Century-Fox) CD Philips (Polygram Records).

Les studios hollywoodiens se souviendront longtemps de ce film et de quelques autres productions au succès populaire certain mais qui deviendront catastrophiques sur le plan coût/recettes : produire un chef d’œuvre mettant en scène des centaines d’artistes, comédiens, figurants, techniciens, professionnels de tous crins sur des périodes longues présente un risque financier énorme. De plus, la mode est changeante (c’est sa caractéristique) et la rentabilité ne peut pas s’envisager à long terme, surtout au cinéma. L’histoire d’une marieuse jouée par Barbra Streisand n’était déjà plus crédible au début des années 70, les dialogues comme les situations ont rapidement souffert d’un manque de modernité. Seules les musiques ont supporté l’épreuve du temps : les qualités mélodiques, harmoniques, rythmiques, orchestrales en symbiose parfaite avec les paroles demeurent une référence absolue. Jerry Herman a donné l’exemple du talent à l’état pur. Si le propos du film passe à la trappe, personne en revanche ne pourra jamais oublier « Hello, Dolly ! » après l’avoir vu et entendu. Les chansons, les musiques, la mise en scène impressionnante (la scène de la parade est à couper le souffle) d’un spécialiste qui sait de quoi il est question, Gene Kelly, metent en valeur la fougue et l’énergie incroyable dégagée par l’indétrônable et impulsive Barbra Streisand. Pour Alix, voici un énorme travail dont le résultat est parfait et Exceptionnel !

D’un continent à l’autre, les musiques vont et viennent sous une forme ou une autre mais jamais perdre leur raison d’être : arrêter la marche du temps en le fixant le temps d’une chanson. Quel plaisir pour nos tympans lorsqu’elle est divinement interprétée par Barbra Streisand ! Alors fellows (les gars), savez-vous apprécier ce qui se fait de mieux ? À 65 ans, Barbra se produit toujours en concert pour une cause humanitaire, cette formidable chanteuse à l’immense talent ne finira pas de nous étonner et de nous… enchanter !

 

 

Francis LAI, compositeur

Francis Lai n’est pas un musicien comme les autres parce que son parcours n’est pas banal… Né à Nice dans les années 30, il se lance dans la composition grâce à une rencontre. Les relations qui se nouent entre artistes sont extraordinaires à Montmartre dans l’immédiat après-guerre et c’est dans un de ces cabarets/taverne réputé qu’il rencontrera celui qui deviendra son mentor. Il y composera sa première chanson puis une centaine d’autres. Pianiste et accordéoniste, il écrira et jouera pour Édith Piaf, Mireille Matthieu, Yves Montand – la chanson « À Bicyclette » -, puis vint la fameuse rengaine « Chabadabada » du film « Un homme et une femme » qui lui ouvrira définitivement les portes de la célébrité. Sa collaboration avec le réalisateur Claude Lelouch sera le déclencheur d’idées musicales foisonnantes et ses créations mélodiques comme ses compositions plus dramatiques, pour les films de René Clément par exemple (l’excellent film « Le passager de la pluie » avec le duo étonnant Charles Bronson/Marlène Jobert), le placeront au rang des meilleurs de la discipline. Ses musiques extraordinaires d’inventivité mélodique aux arrangements d’une maîtrise harmonique inégalée pour les génériques de France 3 télévision dans les années 70 et 80 sont entrées dans la mémoire collective et son succès auprès du public américain avec sa musique oscarisée du film « Love Story » témoigne de sa notoriété mondiale. Francis Lai reste actif et son talent ainsi que sa compétence et ses goûts musicaux indiscutables (le classique, le jazz, les musiques traditionnelles et la musique électronique) lui vaudront naturellement la reconnaissance de ses pairs : de multiples distinctions et de très nombreuses récompenses jalonnent son parcours exceptionnel. Alors, honnêtement, qui pourrait prétendre faire beaucoup mieux ? Le Passager de la pluie, un dvd Universal music France incontournable.

 

La citation du jour. « L’homme est fait pour donner, la femme pour recevoir ». Giovanni Casanova. Une chose est certaine, Claude Lelouch a su filmer l’amour et ses conséquences heureuses ou tragiques. Thème principal de ses films, l’amour avec un grand A est exposé par de somptueux mouvements de caméra totalement inédits avant lui : appareil à l’épaule il se déplace et réalise de longs travellings très travaillés qui valorisent l’image au cinéma. Locomotive de « la nouvelle vague » des réalisateurs français du début des années 60 même s’il n’a pas la reconnaissance officielle du titre par les critiques, il aura inventé une manière vivante de filmer très personnelle qui permet de rentrer complètement dans l’action en transformant le spectateur en acteur par la technique de la caméra subjective. Philippe de Dieuleveult, méprisé par les médias actuels), dans la formidable émission à succès « La chasse au trésor » dans les années 80 (musique de Joël Fajerman, voir ici) puis dans sa pâle copie « La carte au trésor », aura fait exploser ce concept transposé au petit écran. Quant au film « Un autre homme, une autre chance » toujours de Claude Lelouch, il est filmé de manière exceptionnelle par de longs et fascinants mouvements de caméra ; cette œuvre magnifiquement cadrée mérite d’être redécouverte grâce aux talents conjugués des jeunes Francis Huster et James Caan qui peuvent visiblement jouer tous les rôles (on y aperçoit également l’excellent Jacques Villeret à ses débuts) sans oublier la présence remarquable de la canadienne francophone Geneviève Bujold au jeu si attachant que seules possèdent les grandes comédiennes (voir photo ci-contre image D). Francis Lai réalise pour l’occasion une bande sonore très originale : une note tenue à l’unisson sur quatre octaves, presque stridente, histoire de mettre la pression musicale sur une action stressante avant un thème romantique et orchestral… Beethoven n’aurait pas fait mieux !

Un autre homme, une autre chance - les Mélodies Modernes

À NOTER. L’excellent film documentaire « 13 jours en France » réalisé par Claude Lelouch et François Reichenbach en 1968 à l’occasion des Xe Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble. On y retrouve Jean-Claude Killy (dont Marielle Goitschel était folle amoureuse jusqu’au démenti du champion, c’est la vie), le Général De Gaulle surpris de voir tomber du ciel autre chose que des parachutistes armés, des agents de la circulation au képi gelé, l’harmonie municipale de Grenoble et ses majorettes toutes heureuses devant le caméraman qui n’en fini pas de tirer sa clope, des gens calmes et respectueux, des enfants attentifs et souriants, des glissades improvisées où tout le monde se mêle sans distinction… Sur une superbe musique de Francis Lai. Attention ! Ce film et sa musique sont fortement déconseillés à tous ceux qui regrettent l’époque où les mots amateurs, convivialité et simplicité avaient encore un sens… Vous en pleurerez de nostalgie ! À conseiller en revanche à toutes celles et ceux qui ne savent pas encore ce que ces mots signifient.

