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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Les musiques de films (XXV)

John ALTMAN, compositeur et arrangeur
Guerre

« Légionnaire » : on se dit souvent en regardant un film « Tiens, cette musique est pas mal » ; en regardant au générique qui l’a composée, sans se poser davantage de questions, on pense que John Altman est un compositeur de plus parmi la multitude de compositeurs de musiques de films… Mais en dressant les oreilles on réalise que les arrangements d’airs connus tels « French can-can », « Parlez-moi d’amour » ou « Le boudin », la célèbre marche de la Légion, sont terriblement bien arrangés. La raison en est très simple : John Altman est un arrangeur né, ce que de grands artistes ont compris en le recrutant comme arrangeur innovant et performant dans l’explosion musicale des années 60 – début 70 : Hendrix, Marley, Clapton, Collins, Richard, Morrison, j’en passe et des meilleurs, il les a tous connus. En choisissant de vivre et de travailler dans son île natale, l’Angleterre, John Altman ne s’est pas lancé gamin dans de folles études musicales classiques, il aura juste pianoté un peu à partir de l’âge de sept ans avant de s’investir dans plusieurs groupes rock tendance jazzy à l’adolescence. Son parcours deviendra pourtant exemplaire et le fera être nommé Meilleur compositeur de l’année puis du siècle à l’occasion de nombreuses cérémonies officielles, la profession anglo-américaine ayant la justesse de reconnaître son travail là où certains collègues ne bénéficieront pas toujours de cette reconnaissance indispensable pour évoluer, malheureusement pour eux. Issu d’une famille de musiciens (ses frères sont tous professionnels), le milieu de la chanson de variété va le repérer et lui donner de quoi utiliser son sens de l’arrangement musical, discipline qu’il affectionne tout particulièrement, à l’écoute de ses orchestrations, ce fait évident transparaît à chaque note. Vous savez, l’arrangement musical, on est doué pour ça ou on ne l’est pas, c’est ainsi que cela se passe en la matière quand on souhaite embrasser une carrière de haut niveau. Après Stewart, Michael, Ross et bien d’autres encore, John Altman rencontrera « La vie de Brian » des Monty Python puis « Miss Marple » d’Agatha Christie pour de nombreux épisodes télévisés. Suivront les pubs pour Levis et Renault parmi 4 000 illustrations entendues à la radio et vues à la télé : il y croisera Ridley Scott pour mener un projet en commun. Délaissant les arrangements pour la composition depuis le début de la nouvelle décennie, l’intérêt de John Altman pour toutes les formes musicales l’amèneront à coucher des notes sur le papier pour les productions de Bollywood : le cinéma indien, il le connaît depuis longtemps et il l’apprécie grandement. Arrangeur présent dans « Léon » ou « Titanic » mais ce n’est que la face visible de l’iceberg cachant son travail phénoménal, on se dit finalement que les compositions de John Altman pour le film « Légionnaire » ne sont pas l’œuvre d’un musicien de plus parmi les autres…

Film « Légionnaire » de Peter Mac Donald (1998) avec Jean-Claude Van Damme, Adewale Akinnudye-Agbaje, Steven Berkoff, Nicholas Farrell, Ana Sofrenovic, Daniel Caltagirone. Musique de John Altman. Metropolitan filmexport.

« French can-can» extrait de l’opéra « Orphée aux Enfers » de Jacques Offenbach. « Mon légionnaire» chanson composée par Marguerite Angelo Monnot et interprétée par Ute Lemper.

À noter

* L’action du film se situe en 1924 alors que le thème musical retenu s’appelle « Parlez-moi d’amour » chanté par Lucienne Boyer et composé par Jean Lenoir en… 1930 !

* Ne pas confondre John Altman compositeur né en 1949 avec John Altman, acteur né en 1952. Robert Altman était quant à lui un réalisateur, scénariste et producteur (1925-2006).

 

Je chante, tu chantes, elles déchantes…

Ute Lemper (photo ci-contre) chante admirablement bien ; sa voix chaude et puissante s’apparente à celle de Patricia Kaas. L’une et l’autre semblent malheureusement bien négligées en France. L’allemande Ute Lemper originaire de Münster (ville jumelée avec Orléans), bientôt cinquantenaire, a participé à plusieurs comédies musicales : « Cats » de Bob Fosse en 1983, « Peter Pan », une nouvelle version de « Cabaret » issue de la créativité de Jérôme Savary en 1986 puis « Chicago » en 1997 toujours sur les planches des théâtres du monde entier. Patricia Kaas pour sa part arpente les rues de Moscou et autres grandes cités russes depuis un petit moment, sans doute parce qu’elle y rencontre l’intérêt et l’admiration d’un public averti comme avant elle l’avait fait Yves Montand ou Mireille Matthieu. Dommage que les chansons de Patricia et leurs arrangements ne soient pas depuis longtemps de meilleure facture, son talent artistique, sa sensibilité et ses qualités humaines qui transparaissent dans ses interprétations brillantes méritaient mieux au niveau de la richesse musicale, comme ses premières chansons à ses débuts. C’est à croire que l’on ne peux pas tout avoir. Patricia Kaas a représenté la France à l’Eurovision 2009 voir ici (page musique et chanson)

