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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Les musiques de films (XVI)

Pino DONAGGIO et Natale MASSARA, compositeurs

Natale Massara a composé pour le cinéma à grand spectacle et le film « L’île au trésor » dans sa version de 1972 est probablement le déclencheur de sa belle carrière. Le thème principal est simple et très efficace comme une mélodie dont on se souvient toujours pour son côté intemporel ; jouée à la guitare classique, le soutien harmonique est assuré par « un tapis de cordes » qui révèle toute la sensibilité musicale du compositeur. Ce film co-produit par plusieurs pays permettra à Orson Welles de ne pas se faire oublier au crépuscule de sa carrière, lui qui aura été parfois chahuté par la critique de son pays mais heureusement admiré en France pour ses talents extraordinaires doublés de grandes qualités humaines (il adorait ses amis Raimu, Pagnol, Guitry…). C’est le métier d’arrangeur et de chef d’orchestre qui occupera l’essentiel de la carrière de Natale Massara sur celui de compositeur, dommage, peut-être, quelque part… Sa collaboration avec son compatriote Pino Donaggio fera des merveilles, ils forment l’un des duos performant du cinéma européen. Né à Venise au début des années 40, le petit Pino, violoniste au conservatoire, s’orientera vers les arrangements et les compositions pour les vedettes pop et rock’n folk des années 60, Paul Anka par exemple. Sa composition pour le film « Carrie au bal du diable » en 1976 avec Natale Massara donnera le coup d’envoi de leur longue et fructueuse collaboration professionnelle : suivront le détonnant « Blow out » avec John Travolta et le cruel « Dressés pour tuer », trois films du brillant Brian De Palma. Suivront « Piranhas » – un ersatz des « Dents de la mer » -, « Body double » avec Mélanie Griffith, « Rendez-vous avec la mort » avec l’imposant Peter Ustinov – merci à sa voix française, celle du comédien Roger Carel (la voix des Muppets Show, de Benny Hill et de tant de personnages inoubliables) -, « Le tueur de la pleine lune » avec Michael York et Donald Pleasance, « Trauma » de Dario Argento en 1993 avec déjà, la participation de sa fille Asia, des péplums italiens, des téléfilms dont l’un sur le célèbre général Dalla Chiesa assassiné par le mafia, « Night game » avec Roy Scheider, un film avec Matt Dilon et andrew Macarthy, une série italienne à succès avec Terence Hill en sacré détective « Don Matteo » (voir ci-dessous)… Bref, ça tourne bien pour nos deux compères !

Natale Massara et Pino Donnagio sont les chevilles ouvrières du label Sud ovest records et c’est dans un pays de l’est que s’opèrent leurs enregistrements avec l’Orchestre symphonique de la Radio nationale bulgare basé à Sofia, un ensemble professionnel qui reçoit le soutien financier du gouvernement japonais pour l’acquisition d’instruments de musique ! Cet ensemble ne doit pas être confondu avec l’Orchestre philharmonique de Bulgarie qui dispose de sa propre salle de concert, la plus belle du pays et qui reste dévolue à la musique classique (du baroque au contemporain) : la musique de film décidément, ça n’a jamais vraiment été le souci des musiciens hyper – branchés – câblés – connectés musique classique… Dommage pour nous français qui méprisons un peu trop la musique de films mais pas pour les bulgares qui respectent et soutiennent toutes les formes symphoniques au point que l’on se sent obligé d’aller là-bas pour effectuer nos prises de son… En disposant d’un tel outil, Natale Massara et Pino Donaggio n’ont donc pas de difficultés à enregistrer leurs compositions, une chance pour tout le monde. Fiorenzo Carpi, Jean-Claude Petit et Frédéric Porte qui illustre les séries télé de T.F.1. et de France 2 ont bien compris et assimilé le procédé : ils sont des utilisateurs réguliers de la structure italo-bulgare (interprétation, enregistrement, mixage… et organisation générale). Autrefois très présents dans la chanson de variété à succès, l’évolution de Natale Massara et de Pino Donaggio les amena vers la maîtrise de l’ outil informatique doublée d’une bonne gestion du temps : lorsqu’une vie d’homme est consacrée à la musique, il reste à peine suffisamment de place pour le sommeil et mieux vaut avoir une santé de fer !

Pour en savoir + sur le label Sud ovest records, cliquez ici

Pour en savoir + sur la Bulgarie, cliquez ici (infos comité France-Bulgarie)

Film L’île au trésor de John Hough (1972) avec Orson Welles (Long John Silver), Kim Burfield (Jim Hawkins), photo ci-dessus extraites du film), Water Slezak, Jean Levebvre… D’après le roman de Robert Louis Stevenson. Musique de Natale Massara. Non édité en DVD en version française (la voix française de Kim Burfield est catastrophique, une fois n’est pas coutume !). La bonne critique du film se trouve sur IMDB, cliquez ici (en anglais) ; la moins bonne critique sur Devidead, cliquez ici (forum Devildead, en français)

 

 

Série

DON MATTEO, une série d’Enrico Oldoini (2001) avec Terence Hill, Nino Frassica, Flavio Insinna, Nathalie Guetta, Evelina Gori, Claudio Ricci et Gastone Moschin. Musique de Pino Donaggio. Direction d’orchestre de Natale Massara. Une série de la Rai (Italie), distribution française T.F.1. video.

Avec Don Camillo, les italiens possèdent un extraordinaire curé de campagne nommé Don Matteo. Tout aussi intelligent, généreux, humain et moqueur que son illustre prédécesseur, les carabinieri ne peuvent pas se passer de son esprit analytique pour aider à résoudre des enquêtes policières heureusement pas trop violentes ce qui nous change un peu du quotidien ; pourtant les faits demeurent tout de même très graves, enlèvement avec demande de rançon, toxicomanes à remettre dans le droit chemin, feux de forêts et meurtres, les infortunes sont d’importance dans ces premières histoires très bien jouées, filmées et illustrées musicalement. Mélodies, violons, rythmique agréable, changements de tonalités, le binôme Donaggio / Massara fonctionne toujours aussi parfaitement. Les italiens ont de la chance, ils en sont à leur septième saison pendant que les français doivent se contenter, eux, de la seule première saison et encore, de certains épisodes seulement. Pourquoi ce mépris quand on apprécie tant les efforts déjà consentis au niveau du doublage impeccable ? On reconnaît entre autres les voix de Dominique Paturel (J.R.), Bernard Tiphaine (James Caan) et de Jean-François Vlérick, la plus belle voix colorée et vivante qui puisse exister à l’écran (Johnny 5). Alix Adore cette série et sa musique Parfaite. Ceci dit à quand la suite dans d’aussi bonnes conditions auditives, vous qui êtes un distributeur inspiré et qui lisez ces quelques lignes ?