Retrouvez Francis Lai dans les questionnaires d’Alix Testez vos connaissances, voir ici

 

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Un cinéaste, un musicien, deux artistes, cela paraît si simple…

Deux cd dans un coffret sorti en 2011 chez Play Time et distribué par France loisirs, entre autres, met l’accent sur la collaboration exceptionnelle entre un cinéaste et un musicien tout aussi inspiré : Lelouch et Lai, les deux inséparables bâtisseurs du 7e Art avec leur L promènent leur esprit constructeur sur 31 musiques de films. Certaines sont devenues de véritables trésors auditifs : la musique de « 13 jours en France » ou d’ « Un autre homme, une autre chance » par exemple mais aussi l’incroyable mélodie sifflée sur fond de cordes symphoniques et qui servira de générique aux émissions pour la jeunesse de France 3, « Le chat et la souris » avant un développement généreux à la trompette contrebalancée par le cor et la guitare électrique, voilà bien un mariage heureux et audacieux ! Sans oublier ici et là les impros de Maurice Vander au piano, les parties vocales de Nicole Croisille, de Jacques Dutronc, de Johnny Hallyday ou de Patricia Kaas qui ne chantait pas encore n’importe quoi (voir ici), les mélodies inventives de Francis Lai et les arrangements terriblement efficaces de ses collaborateurs (les arrangeurs Ivan Jullien, Christian Gaubert et même Gabriel Yared alors à ses débuts, voir ici) témoignent du génie français en matière artistique. Le premier cd est d’une qualité invraisemblable. La prochaine étape ? Le remboursement de votre achat par la Sécurité sociale. Car pendant que vos oreilles jouissent toute une vie de ces amours-là, pendant que votre âme devient une belle histoire qui vagabonde au plaisir des sonorités bio et acoustiques, vous oubliez de vous porter pâle. Que vous soyez bon ou méchant, il vous faut vivre pour vivre. Pour nous aimer comme avant. Quand les mots Musiques et Films avaient encore tout leur sens…

Et les Lumière furent

 

Réflexion. Notre vision du monde est influencée par le cinéma. Comment ne pas être sensible aux images animées et sonores qui ont bercées notre enfance et occupent encore nos soirées ? Le cinéma était au début du 20e siècle une affaire typiquement française. Grâce aux frères Lumière et autres géniaux inventeurs de l’époque, ces créateurs inspirés et dynamiques, grâce également à notre esprit d’initiative et à nos capacités expansionnistes, la France dominait la question du cinématographe sur la Terre entière. Hélas, la Grande guerre n’a pas tué que les ambitions artistiques et la réussite commerciale… Dès 1915, l’Amérique se réveille sur la question et prend son destin en main avec le résultat que l’on sait : le marché mondial est aujourd’hui sous sa domination. Heureusement pour le cinéma, l’Europe – la France en tête – et le cinéma Indien – en Asie – tiennent bon. Robert Redford lui aussi œuvre pour la bonne cause à Sundance. Pour en savoir + sur l’histoire du cinéma, cliquez ici (Les musiques de films page XI). Au fil des décennies, de nombreux films nous ont donné une vision déformée de la réalité ; sous prétexte d’un réalisme extraordinaire, il était facile de nous persuader que ce que l’on nous montrait était LA réalité et non un résultat de l’imagination humaine, une vision déformée de la réalité quand bien même elle eût existé. L’esprit rêveur et vagabond de l’être humain s’est chargé de rendre magique la lanterne des images : le cinéma est entré très tôt dans le virtuel après être passé par plusieurs stades, de la propagande ignoble des années 30 aux excès ravageurs de la publicité moderne.

 

 

 

Franz WAXMAN, compositeur
Aventures

Comment l’Asie a-t-elle été présentée dans le monde par l’intermédiaire du cinématographe ? À l’occasion de la sortie en DVD de plusieurs films et de leur CD à la musique remarquable, voyons un peu dans le site des Mélodies Modernes (et de manière très superficielle, pardon) la manière dont l’Occident peut avoir une vision des pays du soleil levant !

 

SAYONARA, musique de Franz Waxman, film de Joshua Logan (1958) avec Marlon Brando d’après un roman de James A. Michener. RCA Records.

Il s’agit d’une des plus belles musiques jamais écrite à Hollywood. Le thème qui représente le personnage central, Katsumi, est une mélodie fluide et limpide ; elle suit un mouvement descendant de notes conjointes. Toutes les notes de la gamme Majeure, à partir de la note tonique, s’enchaînent aisément avant la clôture de chaque phrase par une note tenue magnifique : c’est tellement simple que ça en devient génial ! Dans l’une des principales chansons de la comédie musicale « La Mélodie du bonheur » (1e audition en 1959 dans la pièce de théâtre qui précèdera le film en 1962) on retrouve ce type de procédé mais en montant la gamme cette fois-ci : les notes chantées correspondent aux notes jouées de la mélodie de Richard Rodgers (paroles d’Hammerstein), il s’agit de la célèbre chanson Do, Ré, Mi. Franz Waxman dans Sayonara a-t-il voulu imposer le système tempéré dans une composition au thème résolument romantique afin de mieux jouer les contrastes avec les sonorités typiques des instruments de la musique traditionnelle japonaise ?

 

À la fin du thème principal « Le thème de Katsumi », le compositeur utilise le mode pentatonique caractéristique de la musique asiatique (utilisation d’une gamme de cinq notes au lieu de sept : sol, la, si, ré, mi par exemple ou uniquement les touches noires du piano si vous préférez cet exemple). Les contre-chants des musiques de Sayonara sont tous superbes. L’autre thème entendu dans le film est signé d’Irving Berlin, compositeur et parolier que l’on ne présente plus ; sa chanson « Sayonara » utilise à fond le mode pentatonique (voir ci-dessous). Quant aux pupitres du quintette des cordes, ils chantent avec émotion et romantisme, glissandos à l’appui : les violons sont toujours à l’honneur avec Waxman ! Le tout est emprunt de nostalgie et de mélancolie conformément au scénario du film et au style requis par la musique japonaise. En effet, les musiques de Kabuki et de théâtre Nô reposent sur l’interprétation toujours emprunte de grands sentiments et d’une immense émotion ressentie par l’instrumentiste vite redistribuée à l’auditeur ; les interprètes occidentaux de musique classique auraient intérêt à s’en inspirer pour jouer « moins plat ». L’improvisation compte pour beaucoup dans l’impression de légèreté et de grâce de la musique asiatique avec toutes ses nuances possibles et imaginables car la musique khmer n’est pas la même que la musique coréenne, japonaise, chinoise ou thaïlandaise. Dans « Le thème de Katsumi » de Franz Waxman comme dans la chanson « Sayonara » d’Irving Berlin, les phrases musicales suivent les mouvements de la respiration humaine, un procédé que les instrumentistes à vent occidentaux pratiquent mal habituellement car ils apprennent davantage à maîtriser leur souffle dans la durée afin de coller aux phrases musicales parfois très longues, un phrasé basé sur le rythme et le tempo contrairement à la respiration naturelle comme le font les collègues musiciens asiatiques de musique traditionnelle… Pour en savoir +, Wikipedia

 

Sayonara, thème principal du film (thème de Katsumi) : analyse

Franz Waxman construit son harmonie sur les notes d’une gamme pentatonique (pour mémoire : 5 notes différentes au lieu des sept de la gamme Majeure) mais le compositeur se trouve en même temps dépendant de l’harmonie classique occidentale : l’élégance de sa composition réside dans la conciliation réussie entre les deux systèmes d’écriture (tempérament et pentatonique). Pour y parvenir, son idée est simple et géniale. Détail.

