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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Les musiques de films (XXVI)

Leonard ROSENMAN, compositeur

 

 

 

 

Leonard Rosenman est né en 1942 à New-York et comme Eddy Murphy, plus précisément à Brooklin. Sa passion fut d’abord la peinture et ce n’est qu’adolescent qu’il s’est lancé dans les études musicales sérieuses par l’apprentissage du piano. Son professeur d’écriture et de composition musicale fut Arnold Schoenberg, le précurseur de la musique atonale aux Etats -Unis. Pour en savoir + sur ce compositeur spécialiste de « la suspension de la tonalité » et qui jouait au tennis avec George Gershwin, cliquez ici (infos Wikipedia). Comme à chaque fois dans chaque réussite professionnelle et personnelle, une rencontre aussi heureuse que fortuite va déterminer l’avenir musical de Leonard Rosenman : l’un de ces jeunes élèves s’appelait James Dean. Comme ce dernier tournait avec Elia Kazan, il lui présenta Leonard Rosenman : le contact entre le réalisateur et le compositeur fut excellent. Leonard Rosenman fut donc embauché sans tarder pour assurer la partition d’un de ces films mythiques dont Hollywood a le secret, « À l’est d’Eden », élaboré à partir du roman de John Steinbeck, l’écrivain magnifique. Un thème de film que l’on n’oublie jamais après l’avoir entendu une seule fois parce que la mélodie est simple, originale et donc superbe, les arrangements sont légers et l’orchestration générale de la musique du film est basée sur quelques mouvements atonaux bien répartis selon l’intrigue. Peu de mélodies, c’était là son style, une démarche qui n’était pas évidente à l’époque car les compositeurs se reposaient davantage sur le principe d’un thème par personnage principal, une mélodie mémorisable qui se faisait entendre à chaque apparition du personnage ou lorsque le rappel à son bon souvenir était justifié par le scénario. Un thème par personne, en fait. Mais Leonard Rosenman préférait laisser le héros apparaître sans le soutien d’un thème récurant. Le héros était présent à l’écran ou il ne l’était pas, c’était au réalisateur de faire son boulot et pas au musicien, pensait à peu près ainsi le compositeur. La cause fut entendue : sa carrière venait de démarrer à toute vitesse « sur les chapeaux de roue ».

La musique de la version télévisée (feuilleton de 1981) est signée Lee Holdridge (voir ici).

 

 

 

« La fureur de vivre » avec le même acteur en pleine gloire montante, plusieurs épisodes de la série T.V. « Le virginien » (le thème du générique très accrocheur est signé du canadien Percy Faith, encore un compositeur qui aura décidément tout compris), « Le voyage fantastique » (la musique de la nouvelle version plus ou moins identique « L’aventure intérieure » est signée Jerry Goldsmith), « Un homme nommé cheval »,« Le secret de la planète des singes » et « La bataille de la planète des singes » la saga fantastique des films des années 70, la première mouture cinématographique du célèbre roman « Le seigneurs des anneaux » un dessin animé de 1978, « Les feux de la passion » et « Falcon crest » entre autres séries T.V… Il assurera également les arrangements de la musique d’Haëndel pour « Barry Lindon ». Une bien belle carrière encore non clôturée !

 

 

Pour en savoir + sur James Dean, symbole d’une jeunesse révoltée, cliquez ici (site officiel, en anglais) / Site en français (biographie, photos… Infos cinEmotions)

 

 

JAMES DRURY interpréta pendant plusieurs années à plein temps le rôle du « Virginien » dans plus de 245 épisodes d’une heure dix à une heure trente (une cinquantaine seulement furent diffusés en France). Créé dans les années 60, son personnage marqua tellement l’acteur qu’il ne put jamais s’en défaire. Il commença pourtant sa carrière dans « Graine de violence » avant d’enchaîner sur « Love me tender » ; sa troisième tentative, ce fut dans « Coups de feu dans la sierra » voir ici. Malheureusement à chaque fois ce n’est pas lui qui se fit remarquer. Son second rôle dans ce dernier film est pourtant très important pour la crédibilité du scénario. De plus il faut admettre que le passage du petit au grand écran n’était pas aisé car le métier d’acteur pour la télévision était totalement déprécié par les professionnels de l’industrie cinématographique… Par bonheur, l’homme de noir vêtu et son cheval assorti firent la joie de familles entières fidèles à leurs aventures et ils ne se quittèrent plus durant huit années, une longue période qui scella également de manière définitive la carrière de son collègue Doug Mac Clure. Comme quoi un rôle peut vous coller à la peau durant toute votre vie professionnelle, n’est ce pas, James (West), David (Vincent), Numéro six et Columbo ?

 

 

Westerns

UN HOMME NOWesterns MMÉ CHEVAL/A man called horse, un film d’Eliot Silverstein (1970) avec Richard Harris, Manu Tupou, Corinna Tsopei, Judith Anderson, Jean Gascon, Dub Taylor, James Gammon… D’après la nouvelle de Dorothy M Johnson. Musique de Leonard Rosenman. Un film National general pictures. LA REVANCHE D’UN HOMME NOMMÉ CHEVAL/The return of man called horse, un film d’Irvin Kershner (1976) avec Richard Harris, Gale Sondergaard, Geoffrey Lewis, William Lucking… Musique de Laurence Rosenthal. Un film MGM.

 

Ces deux films sont exemplaires. Avec les très populaires « Little big man » et « Danse avec les loups », la réhabilitation symbolique des indiens d’Amérique aura mis du temps à apparaître dans les films. En effet plusieurs générations d’enfants auront grandi dans l’idée que l’indien était un « sauvage » et l’homme blanc un héros : quel gamin n’a pas rêvé un jour de se déguiser en Tunique bleue ? La culture amérindienne, si longtemps dédaignée se retrouve encore à la une de l’actualité par l’emploi de ses noms extraordinaires utilisés de manière péjorative, disons de façon très négative, par exemple lors de l’opération militaire ayant consisté à débusquer Ben Laden : la chasse à l’homme s’est appelée « Geronimo » ! Lorsque l’on connaît le parcours de cet indien brave et floué au-delà de la mort par la violation de sa sépulture à une époque qui n’était que violence, on peut se poser beaucoup de questions sur le rapprochement méprisant entre l’histoire d’un grand guerrier Apache au temps des arcs et des flèches et l’exécution d’un terroriste Ennemi public mondial n°1 responsable d’une tuerie sans nom un certain par avions interposés… L’histoire d’« Un homme nommé cheval » et la suite très honorable « La revanche d’un homme nommé cheval » reposent sur des faits réels, ceux d’un lord anglais parti chasser dans le « Nouveau monde » et que les Yellows hands indiens kidnappent. Un Montréalais réalise dans « Un homme nommé cheval » une excellente performance, Jean Gascon, comédien, producteur et surtout acteur émérite dans le rôle du prisonnier assimilé par la tribu. Les musiques sont elles aussi à l’honneur : forcément atonale et dérangeante pour Rosenman, mélodique et délicieusement symphonique pour Rosenthal (voir ici), les deux orfèvres ont écrit de très belles partitions ; le thème de « La revanche d’un homme nommé cheval » mérite de ne pas être oubliée. Alix trouve ces films Excellents et leurs musiques Excellentes. Hugh !