 

 

 


James Newton HOWARD, compositeur

James Newton Howard est un compositeur moderne très efficace et terriblement bien organisé. À la vue de son seul parcours professionnel, on constate à quel point le compositeur à la capacité d’évoluer tant est grand son potentiel. Bon commercial, sachant vendre son savoir-faire, il travaille pour la grande machinerie des productions d’envergure à l’américaine, un milieu impitoyable dans lequel il a su se forger une place au soleil ; une démarche ambitieuse qui n’est pas sans rappeler celle du compositeur François De Roubaix, le compositeur artisan français auteur de superbes musiques mélodiques conçues pour la beauté de l’art à une époque pas si lointaine. Aujourd’hui, pas question de perdre du temps : lorsqu’une commande de musique de film implique le bouclage du travail en quelques semaines seulement, le musicien s’enferme dans son studio d’enregistrement dernier cri avec le piano à queue, les consoles de mixage, les nombreux synthés et autres engins électroniques sans oublier la salle de musculation pour se détendre entre deux compositions. Un personnel humain performant et dévoué (arrangeurs, programmateurs, musiciens, techniciens…) permet au compositeur d’obtenir de juteux contrats et de rester très présent dans la « grande famille » du cinéma de la côte ouest. James Newton Howard est parti de rien pour devenir l’un des meilleurs compositeurs pour le cinéma, comme Hugo Friedhofer avant lui, par exemple (voir ci-dessous). Né à Los Angeles en 1951, il sera bercé par une double culture, la musique classique et l’avènement du rock. De Beethoven à Debussy en passant par Led Zeppelin, John Newton Howard aura absorbé comme une éponge ce qui se fait de mieux en matière de création musicale ; Paul Mac Cartney le bassiste des Beatles, par son talent inné de la création mélodique, aura marqué notre compositeur à vie – et il n’est pas le seul -.

Paradoxalement, les musiques de James Newton Howard demeurent des musiques d’ambiance, un art parfaitement maîtrisé où la lourdeur et l’omniprésence d’un bout à l’autre du film sont évitées (sauf pour l’insipide « King Kong » dans sa version décevante de 2005 comparée à celle de Guillermin de 1976). Les meilleurs exemples de son potentiel se trouvent dans les films de ou avec Kevin Costner dont les fameux « The postman/Le facteur », un film humaniste et très surprenant en hommage au courrier postal (on en a bien besoin en France à l’heure de la dissolution des services publics) et « Waterworld » (voir photos ci-contre) tout aussi bourré de qualités ; le compositeur assurera également la partition de films plus légers, des comédies parfois un peu « gnan-gnan » n’en déplaise aux « Pretty woman » en puissance. Marié à la délicieuse actrice Rosanna Arquette en 1986, sa période romantique – sur le plan musical – prendra fin avec « Le fugitif » en 1994 (voir ci-dessous) : un excellent film pour un grand moment de cinéma d’action avec une course-poursuite entre Harrison Ford et Tommy Lee Jones parfaitement soutenue par l’orchestration. Une reprise de la célèbre série télévisée des années 60 avec David Jansenn, une véritable réussite du petit écran. Le succès de John Newton Howard pour sa musique du long métrage mènera le compositeur vers un style d’écriture plus sonore (pour ne pas employer le terme bruyant). Il s’aventurera même à former de nouveaux musiciens comme il l’a été lui-même auparavant en tant que « keyboardiste » pour la marque Yamaha auprès d’artistes connus : Ringo Starr, Elton John, Neil Diamond (le compositeur de la musique du film « Jonathan Livingstone le goéland »), Cher, Olivia Newton-John et le maître Jerry Goldsmith (voir ici) pour le film « La quatrième dimension » en 1983. Depuis une dizaine d’années, son réalisateur attitré s’appelle Night Shyamalan auteur du « Sixièmes sens » nouvelle version et d’ « Incassable » avec Bruce Willis. Mais peu inspiré, le réalisateur ne parvient pas à surprendre le cinéphile averti encore moins à innover et ses films sont peu intéressants, de mon point de vue. Ses dernières réalisations très coûteuses « La jeune fille de l’eau » et « Phénomènes » engendrent même un ennui profond, de nombreux films extraordinaires sur ces thèmes l’ayant précédé. La musique s’adapte donc au niveau général plutôt bas et ne revêt pas un intérêt particulier, malheureusement.

Le film tristounet « Coup double » avec le duo vieillissant Burt Lancaster et Kirk Douglas (ils sont âgés mais le problème vient de la mise en scène poussive et non des acteurs) aura lancé sa carrière de compositeur de musiques de films en 1986 en collaborant activement avec de nombreux musiciens tel Steve Porcaro, un compositeur plutôt tourné vers la télévision et l’électro-acoustique pour groupes branchés (voir ci-dessous). D’autres productions permettront à James Newton Howard l’étalement de ses capacités musicales dont l’excellent film catastrophe « Le pic de Dante » de Roger Donaldson en 1997 avec Pierce Brosnan et Linda Hamilton (photo ci-contre) : un thème imposant malgré qu’il ne soit pas mélodique à proprement parler, la trouvaille musicale provenant de l’enchaînement des accords parfaits Majeurs et mineurs créant ainsi une atmosphère angoissante, de doute profond, une idée qu’il n’a pas inventé mais qui est utilisée ici avec professionnalisme et esprit d’à-propos. Ce mérite est à partager avec son copain orchestrateur John Frizell, un brillant compositeur de musiques de films lui aussi mais plus orienté séries télé (voir ici). Un autre compositeur américain de musiques de films, Nathan Furst (né en 1978) a tellement été séduit par la musique de James Newton Howard pour « Le pic de Dante » qu’il l’a carrément recopiée à la note près pour un téléfilm archi-nul de 2006 qui s’appelle… « Magma, désastre volcanique » ! Voici l’exemple même d’un plagiat collectif que les Mélodies Modernes voulaient signaler et honte au compositeur entraîné dans sa chute par un scénariste et un réalisateur (Ian Gilmore) en mal d’inspiration. Dans les belles compositions de James Newton Howard il ne faudrait pas oublier « La couleur du crime » en 2006 avec Samuel L. Jackson ni « Les insurgés » en 2009 (voir ici). Voilà bien des films de tous styles pour alimenter la passion de ce musicien remarquable à la carrière en plein essor.

Pour en savoir + sur le compositeur, cliquez ici (site officiel, en anglais)

Pour en savoir + sur la liste des compositions de John Frizell, cliquez ici (infos IMDB)

 

 

Science-fiction

JE SUIS UNE LÉGENDE, un film de Francis Lawrence (2007) avec Will Smith, Alice Braga et Dash Mikoh. Musique de James Newton Howard. Un film Warner Bros.

LE SURVIVANT, un film de Boris Sagal (1971) avec Charlton Heston. Musique de Ron Grainer. Un film Warner Bros.