 

 

 

Joël McNEELY, compositeur

Comme on peut l’imaginer, Joël McNeely a commencé l’étude de la musique en pianotant. Pour comprendre les règles de base qui régissent la composition, domaine où le jeune Joël va rapidement exceller, le clavier de piano devient vite irremplaçable. Les parents du musicien évoluaient depuis longtemps dans le milieu artistique, un entourage attentif et propice au développement de ses capacités artistiques : le fils prodigue deviendra sans surprise un compositeur actif et efficace. Malgré des études musicales très coûteuses, sa réussite sera acquise compte tenu de la qualité de sa formation. En effet, il existe aux États-Unis une tradition éducative depuis les années 1920 appelée « Summer camp / Camp d’été », un lieu privilégié créé pour permettre aux jeunes (et parfois même aux adultes !) d’approfondir leurs connaissances artistiques. Le Michigan recèle de ses endroits privilégiés : la région est vaste et boisée, baignée par les dix mille lacs d’une région magnifique et séparée du Canada par les Grands lacs. Le Michigan, c’est comme les Landes en plus grand… De quoi y construire des cabanes en bois dont la qualité reflète les moyens du camp : au nord près de Traverse City se trouve Interlochen, un vaste territoire universitaire qui accueille chaque été plus d’un millier d’étudiants sélectionnés sur des critères assez stricts (la sélection se fait sur dossier avec épreuve instrumentale et déchiffrage). Avec une salle géante de concert, de nombreuses salles de répétitions, de danse, de théâtre, d’enregistrement, une station de radio, du matériel à n’en plus finir (plus de quinze contrebasses à cordes sont mises à disposition des étudiants)… Tout est fait pour permettre à l’apprenti musicien de passer des vacances sacrément studieuses en compagnie de grosses « pointures » qui viennent se produire en concerts. Les moyens financiers sont à la hauteur de la démarche pédagogique car les subventions publiques aident le Camp contrairement à son concurrent direct, le Blue lake Fine Arts Camp basé à Twin lake à 200 kilomètres plus au sud du Michigan. Cette dernière structure, beaucoup moins bien lotie en moyens financiers dispose néanmoins d’un programme d’échange international absent à Interlochen. En envoyant plusieurs ensembles en tournées de concert en Europe dont un orchestre symphonique de 95 musiciens et un orchestre de jazz tous deux d’un niveau époustouflant, en ayant de plus créé une base permanente à Figeac dans le Lot pour les vents et les percussions (orchestre d’harmonie), le BLFAC propose une démarche pédagogique attrayante.

George Eastman, industriel bien connu et fondateur de l’empire photographique Kodak décida à ses vieux jours de léguer une partie de sa fortune à des organismes de formation (dont l’un se trouvait à Paris) ; c’est à Rochester sur les bords du lac Ontario dans l’état de New-York que Joël McNeely perfectionnera ses connaissances après un séjour en Floride, bouillonnement musical oblige. Il n’avait que seize ans quand il eut l’opportunité de fournir un travail sur le projet de jeu vidéo de Georges Lucas dans la foulée de « La guerre des étoiles ». À ce niveau-là, impossible de savoir comment de telles occasions peuvent se créer mais la chance y est certainement pour quelque chose : la carrière de Joël McNeely venait de débuter par la grande porte. Les compositeurs de musiques de films décrochent parfois de belles commandes (et de beaux contrats) dans l’illustration sonore des jeux vidéos. Chef d’orchestre, Joël McNeely dirigera les réenregistrements des compositions de Bernard Hermann, John Barry ou Franz Waxman, les piliers de la musique de film anglo-saxons. Sa musique pour « Terminal velocity » ou « Virus » seront aussi efficaces que celle composée pour « Soldier » (photo ci-contre) avec des influences évidentes, notamment celles de John Williams et Basil Poledouris. Adepte de la mélodie quand cela est possible, son écriture symphonique subit l’influence de l’électronique avec leur intégration à l’orchestre. Les arrangeurs américains étant souvent les mêmes d’un compositeur à l’autre, la « couleur sonore » n’a rien de bien nouveau mais Alix est certaine du talent de notre ami. Le film « Soldier » est lui aussi excellent dans le genre. Appréciation générale d’Alix : c’est Très bien.

Film « Soldier » de Paul Anderson (1998) avec Kurt Russel, Jason Scott Lee, Connie Nielsen, Michael Chiklis, Gary Busey… Musique de Joël McNeely. Un film Warner Bros.