Trois films d’un niveau inégal (l’effet de surprise du premier film étant passé) forment la trilogie : le formidable « Un homme nommé cheval » d’Eliot en 1970, le bon « La revanche d’un homme nommé cheval » d’Irvin Kershner en 1976 et un cran en dessous « Le triomphe d’un homme nommé cheval » de John Hough en 1982.

Autre film de Richard Harris acteur et réalisateur cette fois-ci, « The hero/Bloomfield » tourné en 1969 et sorti en 1971, voir ici (page Filmvarnour V)

 

 

L'homme en fuite Mélodies ModernesL’HOMME EN FUITE/Stranger on the run, un film de Don Siegel (1967) avec Henry Fonda, Anne Baxter, Michael Parks, Dan Duryea, Sal Mineo… Musique de Leonard Rosebman. Un dvd Universal pour la collection de Bertrand Tavernier et Patrick Brion « Western de légende ».

Autant dire les choses clairement : ce (télé)film est nul. Diffusé dans les salles de cinéma en France mais conçu à l’origine pour la télévision américaine (pour la chaîne CBS), Henry Fonda campe un personnage faible et lâche, contrairement à ses rôles habituels. Il saura se réveiller à temps, évidemment, mais le spectateur sera, lui, déjà enfoncé dans un profond sommeil. La musique de Leonard Rosenman est heureusement très agréable ; jamais lourde ni dépassée comme peut l’être ce scénario raté, la surprise – et de taille – vient de l’Europe : le thème est construit sur la même suite harmonique que la musique de Natale Massara pour « L’île au trésor » sorti en 1972 soit quatre ans plus tard. Pire encore, les deux thèmes pourraient être superposés sur la même suite de degrés sans donner l’impression qu’ils appartiennent à deux films totalement différents, en genre (western et aventures) et en lieux (les États-Unis et le Vieux continent). Le malaise pourrait exister si on ne mettait pas cet assemblage musical, d’emblée, sur le compte du hasard ; l’histoire de la musique de film au cinéma fourni de très nombreux exemples de similitudes (fortuites ou involontaires) entre les mélodies et/ou leurs arrangements. Alors stoppons net le sujet qui n’alimentera pas la polémique, Natale Massara n’a pas copié Leonard Rosenman et disons qu’au pire, il s’en est inspiré ce qui est tout à son honneur. La musique de film dans son ensemble doit y gagner, quoi qu’on dise, quoi qu’en pense, foi de cowboy malmené…

 

 

 

Shelly MANNE, compositeur

 

 

 

 

Série

DAKTARI, une série télévisée (1966) avec Marshall Thompson, Cheryl Miller, Hadley Mattingley, Yale Sommers, Ross Hagen, Hari Rhodes, Erin Moran, la guenon Judy et le lion Clarence. Musique de Shelly Manne. Une production Ivan Thors et Art Arthur.

Imaginez un instant le tableau suivant. Le décor : de nos jours, un animateur français dont le nom en cinq lettres commence par un N et fini par un I, une chaîne nationale, un jeu télévisé à l’heure du déjeuner. Et maintenant voici les propos entendus dans la bouche de ce surexcité de l’animation tous azimuts après le passage d’un court extrait de la musique du feuilleton Daktari : « Je n’ai jamais entendu une musique de générique aussi nulle » et il remet une couche pour les malentendants au cas où « Qu’est c’que cette musique est débile c’est pas croyable ! ». À ce stade d’incompétence dans le jugement d’une musique il aurait fallu lui préciser pour lui clouer son bec que le compositeur n’est autre que Shelly Manne, l’un des piliers du jazz mondial. Percussionniste préféré de Dizzy Gillespie, Stan Getz, Charlie Parker j’en passe et des meilleurs, il jouera avec les plus grands jazzmen, la liste est trop longue pour les énumérer tous. Initiateur du free jazz, Shelly manne composera pour le grand et le petit écran, la Californie et Hollywood ne pouvaient pas ne pas le connaître. Partenaire d’André Previn (voir ici), son parcours lui permettra, des années 30 aux seventies, d’entrer dans la légende du jazz. Ses prestations extraordinaires lors de jam sessions d’enfer resteront dans la mémoire des pionniers du jazz. Toutes les grandes musiques de films pour leur partie rythmique étaient enregistrées par ses soins et aucun enregistrement « percutant » ne lui aura échappé, ici aussi, la liste est bien trop impressionnante : un seul exemple s’il ne devait n’y en avoir qu’un, les parties de batterie et percussions des magnifiques musiques d’Henry Mancini pour « La party » de Blake Edwards (voir ici).

Shelly Manne était un musicien incontournable. Ses capacités de chef d’orchestre lui donneront accès à l’exécution de partitions plus larges, étendues à tous les instruments de l’orchestre. Mais en gardant toujours sa marque de fabrique : priorité au rythme ! Batteur fin et émérite, il utilisera dans « Daktari » les percussions africaines et rajoutera les instruments de pays aussi divers que l’Indonésie, par exemple. Effet garanti et exemplaire. Le mot Daktari prononcé par un chœur d’hommes dans la plus pure tradition musicale du continent noir permet au téléspectateur de se rapprocher vite fait de son poste de télévision, toute la famille adorait cette série et son lion Clarence qui louchait. Quel souvenir heureux ! C’est ça le talent : en quelques secondes, le compositeur nous plonge dans l’univers dépaysant du film qui repose sur l’histoire vraie de Sue Hart, une des premières femmes à défendre la cause africaine. Alors Monsieur l’Animateur en question dopé on ne sait pas trop à quoi exactement (au café fort, sûrement), ne dites plus jamais qu’une musique de film est nulle ou débile. Contentez-vous d’un simple jugement personnel exprimé par un J’aime ou J’aime pas. Sinon c’est vous qui serez taxé une bonne fois pour toutes de nul. Sur des critères objectifs cette fois-ci.