Il est impossible de ne pas comparer les deux films. Le scénario est similaire, l’action, le développement de l’intrique, le sujet du film, tout mène à la comparaison et malheureusement le plus récent n’est pas le meilleur des deux. Disons que Will Smith en fait des tonnes et que le personnage qu’il incarne n’a pas la force ni les capacités intellectuelles de celui joué par Charlton Heston. En fait, « Je suis une légende » est victime de son époque. Invraisemblances notoires dans le comportement du principal protagoniste, effets spéciaux réalisés avec des images de synthèse qui hélas se devinent, ambiance froide par le manque de sentiments des trois rescapés alors qu’avec « Le survivant » au contraire l’émotion est présente d’un bout à l’autre du film, de plus le traitement du drame amène en permanence le spectateur à la réflexion. Le personnage incarné par Will Smith est un militaire organisé, supermuslé et impulsif. Difficile de s’identifier à un individu assez spécial. Signe des temps : l’occupation favorite du docteur Neville version 71 sont les parties d’échecs alors que le colonel Neville de 2007 vous récitera par cœur les paroles du film « Shreck »… Explosions atomiques et victimes des retombées radioactives d’un côté, virus très contagieux de l’autre, les grandes peurs des hommes ne sont plus les mêmes. À noter dans « Le survivant » l’apparition de tâches rouges grossièrement réalisées lorsqu’un individu est touché par les balles de la mitraillette du héros, un effet spécial qui annonçait l’introduction du réalisme de la violence dans les films. La musique atonale est signé de l’australien Ron Grainer à qui l’on doit le fameux générique de la série télé culte « Le prisonnier » avec Patrick Mac Gohan en 1967. Pour résumer, « Je suis une légende » et « Le survivant » méritent tous deux d’être vus si on aime l’angoisse, l’action et le fantastique mais l’un est franchement meilleur… C’est à vous de voir, maintenant ! Alix préfère nettement la version Très bonne de 71 à la version de 2007 Très Moyenne et finalement très décevante, en y réfléchissant bien.

Charlton Heston, un acteur de légende : son parcours, cliquez ici (infos Le monde de moi, en français)

 

 

Poursuite

LE FUGITIF, un film de Andrew Davis (1993) avec Harrison Ford, Tommy Lee jones, Sela Ward, Joe Pantaliano, Andreas Katsulas et Jeroen Krabbe. D’après la série télévisée des années 60 « Le fugitif », personnages créés par Roy Huggins. Musique de James Newton Howard. Un film Warner Bros.

Le docteur Richard Kimble n’en fini pas de courir : chirurgien très côté car très compétent, il menait une vie merveilleuse. Trop peut-être. Après avoir couru pour obtenir son succès il devra le faire maintenant pour sauver sa peau, celle d’un prisonnier condamné à mort et qui veut retrouver le vrai meurtrier de son épouse. Tous les éléments se retournent contre lui, y compris ses meilleurs amis : ne faisaient-ils pas seulement partie de sa cour ? Admiré puis détesté, il va devenir un fugitif parfait pour son poursuivant, un policier tenace et féroce magistralement interprété par Tommy Lee Jones (et par le comédien français qui prête sa voix extraordinaire, Claude Giraud) ; il obtiendra (Alix allait dire ils obtiendront) l’Oscar du meilleur second rôle. La musique de John Newton Howard quant à elle sera couchée sur une quantité astronomique de papier à musique : souvent entendue, elle ne fatigue pas l’oreille et ne semble jamais superflue. Au contraire, elle soutient à merveille les images et les longs mouvements de caméra. Au moment des scènes rythmées par un montage « serré » – mais jamais affolant comme on en voit de plus en plus dans les nouveaux films à la caméra tremblante à en vomir -, l’action trouvera un appui majeur sur une musique à la hauteur du défi. Par exemple, les coups de timbales sont enregistrés de manière adoucie afin de ne pas trop se démarquer des cordes, une présence des pupitres de violons valorisée qui apporte une ambiance symphonique agréable en élargissant l’échelle sonore vers les aigus tout en renforçant la rondeur du son. Seul regret caractéristique aux compositions de James Newton Howard, l’absence d’une mélodie identifiable. Il n’est décidément pas un mélodiste et il semblerait que son association avec son double musical, un mélodiste né, ne soit pas prévue pour demain ; dommage, car l’excellence serait à ce prix. À noter le clin d’œil inspiré à son collègue Maurice Jarre (voir ici) vers la fin du film : l’écriture proche de l’atonalité reproduit l’orchestration du regretté compositeur pour le film « Witness » en 1995, une histoire de poursuite entre un tueur et un un enfant-témoin protégé par… Harrison ford ! Le monde est petit. Un film Excellent, une musique Très bonne.

 

Aventures

WATERWORLD un film de Kevin Reynolds (2002) avec Kevin Costner, Dinnis Hopper, Jeanne Tripplehorn, Tina Majorino (photo ci-contre), Michael Jeter. Musique de James Newton Howard. Un film Universal.

SURVIVRE AVEC LES LOUPS, un film de Vérat Belmont (2008) avec Mathilde Goffart (photo ci-contre), Yael Abecassis, Guy Bedos… Musique d’Émilie Simon. Un film distribué par T.F.1. Vidéo.

Les points communs entre ces films ? Le premier et le plus important d’abord, celui du courage. La force et l’intelligence d’une gamine qui d’un côté comme de l’autre se démêne pour rester en vie. Le second point commun : l’eau. De ces tonnes et ces tonnes d’eau salée sous un soleil de plomb aux délicats cristaux de la montagne, voici une image qui illustre l’impossible rapprochement entre une superproduction au financement colossal et le budget léger d’un petit film français. « Waterworld » est une excellente aventure au scénario original ; Kevin Costner joue parfaitement son rôle de meneur et la réalisation soignée et professionnelle participe à la réussite du projet fou. Doté d’une morale et d’un fond d’histoire solides, l’adhésion du public à sa sortie fut pourtant mitigé et l’avis des critiques sans pitié. Une honte pour la profession. Nous sommes ici au troisième point commun : ces films ont développé et entretenu la polémique. Les accidents et problèmes rencontrés lors du tournage difficile sur l’eau auront monopolisé l’attention du public au lieu de l’intéresser au film. L’échec commercial de « Waterworld » fut terrible. Quant à la gamine qui se déplace avec son loup, le film repose sur un roman sévèrement décrié de Misha Defonseca et Vera Lee : annoncé comme étant autobiographique il s’avèrera finalement être inventé de toutes pièces. Une honte également pour les auteurs et les éditeurs. Le film s’en ressent : le scénario est invraisemblable et la mise en scène demeure lourde, les acteurs sont mal dirigés sur une musique évaporeuse comme la neige qui fond au soleil. On se souvient de la triste et insipide« Marche des pingoins-empereurs » pour laquelle les producteurs américains se sont vite dépêchés de refaire une musique adaptée, les p’tits malins ! Dans « Survivre avec les loups », impossible de souscrire aux aventures de la gamine noyée dans le froid sous des tonnes et des tonnes de neige à la recherche de ses parents à travers l’Europe pendant la seconde guerre mondiale. Une gamine de 8 ans adoptée par une meute de loups : de qui se moque t-on ? Il reste les images soignées et le jeu de la jeune comédienne que l’on ne peut qu’apprécier… En tout cas de la mer à la neige, les deux héroïnes ne manqueront pas de courage. Il leur en faut pour nous faire adhérer à leurs incroyables aventures ! Alix a Beaucoup aimé « Waterworld » et Beaucoup moins « Survivre avec les loups ». C’est aussi parce que la musique de James Newton Howard est Excellente car jamais trop pesante et celle d’Émilie Simon Mauvaise car jamais assez présente. Les extrêmes ne se rassemblent pas toujours !

La polémique sur Survivre avec les loups : cliquez ici (infos Wikipedia)

Le site officiel d’Émilie Simon : cliquez ici

 

Guerre

LES INSURGÉS/Defiance, un film d’ Edward Zwick (2008) avec Daniel Craig, Liev Schreiber, Jamie Bell… Musique de James Newton Howard. Un film distribué par Metropolitan FilmExport.