Tonalité du morceau : Sol Majeur. Le thème se décline en quatre phrases de quatre mesures chacune desquelles ressortent les deux notes principales du mouvement descendant d’une gamme Majeure sur une octave. Émergent donc successivement le Sol, le Fa (dièse), le Mi, le Ré, le Do, le Si, le La et le Sol. Le système tempéré est donc clairement défini.

– Note principale des deux premières mesures qui ressort à l’écoute, le Sol. Des deux mesures suivantes, le Fa (dièse à la clé). Des deux mesures suivantes, le Mi. Des deux autres, le Ré. Puis le Do, puis le Si, puis le La. Retour dans les deux dernières mesures de la note tonique, le Sol. Pas de doute possible, la mélodie se développe bien à partir des notes conjointes de gamme descendante de Sol Majeur. Les autres notes de la mélodie jouent également leur rôle : elles font ressortir les quartes et les quintes déjà très présentes à la basse

– Franz Waxman n’utilise pas dans chaque accord l’intervalle de septième pour créer un accord de quatre sons, pourtant cette absence d’intervalle de septième ne choque pas tant est riche l’harmonisation : en son absence on le devine, on le ressent. Sur la partition ci-contre, les notes permettant de transformer l’accord de trois sons à l’état fondamental ou renversé en accord de quatre sons sont indiquées entre parenthèses pour l’occasion (un chiffrage qui n’est pas officiel, il faut l’éviter). À vous de choisir le degré d’harmonisation de la mélodie en y apportant ou non une touche un peu jazzy.

– Le contre-chant occupe l’espace sonore libéré par la blanche liée à une noire de la mélodie : une réponse à cette ligne mélodique qui amorce l’étude du contrepoint : une question est posée par la mélodie, la réponse du contre-chant ne se fait pas attendre. On ne s’ennuie pas malgré le tempo lent et les notes tenues des accords ! À vous de continuer le contre-chant en créant une ligne mélodique spécifique, en doublant les notes des accords des temps associés, en brodant autour des notes principales de ces mêmes accords ou en créant comme c’est le cas ici un ryhme avec écho (reprise à l’octave, mesures 1 et 2 par exemple)

Une interprétation intéressante non indiquée sur la partition et non prévue par le compositeur consisterait à réaliser un soufflet : partir mezzo piano première mesure, effectuer un crescendo jusqu’au deuxième temps de la troisième mesure avant un decrescendo rapide quatrième mesure, un soufflet à reproduire sur les trois phrasés suivants. Hill Bowen et son orchestre l’a appliqué avec bonheur dans les années 70.

Pour résumer, Franz Waxman aura réussit son pari en concevant une mélodie romantique, facile à mémoriser, intercontinentale et intemporelle. Chapeau !

 

 

Sayonara, la principale chanson du film : remarque

Cette chansonnette d’Irving Berlin, courte et sans couplets, s’appelle Sayonara comme le titre du film ce qui signifie au revoir en japonais ; c’est l’une des belles mélodies du film et certainement pas l’une des moindres sur le plan technique : elle est représentative de l’utilisation de la gamme pentatonique. Par une orchestration de Franz Waxman utilisant dès que possible les intervalles de quarte et de quinte histoire de renforcer le style asiatique, cette mélodie se chante ou se joue très lentement en interprétant beaucoup les paroles (voir ici, info KOvideo), in. Les autres thèmes entendus dans le film « Sayonara » sont de Franz Waxman qui reprendra quelques airs typiquement japonais dont le fameux traditionnel Sakura, Sakura écrit au XVIIe ou XVIIIe siècle (voir ici la partition, info Wikipedia).

 

 

Tranche de vie

LES PLAISIRS DE L’ENFER/Peyton Place, un film de Mark Robson (1957) avec Lana Turner. Varèse Sarabande.

La musique de ce disque compact est lyrique, fidèle au style du compositeur et du film. Le thème est lui aussi superbe et très prenant. Il faut dire que le roman de Grace Matalious, paru il y a exactement cinquante ans, avait fait scandale aux États-Unis. Basé sur les relations sentimentales très chaudes et sur les scandales amoureux (pour parler gentiment) d’une petite ville de la Nouvelle Angleterre, le livre fut interdit dans plusieurs villes américaines mais devint un best-seller dans le monde. Malheureusement, la romancière y laissa sa vie à 39 ans seulement tant la pression de l’opinion publique fut terrible. Sa vie sera prochainement évoquée par l’actrice Sandra Bullock dans un film actuellement en préparation et qu’elle réalisera elle-même ; son titre : « Grace » ! Dans « Peyton Place » c’est l’actrice Lana Turner qui campe ce personnage principal, une actrice parfaite dans son rôle de composition tant fut semblable sa vie amoureuse personnelle parsemée de déboires sentimentaux : elle se maria huit fois… Pour en savoir + cliquez ici (infos Cinemovies). . La télévision s’inspira de Grace et du film « Peyton Place » ; elle créa dès 1964 une série au succès phénoménal avec de jeunes débutants alors inconnus : Mia Farrow et Ryan O’Neal. Diffusée pour la première fois en France en 1975, on en tourna plus de cinq cents épisodes ! Suite à ce succès mondial, les milliers de fans et de touristes se déplacèrent à Peyton Place, dans la ville, la vraie, pour réaliser avec horreur que le cadre ne collait pas du tout aux images de la série : tout fut tourné dans les studios d’Hollywood…

Photo ci-contre : jaquette du CD « Peyton Place ». Direction d’orchestre du compositeur français Frédéric Talgorn (voir ici). Chez Varèse Sarabande Film Classics. Un enregistrement magnifique et sensible malgré quelques fausses notes audibles ici et là comme dans tous les orchestres du monde (un musicien du pupitre des violons ou des violoncelles qui oublie une altération accidentelle, le frottement entre deux notes pas parfaitement justes, des sauts d’octave un peu précipités, une mise en place imparfaite, des départs de phrases pas synchronisés nickel barre, bref, de petits problèmes décelés par des oreilles très exercées mais qui ne s’offusquent pas pour si peu : on joue bien présentement dans la cour des grands).