Pour en savoir + sur l’université d’été d’Interlochen, cliquez ici ; sur le Blue Lake Fine Arts Camp, cliquez ici.

Autres films de Joel McNeely : « La morsure du lézard »

 

 

Norman GIMBLE, compositeur

Présent aux côtés de Michel Legrand pour assurer deux thèmes de chanson dans « Les parapluies de Cherbourg » et rien d’étonnant à cela puisqu’ils ont effectué leur parcours d’étudiant au Conservatoire américain de Fontainebleau avec le même professeur extraordinaire, Nadia Boulanger (voir ici), Norman Gimble, natif de New-York, mettra à profit son séjour en France pour rencontrer « Monsieur cent mille volts » Gilbert Bécaud et lui composer plusieurs succès. L’intérêt de notre ami américain pour la mélodie classique typiquement française et pour la musique populaire tant qu’à faire lui fera composer de nombreux tubes repris de nos jours par les chanteurs de tous les pays, de Gilbert Montagné à l’actuelle jeune génération de chanteurs russes et japonais très friande d’anciennes mélodies célèbres. À ses thèmes écrits pour la chanson de variété succèderont de nombreux autres succès pour la télévision et le cinéma ; les mélodies de Norman Gimble seront entendues partout ! Dans le film de Walt Disney « 20 000 lieues sous les mers » (1954) (photo ci-contre) la plus belle chanson de l’année sera « A whale of a tale » : rappelez-vous la scène, lorsque Kirk Douglas et son otarie mettent de l’animation sur le bateau, la mélodie de Norman Gimble accrochera l’oreille des spectateurs parce qu’elle est dynamique, simple, entraînante et positive, un bon moment de musique au cinéma. Un thème qui deviendra populaire pour son petit côté musique traditionnelle irlandaise et sera intégré au répertoire folk du groupe d’étudiants universitaires Les Serendipity Singers dans les années 60. Par ses qualités d’arrangeur, son goût immodéré pour la musique brésilienne avec ses percussions chaudes, Norman Gimble saura se faire apprécier par ses collègues, surtout ceux pourvus d’un tempérament latin bien trempé ; mais il travaillera avec les plus grands compositeurs quels qu’ils soient en faisant preuve de constance et sans mauvais esprit de concurrence. À celà il préfèrera jouer la complémentarité.

C’était l’époque cinématographique où régnait une solide concurrence entre les musiciens mais où l’on trouvait encore du travail, bon an mal an chacun pouvait se faire connaître et espérer évoluer dans sa spécialité. Le succès de ses mélodies lui permettra de financer la poursuite de son action créatrice. Les compétences de mélodiste de Norman Gimble lui vaudront beaucoup de sollicitations y compris de ses collègues car ce n’est pas donné à tout le monde de composer d’emblée une mélodie qui deviendra à coup sûr un refrain à succès. Voilà pourquoi son nom est associé aux plus grands compositeurs parfois en manque d’inspiration d’un refrain : Elmer Bernstein, Lalo Schifrin, Francis Lai, Patrick Williams, Bill Conti, Dave Grusin, Maurice Jarre, Fred Karlin j’en passe et des meilleurs. Son parcours illustre parfaitement la conjugaison de plusieurs facteurs de réussite : une formation rigoureuse, une grande ténacité, une culture riche et variée, un grand intérêt pour la découverte d’une forme musicale en expansion : la musique de film… Norman Gimble a de l’énergie et du talent à revendre. En réfléchissant bien, finalement, cela n’est pas si fréquent !

* Jaquette du film « 20 000 lieues sous les mers » de Richard Fleisher (1954) avec Kirk Douglas, James Mason, Paul Lukas, Peter Lorre. Un film et un DVD Buena Vista Home Entertainment (France) / Walt Disney. Probablement la meilleure adaptation ciné du roman de Jules Verne !

* Jaquette du film « Un tueur dans la foule » de Larry Peerce (1975) avec Charlton Heston et John Cassavetes. Musique de Charles Fox. Un film et un DVD Universal Pictures France.