Voici un film qui n’a pas déplacé la grande foule à sa sortie dans les salles de cinéma françaises. Pourtant, Daniel Craig (photo ci-contre) démontre avec conviction qu’il est un acteur de tout premier plan après sa prestation très décevante dans le saoulant James Bond « Quantum of solace » voir ici. un rôle qui ne lui convenait point. Dans le film « Les insurgés » le contexte très dur ne lui permettait pas de toute façon d’être simplement bon, il lui fallait convaincre le plus grand nombre comme auront su faire au péril de leur vie la famille Bielski. Par leur courage et leur capacité à combattre le Mal absolu, il auront sauvé en Biélorussie 1 200 personnes, hommes, femmes et enfants extirpés de la barbarie nazi à partir de 1941, un fait historique qu’il convenait enfin de mettre à la une de l’actualité cinématographique ; la sortie en DVD de cet exploit mal connu assurera sa diffusion bien plus large fort qu’au cinéma, heureusement. La musique de James Newton Howard reste fidèle à elle-même, sans aucune surprise mélodique ou harmonique mais elle est parfaitement adaptée à la situation, finalement qui pourrait mieux faire ? Sans doute qu’en se penchant deux secondes sur la question, un nom viendrait immédiatement à l’esprit : John Williams, probablement. Les thèmes superbes de musique juive/russe entendus dans « Les insurgés » ne sont pas sans rappeler l’interprétation du violoniste classique Perlman pour la musique inoubliable de « La liste de Schindler » voir ici qui, dans le genre, restera imbattable car parfaite.

Alix note « Les insurgés » avec la mention Très bien malgré quelques longueurs perceptibles dans la seconde partie et la musique, Très Bonne.

Site officiel du film : cliquez ici

 


Hugo FRIEDHOFER, compositeur

Hugo Friedhofer est l’exemple même de la réussite à l’américaine, à savoir, partir de rien pour devenir l’homme incontournable des grandes productions hollywoodiennes. Né à San Francisco en 1901, ses capacités artistiques multiples (peinture, composition, orchestration, chambriste, soliste…) lui permettront d’attirer l’attention de ses professeurs et de ses formateurs. Son intelligence, son sérieux et surtout son enthousiasme en surprendront plus d’un à commencer par Nadia Boulanger (voir ici) qui aura formé la plupart des grands compositeurs de musiques de films. Lors de ce séjour estudiantin à Paris il rencontrera également Schöenberg et approfondira ses connaissances de l’atonalité. Violoncelliste à la base, il saisira mieux que tout autre l’importance des notes graves dans les arrangements ce qui donnera de la profondeur, de la solidité et du relief à ses orchestrations. Bras droit de Korngold et de Steiner à la Fox puis à la Warner, il obtiendra l’Oscar pour sa musique des « Aventures de Marco Polo » d’Archie Mayo en 1938. Les ailes du succès l’inciteront de plus en plus à composer seul au lieu de passer son temps à arranger les compositions des autres : il obtiendra en 1946 un Oscar sur les dix remis par l’Académie pour le film « Les plus belles années de notre vie » de William Wyler. En ce sens, les propres capacités créatives d’Hugo Friedhofer et ses dispositions à s’imprégner du climat d’un film qui est très différente selon le réalisateur, seront révélées dans une multitudes de compositions pour la télévision (la célèbre série « Le ranch L » voir photos ci-contre) et le cinéma avec les grands classiques comme « La flèche brisée », « Vera Cruz », « Hondo » avec John Wayne, « The bravados »en passant par « L’homme aux deux visages »avec Marlon Brando ou bien encore le chef d’œuvre « Le bal des maudits » d’Edward Dmytryk en 1958. D’autres productions complètement dépassées aujourd’hui tel « Le barbare et la Geisha » ne permettront pas une reconnaissance large du public actuel (il est difficile de s’intéresser à ce film jusqu’au bout, les sentiments véhiculés sont complètement désuets). Gageons que la sortie en DVD ou en Blu-Ray Disque de la série « Le ranch L » donnera envie à chacun de s’intéresser à son immense talent et de mieux réécouter son travail pour les films ou les séries télévisées de tout premier ordre.

 

Le ranch L et les autres

« Le ranch L », initiale du nom de famille des Lancer, est une série de 1968 avec Andrew Duggan, Wayne Mauder, James Stacy, Elisabeth Baur et Paul Brinegar (photo ci-contre) diffusée sur la 2e chaîne française de l’O.R.T.F. en 1970 et rediffusée trois ans plus tard sur la 1e. Chaque dimanche en fin de journée les petits et grands enfants furent fidélisés par la diffusion d’un nombre incalculable de westerns, jugez plutôt :« Le dernier des Mohicans, La grande caravane, Les aventures de Kit Carson, Au nom de la loi, Le courrier du désert, Chaparral, Le virginien, Hondo, Les Monroe, La grande vallée » ou encore « La légende de Jesse James, Bonanza » et « Le cheval de fer ». Bref, les français étaient devenus fanatiques du genre et suivirent avec grand intérêt « Le ranch L », les aventures d’une famille installée en Californie un siècle plus tôt, les Lancer. De qualités variables, de l’excellent au passable, 23 épisodes seulement sur les 51 tournés seront présentés en France on se demande bien ce que les acheteurs ont parfois dans le crâne. Des téléspectateurs français doublement frustrés car la suite de ces aventures ne sera pas réalisée non plus, elle sera même carrément abandonnée à cause du grave accident de moto de l’acteur James Stacy, paralysé à vie dans un fauteuil roulant. Devenu scénariste, l’ensemble de la production saura rendra hommage à l’une des artisans de la série en arrêtant définitivement les nouveaux tournages. Une famille unie devant et derrière la caméra qui fit preuve de respect et d’humanisme, une chose impossible à imaginer dans notre société actuelle du jetable avec son Dieu audimat et l’appât de la rentabilité immédiate – coûte que coûte – ! Après « Le ranch L » s’enchaîneront « Les bannis, Winnetou le mescalero, Cimarron, Colorado, Sur la piste des Cheyennes, La conquête de l’ouest, Gunsmoke, Le proscrit, Opération danger, Daniel Boone, Les aventures du far west » et la série carrément indétrônable, « La petite maison dans la prairie ».Et sacrilège ! J’allais oublier de citer « Les mystères de l’ouest ». Vive les grands westerns du petit écran !

 

Pour écouter la musique dynamique et entraînante du « Ranch L », cliquez ici (source : coucoucircus). Fermez les yeux : vous êtes au far west et vous montez à cheval, le tempo est martelé par les instruments à vent avec un effet d’écho aux cors qui reprennent la mélodie (normal, l’écho, dans la vallée), le thème étant joué par les trompettes suivies des violons dans son développement. Les instruments chantent, les cuivres accentuent le rythme saccadé (soutien aux coups de feu), les flûtes piccolos imitent dans l’aigu le chant des oiseaux (dressez l’oreille dès le début du thème). Sur des images de chevauchées interminables, comment ne pas entrer dans les grands espaces ? Par un arrangement devenu coutumier reposant sur la simplicité, la rigueur, la ténacité et l’efficacité, qualités nécessaires requises pour remplir son dur labeur de cow-boy, il aura suffit d’une poignée de secondes pour restituer un climat spécifique et avertir le télespectateur que sa série préférée vient de commencer alors qui saurait mieux faire ? Chapeau bas, Messieurs les compositeurs !