Alix Adore ce feuilleton plein de charme et de bons sentiments désuets avec sa musique moderne qui supporte parfaitement le poids des années. Quoi de plus évident puisque la conception audacieuse de Shelly Manne, efficace et originale, était en avance sur son temps – dans tous les sens du terme – ! Plusieurs vocations sont nées de cette série et l’Afrique a vu s’installer des professionnels enthousiasmés dans leur enfance par les aventures de l’équipe du docteur Tracy et qui consacrent aujourd’hui leur vie à la protection animale. Merci Ivan Tors, le créateur de Daktari avec ses êrsonnages et ses décors made in Hollywood (pas plus d’une scène ne fut tournée en Afrique) !

Pour écouter la musique de Daktari, cliquez ci (infos Coucoucircus)

 

 

Défense d’ivoire

Défense d'ivoire

Réflexion. Le saviez-vous ? En Afrique, lorsqu’un éléphant du troupeau meure, les membres de la communauté se regroupent autour de lui et méditent. Ils pleurent aussi la disparition d’un proche. Les éléphants possèdent une mémoire prodigieuse et vivent, comme les humains, de rêve, d’espoir et de souvenirs. Comme l’image du Kilimandjaro avec ses 5 963 mètres de neiges éternelles si chères à Hemingway… Souvenirs, souvenirs car le réchauffement climatique a fait fondre la neige et les éléphants sont massacrés par les braconniers à la solde de quelques touristes et autres pitoyables collectionneurs ou minables chasseurs blancs sans vergogne. Mais qu’avons-nous donc fait du continent africain, superbe et extraordinaire berceau de l’humanité, terre des bienfaits et trésors de l’Univers ? Pourquoi avons-nous tant détruit, pillé et corrompu un continent si magnifique ? Nous devons tout faire pour tâcher de réparer ce qui peut encore être sauvé et donner tout ce que nous avons pour aider nos frères africains à essayer de s’en sortir. L’esclavage et la syphilis ne pourront jamais nous être pardonnés par les peuples exploités mais nous pouvons aider à atténuer les plaies et les douleurs infligées par le passé : les enfants ne sont pas responsables des actes de leurs parents. En aidant et respectant ceux qui ont tant apporté à l’Occident nous nous aidons et nous nous respectons nous-mêmes, nous, les pauvres humains dotés de raison et de compassion que nous sommes tous censés être…

 

 

Les percussions, une histoire de famille

Les percussions, une histoire de famille

Beau temps – bon tambour, pourrait-on dire. Son nom vient de l’arabe « el tambor » qui devint « tambor » en espagnol. Cet instrument est originaire d’orient et fut utilisé dans la plus haute antiquité. Les grecs et les romains ne le connaissaient pas, ce furent les sarrasins qui l’importèrent en Europe. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne l’adoptèrent puis la France en 1347 après la bataille de Crécy. Au début, on employa des peaux de serpents et sous Louis XIII de la peau d’âne. Ensuite on lui préféra la peau de chèvre et la peau de veau qui offre une meilleure sonorité et solidité. Les peaux sont aujourd’hui synthétiques (merci pour les animaux) et elles auront amélioré la qualité du son tout comme la justesse des notes produites mais dans les aigus seulement ; pour ce qui est des graves, rien ne vaut la peau naturelle alors vraiment, pauvres bêtes… Les instruments à percussion sont tellement variés qu’il est quasiment impossible d’en dresser une liste précise : d’un pays à l’autre, un même instrument change selon la marque et le modèle utilisés. De plus, les instrumentistes ne jouent pas tous d’une manière identique, chacun possède sa propre personnalité : selon le système de la pédale employé pour tendre la peau de la timbale par exemple (la reine des percussions de l’orchestre symphonique, merci Beethoven !), selon l’intensité du coup porté, selon l’endroit où chutent les baguettes toutes très différentes les unes des autres, l’uniformisation n’est certainement pas de mise. Quelques exemples de percussions : le tablâ (Inde), le petit tambour à boules (le tambour de prières africain mais il existe un modèle tibétain), le tambour à corde (ou à friction) qui évoque le rugissement du lion dans la savane, le tambour militaire bâlois (la Basler Trommel), le tambour d’acier (originaire de Trinidad), le tambour d’aisselle ou parleur (Nigeria, Japon), le tambour de basque (l’un des plus anciens instruments à percussion présent dans le monde entier), le tambour de bois et même les tambours de freins (pour les émules de Boulez). Sans oublier le tambourin, les timbales, les toms, les toms-toms, les rototoms…Et autres instruments à percussion : les timbales, le wood-block, les percussions à clavier (vibraphone, xylophone…), ils ne sont pas les seuls.

Alors sur ce sujet passionnant… Vous percutez ?

Pour en savoir +, les Mélodies Modernes vous recommande un ouvrage : « Percussion »de James Holland, collection Yehudi Menuhin chez Hatier (1980)

 

Western

La vengeance du shérif - Les Mélodies ModernesLA VENGEANCE DU SHÉRIF/Young Billy Young, un film de Burt Kennedy (1969) avec Robert Mitchum, Angie Dickinson, Jack Kelly, David Carradine, Robert Walker Jr, Parley Baer, Willis Bouchey, Paul Fix… D’après le roman de Heck Allen. Musique de Shelly Manne. Un film United Artists, collection « Westerns de légende » chez Sidonis et Calysta.