 

 

RETOUR À PEYTON PLACE/The wonderful season of love, un film de José Ferrer (1961) avec Eleanor Parker, Mary Astor, Jeff Chandler et Carol Linley. Musique de Franz Waxman. Un film Twenty Century Fox.

Nul doute que Franz Waxman s’est imprégné de sa vie riche et animée, à la fois terrible et heureuse mais exceptionnelle et enviable pour composer plus de deux cents musiques de films exemplaires en tous points – mélodie et orchestration somptueuses – . Décédé à l’âge de soixante ans en 1967, Franz Waxman connaîtra les plus grands représentants du cinéma. Parmi les illustres réalisateurs : Joseph Von Sternberg, le réalisateur de « L’ange bleu » pour lequel il composera et assurera les orchestrations en 1933 – ce sera sa première musique de film -, Fritz Lang, Victor Fleming, Jules Dassin (le père du chanteur Joe Dassin) mais aussi Daves, Cukor, Hawks, Walsh, Hitchcock, Wilder, King, Ford, Wise, Mann… La montée en puissance du fascisme dans les années 30 en Allemagne rendait son travail de pianiste de jazz à Berlin de plus en plus difficile ; il constatait avec horreur qu’être juif attirait la haine des nazis, ceux-là même qui traitaient les hommes et les femmes pourtant natifs du pays en véritables parias et criminels. L’horreur des évènements suivants, à l’aube de la seconde guerre mondiale et de l’Holocauste qui marquera à jamais l’histoire de l’humanité lui auront malheureusement donné raison. Ses craintes fondées, soucieux de persévérer dans son talent musical, Franz Waxman quittera l’Europe à temps pour rejoindre Hollywood en 1935 à la demande de Jerome Kern le compositeur attitré de Fred Astaire.

Le plus européen des compositeurs américains ayant favorisé la venue du plus américain des compositeurs européens, ce sera une chance et un bonheur immense pour la musique au cinéma. Franz Waxman sera en 1948 à l’origine de la création du Festival international de Los Angeles qui mettra en avant les travaux de musique contemporaine de Schoenberg et Stravinsky. Très à l’aise dans la composition variée faisant appel à des connaissances quasiment illimitées dans tous les styles y compris dans ce domaine novateur, Franz Waxman traversera les décennies avec panache et intelligence. Il saura s’adapter aux critères du cinéma américain en apportant son style très particulier, des musiques d’une rare beauté sonore. Dans « Retour à Peyton Place » voir photos ci-contre le compositeur reprendra les thèmes musicaux du premier volet de « Les plaisirs de l’Enfer/Peyton Place ». La magnifique mélodie, thème principal du film, avec ses contre-chants ingénieux et co-signée par Paul Francis Webster sera chantée par Rosemary Clooney. Avec un premier violon chef d’attaque du pupitre des cordes au son cristallin très romantique et énergique (on dirait votre serviteur dans ses grands moments), par l’utilisation rare du saxophone soprano, par ses moments de grande détente auditive entrecoupés d’instants dramatiques et tendus, le C.D. du film semble être vivant ; tiré à 2 000 exemplaires seulement il fait partie d’une collection de l’éditeur Varèse Sarabande dédiée au compositeur. Un régal !

Photo ci-contre : scéance d’enregistrement de la musique du film « Retour à Peyton Place/The wonderful season of love » en 1961 : Franz Waxman à la direction et Rosemary Clooney au chant en compagnie du réalisateur José Ferrer. Puis viendra le temps d’une dernière orchestration réalisée pour le célèbre feuilleton « Peyton Place » avec son thème musical identique joué plus rapidement, générique télé oblige.

 

 

Western

LA RUÉE VERS L’OUEST/Cimarron, un film d’Anthony Mann (1960) avec Glenn Ford, Anne Baxter, Maria Schell, Arthur O’Connel, Russ Tamblyn… Musique de Franz Waxman. D’après la nouvelle de Edna Ferber. Scénario de Arnaold Schulman. Produit par Edmund Grainger. Un film Metro-Goldwin-Mayer. Distribué par Warner Bros France.

Jubilatoire. Ce film est d’une modernité surprenante. Quarante huit ans après sa sortie en salle, il reste actuel. Il faut dire que son sujet est passionnant puisqu’il évoque le parcours d’un homme à l’esprit aventureux interprété par Glenn Ford qui adore camper des personnages atypiques, solitaire et inflexibles possédant l’esprit des pionniers américains du XIXe siècle. Anne Baxter est remarquable dans son rôle d’épouse dévouée et amoureuse. À l’évidence, le ton machiste du film n’échappera à personne car aujourd’hui, vous pouvez toujours chercher celle qui saurait attendre fidèlement pendant cinq ou dix ans un mari incontrôlable continuellement en vadrouille… En charge de l’éducation de son fils et entreprenante dans les affaires, cette femme au comportement exemplaire saura surpasser dignement les conditions de vie peu envieuses offertes par son homme de l’ouest « l’indompté au cerveau brûlé », celui qui courra en 1886 vers Cimarron et ses nouvelles terres offertes par le gouvernement américain. Lorsque celui-ci décida d’ouvrir à l’invasion des visages pâles les territoires gigantesques réservées jusqu’alors aux indiens Sioux et Cherokee, ce fut « La ruée vers l’Oklahoma » parfaitement décrite par Morris dans un épisode de Lucky Luke ! Un moment épique très important dans la célèbre conquête de l’ouest évoqué une première fois au cinéma en 1931 puis en 1992 dans « Les horizons lointains/Far and away » avec Tom Cruise et Nicole Kidman. « La ruée vers l’ouest » est donc jubilatoire : doublé magnifiquement, les voix des comédiennes et comédiens français sont un véritable enchantement pour nos oreilles et rendent totalement crédible le film sur le fond comme sur la forme. Un sommet de perfection dans le doublage de films. Le réalisateur Anthony Mann n’est pas un débutant non plus, il signe peut-être avec « La ruée vers l’ouest » son plus grand film. Jubilatoire enfin avec la musique de Franz Waxman. Le thème principal, arrangé d’un bout à l’autre de la saga nous plonge dans la poussière, le sang et la sueur de l’Oklahoma, sur une odeur du pétrole qui jaillira des puits de forage pour assurer ainsi la richesse de ceux qui n’avaient encore rien… « Il n’y a rien qui n’ait pu arriver à Oklahoma : en fait tout s’y est passé » écrit Edna Ferber dans l’avant-propos de son roman magnifique. On la croit sans peine.

Liste des sites consacrés à Glenn Ford, cliquez ici (infos Glenn Ford Online)

 

 

 

Richard RODGERS, compositeur et Oscar HAMMERSTEIN II, parolier
 

Comédie musicale

LE ROI ET MOI, musique de Richard Rodgers, paroles (lyrics) d’Oscar Hammerstein II, film de Walter Lang (1956) avec Yul Brynner et Deborah Kerr.