 

 

 

Charles FOX, compositeur

Né en 1940 le compositeur va devenir un spécialiste de la composition pour la télévision, ses connaissances de styles musicaux bien différents, le classique et le jazz, l’amèneront tout naturellement vers la composition pour le cinéma. Charles Fox se plaira tellement dans ses fonctions à la télé qu’il y fera l’essentiel de sa carrière : Les jours heureux, La croisière s’amuse, Wonder woman et leurs génériques énergiques… Ses compositions pour le cinéma seront tout aussi remarquables : Barbarella, Un tueur dans la foule (voir photo ci-dessus), Victoire à Entébbé, Les bons tuyaux (1985), Appelez-moi Johnny 5 (la suite de Short circuit, musique de David Shire voir ici) avec le doublage français fabuleux du robot dotée d’une voix pleine de relief et de couleurs, deux films qui ont toujours leur fan-club (voir ci-dessous). Bref, Charles Fox fera parler de lui pendant quatre décennies. Il devra ses succès à ses mélodies romantiques, ce que les anglo-saxons appellent les « love themes » ; l’influence de l’école française de composition y est pour quelque chose car il fréquentera lui aussi les bancs de la classe de Nadia Boulanger à Fontainebleau. Son goût prononcé pour la musique sud-américaine le fera jouer et composer pour Ray Barretto son compatriote d’origine portoricaine natif des ghettos de New-York. Bercé de musiques de latino-jazz, présent aux « bœufs » et autres sessions jazzy extraordinaires de ceux qui deviendront de grands musiciens, c’est l’atmosphère musicale de Brooklin et du Bronx avec leurs quartiers vivants qui favorisera la rencontre de Charles Fox avec l’incontournable Tito Puente, le latino natif lui aussi de N.Y.C. et spécialiste du mambo, du cha-cha-cha, de la bossa nova et autres salsas endiablées : danseur, instrumentiste, il jouera pour Joe Dassin car la trompette de L’été indien c’était lui (info Wikipedia, voir ici) ! Avec un tel entourage d’artistes de premier plan, Charles Fox pourra laisser libre court à sa veine mélodique. Parti jeune sur l’écriture de ballets il enchaînera sur la chanson de variété pour finir à l’âge mûr dans la musique de film. Arrangeur, il sympathisera et collaborera avec Jerry Goldsmith et Norman Gimble… Quel parcours enviable !

Le fan club du film Appelez-moi Johnny 5, cliquez ici (nombreuses photos et infos)

 

Catastrophe

SAUVETAGE IMPOSSIBLE/Des héros par milliers/A thousand heroes, un téléfilm de Lamont Johnson (1992) avec Charlton Heston, James Coburn, Richard Thomas… D’après une histoire vraie (scénario réalisé à partir des témoignages et des rapports officiels). Musique de Charles Fox. Un dvd Bamboo films.

Ce téléfilm est peu connu et pourtant il mérite toute l’attention du téléspectateur qui aime le bon cinéma : il relate les faits dramatiques survenus le 19 juillet 1989 sur la piste de l’aéroport de Sioux City aux États-unis. Deux ans auparavant la Ville met en place un programme de simulation préventive d’accidents et de catastrophes naturelles afin d’organiser les secours en cas de malheur. Bien entendu personne n’en voulait : effectuer quatre simulations sur le terrain tous les ans en mobilisant tous les moyens de secours disponibles de la région (pompiers, secouristes, médecins, hôpitaux…) ne peut qu’embêter les divers corps de métiers concernés à commencer par le capitaine des pompiers Jim Hathaway (James Coburn), expérimenté et peu enclin à obéir à Gary Brown (Richard Thomas) ; pourtant c’est à lui que revient la charge de coordonner tous ces moyens ; les exercices qu’il aura su imposer démontreront vite la complexité de la tâche. L’effondrement des tours jumelles du World trade center aura révélé un nombre important de défaillances en matière de communication entre les différents services de secours et leur synchronisation aura fait défaut. Sioux city deviendra en revanche un exemple suivi à travers le monde pour sa clairvoyance. Imaginez un moteur de D-C 10 avec 296 personnes à bord explosant en plein vol ; le commandant ne maîtrise plus l’altitude, l’avion tremble de partout, ses manœuvres désespérées lui permettent simplement de… Les images du films sont à cet instant les images tournées le jour de la vraie catastrophe. Suivront le déploiement des secours et leur capacité à gérer la crise surtout qu’il ne s’agit plus d’un exercice ! Alix trouve que la musique de Charles Fox démontre son talent de mélodiste et d’arrangeur inspiré : la musique de ce film catastrophe n’a rien à envier à celle de John Williams pour « La tour infernale » dans un genre plus adapté, évidemment, à la télévision. À noter le doublage français extraordinaire qui rend le téléfilm plus passionnant encore : on y retrouve les voix françaises de Bruce Willis, Robert Conrad, John Wayne et compagnie. Ce Très bon téléfilm est un plaisir pour les oreilles et demeure très satisfaisant jusqu’au bout (on pardonnera l’habituelle auto-satisfaction des américains à la gloire de la famille, de l’armée et de la patrie la fin du téléfilm).