Dans la flopée de westerns sortis de l’oubli grâce à la remarquable collection française « Westerns de légende », « La vengeance du shérif » se situe dans la moyenne pour ses qualités cinématographiques. En première impression positive se trouve le doublage, toujours extraordinaire avec les voix d’André Valmy (Robert Mitchum), Paule Emanuele (Angie Dickinson mais aussi Shelley Winters, Lauren Bacall, Elisabeth Taylor…), Jacques Thébault (David Carradine mais principalement Steve McQueen, Patrick McGoohan, Clint Eastwood…), Raymond Loyer qui double Jack Kelly, un acteur surtout connu pour ses participations à « Planète interdite » et « Maverick » (télé) mais avant tout John Wayne et les inoubliables Charlton Heston, Burt Lancaster, Richard Widmark, William Holden… vous imaginez ça ? Le plaisir de l’oreille provoqué par les dialogues valorisés et parfois à double sens est pleinement satisfait. Il reste tout le reste. Sur une histoire assez simple menée sans grands débordements affectifs ou spectaculaires contrairement à « El Dorado » dont « La vengeance du shérif » ressemble étrangement, Burt Kennedy parvient à nous intéresser, sans nous passionner totalement. Le réalisateur est très connu par les amateurs du genre : aucun western ne s’est fait sans lui, que ce soit au niveau des scénarios (notamment pour les films de Budd Boetticher), de la production ou bien sûr en tant que réalisateur : « Le virginien (télé), La caravane de feu, les voleurs de train »… Si « La vengeance du shérif » ne devait avoir qu’un seul défaut, ce serait sa musique, vraiment pas enthousiasmante. Shelly Manne était un grand batteur porté sur les instruments à percussions et ses capacités de mélodiste, évidentes ici notamment dans la chanson du générique manquent cruellement de soutien harmonique. L’orchestre symphonique ou quelques cordes – pour le moins – auraient relevé le niveau en donnant de la dimension aux superbes images ainsi qu’aux scènes d’action aux bagarres très convaincantes. Sa musique sonne creux dès les premières images du film : le déplacement du train, merveilleusement mis en valeur par Elmer Bernstein dans « Les quatre fils de Katie Elder », par Frank De Vol dans « L’empereur du nord » ou encore par Henry Mancini dans « Transamerica express », n’est pas bien retranscrit ici ; le rythme est bien présent mais pas la générosité et la diversité instrumentale, l’ambiance générale n’est pas lyrique, malgré les paroles de la chanson « Young Billy young » interprétée par Robert Mitchum en personne qui s’y connaît pour créer une atmosphère plutôt sombre. Pour le déplacement d’un éléphant issu de la série « Daktari », ces compositions de Shelly Manne auraient pu convenir telles quelles mais pour un train en mouvement, c’est une autre histoire. « La vengeance du shérif », pour résumer, demeure incontournable car il est bien amené, bien ficelé, bien mené et bien fini. Ce film rempli sa mission de divertissement très agréable lors d’une soirée d’hiver au coin du feu. Celui de la cheminée, pas le colt…

 

 

Edward SHEARMUR, compositeur

 

 

 

 

Comédie
Comédie

LA PLUS BELLE VICTOIRE/Wimbledon, un film de Richard Loncraine (2004) avec Kirsten Dunst, Paul Bettany, Sam Neill, John Favreau… Musique d’Edward Shearmur. Un film Universal pictures.

La carrière d’Edward Shearmur n’a rien d’extraordinaire. En menant à terme un parcours très complet dédié à la musique classique mais aussi à toutes les formes de l’art musical comme les étudiants anglais savent très bien le faire (technique instrumentale, arrangements, composition, chant choral, histoire de la musique, étude des musiques du monde…) contrairement aux étudiants français qui végètent et rêvent d’amour dans les classes des conservatoires à rayonnement millimétrique, sa collaboration avec Michael Kamen sera pertinente (on lui doit la musique très réussie de « Dead zone » voir ici) ; Sheamur assurera les arrangements de « Piège de cristal » et du James Bond « Permis de tuer ». Par sa fréquentation professionnelle l’apprenti compositeur va acquérir toutes les ficelles du métier en tissant un réseau relationnel solide pour les futures réalisations de son métier en devenant parfaitement autonome. Vladimir Cosma fut bien l’assistant de Michel Legrand avant de devenir l’un des plus grands compositeurs alors pourquoi Kamen n’aurait-il pas à son tour rempli les fonctions de mentor pour Shearmur ?! Dans cet état d’esprit pragmatique la musique de « La plus belle victoire » est totalement intégrée à l’ambiance légère et romantique du film. Pourtant il manquerait un petit quelque chose au compositeur incontournable de musiques de films dont le travail ne se borne pas à la spécialité, les Pink Floyd ou Éric Clapton en savent quelque chose, un élément manquant qui se présenterait sous la forme d’une jolie balade, un air conséquent, une ritournelle mélodieuse absente chez les compositeurs de la dernière génération toute dédié aux appareils électroniques barbares. Trop de compositeurs actifs semblent dépourvus de sens mélodique pratique et artistique. Dommage, le match sur ce point précis n’est pas gagné aux points avec panache et le tableau des résultats indique une faute de service. Alix trouve le film « La plus belle victoire » et son accompagnement musical Très plaisants, rafraîchissants et prometteurs, surtout pour les conditions de tournage difficile (un gazon en or ça se respecte), pour les trucages visuels formidables, l’effort d’adaptation remarquable des comédiens, le doublage français parfait et le sourire de Kirsten Dunst. Au fait, à quand la version Rolland Garros ?

 

Aventures

Aventures

LA VENGEANCE DE MONTE-CRISTO/Le comte de Monte-Cristo/The comt of Monte Cristo, un film de Kevin Reylods (2002) avec Jim Caviezel, Guy Pearce, Richard Harris, James Frain, Dagmara Dominczyk, Luis Gusman, Michael Wincott… D’après le roman d’Alexandre Dumas (père). Musique d’Edward Shearmur. Un film Touchtone pictures.