Ce film retrace les aventures d’une jeune gouvernante anglaise nouvellement débarquée à la cour du roi de Siam vers 1860. Le scénario du film fut inspiré à la base par les mémoires d’Anna Leonowens, professeur d’anglais engagée par le Roi, avant que la romancière américaine Margaret Landon ne se saisisse de l’histoire en 1944. Puis Broadway créa sept ans plus tard la pièce de théâtre du même nom : ce fut un succès phénoménal avec plus de 1200 représentations. Bardé de récompenses notamment pour les musiques et paroles de Richard Rogers et Oscar Hammerstein II, la pièce se transforma en film en 1956 puis en série télévisée en 1972 (avec les mêmes acteurs dans les principaux rôles, une riche initiative !). Il nous est facile aujourd’hui de juger les motivations et comportements des faiseurs d’histoire d’une époque révolue ; au XIXe siècle, deux puissances coloniales, l’Angleterre et la France occupaient plus ou moins la Thaïlande et il était de bon ton d’imposer au public occidental l’image choc des cultures au seul détriment des autochtones. Effectivement, l’image et le message véhiculés dans le film sont peu flatteuses pour le Roi Mongkut, pour son jeune fils de onze ans prince héritier et la Cour. C’est pourquoi le film fut jugé irrévérencieux et blessant par tout un peuple ; ce film est d’ailleurs toujours interdit en Thaïlande. Il faut bien l’admettre : cette comédie musicale comme plusieurs autres chefs-d’œuvre de cette époque (My fair lady, La mélodie du bonheur, Bye bye Birdie, West side story, Hello, Dolly ! etc.) est complètement surannée, une impression renforcée par un doublage français qui vieilli mal malgré sa grande qualité (dialogues et manières de s’exprimer tombés en désuétude).

Mais on se doit pourtant de reconnaître au moins deux faits de première importance, indiscutables et évidents sur le plan artistique : la performance d’un acteur inconnu lorsqu’il se lance sur les planches dans le rôle du Roi de Siam pour la première fois en public le 29 mars 1951 au Saint James Theatre de Broadway, un débutant nommé Yul Brynner. Une réussite totale pour cet « oscarisé » qui lui permettra de conserver l’exclusivité de ce rôle amusant – le rôle de sa vie où il excèla – pendant plus de vingt ans. L’autre réussite certaine, ce sont les compositions musicales extraordinaires de Rodgers et d’Hammerstein pour les paroles. Le jeu des acteurs, la mise en scène, les couleurs flamboyantes, les décors somptueux, les costumes d’une grande richesse et les bons sentiments exprimés par un doublage français toujours aussi remarquable, avec les « et cetera, et cetera, et cetera » de Yul Brynner, resteront dans la mémoire collective du téléspectateur. Les adultes réalisent évidemment aujourd’hui que le contenu et la trame sont totalement désuets. Pourtant, le dépaysement, l’action et le contexte du film reposent sur un scénario solide et très imaginatif, éloigné de la réalité d’où son aspect caricatural mais tout de même quel magnifique spectacle dansé et chanté qui ravira encore les enfants de 2007, toutes les réserves précédentes expliquées, comprises et acceptées ! Une tentative revisitée avec des personnages moins stéréotypés aux motivations moins orientées fut tentée avec, entre autres, la géniale Jody Foster en 1999 mais ce film manque de saveur et de piquant et pour cause…

 

 

 

Comédie musicale, toujours

LA MÉLODIE DU BONHEUR/The sound of music, une comédie musicale de Robert Wise (1965) avec Julie Andrews, Christopher Plummer, Eleanor Parker, Heather Menzies… Musique de Richard Rodgers, paroles (lyrics) d’Oscar Hammerstein II et Richard Rodgers. Un film distribué par Twenty Century Fox. CD Sony BMG Music (2005) avec les versions US et française remasterisées.

Les mélodies et les paroles de cette comédie musicale américaine sont devenues cultissimes. Le succès populaire fut au rendez-vous dans les années 60 et pas une année ne passe sans entendre ici et là une reprise plus ou moins réussie. Il y aurait pourtant beaucoup de choses à dire sur cette superproduction ambitieuse mais cela est déjà fait en long et en large. À la relecture du film comme à l’écoute du cd, une constatation apparaît bien vite : l’œuvre est complètement dépassée ce que pensaient déjà les critiques à sa sortie en 1965. Tout juste acceptable pour les enfants du troisième millénaire, personne ne pourra aujourd’hui adhérer un instant aux situations désuètes dans lesquelles sont placées les acteurs malgré un doublage excellent au niveau de la qualité des voix, une spécialité bien française dont on peut être fiers (ah ! la somptueuse voix rare de Julie Andrews, de Ma sorcière bien aimée et d’Audrey Hepburn avec son timbre riche, coloré et moderne pour l’époque, la comédienne et actrice Martine Sacey) mais le style est devenu dégoulinant de mièvrerie. Enfin et c’est le plus grave, il est difficile d’accepter les arrangements trop romantiques et très hollywoodiens interprétés à l’excès par des chanteurs et chanteuses d’opérettes, par exemple l’usage systématique des glissandos que l’on a laissé tomber depuis les années 30 dans la musique classique. Si un travail monumental n’avait pas été réalisé pour parvenir au résultat que l’on sait, on pourrait franchement sourire des situations involontairement ridicules de l’oeuvre. Aïe ! Le film et sa musique ont donc pris un sacré coup de vieux. Conçue et réalisée en langue anglaise pour la maman de Larry Hagman (le cher JR de Dallas), Mary Martin, l’histoire d’amour entre une gouvernante autrichienne, les sept gosses dont elle a la charge éducative et leur père capitaine dans la marine conduira la famille reconstituée à fuir le régime nazi dans le tumulte de la seconde guerre mondiale. Un couvent, des vœux pieux, de bons gros sentiments, une morale sans équivalence caractérisent ce plus grand succès mondial de la comédie musicale, une performance qui mérite pour le moins respect et admiration. L ‘histoire repose sur des faits réels, le destin de la famille Von Trapp et sur le fond, on ne peut que s’y passionner. Réflexion et intelligence définissent le roman autobiographique d’origine et la trame du film mais une nouvelle fois et quitte à se répéter le problème de son adaptation cinématographique provient de la bande son : la version anglaise ne permet pas d’apprécier les paroles et Mathé Altéry, chanteuse de variété talentueuse qui aura prêté sa superbe et cristalline voix française aux célèbres « Sept femmes de Barberousse » et « My fair lady » se détache trop nettement de la bande son orchestrale, un problème technique qui rend l’ensemble incohérent. Quant aux dialogues français, ils sont parfois à la limite du supportable tant ils baignent dans le cul-cul la praline. Dommage, la chanson « Do ré mi » chantée telle quelle en anglais valorise la langue de Molière : les notes de musique devient de simples lettres dans la langue anglo-saxonne (C D E) ce qui explique le choix francophone beaucoup plus littéraire d’Oscar Hammerstein II.