 

 

 

David ARNOLD, compositeur

Comme vous avez pu le découvrir dans ce site, la réussite d’un musicien dans le domaine de la musique de film dépend de plusieurs facteurs. En réunissant une dose de talent et une autre de travail, une dose d’ambition et beaucoup de chance, on obtient un résultat plus qu’épatant. C’est le cas pour David Arnold. Né au Royaume-Uni en 1962 à Luton dont la devise du Comté est « Sois constant », il recevra jeune le message cinq sur cinq. Musicien polyvalent et très « touche à tout » sur le plan musical, il se lancera avec un camarade réalisateur dans la production de courts-métrages de fiction et se fera repérer pour sa musique. D’un style résolument moderne, très à l’aise dans la composition pour les groupes très tendances des années 80 (punk et rock, dance et club avec l’une de ses brillantes représentantes l’islandaise Björk), ses instruments de prédilection seront définitivement électriques et électroniques : il passera alors du succès intimiste à la gloire en composant pour le célèbre film de science-fiction « Sargate, la porte des étoiles» en 1994 (voir Jaquette du DVD Universal – Studio Canal ci-contre) assisté pour l’occasion d’un arrangeur et d’un chef d’orchestre pour la partie classique (diriger un orchestre symphonique n’est pas à la portée du premier venu). L’anglais qui gravit une colline descendra des montagnes de musiques pour de nombreuses reprises : l’excellent « Godzilla » en 1998, « Shaft » en 2000 puis l’année suivante « D’artagnan » de Peter Hyams, « Et l’homme créa la femme » en 2004 là encore une reprise avec le film « Le mystère Stepford » sans oublier le récent « Casino royale ». C’est peut-être ici que les problèmes de qualité commencent. Avec la musique du film « Quantum of Solace », le plus récent des films James Bond puisqu’il date de 2008, David Arnold se met à faire n’importe quoi. C’est la caractéristique des gens doués : soit ils se laissent complètement vivre (à l’image de James Horner par exemple) et ne se posent plus de questions, soit ils se mettent à s’entourer de personnes peu disposées à les maintenir à niveau et utiliser leur talent. Cela révèle un phénomène persistant de notre société déclinante : on est tiré vers le bas !

 

Compositeur attitré des James Bond, David Arnold va damer le pion à son collègues John Barry (mai aussi Bill Conti, Michael Kamen, Eric Serra…) pour « Demain ne meurt jamais » en 1997, « Le monde ne suffit pas » deux ans plus tard, « Meurs un autre jour » en 2002… Souvent magnifique, quelques fois tonitruante sans être épuisante pour autant mais la tendance s’aggrave, la musique de David Arnold reste sacrément moderne, en bien et en mal car tout va dépendre de sa faculté à se maintenir à niveau. Sa mission, elle, ne fait que commencer. On peut entendre sa musique dans « Hot Fuzz » (2007), une comédie anglaise enlevée et déjantée d’ Edgar Wright. Du film d’action à la comédie en passant par les scènes dignes de films d’horreur ou plus gores, David Arnold peut s’adapter à tous les genres ; dans chaque production originale il regroupera en une seule fois tous ses talents – et ses défauts -. Du grand art au grand désordre, le grand écart nous attend la prochaine fois ! Site officiel du compositeur, cliquez ici (en anglais). Pour tout savoir sur les James Bond, cliquez ici (infos Comme au cinéma, dossier spécial)

Pour tout savoir sur Stargate The film (avec de superbes photos !), cliquez ici (infos Dramery.free, en français)

Voir ici la critique sans pitié d’Alix sur le film Quantum of solace

Attention ! Ne confondez pas David Arnold avec Malcom Arnold, un compositeur de musiques de films anglais auteur entre autres du Pont de la rivière Kwaï !

 

Western

Le dernier CheyenneLE DERNIER CHEYENNE/Last of the Dogmen, un film de Tab Murphy (2001) avec Tom Beranger, Barbara Hershey, Steve Reevis, Andrew Miller, Gregory Scott Cummings, Dawn Lavand, Mark Boone, Helen Calahasen, Eugène Blackbear, Molly Parker… Musique de David Arnold. Un film distribué par Pathé !