Cette adaptation fantaisiste du roman archi connu d’Alexandre Dumas est une réussite cinématographique. L’esprit du roman est en effet respecté : action, suspense, émotion, les qualités artistiques sont évidentes par une parfaite maîtrise de la technique. Décors, costumes, figuration, cadrages, mouvements de caméra, montage… La musique d’Edward Shearmur participe au concert de louanges d’Alix qui apprécie ses compositions pour leur grande subtilité. En effet, Edouard Shearmur ne sera pas tombé dans le piège de la facilité en abusant des percussions et autres timbales qui alourdissent trop souvent une scène mouvementée ; placer une suite d’accords sur une note tonique pendant dix minutes n’est pas une façon de procéder pour ce compositeur bien plus habile. La musique de film doit s’imposer sans jamais gêner les images et les arrangements d’Edouard Shearmur font la part belle à la légèreté ce qui ne l’empêche pas de générer de l’angoisse par l’utilisation du cor par exemple. Techniquement à l’écriture, les mélodies et les contre-chants ne sont que très rarement redoublés (lorsque les thèmes sont joués simultanément par plusieurs pupitres instrumentaux, les violons et le hautbois, les flûtes traversières et les trompettes, les violons-altos et les violoncelles etc.). Du coup, la répartition de l’harmonisation est diluée dans un nombre plus élevé de pupitres ce qui fluidifie le style. Une masse orchestrale se doit d’être gérée intelligemment ! Autre point essentiel : l’interprétation. L’enregistrement est effectué par le London metropolitan orchestra, un ensemble créée en 1994 et dédié de manière privilégiée à l’interprétation des compositions pour le cinéma. Brian May, Michael Kamen, Basil Poledouris… Ils se sont tous payés les services de cette prodigieuse formation. Ce n’est pas en France, patrie du Septième art, que l’on verra cela un jour. Les compositeurs hexagonaux préfèrent en effet expatrier leurs partitions dans les pays de l’est à condition de disposer d’un réalisateur compréhensif et d’un producteur aisé. Il existe bien un nouvel ensemble français, le Symphonique Pop orchestra basé à Paris qui pourrait éviter la fuite des talents ; il est composé d’une soixantaine de jeunes musiciens spécialisés dans la musique instrumentale en général et dans la musique de film en particulier. Malgré leur niveau remarquable et leurs nombreuses performances reconnues et appréciées, le niveau artistique a du mal à se stabiliser, un problème lié en partie à l’organisation lourde et à une gestion compliquée comme pour tout type de structure collective identique (délais courts entre les répétitions et les séances d’enregistrement, changements fréquents des répertoires, grande diversité dans les styles, difficultés à réunir les mêmes musiciens qu’il faudrait pourtant fidéliser…), la jeunesse de ce récent orchestre et le manque de considération chronique des institutions ne lui permettent pas encore de devenir une formation haut de gamme. Edmond Dantès, l’amoureux romantique, le jeune homme confiant et naïf, fidèle en amitié, aura beaucoup souffert de la jalousie. Il pourra heureusement obtenir une vengeance parfaite avec sa volonté légendaire et une rencontre inespérée pour la mise en pratique de son projet (l’abbé Faria). Sur cet exemple, chacun devrait savoir ce qu’il veut et se donner les moyens de parvenir à ses fins : la France forme de très bons artistes mais ne leur donne pas les moyens de s’exprimer, encore moins de vivre de leur art. À méditer d’urgence avant la vengeance des enfants du spectacle ! Alix estime que ce film est Très bon et sa musique Excellente.

 

Comédie

MISS DÉTECTIVE, un film de Donald Petrie (2000) avec Sandra Bullock, Michael Caine, Benjamin Bratt et Candice Bergen. Musique d’ Edward Shearmur. Un DVD Warner Bros.

Il paraît que les français sont les meilleurs… Pourtant depuis quelques années Alix ne se marre pas beaucoup dans les comédies françaises, la production nationale arrivant tout juste à lui tirer un semblant de début de rictus. Pauvre Alix ! À ce stade, un repli stratégique sur une bonne comédie américaine comme « Miss Détective » la réconcilie avec ses zygomatiques. Elle rit, elle s’esclaffe, cela paraît si simple et naturel… Pourtant il en faut, du talent, pour faire rire parfois à ses dépends ce qui nécessite une sacré dose de qualités ! Avec un scénario original et bien travaillé, le rôle dévolu à la Miss Bullock lui est taillé sur mesure, d’ailleurs, l’actrice a produit ce film qui sera très apprécié du public à sa sortie ; il connaîtra une suite en 2005 « Miss F.B.I. » bien plus fade que ce premier volet. Les acteurs présents dans « Miss Détective » virevoltent autour de l’actrice principale et tous sont bourrés de talent et d’énergie, le casting est totalement maîtrisé. Quelque part on repense au rythme du « flic de Beverly Hills » avec Eddy Murphy, ça aussi, c’était vraiment quelque chose de phénoménal (voir ici) ! La musique originale d’Edward Shearmur apporte un ton, une légèreté très agréable : les passages orchestraux sont très beaux et le compositeur anglais, avec l’aide de son arrangeur, ré-orchestrera quelques tubes de la variété moderne. Viennent s’ajouter à la recette du succès tous les autres ingrédients dont le doublage français, d’un niveau inouï, extraordinaire et motivant. À l’arrivée « Miss Détective » est un bon film très divertissant, pour toute la famille. Lorsque le cinéma peut faire oublier à Alix la morosité ambiante et ses tracas quotidiens durant 1h45, c’est qu’il a grandement rempli son rôle. Ce film lui « donne la pêche », pas de myss…tère ! Un Très bon film, une Bonne musique de film.

 

Drame

The Cement garden Mélodies ModernesTHE CEMENT GARDEN, un film d’Andrew Birkin (1992) avec Charlotte Gainsbourg, Andrew Robertson, Alice Cloulthard, Ned Birkin, Sinéad Cusak… D’après la nouvelle d’Ian McEwan. Musique dEdward Sheamur. Un film Neue Constantin film production gmbh.

Cette production Surprenante est une histoire de famille : le réalisateur, scénariste pour de nombreux films et non des moindres (« 2001 l’odyssée de l’espace » et « Le nom de la rose ») utilisera le talent de sa nièce Charlotte pour une histoire très particulière. Dénuée de tout complexe après les succès à scandale de son père (rappelez-vous les vidéo-clips « Lemon incest » et « Charlotte for ever » des années 80), la coqueluche du cinéma français saura se dévêtir et aguicher une nouvelle fois (par son jeu d’actrice de grand talent) dans un rôle difficile : l’ambiance du film, lourde et dérangeante, met le spectateur dans ses petits souliers ; le scénario fait peur. Quand un adolescent de quinze ans à décidé que le plaisir solitaire primait sur tout le reste, ses difficultés ne vont aller qu’en s’accentuant par la présence envoûtante de sa sœur… La psychologie des relations sulfureuse entre les enfants vivant en autarcie et les adultes amène le spectateur à se poser beaucoup de questions sur les comportements atypiques des uns et des autres ; des morts, des cadavres, de la violence mais de la légèreté parfois : on se demande bien pourquoi le petit garçon (Ned Birkin, un neveu de Jane) adore s’habiller en fille sous l’œil complice de ses sœurs et de son frère qui ne sait plus très bien où se situer, un exemple de la complexité des situations. La musique d’Edward Sheamur, à l’œuvre sur ce film, réalise son premier long-métrage et aligne déjà les caractéristiques Merveilleuses de ses mélodies et surtout de ses arrangements orchestraux d’une grande finesse, d’une très grande musicalité, des qualités artistiques qui tirent le film vers le haut. Finalement, il ne resterait plus qu’à ajouter la langue de Molière, un doublage absent qui prive Alix d’une spécialité hexagonale toujours réalisées excellemment. Ce produit n’est donc pas fini, comme les protagonistes du film dont les agissements scandaleux en disent long…

 

 

 

Robert VIGER, compositeur

 

 

 

 

Documentaire

Documentaire

LA TERRE/The Earth, une série télévisée d’ Haroun Tazieff (1984). Musique de Robert Viger. Prise de son de Jean-Pierre Pellissier. Un disque vinyle Sonimage.