Pour résumer, « La mélodie du bonheur » est un spectacle grandiose aux magnifiques décors naturels et fabriqués, aux numéros d’acteurs réussis, aux ballets artistiques bien dirigés et exécutés, à la musique parfaite avec une Julie Andrews rayonnante sur une aventure historique de première importance. On y trouve même de l’énergie communicative, un propos élaboré et profond mais le tout est à revoir avec la complaisance d’un enfant naîf et émotif ce qui n’est pas donné à tout le monde. En tenant compte de cette réserve la note d’Alix pour le film et la musique reste inchangée : cette comédie musicale est Exceptionnelle !

À noter deux reprises différentes de « La mélodie du bonheur » :

– la troupe Fantasia, en français, voir ICI

– le nouveau spectacle en anglais au Châtelet à Paris clôturé en janvier 2010, voir ICI

Ne manquez pas ce spectacle fantastique gare d’Anvers : des dizaines de danseurs exécutent (dans le bon sens du terme) une chorégraphie dynamique sur la musique originale de « La mélodie du bonheur » avec un arrangement central très moderne. Incroyable mais vrai, félicitation aux organisateurs pour leur talent et leur audace, c’est du grand art ! À voir et à entendre ICI (YouTube) ou ICI (DailyMotion).

 

 

 

Michael KAMEN, compositeur

Michael Kamen est un cas et il y en a beaucoup dans le métier de compositeur de musiques de films. Son parcours témoigne de la richesse de la profession : les meilleures musiques de films sont toujours composées par des instrumentistes ayant touché à tous les genres musicaux. Être capable de faire se rejoindre le rock’n roll et la musique classique prouve que l’on possède complètement l’art musical ; on ne peut pas faire mieux en matière de richesse mélodique, harmonique et rythmique, une caractéristique essentielle de la musique de film. Né en 1948 le jeune Michael Kamen va étudier à la célèbre Juillard School of music de New-York. Son apprentissage du hautbois et ses études d’harmonie et de composition lui donneront envie de se lancer avec son ami et collègue Mark Snow (de son vrai nom Marty Fulterman à qui l’on doit la musique de nombreux téléfilms et séries télévisées, de « Mon oncle Ben » au fameux thème de « X-Files » par exemple) dans la création d’un groupe rock très apprécié dans les années 70, le « New-York Rock and roll Ensemble » pour lequel il assureront tous deux les arrangements musicaux avec audace et panache. Ils n’hésiteront pas à adapter par exemple les concertos Brandebourgeois de J.-S. Bach à la sauce rock ou jazzy selon leur source d’inspiration, par exemple le Trio Play Bach du français Jacques Loussier (lui aussi compositeur de musique de film). Le passage de l’orchestre à la télévision dans une émission lancera les carrières respectives de Kamen et Snow ; ils resteront fidèles à la composition pour le petit et le grand écran. Michael quant à lui collaborera avec les Pink Floyd notamment pour le film « The wall » et ses confrères s’appelleront dès lors Herbie Hancock, David Bowie et Metallica, un groupe de hard rock formé à Los Angeles en 1981 et qui vendra plus de 90 millions de disques dans le monde entier (vous imaginez ça un peu !). Michael Kamen retrouvera un autre de ses potes, Eric Clapton, à l’occasion de l’enregistrement de la musique de « L’arme fatale IV » avec Mel Gibson et Danny Glover. Quel parcours !

L’une de ses toutes premières musiques de films sera « Dead zone (The dead zone en anglais) » en 1983, de David Cronenberg, avec Christopher Walken. Sur un scénario « en béton » signé Stephen King, un jeu d’acteurs extraordinaire, des images parfaites et un réalisateur exceptionnel, avant les premiers coups de manivelle déjà, Michael Kamen savait qu’il devrait se surpasser, il y allait de sa crédibilité de musicien et de l’avenir de sa carrière bien sûr. Pourtant il puisera sa motivation ailleurs : sachant que le film deviendrait la référence absolue dans le genre fantastique – chaque protagoniste du film en était persuadé avant le tournage -, Michael Kamen décida de se mettre à la hauteur des talents réunis pour le bien du film et non pour le sien d’abord. Voici la raison pour laquelle ce film est l’exemple parfait d’une collaboration réussie et si souvent espérée par les professionnels du cinéma : elle « tire vers le haut » l’ensemble de ses intervenants. Après s’être imprégné de l’atmosphère angoissante et oppressante du scénario, le compositeur opta pour la tonalité mineure et l’emploi de sonorités qui rendront sa musique incontournable. Ainsi le film a gagné en crédibilité grâce aux partitions de Michael Kamen : la musique s’est intégrée aux images et transcendent la réflexion et l’action.

 

The dead zone, musique de Michael Kamen : analyse

Techniquement, Michael Kamen utilise une gamme mineure mélodique descendante dans la montée ce qui crée un effet étrange car non conventionnel au niveau des règles de l’harmonie classique (mesures 1 à 3). Tonalité, Ré mineur (relative de Fa Majeur). Le compositeur distille aux bons moments les cinq ou six notes caractéristiques de l’atmosphère pesante engendrée par le personnage principal du film joué par Christopher Walken (mesure isolée A, à droite). Les passages musicaux les plus mémorisables sont joués par un accord de trois sons s’enchaînant sur un intervalle de tierce, les trois notes de l’accord étant précédées d’une appogiature bien appuyée (mesures 4 répétée mesure suivante 5), le terme appuyé signifiant de ne pas la jouer trop vite ni trop discrètement. En clair, quelques notes de musique suffisent pour nous faire entrer dans le film et ne plus l’oublier. En répartissant les thèmes mélodiques à la flûte traversière puis au hautbois (son instrument de prédilection), au basson et au cor le tout sur un « tapis de violons », en introduisant la musique atonale quand il le faut, en relevant les images par quelques coups de timbales, en donnant les notes tenues aux violons pour rappeler les acouphènes – ces sons stridents et persistants issus du cerveau qui peuvent provoquer de sérieux maux de tête – en sus de tous ces artifices, Michael Kamen n’hésitera pas à rajouter deux clins d’œil : l’un à Bach, l’autre à la musique du film « L’exorciste ». Quel panache !

Ne confondez pas les signes de rythmes avec les signes d’interprétation ! Une note pointée, ce n’est pas la même chose qu’une note « piquée ». Détail.

Premier temps deuxième mesure, le point après la noire permet de prolonger le son d’un demi temps : la noire pointée a pour équivalence une noire liée à une croche (à condition que ce soit la même note sinon la liaison devient une liaison d’interprétation). La même différence d’écriture se rencontre troisième mesure avec la noire liée à la blanche (portée de la mélodie) et la blanche pointée de la portée du dessous qui vaut également 3 temps. Écriture différente, effet similaire (mesure isolée B).