 

 


Steve PORCARO, compositeur

Steve Porcaro est un musicien dont l’héritage génétique ne peut pas être mis en doute : son père Joe est percussionniste, son frère aîné Jeff était batteur et son frère Mike, son aîné de deux ans, est bassiste. Rien de plus logique qu’ils se soient retrouvés adolescents dans la maison familiale à répéter leurs morceaux avant de se lancer dans l’aventure professionnelle : en formant le groupe Toto dans les années 70, ils ne s’imaginaient pas encore qu’ils deviendraient bientôt riches et célèbres, un groupe aux 30 millions de disques qui durera trente ans pour ne s’arrêter qu’en 2006, une longévité exceptionnelle pour un groupe de chanson de variété ! Les études classiques de Steve Porcaro dans un système éducatif musical non sclérosé comme on le rencontre en France ne le détourneront donc pas de sa vocation première : assurer le succès de l’ensemble tout en développant sa propre voix – dans les deux sens du terme -. Aux claviers et aux arrangements, responsable des « chorus » de chaque morceau de 1977 à 1988, sa prédisposition à la composition lui permettra de s’orienter naturellement vers la musique de film en se reposant sur une valeur sûre, son instrument de base, le piano. Lorsque j’affirme que tous les enfants du monde devraient pratiquer le piano pendant au moins une année pour saisir les éléments fondamentaux de la musique, en voici encore la preuve. Du piano au clavier il n’y a qu’un pas que franchira aisément le jeune Steve. Récompensé par un magazine spécialisé « Meilleur musicien keyboardiste de l’année », sa chanson « Rosanna » composée en 1982 pour sa petite chérie, la délicieuse Rosanna Arquette (l’actrice aime les musiciens, ce ne sont pas Peter Gabriel ou Bob Dylan qui prétendront le contraire) apportera à Steve Porcaro le succès escompté ; l’un de ses tube restera en tête des ventes au Top 50/Box office américain durant une année complète et il obtiendra de ce fait la considération nécessaire des compositeurs de musiques de films, ses frères de sang comme Burt Bacharah pour le film « Arthur » par exemple (voir ici) ou ses frères d’armes un peu moins « branchés » pop. et folk que lui, James Newton Howard par exemple, son estimé confrère avec lequel il collaborera sur plusieurs films.

Entre autres amis et collègues de Steve Porcaro, on retrouve Joseph Williams (voir ici, le digne héritier de son père John Williams voir ici), Elton John, Don Henley et Michael Jackson pour lesquels il composera de grands succès. Avec ce dernier il pensait d’ailleurs renouer une collaboration qui ne pourra plus se faire suite au décès de la star de la pop musique mais en son temps leur collaboration fut extraordinaire ; leur travail déboucha en effet sur « Bad », « History » et « Thriller » dont la meilleure ballade « Human nature » est issue du talent de Steve Porcaro. Son frère Mike est lui aussi très à l’aise dans la création, particulièrement dans sa partie instrumentale, la guitare basse ; spécialiste des effets d’interprétation (step, slap, picking, tapping, jeu avec et sans médiator, utilisation des harmoniques), il s’est fait construire une guitare basse munie d’une corde supplémentaire, histoire de démontrer qu’à eux deux l’esprit d’entreprise est clairement une vertu familiale ! En 2001 il composera la musique du film « Témoin sous protection/Federal protection », l’histoire d’un parrain de la maffia victime de la trahison d’un autre parrain et qui doit être protégé par le F.B.I. en échange d’informations. Mais recommencer une nouvelle vie quand votre voisine vous a reconnu et qu’elle s’éprend de vous, cela n’a rien d’évident. Armand Assante est super, comme d’habitude.Un film sombre et parfois violent avec quelques pointes d’humour noir, le tout dans une parfaite maîtrise cinématographique et un doublage excellent (les voix des comédiens français Mark Alfos, Yvana Coppola, Vanina Pradier, Patrice Baudrier et la voix toujours riche et colorée du robot Johnny 5). Des notes égrenées au piano aux arrangements plus énergiques, l’expérience musicale de Steve Porcaro augmente avec l’âge et sa capacité à saisir la bonne musique au bon moment fait mouche à tous les coups. Ce film est très bon pour nous faire passer un agréable moment de cinéma. Dorénavant, il faudra apprécier à sa juste valeur le travail du compositeur dans les longs métrages et les téléfilms. Aux États-unis, la musique n’est pas « la dernière roue de la charrette » lors de l’élaboration du budget d’un film contrairement en France où à peu près tout le monde s’en fiche ; Steve Porcaro peut donc en toute quiétude continuer à exercer ses multiples talents. C’est un compositeur de plus sur lequel on peut et on doit compter.

Pour en savoir + sur Steve Porcaro et son groupe, cliquez ici (info Toto Fan Club Français, interview du compositeur sur sa collaboration avec Michael Jackson).

Pour écouter Mike et Steve Porcaro en répétition en studio d’enregistrement, cliquez ici (info vidéo You Tube, en anglais).

Film ci-contre « Témoin sous protection/Federal protection » de Anthony Hickox (2001) avec Armand Assante, Angela Featherstone, Dina Meyer… Musique de Steve Porcaro. Un film tourné au Québec. Doublage par Sonodi. Distribué par Promark entertainment group et Pathé !

 

 

Policier

LE FLIC DE SAN FRANCISCO/Metro, un film de Thomas Carter (1997) avec Eddy Murphy, Michael Rapaport, Michael Wincott, Paul Ben-Victor, Denis Arndt, Donal Logue… Musique de Steve Porcaro. Un film Touchtone Pictures.

Le succès populaire ne fut pas au rendez-vous, le public aura boudé la sortie du film et c’est bien dommage. La critique s’y sera mise elle aussi en faisant ressortir les aspects négatifs de la réalisation et non ses aspects positifs, doublement dommage. Peut-être s’attendait-on, avec un titre français aussi ambigu, à une nouvelle version du « Flic de Beverly Hills » ? Eddy Murphy joue un personnage très sérieux et presque totalement dénué d’humour contrairement à celui d’Axel Foley, le flic si attachant qui vaudra à son interprète la célébrité mondiale. Pourtant à Frisco pas d’ennui, le rythme des situations et les scènes de poursuite très spectaculaires valent largement le détour, une pléiade de cascadeurs auront fait des merveilles. La musique de Steve Porcaro est à la hauteur de l’enjeu : mélodique sans thème particulièrement mémorisable mais compte tenu du contexte agité, Alix ne lui en voudra pas car la priorité rythmique s’impose naturellement. Les arrangements symphoniques basés sur un généreux tapis de cordes enjolivent grandement les quelques scènes de détente et la partition, au final, reste présente sans devenir envahissante, une qualité de jugement dans un professionnalisme sans faille. Pour résumer, le film reste en mémoire malgré – on s’en doute – la violence dérangeante de certains passages : balles tirées dans la tête, coups mortels avec grosses giclées de sang, on s’y croirait vraiment, hélas ! Mieux vaut ne pas être client dans une banque au moment de la prise d’otage même si le négociateur (un thème utilisé depuis ce film au cinéma) vous fera garder espoir. Peut-être… Pour le film et sa musique, Alix donne une appréciation sans ambiguïté, c’est Très bon !