Haroun Tazieff, géologue de 34 ans en poste au Congo assiste le 1e mars 1948 à une éruption volcanique d’une durée exceptionnelle : le Kituro va cracher ses coulées de lave durant cinq bons mois. La rapidité d’exécution, il faut plutôt la trouver du côté du spécialiste qui va changer son fusil d’épaule depuis lors : cette date marquante verra Haroun Tazieff consacrer définitivement sa vie à l’étude des volcans. Fin connaisseur d’un domaine encore mal connu, le scientifique passionné sauvera des milliers de vies comme au Chili où son avis sollicité par l’Unesco permettra d’évacuer à temps une population qui ne s’inquiétait pas : d’énormes coulées de boues provoqueront ultérieurement de graves destructions. Il faut savoir qu’un volcan n’est pas toujours en activité et celui qui sommeille depuis un siècle ou deux permet aux habitants d’y vivre plus heureux qu’ailleurs : la lave devenue très fertile favorise toujours la croissance des cultures. L’altitude aidant, la neige se transforme en rivières et alimente les retenues d’eau potable. Voilà pourquoi les volcans éteints engendrent souvent un phénomène paradoxal, la concentration des populations. Pourtant le danger gronde toujours… À 11 heures 55 GMT, le 23 janvier 1973, l’éruption de l’Elgafell en Islande provoquera de magnifiques fontaines de lave qui finiront par boucher l’entrée du port de d’Heima : la ville fut engloutie. Haroun Tazieff et son équipe suivirent de près le cataclysme. Il y étaient également, en Éthiopie et sur l’Etna aussi mais pas en 1669 lorsque la coulée de lave détruisit totalement la ville de Catane. Le résultat prometteur des travaux prévoyant l’imminence d’une éruption d’après le cycle qui caractérise le mieux chaque volcan est issu des recherches poussées d’un homme intègre et de son équipe performante de chercheurs fidèles toute dédiée au charisme du scientifique ; revêtus pour l’occasion de leurs combinaisons en amiante, Haroun Tazieff mènera ses travaux en véritable chef d’équipe et saura rester présent dans les esprits de ses camarades de jeu pour toujours. Dans le nôtre aussi. Ce que l’on ne peut oublier non plus, c’est la série des années 80 consacrée à la Terre sur une musique superbe et parfaite de Robert Viger.

 

Haroun Tazieff avait demandé au compositeur russe Aram Khatchaturian, son aîné de quelques années, d’envisager sérieusement la composition des musiques de l’ensemble de ses documentaires notamment celle du film « Le volcan interdit »en 1966 mais cette collaboration ne vit pas le jour pour des raisons d’emploi du temps : le compositeur souhaitait la présence du scientifique à ses côtés pour superviser pendant plusieurs mois la fusion des images avec la musique. Le compositeur de musique classique était peu enclin à cet exercice de style et il est regrettable qu’Haroun Tazieff ne se soit pas rapproché, par méconnaissance du métier de musicien pour le cinéma contrairement à son collègue Cousteau par exemple, des compositeurs de musiques de films. Jacques-Yves Cousteau utilisera en effet dès 1955 les services d’Yves Baudrier, le compositeur de « La bataille du rail »,pour la musique atonale de son célèbre documentaire « Le monde du silence ». Nul doute qu’Haroun Tazieff aurait trouvé dans le cadre de ses propres réalisations un compositeur qui aurait su comment et quoi faire. Par chance il rencontra Robert Viger pour sa série télévisée « Haroun Tazieff raconte sa Terre », un musicien qui mena l’affaire avec beaucoup d’efficacité et de talent. Le succès obtenu auprès du boss mais aussi et surtout auprès du public fut unanime. Artistiquement, Robert Viger utilisa les instruments acoustiques pour renforcer l’impact des images toutes empruntes de force, de beauté et de naturel. Plusieurs thèmes dont la mélodie leitmotiv « Le septième jour » réutilisée au générique, donnent la sérénité nécessaire au contexte : joués au hautbois sur arpèges de harpe et tapis de cordes avec des contre-chants au cor, franchement, il était impossible de mieux faire, c’est tout simplement magnifique. Une partie fuguée donne de l’action aux scènes les plus mouvementées et la composition remarquable de Robert Viger place sa fugue au rang des plus belles réalisations du genre. Un autre fragment saura employer à la perfection les sons harmoniques émis par les violons pour donner de la hauteur et de la grâce aux images. Hélas, la prestation de l’orchestre à cordes laisse à désirer : par d’évidents problèmes de justesse notamment du côté des seconds violons et des altos peu inspirés, les premiers violons enfoncent le clou par un son aigre et timoré surtout dans les aigus. Quelques glissandos inutiles achèvent une interprétation moyenne des instrumentistes ce qui gâche un peu le plaisir. La Maîtrise de la cathédrale de Chartres pour les passages atonaux dérange moins : dans une atmosphère atonale, on peut se permettre pas mal de choses qui passent plus vite inaperçues… La prise de son et le mixage sont en revanche sans reproches : quoi de plus normal, c’est Jean-Pierre Pellissier, grand routier très expérimenté de la musique de film, qui est à la barre (voir ici l’article consacré à François de Roubaix). Pour Alix, la série « La Terre » reste un souvenir Inoubliable tout comme la musique de Robert Viger, un modèle de réussite technique et musicale tout à fait Exemplaire.

 

 

Il nous l’avait dit !

Il nous l'avait dit !