Classer ce film dans le genre Western tel que l’on se l’imagine n’est pas tout à fait exact : l’histoire se situe dans le Montana à la frontière américano-canadienne et l’action se déroule de nos jours. Chasseur de primes, Tom Beranger va devoir se charger de retrouver trois évadés de la prison locale suite à l’accident provoqué de leur autobus, une mission très périlleuse malgré son expérience et ses capacités d’adaptation. Mais il n’était pas armé pour affronter ce qu’il va découvrir… L’acteur bien connu dans les films de genre reste crédible dans un rôle taillé sur mesure. Basé sur une histoire vraie mais on ne sait pas jusqu’à quel point (l’épisode de l’enfant sauvage qui parlait un dialecte inconnu est véridique), le rythme lent souhaité par le réalisateur permet d’accrocher au scénario ou au contraire de s’en détacher rapidement, question de goût. Alix adore les faux-rythmes, ces situations tranquilles qui se déclinent lentement mais qui valorisent bien les scènes d’action, un style qui aime jouer les contrastes. La musique s’adapte elle-aussi à ce tempo faussement nonchalant pour mieux éclater dans les scènes mouvementées, ce que sait parfaitement faire David Arnold. Le seul point noir à cet excellent film d’après Alix, c’est l’absence de lyrisme dans les images et la musique. On est loin du travail en profondeur de Kevin Costner et de John Barry pour Danse avec les loups), le compositeur David Arnold n’étant pas déjà, au départ, un mélodiste né. Le réalisateur aura mis en valeur les paysages magnifiques de montagnes encore vierges hormis ses habitants pas cabots du tout malgré leur surnom (les dogmen) et un chien particulièrement adorable et attachant. Pour en savoir + sur ce film passionnant aux scènes prévisibles mais qui sait encore nous émouvoir. passez à l’acte ! Alix trouve l’association film-musique Bonne mais Insatisfaisante. David Arnold nous donne cinq notes pour semblant de mélodie, lui qui sera passé aisément dans le genre de Stargate à Lewis Gates (alias Tom Beranger) !

 

 

Esprit es-tu là ?

QUANTUM OF SOLACE, un film de Marc Foster (2008) avec Daniel Craig (photo ci-contre), Matthieu Almaric, Olga Kuaylenko, Judi Dench. Musique de David Arnold. Un film M.G.M.

Aïe, tout va mal. Dans l’ordre chronologique : le titre. Il fait vulgaire, peut-être à cause du mot salace. Facile d’imaginer la scène : « Tu viens chérie on va voir un nouveau James Bond ce soir : Quantum of Salace… ». Quand traduira t-on enfin les titres en français comme le font merveilleusement nos inspirés cousins québécois ? Vient ensuite la musique. Aïe, deuxième fois aïe ! David Arnold devient l’ombre de lui-même ou plutôt, ses mauvais côtés reprennent le dessus et étouffent ses qualités musicales. Constituée d’un trio chant, basse et batterie, la musique fait peur tant elle est primaire, disons primate : la chanteuse dégueule, la batterie casse les oreilles et la basse ressemble aux pas de Godzilla après une digestion difficile. Pas d’harmonisation, pas de musicalité : à fuir de toute urgence ! Le générique est donc raté, la magie des James Bond précédents n’a jamais existé pour lui semble t-il. Puis les premières images : un quart de secondes maximum pour chaque plan, du coup, on ne sait pas si on se trouve dans une salle de cinéma ou sur la proue d’un vieux gréement en pleine tempête. Zim, Zam, piou, piang, boum, paf, blang, un pied se superpose à un pneu qui se superpose à une mitraillette à moins que ce soit un levier de vitesse et déjà le ravin, au fait quelqu’un a vu quelque chose ? Il faudrait se repasser le film à la maison en accéléré pour savoir ce qu’il y avait vraiment à voir. Le résultat serait sans appel : rien. Circulez braves gens y’a rien à voir, ce film est nul. Une production qui a pourtant attiré en France plus de trois millions et demi de spectateurs alors bravo pour la promotion, efficace ! Le réalisateur et son équipe ont donc déçu tout ce beau monde ou pire, ils ont engendré une race de spectateurs incapables de connaître la définition du mot Cinéma, sous-entendu, le vrai bon cinéma de grand-papa et des jeunes réalisateurs profonds, ce cinéma qui a produit et qui continuera de produire de véritables pièces d’orfèvrerie. Des chefs-d’œuvre et pas de minables petits bijoux de pacotille à peine fantaisie car fabriqués en Chine par des enfants de 10 ans. Comment peut-on accepter de voir un quelconque talent dans la froideur et l’inconsistance du jeu de Daniel Craig absolument pas taillé pour le rôle de James Bond ? Par souci d’humanité Alix préfère ne rien vous dire sur le jeu de sa partenaire dans le film… On y rencontre même un acteur français qui en perd son latin ! Comment peut-on laisser faire ça ? Bond, vous avez dit Bond ? À couteaux tirés parmi les balles qui sifflent, y’en a un qui n’en fini pas de remuer six pieds sous terre ; depuis cet affreux « Quantum of Solace », Ian Fleming fait des bonds dans sa tombe. Des vais Bond !

Appréciation très très négative d’Alix une fois n’est pas coutume : le film est Nul, sa musique est Nulle. Mais tous les goûts sont dans la nature, la preuve !

 

Fantastique

Les femmes de Stepford / Et l'homme créa la femme - Mélodies Modernes« ET L’HOMME CRÉA LA FEMME/The Stepford wives », un film de Frank Oz (2003) avec Nicole Kidman, Matthew Broderick, Christopher Walken, Glenn Close, Bette Midler, Faith Hill, Larry King… D’après le livre d’Ira Levin « Les femmes de Stepford ». Musique de David Arnold. Un film Paramount/DreamWorks.