 

 


William LAVA, compositeur
Série

ZORRO, une série télévisée produite par Walt Disney (1957) avec Guy Williams, Gene Sheldon, Henry Calvin, Britt Lomond, Anthony Caruso, Vinton Hayworth… Musique de William Lava.

Rarement une série télévisée aura autant marqué l’esprit des enfants. Le « marchandising » inventé par l’Amérique qui consiste à inonder le marché de produits dérivés avant même la sortie d’un film n’existait pas encore à la fin des années 50 et c’est commercialement dommage car personne n’avait prédit l’enthousiasme général et mondial soulevé par le personnage mythique. Avec plus de 40 versions différentes depuis l’origine du cinéma et de la télévision, c’est avec cette nouvelle version des studios Disney que tous les garçonnets purent commander au Père Noël ou plus exactement pour le Mardi-gras, le chapeau, la cape et l’épée du héros masqué. L’interprétation de Guy Williams et la voix française distinguée et chaleureuse de Jean-Louis Jemma contribuèrent pour une bonne part au succès phénoménal engendré par l’équipe Disney. Les autres personnages recréés pour l’occasion auront, eux aussi, apporté une touche personnelle à la série, histoire de renforcer son côté original, léger et très théâtral : le sergent Garcia, unique et incontournable, Bernardo le fidèle valet… et la musique de William Lava. La recette de « Zorro » fut magique car issue du travail de grands spécialistes. Le compositeur, justement, aura pendant plus de 40 années (sur ses 60 d’existence) produit une quantité astronomique de musiques de films et de feuilletons pour la télé, ses plus remarquables étant celles entendues dans les dessins animés de la Warner Bros : Bugs Bunny, Daffy Duck, Speedy Gonzales, Elmer Fudd, Bip bip et Vil Coyote qui auront tous évolué sur les thèmes de William Lava. Les arrangements courts, incisifs, parodiques et terriblement collés à l’image feront du musicien l’un des compositeurs les plus apprécié des producteurs pour son côté prolifique, travail forcé « à la chaîne » oblige (pour cause de concurrence acharnée). Dans « Zorro », le thème de la tonalité mineure qui revient fréquemment dans le déroulement de l’action est superbe (flûte traversière et cordes), il est évident que William Lava adore cette tonalité et c’est l’emploi à outrance de l’accord et de l’arpège de septième diminuée (un accord impossible à caser dans la tonalité Majeure) qui restera l’une de ses caractéristiques technique et artistique remarquée (voir ici à Wikipedia, en anglais). En apportant son style personnel, il se démarquera de l’œuvre de ses prédécesseurs à la Warner ou du travail accompli par Scott Bradley à la Metro Goldwin Mayer pour d’autres illustres personnages animés, ceux de Tex Avery : Tom & Jerry et Droopy pour ne citer que les plus connus. Pour revenir à sa technique d’écriture, écoutez bien la partition musicale de « Zorro », la musique est très descriptive comme elle le serait pour un dessin animé (un couteau tombe = descente chromatique ; le cheval au galop = formule rythmique répétée croche, 2 doubles-croches etc.) à une époque où la musique était encore omniprésente d’un bout à l’autre du film. Somme toute voilà un bien beau parcours pour ce collègue des maîtres de la musique de films avec lesquels il aura longuement collaboré : Max Steiner, Franz Waxman, Frank Skinner, Henry Mancini… « Zorro » demeure, par l’intermédiaire des multi-diffusions télévisées, une série qui crève l’écran mais toute médaille ayant son revers, le top-modèle Guy Williams alias Armando Catalano, du haut de ses 191 cm, ne parviendra pas à se débarrasser de son rôle ; présent dans les deux versions cinéma de « Zorro » mais dans moins d’une dizaine de longs métrages, il se retirera « sur la pointe de l’épée » pour vivre loin du milieu cinématographique après 78 épisodes, un sort que devra subir d’autres héros de séries télé, des acteurs prisonniers toute leur vie d’un rôle marquant : Peter Falk dans Columbo, James Drury dans Le Virginien etc. Et pour revivre les épisodes de « Zorro », préférez la première version en noir et blanc ; colorisée, celle de 1992 n’apporte rien de bon sinon du charme et de la crédibilité en moins.

* Pour voir le générique et réentendre la musique, cliquez ici (info YouTube)

* Le site d’un passionné français de la série, cliquez ici (page Web de Vivi)

* La version avec Alain Delon, cliquez ici

 

 


Angélique et Jean-Claude NACHON, compositeurs
Guerre

LE SILENCE DE LA MER, un téléfilm franco-belge de Pierre Boutron (2004) avec Julie Delarme, Thomas Jouannet, Michel Galabru… D’après les nouvelles de Vercors « Le silence de la mer » et « Ce jour-là ». Musique d’Angélique Nachon et Jean-Claude Nachon. Produit par Expand drama, la RTBF, Saga film, TV5 et France 2 télévision. Distribué par Warner home vidéo France.

Pour être direct, sachez que ce téléfilm est exceptionnel. Tout y est parfait : la réalisation avec ses mouvements de caméra très cinématographiques (travelling qui démarre sur un détail anodin pour terminer sur l’essentiel), les acteurs, les décors, la lumière, les textes, les voix, l’ambiance… et la musique. L’histoire est terriblement humaine à une époque de déshumanisation totale, l’Occupation de la France en 1941. Lorsqu’un vieil homme et sa petite-fille vont devoir héberger un officier allemand sous leur toit, la vie de la jeune professeur de piano va basculer dans le silence et les sentiments. L’issue sera t-elle inévitablement dramatique ? Que va t-il se passer entre deux êtres d’un monde parallèle que la musique et les livres réunissent ? Le Prélude n°1 en ut Majeur de J. -S. Bach va lancer l’histoire ; repris par le couple Angélique et Jean-Claude Nachon, les compositeurs vont s’en inspirer pour créer une liaison entre les différentes parties du film. Un autre compositeur se sera également inspiré de ce choral de Bach : Jules Massenet y greffera sa célèbre Avé Maria, une mélodie religieuse chantée et jouée par tous les musiciens classiques de la planète. Très au fait de leur métier et dotés d’une réelle intelligence d’écriture, capables d’orchestrer avec délicatesse une mélodie simple et agréable mais aussi d’arranger un thème jazzy plus complexe, les choix effectués par le duo Nachon s’avèreront tous excellents. Notes tenues ou saccadées, la musique soutiendra les images sans les dominer ou amoindrir leur force, deux paradoxes qu’ils ne connaissent pas. Ces deux musiciens opéraient chacun de leur côté jusqu’au moment où un ami commun va imposer la collaboration entre deux artistes : d’une simple rencontre de travail va naître une fusion personnelle et professionnelle remarquable. Précieuse est le mot juste à utiliser en de pareilles circonstances. Hélas, leur discrétion n’aide pas à les rendre populaires, il faut dire que les médias ne s’intéressent que très rarement aux vrais talents occupés à fournir de la matière et non à paraître dans les revues de mauvais genre. Présents sur tous les fronts malgré le peu de moyens mis à leur disposition (la musique de film reste un art méprisé en France), du théâtre au cinéma, des spectacles au téléfilms, les compositions d’Angélique et Jean-Claude Nachon n’en finissent pas d’honorer le genre musical. Alix est rassurée : la musique de film a encore de beaux jours devant elle avec ses meilleurs représentants. N’hésitez plus à dresser l’oreille, la liste de leurs interventions est impressionnante ! Alix donne au téléfilm « Le silence de la mer » la mention Excellent avec sa musique Parfaite ; à noter la mention spéciale pour une performance d’acteurs dont les ‘excellents Julie Delarme (ce qu’elle joue bien !) et Thomas Jouannet dans un rôle difficile lui aussi (Michel Galabru et tous les autres protagonistes sont impeccables).