En revanche, le point associé à la croche de la troisième mesure indique qu’il faut séparer la note de la mélodie ; musicalement elle doit se détacher de la suite de notes qui la précède. Attention, ne confondez pas cette indication avec un accent, le signe serait alors différent (un

Pour jouer le contraste, la note suivante (deuxième temps troisième mesure) possède un trait placé en dessous : il s’agit d’un signe d’interprétation, la note doit être allongée, il faut la jouer en traînant un peu.

Signes rythmiques ou d’interprétation, il faut savoir !

À noter : Alan Silvestri à réutilisé les mesures 4 et 5 de la partition pour la musique du film « Van Helsing » en 2005, dans l’épilogue d’une scène d’action (à 32′ 40 » quand Van Helsing veut se reposer après une longue scène de bagarre contre les femmes vampires). Coïncidence ou influence, peu importe, il s’agit bien d’un « copier-coller», ce qu’avait fait avant lui Michael Kamen en s’inspirant de la musique intérieure de Laurence Rosenthal pour un épisode de la série télé « L’âge de cristal » en 1978 !

http://youtu.be/-CvLMcJ2I8U

Les autres succès de Michael Kamen, en tant que compositeur, sont nombreux : « Les aventures du baron de Muchausen », un dessin animé pour enfants en bas-âge, « Highlander », les « X-men » et la série de films qui ont fait connaître Bruce Willis du public international, les « Die hard 1, 2 et 3 Piège de cristal, 58 minutes pour vivre, Une journée en Enfer… » et « Robin des bois prince des voleurs » version Kevin Costner pour les petits et les grands, « Band of brothers/Frères d’armes » une série télé pour ne pas oublier qui nous sommes et de ce à quoi nous avons réchappé, quelques épisodes de la série documentaire/fiction de Tom Hanks « De la Terre à la lune » où l’on retrouve la couleur sonore de « The dead zone », toutes ces créations originales révèlent à chaque fois les trouvailles musicales de Michael Kamen. Rajoutons-y le film fantastique « Fréquence interdite/Frequency » de 1999 avec Dennis Quaid et Jim Caviezel dans lequel Michael Kamen jongle une nouvelle fois avec tous les styles musicaux. C’est à chaque fois du grand art et avec certitude, on peut affirmer qu’avec ce compositeur, la qualité est toujours au rendez-vous. La bande-son du film de science-fiction « Event horizon, le vaisseau de l’au-delà » est en tous points remarquable. Michael Kamen dépassera le cadre de ses activités professionnelles pour créer en 1996 une association « Mr Holland » suite au film « Professeur Holland » avec Richard Dreyfus. Pour ce film il composera de nouveaux morceaux tout en assurant les arrangements de pièces classiques et des standards, le thème du film étant un professeur motivé qui « monte un orchestre » avec des scolaires peu conscients de leurs capacités. L’histoire vraie de ce professeur aux qualités pédagogiques exceptionnelles touchera la corde sensible de Michael Kamen. L’émotion dégagée par la démarche altruiste et généreuse d’un enseignant engagé l’incitera à créer la fondation « Mr Holland » permettant le prêt d’instruments de musique aux enfants défavorisés pour mener à bien l’apprentissage de l’art : un acte de générosité qui sera très mal récompensé par le destin. En effet, Michael Kamen décèdera jeune en 2003 d’une sclérose en plaques, peut-être une conséquence dramatique du vaccin de l’hépatite B. Un destin terrible pour un homme sensible qui manque à tous.

Site officiel de Michael Kamen, cliquez ici (en anglais)

Site d’un collectif de passionnés par le film « Dead zone », cliquez ici (infos Devildead, en français)

Site d’un fan des films issus des livres de Stephen King, cliquez ici (infos Roland Ernould Club,en français)

Site de la Fondation Opus de Michael Kamen « Mr Holland », cliquez ici (infos en anglais)

C.D. de la musique du film The Dead zone publié in the USA by BMG Music. Un film produit par Dino de Laurentiis et distribué par Paramount. Distribution exclusive en DVD par DVDY Films.

 

 

Policier

TRAQUÉE/Someone to watch over me, un film de Tony Scott (1987) avec Tom Beranger, Mimi Rogers, Lorraine Bracco, Jerry Orbach, John Rubinstein, Andreas Katsulas, Harley Cross… Musique de Michael Kamen. Un film Bruce Broughton. Un film Columbia Pictures.

Dès le début du film une musique frappe les esprits. Son thème est magnifique et rappelle une interprétation éblouissante de Stéphane Grappelli, une chanson composée soixante ans plus tôt pour la comédie musicale « Oh, Kay ! » et interprétée par Gertrude Lawrence très célèbre en Amérique, une superbe mélodie signée du légendaire duo George et Ira Gershwin ; ces deux-là resteront tout au long de leur carrière en osmose pour fusionner musiques et paroles. Du coup, le nom de Michael Kamen au générique ne convient pas avec l’air entendu. En intervenant deux fois dans le film notamment sur une mélodie jazzy de sa composition qu’il jouera lui-même au piano, l’essentiel du travail de Michael Kamen résidera dans les arrangements variés des cinq versions de la chanson des Gerswhin « Someone to watch over me » (trois fois chantées, trois fois orchestrées pour le saxophone et le piano). Il est certain qu’une personne cherche à vous voir, Claire, pour vous rappeler que vous êtes belle, riche et charmante ? Non, plutôt vous menacer : vous devez vous apprêter à mourir ! Témoin du meurtre de votre meilleur ami, votre témoignage pourrait mener directement en prison l’assassin qui n’a pas du tout l’intention de se laisser faire. Bien filmé et doté d’une très belle lumière, la réalisation de Tony Scott mérite toute l’attention du téléspectateur ; avec son suspense garanti, l’époque évoquée semble malheureusement lointaine pour une raison banale : les comportements des uns et des autres sont motivés par les sentiments et non par le fric. Au programme donc, mise en avant des relations humaines avant les magouilles financières. Pour cela, ce film est plaisant en brossant le portrait de protagonistes remplis de qualités et de faiblesses – l’être humain est ainsi fait. Pas le tueur qui, lui, n’a aucun état d’âme : il attend juste sa proie. Alix trouve ce film Très bon contrairement au travail minimaliste de Michael Kamen pour la musique du film, ses compositions originales restant Très discrètes car noyées dans un océan de grands airs de la musique classique et de l’opéra. Dommage, en ce sens.

 

Fantastique

FRÉQUENCE INTERDITE/Frequency, un film de Gregory Hoblit (2 000) avec Dennis Quaid, Jim Caviezel, Shawn Doyle, Elisabeth Mitchell, André Braugher, Noah Emmerich, Malissa Errico, Daniel Henson… Musique de Michael Kamen. Un film New Line Cinema.