« LES FEMMES DE STEPFORD/The Stepford wives », un film de Bryan Forbes (1974) avec Katharine Ross, Paula Prentiss, Peter Masterson, Nanette Newman, Tina Louise Carol, Rossen et Patrik O’Neal… D’après le livre d’Ira Levin. Musique de Michael Small. Un film Paramount.

Impossible de comparer ces deux versions Agréables générées par un scénario identique, les époques rencontrées n’étant plus les mêmes. Les relations entre les êtres ont changé. Pourtant, le fond de l’histoire reste passionnant : comment transformer son épouse en femme-modèle, selon des considérations sexistes intemporelles, bien sûr. Une première mouture avec Katharine Ross vit le jour en 1974. De nombreux échecs auront jalonnés sa naissance pour trouver la bonne vedette (Sean Seberg et Diane Keaton furent préférées, dans un premier temps) et pour trouver le bon réalisateur : Brian de Palma fut rapidement écarté de la liste car il aura fait peur avec ses récents « Sœurs de sang » et « Phantom of the Paradise ». Ce fut une chance pour le cinéma car libéré de ses obligations, il tourna le premier roman de Stephen King « Carrie au bal du Diable » avec Sissy Spacek. Dommage aussi car « Les femmes de Stepford » manque justement de force et de contraste. La sortie aux États-Unis fut mitigée mais pas en Europe, heureusement, qui en fit un film culte aujourd’hui « en fin de vie » d’où la version nécessaire de Frank Oz zn 2003 avec Nicole Kidman, délicieusement belle et intelligente. Peut-être un peu trop… Son entourage, avec Matthew Broderick, Christopher Walken et les autres vedettes talentueuses, rajoute également à son intérêt, avec la chute bien différente du premier volet. Dans les deux cas, la musique accompagne les images avec justesse mais sans mélodie, Auregane n’y trouve pas son compte. C’est bien une femme, ça, jamais contente…

 

Liste des 100 plus belles mélodies du cinéma. Détail pages suivantes (Top 100 des plus belles musiques de films).