Pour en savoir un peu + sur ce couple exceptionnel aux centaines de compositions, cliquez ici (infos La Dépêche.fr) et ici (Les films du Guertiz)

 

 

 

Drame

L’AFFAIRE DOMINICI, un téléfilm de Pierre Boutron (2003) avec Michel Serrault et Michel Blanc. Musique d’Angélique et Jean-Claude Nachon. Une production T.F.1.

Comment peut-on en arriver là ? Accuser et condamner quelqu’un sans l’ombre d’une preuve tangible et irréfutable est indigne d’une démocratie. Actuellement en Chine, lorsque votre tête déplaît à un responsable du Parti, vos êtes expédié manu militari aux portes d’un « laogai » sans jugement ni procès, une répression qui se déroule en contradiction avec le discours officiel « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » : direction le goulag asiatique pour celles et ceux qui ont une bouche et une langue pour s’exprimer autrement ! En France, en 1952, la justice a envoyé Gustave Dominici en prison à l’âge de 77 ans sans prouver sa culpabilité dans le meurtre atroce de trois anglais. Le Général De Gaulle l’aura gracié plus tard, certes, mais le mal était fait. Comment peut-on retrouver un honneur perdu ? C’est la question posée par William Reymond dans son livre « Dominici non coupable, les assassins retrouvés » (chez Flammarion, éditeur) servant de base à ce téléfilm. En cette nuit d’août 1952, un scientifique anglais et sa petite famille stationnent près du magnifique village de Lurs dans les divines Alpes-de-Haute-Provence. A proximité, règne en maître un patriarche, Gaston Dominici, dans sa propriété de « La grande terre » où demeure presque toute sa famille. Tout démontre l’innocence des Dominici, l’un ou l’autre étant incapable de tuer un couple et de massacrer une fillette à coups de crosse de carabine. La nationale 66 passe devant la propriété, une route très fréquentée en été mais on retiendra surtout la présence d’une usine de fabrication de produits chimiques : les services secrets français, anglais, tchèques et russes sont sur le coup. Il apparaît clairement aujourd’hui que cette histoire repose sur une affaire d’espionnage industriel et de règlements de comptes. Nous sommes en pleine « guerre froide » et des pseudos intérêts nationaux et patriotiques sont en jeu. C’est de ce côté-là que le petit fils de Gaston Dominici veut voir la justice française s’investir sérieusement aujourd’hui, il y va de l’honneur d’un homme, d’une famille et d’une institution et sans doute aussi d’une région sans oublier la vérité que veulent connaître les proches de Sir Jack Drommond. L’écrivain Jean Giono et le réalisateur Orson Welles s’étaient déjà emparés de l’affaire et Claude Bernard-Aubert en avait fait un film remarquable avec Jean Gabin et Victor Lanoux en 1973. Le téléfilm de Pierre Boutron est lui aussi remarquable pour le jeu des acteurs, la réalisation efficace et surtout pour un exposé des faits absolument implacable. Il n’y a pas que « L’affaire Seznec » pour nous rappeler la lâcheté et la bassesse de certains êtres humains réfugiés derrière leurs prétendues missions… Alix trouve ce téléfilm Excellent et sa musique plutôt Discrète, dommage, les Nachon sont de très grands professionnels auditivement peu sollicités ici. À noter les bonus très intéressants du DVD avec les vraies images d’archives.

* Pour en savoir + sur le documentaire d’Orson Welles de 1955 enfin restauré , cliquez ici (infos LaHuit.com)

* Le petit-fils de Gaston Dominici témoigne, cliquez ici (infos WilliamReymond.com)

 

 

Drame

MONSIEUR LÉON, un téléfilm de Pierre Boutron (2006) avec Michel Serrault, Arthur Vaughan-Withehead, Clémentine Célarié, Annie Grégorio, Georges Claisse, Florence Pernel… Musique d’Angélique et Jean-Claude Nachon assistés de Martin Nachon. Un film TF1 vidéo, GTV Gétévé, Télé images international, le CNC…

Ce qui surprend le plus c’est le naturel avec lequel joue le gamin dans son rôle du petit parisien Yvon : donner la réplique au monstre sacré Michel Serrault avec autant de talent et de conviction permet d’assurer le succès du téléfilm devenu rapidement très populaire après sa diffusion. La France sous le régime de Vichy intéresse fortement les français qui savent que l’on n’a pas tout dit ni écrit sur la question – loin de là -. Chacun sait que cette période sombre de l’histoire contemporaine aura engendré tous les excès, du côté des collaborateurs comme de celui de la Résistance. Alors qui est-il exactement, ce docteur Léon, sollicité pour soigner les militaires allemands, respecté par les nazillons de service et si admiratif de Pétain ? Ce téléfilm dresse t-il le portrait d’une France pitoyable ? Comment le petit Yvon va t-il s’y prendre avec ce grand-père imposé sachant que son père est mort en héros sur le champ de bataille et que sa mère participe à un réseau de résistants très actifs ? La musique d’Angélique et Jean-Claude Nachon est magnifique : mélodique et mélodieuse (mélodique pour technique et mélodieuse pour musicalité), symphonique, à la fois feutrée et présente, légère et consistante, les qualités de la musique du téléfilm le tire irrésistiblement vers le haut. Les acteurs sont tous excellents, le scénario est passionnant, la réalisation est parfaite, les images et la lumière sont très bien maîtrisées, bref, on rit et on pleure d’un bout à l’autre. La télévision française, lorsqu’elle veut bien se démarquer de l’horrible programmation habituelle d’émissions-jeux débiles et de séries américaines désolantes, prouve une nouvelle fois sa puissance inégalée et sa capacité créatrice. Michel Serrault, un acteur et comédien qui aura tant marqué plusieurs générations de spectateurs admiratifs, laisse un immense vide derrière lui. Gageons que la relève est assurée : Arthur Vaughan Withehead semble vouloir le démontrer. Alix estime que cette oeuvre est Exceptionnelle et sa musique Excellente. Au fait ne vous fiez pas à la capture d’images ci-contre qui illustre une ambiance paisible : contrairement aux apparences le vieil homme et l’enfant vont connaître des moments dramatiques…

 

Comédie

CLEM, un téléfilm de Joyce Buňuel (2010) avec Lucie Lucas, Victoria Abril, Jérôme Anger, Mathieu Spinosi, Élodie Fontan… Musique d’Angélique et Jean-Claude Nachon. Une production TF1.