Haroun Tazieff nous l’avait dit : la société française s’effondre. Lorsque le projet de construction tous azimuts de centrales nucléaires est né dans les esprits malades des « nucléocrates » et autres hommes politiques aveuglés par le chantage à l’emploi, le travail de lavage des cerveaux commençait. L’avenir sera atomique ou ne sera pas, voilà avec quel principe partisan on a imposé l’axe unique de création d’énergie dans ce pays depuis plus de trente ans. Rappelez-vous les tribuns qui répétaient qu’« En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées »… Quand on pense qu’une centrale pharaonique devait s’élever à la Pointe du Raz dans le Finistère, avec son ruban d’autoroute et ses lignes à haute tension, l’idée même d’une telle aberration révoltait l’homme intègre et compétent que l’on aimait tant, Haroun Tazieff. L’homme qui avait tort d’avoir raison – d’où sa mise à l’index des médias par les puissances occultes de l’argent et du pouvoir – nous l’avait prédit : tout est faux dans le dossier du nucléaire civil. Avec des moteurs américains qui polluent les nappes souterraines en détruisant irrémédiablement l’environnement, la consommation énergétique de ces monstres de béton et d’acier demeure gigantesque… Sans parler de l’actuel problème des retombées de particules radioactives sans danger pour la population, comme en 1986, évidemment. Pour un peu on nous convaincrait même que cela fait du bien à l’environnement. On en reparlera dans quelques temps après avoir constaté les effets gravissimes de la cure iodée. Oui, les centrales nucléaires sont devenue une abomination ! La réalité n’a cessé de conforter les inquiétudes du révolté Tazieff. La population insoumise de Plogoff se souvient encore : on a failli les prendre pour des gogos. Construire des réacteurs nucléaires sur une faille sismique relève de la même logique de fou puisqu’un jour, évidemment, le drame survient, la preuve. Celui du Japon n’est pas le premier ni le dernier qu’on se le dise, le prochain aura lieu en France ?! « Vanité, rapacité, égoïsme et jalousie, voilà les quatre vices responsables de tous les malheurs de l’homme » disait le philosophe Tazieff. Il faut être totalement incompétent pour affirmer d’un ton allègre que le nucléaire est moins dangereux que la route et affirmer que l’hexagone est à l’abri de tout risque : Nice et la région Rhône-Alpes connaîtront avant la fin de ce siècle un séisme gigantesque. C’est dit, c’est écrit. Plus le temps nous sépare de cette fin du monde tragique et plus le monstre sera dévastateur. Hélas, aucune précaution n’a été assumée depuis plus de trente ans et les centrales nucléaires ne sont à l’abri de rien du tout. Seul l’homme peut se prémunir de sa propre folie à condition d’ouvrir les yeux. Haroun Tazieff aura fermé les siens en sachant ce qui allait arriver. Il nous donnait pourtant en 1978 vingt cinq ans seulement pour inverser la course folle tracée par les vendus arrogants du Tout nucléaire. Notre espoir est-il mort avec lui ? Vingt cinq ans après Tchernobyl, ouvrons donc les yeux !

 

Un volcan nommé Haroun Tazieff Mélodies ModernesLa biographie inédite d’Haroun Tazieff est publiée par son fils, Frédéric Lavachery depuis avril 2014 à l’occasion du centenaire de sa naissance. Souscrivez à l’ouvrage (prix public, 21€) et tant qu’à faire, à l’association sans but lucratif (c’est tout lui !) qui porte fièrement son nom (20€). Il y a des dépenses qui parfois n’en sont pas. Bien au contraire. Lien du Centre Haroun Tazieff : cliquez ici.

Pour suivre l’évolution de la radiation de l’air et du niveau des retombées radioactives en France, cliquez ici (réseau IRSN Téléray)

 

UN VOLCAN NOMMÉ HAROUN TAZIEFF, un ouvrage de Frédéric Lavachery (2014), éditions L’Archipel. www.editionsarchipel.com

 

 

 

 

Michel MAGNE, compositeur

 

 

 

 

Michel Magne est un cas. Personnalité atypique au tempérament décalé, l’esprit novateur aura composé des partitions magnifiques dont sa musique phare restera indéniablement la partition pour les films « Angélique » avec une Michèle Morgan remarquable. Mais tout est remarquable dans ces cinq films notamment le thème leitmotiv à couper le souffle qui transporte le spectateur dans de passionnantes aventures historique même si cette musique ressemble à celle de Beethoven (*). Après tout, Bill Conti l’américain a bien composé la musique du film « L’étoffe des héros » en se reposant sur une autre œuvre de Piotr Ilitch Tchaïkovsky. Et alors ? Comme expliqué dans le préambule de la musique de film vue par les Mélodies Modernes (voir ici), la musique n’est qu’une gigantesque mixture de notes, de rythmes, de sons et le talent doit se mesurer à la capacité de création et de re-création. En ce domaine, Michel Magne est l’un des meilleurs. Mélodiste né, ses arrangements pour « Angélique »  témoignent d’une parfaite maîtrise de l’art musical. Né en 1920 à Lisieux et décédé en 1984 à Cergy-Pontoise, il se lança dans la musique de film seulement en 1954 après s’être fait remarquer par sa recherche dans les domaines de la peinture géométrique par le tressage de bandes magnétiques ou de la musique infra-sonore, des sons de très basse fréquence totalement inaudibles pour l’oreille humaine mais dont on ressent les vibrations, un exercice censé d’après lui provoquer des réactions psychologiques bénéfiques à tout l’organisme humain.

Ses études très sérieuses ont aidé à développer la médecine basée sur les sons, la musicothérapie. Avec Henri Verneuil, le réalisateur du fameux « Un singe en hiver », il signe une musique colorée aux saveurs asiatiques dans une production cinématographique d’une rare justesse : l’excellent Jean-Paul Belmondo forme un duo sensible et attachant avec un Jean Gabin terriblement présent sur un fond sonore d’harmonica nostalgique. On pleure dans ce film. Compositeur attitré de Françoise Sagan (il aura composé plusieurs musiques de ballets dont l’auteure signera les livrets), Michel Magne est le père d’une comédie musicale, d’une symphonie, de chansons devenues célèbres comme celle du film « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », d’une centaine de compositions pour le cinéma avec des mélodies gravées dans nos têtes dont les huit petites notes des « Tontons flingueurs » jouées au banjo, des mélodies pour la télévision, bref, il démontrera sa capacité à collaborer avec les artistes les plus dynamiques et iconoclastes, frondeurs, les individus non conventionnels les plus doués de ces dernières décennies : Jean Yanne, Costa-Gavras, Claude Bolling, Jean Halain (scénariste – entre autres – des « Fantomas ») et les vedettes du showbiz qui défilent dans son château d’Hérouville transformé en studio d’enregistrement dernier cri (Les Pink Floyd, Nino Ferrer, Nougaro, Bowie, Polnareff)… Dans la jaquette du cd regroupant 25 années de musiques de films du compositeur, le spécialiste de la musique de film Stéphane Lerouge détaille la vie et l’œuvre de Michel Magne « l’extravagant expérimentateur » qui finira son parcours personnel dans la déprime totale, une manière d’expérimenter le non-sens de la vie dont tout le monde se passerait bien… Les Mélodies Moderne vous encouragent à consulter ces textes instructifs suite à notre brève présentation d’un artiste résolument hors normes, à l’image de ses musiques et des films auxquels il a apporté sa pierre philosophale…