Fréquence Interdite - Mélodies ModernesUn film coréen, « Ditto », est sorti la même année sur ce thème comme quoi les aurores polaires (appelées boréales au nord, australes au sud) ont inspiré les scénaristes vers la fin des années 90. Ces phénomènes atmosphériques de toute beauté, considérés dans l’histoire humaine comme surnaturels et diaboliques, sont en réalité créés par l’arrivée de particules sur les couches hautes de l’atmosphère terrestre (à une centaine de kilomètres d’altitude). Propulsées dans l’espace, les particules solaires sont également à l’origine des orages magnétiques. La Terre, bombardées par le plasma (99% de la matière contenue dans l’Univers), subit parfois la recrudescence d’une activité solaire débordante et les conséquences peuvent s’avérer désastreuses. Les tempêtes d’ions et d’électrons perturbent en permanence le champ magnétique de notre belle planète et le vent solaire modifie continuellement la zone d’influence du bouclier terrestre, vous savez, l’atmosphère que l’on méprise avec notre pollution humaine… Les influences, sur notre pseudo maîtrise de l’énergie, en sont immenses : déviation des ondes radios, perturbations des satellites, coupures électriques au sol etc. Il n’en fallait pas davantage pour inspirer Toby Emmerich à l’origine du scénario de « Fréquence interdite » et producteurs des célèbres « Destination finale 2 et 3, L’effet papillon, Cellular »… Son frère, Noah Emmerich, joue parfois dans ses films qui deviennent alors une vraie histoire de famille comme dans « Fréquence interdite » : un voyage dans le temps va permettre de changer le cours des choses d’une famille ordinaire au destin extraordinaire. La Voix française de Kevin Costner, le comédien Bernard Lanneau, convient parfaitement à l’acteur américain incrédule très bon dans son rôle, idem pour la musique de Michael Kamen qui sait parfaitement partager l’instrumentation entre les doutes du héros principal (flûte traversière, musique douce), l’étrange et le fantastique (avec les Ondes Martenot) et les convictions des personnages dans l’effort (trompettes, musique rythmée). Gros succès auprès du public et des critiques, le film aurait mérité quelque chose en plus, reste à savoir quoi. Peut-être un développement ou une suite. Les producteurs, toujours à la recherche de bons scénarios, l’ont compris : la série télé sortira bientôt sur le (petit) écran, en 2015. Pour Alix, ce film n’émet que de Bonnes ondes !

 

 

La vaccination : savoir de quoi on parle

Réflexion. « On » a décidé en France à partir de l’année 1993 de vacciner tous azimuts la population contre l’hépatite B ce qui a permis aux voyageurs et autres catégories de personnes potentiellement exposées au virus d’être prémunies. Encore fallait-il savoir que la salive n’était pas un mode de transmission du virus contrairement à ce qui nous était annoncé… Cette action permettait aussi de remplir les caisses de l’Institut Pasteur at autres laboratoires qui ont grandement besoin de fonds pour la recherche. Aujourd’hui plus que jamais il est à espérer que personne n’a oublié le fait que la pire maladie qui soit, le sida, fait des ravages partout et sur n’importe qui : il ne faut jamais oublier une seule fois de bien se protéger. Malheureusement pour une petite catégorie de personne vaccinée contre l’hépatite B, le fait d’avoir agit de manière forte avec trop de rappels obligatoires d’un vaccin puissant et pas indispensable pour tout le monde, de plus sans disposer du recul nécessaire sur les effets secondaires terribles qu’il peut déclencher chez les patients sensibles, a provoqué des réactions désagréables (urticaire…) voire des maladies graves (sclérose en plaques notamment) chez bon nombre de nos concitoyens avec pour effet ultime une réaction d’autodestruction (auto-immune) provoquée par l’organisme (cancer dans une variante que l’on ne sait pas soigner, une forme irrémédiable). La médecine sauve des vies mais parfois, très rarement mais tout de même, elle peut tuer. Les malheureux exemples ne manquent pas, le pauvre Fernando en sait quelque chose (pour en savoir + sur Fernando Cuadrat tué par le vaccin de l’hépatite B qu’il n’avait pas besoin de faire en 1993 à son âge, cliquez ici).

Pour en savoir plus sur le scandale d’une campagne systématique de vaccination y compris en direction de bébés qui n’en n’ont probablement pas besoin, avec des laboratoires coupables de trahison envers la vie qu’ils sont censés protéger, cliquez ici (infosen français de l’Association REVAH – La santé publique en danger, attention !).

 

2009/2010 : on prend les mêmes et on recommence ! La vaccination large et systématique de la population française contre le virus de la grippe H1N1 présente un risque certain dénoncé par le Syndicat national des professionnels infirmiers ; en cause, le manque de recul nécessaire des effets secondaires du vaccin sur l’organisme qui peut déclencher des maladies neurologiques ou auto-immunes irréversibles par la présence d’additifs et d’adjuvants aux effets non connus. Des questions de gros sous renforcent le doute sur la la crédibilité des annonces angéliques et convaincues des responsables censés être très bien informés et qui veulent tous nous voir nous faire piquer. Avant de vous faire vacciner, informez-vous et réfléchissez bien en mesurant la prise de risque d’un côté comme de l’autre (en se faisant vacciner ou en ne le faisant pas). Pour + d’infos, cliquez ici (infos Syndicat national des professionnels infirmiers).

 

Lu dans la revue d’information « Territoire mutuel » à l’intention du personnel de la Fonction publique territoriale (n° 81 de mars 2010) page 14, un article nommé « Vaccins, êtes-vous bien à jour ? ». Vous pouver y lire ceci : « À partir de deux mois, Hépatithe B, trois injections conseillées. Il est particulièrement bien toléré et efficace chez les nourrissons ». Depuis les scandales que l’on sait, deux injections seulement au lieu des trois prévues à l’origine sont conseillées par l’Académie de médecine qui n’en fini pas de diffuser de véritables palidoyers en faveur de la vaccination obligatoire et systématique dans le cadre du sacro-saint principe de précaution, une Académie qui méprise la possibilité d’un lien direct de cause à effet avec les maladies qu’il peut provoquer, un vaccin indispensable pour les bébés soumis à de fréquents rapports sexuels et qui se shootent tous les jours avec une seringue partagée entre plusieurs toxicomanes comme chacun le sait… La désinformation n’en finira donc jamais, en tout cas, pas tant que l’on continuera à penser que la population française n’est formée que de véritables pantins désarticulés dont on tire les ficelles.

 

 

 

« Les musiques de films ? J’a-do-re ! Ces mélodies comptent beaucoup pour moi ; je ne vois plus les films comme avant. J’utilise maintenant mes oreilles et quel plaisir d’aimer dans le bon sens ! ». Awen, fidèle parmi les fidèles des Mélodies Modernes.

 

Accès page suivante : John WILLIAMS, Maurice JARRE, George BASSMAN, compositeurs / Sam PECKINPAH réalisateur / la musique électronique à l’écran et le destin extraordinaire de Martin GRAY

 

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