Avec Victoria Abril en vedette dans un premier téléfilm, la soirée était à coup sûr assurée : quel talent ! La surprise viendra de l’excellence de la réalisation et de l’ensemble des protagonistes : la jeune Lucie Lucas est impeccable dans son rôle de Clémentine la « femme-enfant » ; la jeune actrice sait émouvoir le spectateur tant elle irradie de naturel et de spontanéité. La musique du film très agréable distille avec délicatesse ses arrangements légers mais reste toutefois assez discrète ce qui n’est pas étonnant avec Angélique et Jean-Claude Nachon, un choix non discutable pour Alix qui connaît bien l’à-propos de leurs compositions. La présence de musiques additionnelles très actuelles ont en revanche pour seul but d’« accrocher » le public adolescent. Sur le sujet d’une étudiante de 16 ans qui découvre sa grossesse avant de finir par l’accepter, les ados répondent présent au scénario mais le traitement artistique rend le téléfilm éloigné de la dure réalité de la vie : dans ce cas de figure, malheureusement, les choses virent souvent au drame. Les deux productions suivantes n’auront pas le même intérêt ni le même impact que le film pilote : blog, livre, diffusion sur Internet, forums, pub, à une époque où le spectateur se lasse très vite de ce qui est répété à satiété il fallait bien s’y attendre ! L’avis d’Alix sur « Clem » reste donc très positif, voici un Très bon téléfilm mais hélas pour les suivants, le cabotinage grandissant des acteurs et l’apparition de mouvements très désagréables de caméra tirent l’ensemble vers le bas. Les épisodes suivants sont Graves

 


Georges GARVARENTZ, compositeur
Guerre

Parler de Georges Garvarentz, c’est parler du fondement du cinéma français et de la chanson de variété. Rien de moins que cela. Une certitude demeure pour toujours : dans les années 60 tout particulièrement, le cinéma hexagonal va utiliser le don de ce jeune musicien déjà aguerri pour la composition mélodique et les arrangements musicaux créatifs en lui confiant les musiques de nombreux films qui ne deviendront pas tous célèbres, certes, mais dont leurs qualités musicales resteront dans les mémoires. Qui peut honnêtement prétendre ne pas se souvenir de « La marche des anges », ce thème-leitmotiv d’ « Un taxi pour Tobrouk » ? Même si cette belle mélodie n’est pas de George Garvarentz car il s’agit d’une prière – un gloria – du XVIIIe siècle chantée dans les églises catholiques « Les anges de nos campagnes», une reprise qui n’a rien d’exceptionnel dans la démarche, le travail du compositeur reposera présentement sur la diversité de ses arrangements. Le thème s’adapte d’ailleurs parfaitement aux versions multiples entendues dans le film de Denys de La Patellière (1961, une grande année !). Sifflé, chantonné par des voix enfantines ou par un chœur d’hommes, orchestré légèrement avec quelques instruments ou déclamé par l’orchestre symphonique, il aurait été dommage de ne pas l’utiliser. Le film est devenu un énorme succès populaire, la présence de Lino Ventura l’italien en lutte perpétuelle, de Maurice Biraud le Bibi parisien adoptif de Collonges-la-rouge, d’Hardy Krüger le berlinois sentimentalement attaché à l’Afrique (et affublé de la voix de son collègue Marcel Bozzufi dans les films), de German Cobos l’espagnol pro-européen, tous ont contribué à rendre crédible et sincère une formidable et pathétique histoire d’hommes. La guerre et son absurdité, lorsqu’elle est évoquée dans les dialogues qui font mouche du cruel Michel Audiard permet de dire à Alix, la spécialiste des films et de leurs musiques, que Georges Garvarentz aura résumé sa carrière dans « Un taxi pour Tobrouk » : son écriture est féconde, enthousiasmante et magnifique. Notre Charles Aznavour national proche de l’Arménie, ce créateur auquel nous devons tant de grands moments d’émotion, apportera sa pierre à l’édifice et réalisera parallèlement son double rêve d’enfant-artiste, d’une part, grâce à ses talents d’acteur qui lui vaudront un excellent parcours cinématographique et grâce aussi au talent associé de son beau-frère Georges Garvarentz. La réussite musicale du chanteur-compositeur-interprète Charles Aznavour repose en partie sur le travail de Georges, leurs succès mélodiques, harmoniques et rythmiques feront le tour du monde. Un binôme exemplaire et prolifique qui marquera la chanson française au plus haut niveau musical. Un exploit à souligner. Messieurs ne vous faites aucun souci là où vous vous trouvez (ici ou là-haut) : on n’est pas prêt de vous oublier, vos chansons et vos musiques sont éternelles. Vous aussi.

UN TAXI POUR TOBROUK, d’après un scénario de René Havard, une coproduction franco-anglo-espagnole.

 

 

Comédie

LE CORBILLARD DE JULES, un film de Serge Penard (1981) avec Aldo Maccione, Francis Perrin, Henri Courseaux, Jean-Marc Thibault, Henry Guibet, Philippe Nicaud, André Pousse… Musique de Georges Garvarentz. Un dvd One plus one (groupe M6/SND).

Dans cette comédie aussi sympathique que satirique (ça rime), Aldo Maccione plaît ou déplaît. Un artiste qui possède un style et qui plus est, une démarche particulière (quand il frime, c’est Aldo La classe !), on aime ou on aime pas. Alix adore, c’est très sympathique. Dans cette comédie, on rase gratis, tout le monde en prend pour son grade et pas seulement les militaires : les religieuses, les amerloques, la gourdasse, le pètomane, le resquilleur, le collabo, le voleur, les planqués, le commerçant et le maffieux du marché noir, les résistants de dernière minute… Il faut voir venir et pouvoir apprécier l’humour grinçant à la Jean Yanne ce qui ne semble pas être le cas du général Patton trop occupé à faire la guerre. Bref, Alix adore vraiment, c’est très satirique. C’était une époque on l’on pouvait encore, peut-être, se moquer de tout et de n’importe quoi, d’ailleurs, les français élisaient même un nouveau président de la République pour qu’il change le monde, un monde qu’il n’a pas changé et qui ne pouvait pas changer de toute façon, évidemment, sauf lui… Cette comédie elle non plus n’aura pas bouleversé le monde cinématographique (ce n’était sans doute pas sa vocation) mais le divertissement n’en reste pas moins très plaisant et tranquille comme la musique de Georges Garvarentz qui sait faire corps avec Glenn Miller pour lui renvoyer des mélodies agréables sur de fameux arrangements riches, comme les spaghettis riches aux œufs frais, n’est-ce pas, Aldo ? Pour résumer l’appréciation d’Alix sur cette comédie avant de passer à la soupe car c’est l’heure de dîner, voici un Bon film à sa musique Très bonne. Quand on arrive encore à rire facilement de certaines scènes ou de plusieurs situations vraiment très cocasses, c’est que du billard…

 

 

 

Accès page suivante : Francis PERRIN, artiste complet / Wes CRAVEN, réalisateur / Rachel PORTMAN, Lee HOLDRIDGE, Leith STEVENS, Jerry FIELDING, Jean-Félix LALANNE, Charles BERNSTEIN, Frank SKINNER, Charles STROUSE, Max STEINER et Brad FIEDEL compositeurs

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