N° 1 : Autant en emporte le vent, Max Steiner (1939)
N° 2 : Belle et Sébastien (tv), Daniel White (1965)
N° 2 ex-aquo : Pinocchio (tv), Fiorenzo Carpi (1972)
N° 4 : La liste de Schindler, John Williams (1993)
N° 5 : L’affaire Thomas Crown, Michel Legrand (1968)
N° 5 ex-aquo : Le grand blond avec une chaussure noire, Vladimir Cosma (1972)
N° 7 : La conquête de l’ouest, Alfred Newman (1962)
N° 8 : Les étoiles du cinéma (tv), Francis Lai (1976)
N° 9 : À l’aube du 5e jour, Ennio Morricone (1969)
N° 10 : Les contrebandiers de Moonfleet, Miklos Rosza (1955)
N° 11 : Cent dollars pour un shérif, Elmer Benstein (1969)
N° 12 : Le vieux fusil, François de Roubaix (1974)
N° 13 : Danse avec les loups, John Barry (1990)
N° 14 : La party, Henry Mancini (1968)
N° 15 : Psychose, Bernard Hermann (1960)
N° 16 : Irma la douce, André Previn (1963)
N° 17 : Les grands espaces, Jerome Moross (1958)
N° 18 : Man trouble, Georges Delerue (1992)
N° 19 : Hello, Dolly !, Jerry Herman (1969)
N° 20 : L’arnaque, Marvin Hamlish (1973)
N° 21 : Le roi et moi, Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II (1956)
N° 22 : Poltergeist, Jerry Goldsmith (1982)
N° 23 : Le magicien d’Oz, Harold Arlen (1938)
N° 24 : Sayonara, Franz Waxman (1957)
N° 25 : Dead zone, Michael Kamen (1983)
N° 26 : Lawrence d’Arabie, Maurice Jarre (1962)
N° 27 : Angélique marquise des anges, Michel Magne (1965)
N° 28 : Vol au-dessus d’un nid de coucou, Jack Nietsche (1975)
N° 29 : Mission impossible (tv), Lalo Schifrin (1967)
N° 30 : Rocky, Bill Conti (1976)
N° 31 : Règlement de comptes à OK corral, Dimitri Tiomkin (1957)
N° 32 : La guerre du feu, Philippe Sarde (1981)
N° 33 : La soupe aux choux, Raymond Lefèvre (1981)
N° 34 : Le flic de Beverly Hills, Harold Faltermayer (1984)
N° 35 : Nimitz retour vers l’Enfer, John Scott (1980)
N° 36 : Aliens le retour, James Horner (1986)
N° 37 : L’âge de cristal (tv), Laurence Rosenthal (1978)
N° 38 : Conan le barbare, Basil Poledouris (1981)
N° 39 : À l’est d’Eden, Leonard Rosenman (1955)
N° 40 : Mais où est donc passée la 7e compagnie ?, Henri Bourtayre (1973)
N° 41 : Les envahisseurs (tv), Dominic Frontiere (1960)
N° 42 : Borsalino, Claude Bolling (1970)
N° 43 : Kung fu (tv), Jim Helms (1972)
N° 44 : Delivrance, Éric Weissberg (1974)
N° 45 : La chasse au trésor (tv), Joël Fajerman (1981)
N° 46 : Les gaspards, Gérard Calvi (1974)
N° 47 : L’empereur du nord, Franck De Vol (1973)
N° 48 : Chantons sous la pluie, Nacio Herb Brown (1952)
N° 49 : Butch Cassidy et le kid, Burt Baccharah (1969)
N° 50 : Wargames, Arthur B. Rubinstein (1983)
N° 51 : Le ranch L (tv), Hugo Friedhofer (1968)
N° 52 : Jean de Florette, Jean-Claude Petit (1986)
N° 53 : L’île au trésor, Natale Massara (1973)
N° 54 : Zorro (tv), William Lava (1957)
N° 55 : La horde sauvage, Jerry Fielding (1969)
N° 56 : 3615 code Père Noël, Jean-Félix Lalanne (1990)
N° 57 : Bye bye Birdie, Charles Strouse (1963)
N° 58 : L’homme tranquille, Victor Young (1952)
N° 59 : Abyss, Alan Silvestri (1989)
N° 60 : Faubourg 36, Reinhardt Wagner (2008)
N° 61 : Le petit monde de Don Camillo, Alessandro Cicognini (1951)
N° 62 : Daktari (tv), Shelly Manne (1966)
N° 63 : Le riche et le pauvre, Alex North (1976)
N° 64 : Les chariots de feu, Vangelis (1981)
N° 65 : Colorado (tv), John Addison (1978)
N° 66 : Le parrain, Nino Rota (1972)
N° 67 : Bunny Lake a disparu, Paul Glass (1965)
N° 68 : Fitzcarraldo, Florian Fricke (1982)
N° 69 : Retour à Cold Mountain, Gabriel Yared (2003)
N° 70 : Le troisième home, Anton Karas (1949)
N° 71 : Jour de fête, Jean Yatove (1949)
N° 72 : La vache et le prisonnier, Paul Durand (1959)
N° 73 : Coups de feu dans la Sierra, George Bassman (1962)
N° 74 : Les rues de San Francisco (tv), Patrick Williams (1972)
N° 75 : L’homme de fer (tv), Quincy Jones (1967)
N° 76 : Blanche Neige et les sept nains, Frank Chuchill, Leigh Harline et Paul J. Smith (1937)
N° 77 : My fair lady, Frederic Lowe (1964)
N° 78 : Le livre de la jungle, Richard M. Sherman, Robert B. Sherman et George Burns (1967)
N° 79 : La vie l’amour, les vaches, Marc Shaiman (1991)
N° 80 : Kid, il monello del west, Enrico Simonetti (1973)
N° 81 : Les Milles le train de la liberté, Alexandre Desplat (1995)
N° 82 : La valse dans l’ombre, Herbert Stothart (1940)
N° 83 : La demoiselle d’Avignon, Georges Van Parys (1972)
N° 84 : Le pont de la rivière Kwaï, Malcom Arnold (1952)
N° 85 : L’homme de la Sierra, Frank Skinner (1966)
N° 86 : Shaft les nuits rouges de Harlem, Isaac Hayes et Jay Jay Johnson (1971)
N° 87 : Le jour le plus long, Paul Anka et Maurice Jarre (1965)
N° 88 : Prince Saphir (tv), Isao Tomita (1974)
N° 89 : Tom et Jerry et les trois mousquetaires, Scott Bradley (1954)
N° 90 : Jeux interdits, Narciso Yepes (1952)
N° 91 : L’exorciste, Mike Oldfield, (1973)
N° 92 : Les feux de la rampe, Charlie Chaplin, (1952)
N° 93 : Le grand bleu, Éric Serra (1988)
N° 94 : Cria Cuervos, Frederico Mompour (1976)
N° 95 : La folie des grandeurs, Michel Polnareff (1971)
N° 96 : Arsène Lupin (tv), Jean-Pierre Bourtayre (1971)
N° 97 : Mister Bean, Howard Goodall (1990)
N° 98 : Le dernier des Mohicans, Trevor Jones et Randy Edelman (1992)
N° 99 : Trente millions d’amis (tv), Jack Arel (depuis 1976)
N° 100 : « C’est à vous de voir… » 

Accès page suivante : Leonard ROSENMAN, Shelly MANNE, Edward SHEAMUR, Robert VIGER, Don COSTA et Michel MAGNE compositeurs

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