 

(*) La Sonate pour piano n°8 « La pathétique », 2e mouvement. L’harmonisation de cette composition de musique classique est semblable à celle de Michel Magne pour le film « Angélique » mais le thème utilisé par l’un et par l’autre est différent : les deux mélodies, contrairement à l’harmonisation, ne sont pas superposables. La comparaison s’arrête là où commence la création, c’est-à-dire là où commence la recherche d’un thème et de son arrangement. La composition de Michel Magne est en ce sens remarquable avec une mélodie principale et son développement par l’utilisation d’une bonne dizaine de mélodies secondaires originales sur plus de trente orchestrations différentes en fonction des scènes du film. La version de Beethoven pour piano solo paraît du coup assez tristounette, n’en déplaise aux intégristes de la musique romantique… Honnêtement, le spectateur en prend plein les yeux avec le cinéma de Borderie et plein les oreilles avec le génie inventif de Magne…

CD Michel Magne, 25 ans de musique de film / CD Angélique (B.O.F.), Odéon soundtracks, distribution EMI Music France

Marquise des anges : c’est sous ce titre qu’Anne et Serge Golon ont publié le premier roman des avantures d’Angélique et les Mélodies Modernes tiennent à leur rendre hommage : deux Mélodies Modernes leur sont dédiées. L’une vous attend ci-dessous, l’autre page suivante.

 

 

Tranche de vie

  Tranche de vie

UN SINGE EN HIVER, un film d’Henri Verneuil (1961) avec Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Suzanne Flon, Noël Rocquevert, Paul Frankeur, Gabrielle Dorziat… Adaptation de François Boyer. Distribution René Chateau.

Ce film est remarquable. Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo y font une performance digne des plus grands numéros d’acteurs. Un duo explosif rendu possible grâce au talent d’Henri Verneuil qui saura réunir tous les talents dans tous les corps de métier, du responsable de la lumière au chef décorateur, de l’accessoiriste au perchman, des dialogues percutants de Michel Audiard aux seconds rôles irrésistibles (Noël Rocquevert, Paul Frankeur, Gabrielle Dorziat…) sans oublier la composition musicale. Avec son thème joué à l’harmonica et son arrangement aux couleurs asiatiques (voir ci-dessous), Michel Magne frappera un grand coup, un thème entendu en long et en large dans les médias, France télévision par exemple, à l’occasion des reportages sur les Jeux Olympiques en Chine. Quant aux assistants du réalisateur, ils s’appellent Claude Pinoteau et Costa-Gavras, excusez du peu… En « Ancien de l’Indochine » justement, Alain Quentin alias Jean Gabin a juré à son épouse Suzanne, incarnée par l’excellente Suzanne Flon, de ne plus jamais toucher à une goutte d’alcool, une promesse qu’il tiendra jusqu’à l’arrivée, en cette froide et triste nuit d’automne, de Gabriel Fouquet joué par Jean-Paul Belmondo, superbe dans la peau d’un rêveur excentrique mais doté d’une grande force vitale, assurément celle que lui confère sa jeunesse et son esprit fertile. La personnalité de l’homme dépassé par son imagination et son impulsivité va se fondre parfaitement dans celle refoulée d’un ancien militaire qui fut actif et très volontaire en son temps. Un duo explosif, leurs exploits guerriers aidés par une bonne dose de stimulant à vocation éthylique se termineront par un énorme feu d’artifice improvisé : des insurgés jamais « bourrés », toujours inspirés ! Le fond de l’histoire écrite par le romancier Antoine Blondin en est que plus profond : le jeune homme s’est fait un devoir de « récupérer » sa fille Marie (Sylviane Margollé) à l’orphelinat de Villerville dans le Calvados. 

 

Ce film est d’une grande tristesse avec de fameuses respirations et débordements heureux, des moments d’humour et de folle gaieté, finalement, c’est un film qui ressemble au film de la vie. La fin de cette œuvre exceptionnelle avec cette image en noir et blanc de Jean Gabin assis sur le banc sur le quai de la gare, dans l’humidité et la grisaille de la saison et du lieu, est emprunte des clichés épouvantables que l’on véhicule habituellement sur la vieillesse : la solitude, la fatigue, l’omniprésence des souvenirs, la mise à l’écart par la société… C’est terriblement réaliste et d’une description cinématographique implacable. Rarement un film aura aussi bien décrit la nature humaine. Un film à consommer sans modération ! Alix trouve que ce film est Exceptionnel et sa musique Parfaite (pour voir les autres critiques des films d’Alix cliquez ici).

Michel Magne utilise les cinq notes de la gamme pentatonique employée dans certaines musiques traditionnelles chinoises. Toutes les notes de la mélodie, exception faite de la fin du couplet, correspondent exactement aux touches noires du piano : du grand art !

*Pour en savoir + sur la question, un bon article sur Wikipedia, cliquez ici

* Les paroles du film s’affichent, l’avis des internautes passionnés par le film aussi, cliquez ici (info michelaudiard.com)

 

 

Les deux filles

Les deux filles

Deux générations féminines encadrent les deux hommes du film : tous sont séparés par les années mais tout les rapproche.

Comédienne formée au dur et rigoureux métier des acteurs de théâtre, Suzanne Flon sera l’une de ses plus dignes représentantes. Avec sa voix grave si particulière et une diction parfaite qui sont pour beaucoup dans son parcours brillant reconnu par la profession, Suzanne Flon, très estimée du public tout au long de sa carrière, aura joué dans les meilleurs films français. Encore présente dans les récents et très bons « Joyeux Noël » ou « Fauteuils d’orchestre », elle décèdera la même année que la petite Sylviane Margollé.

Familière des rôles de gamines réservées et un peu tristounettes, Sylviane Margollé montera sur les planches en 1961 pour interpréter Cosette. Puis la comédienne prêtera sa voix à d’innombrables actrices (Cheryl Ladd, Sissy Spacek dans l’inoubliable Carrie…) et personnages de dessins animés (Candy, Goldorak, Capitaine Caverne, Plume d’élan…) avant de décéder comme Suzanne Flon en cette triste année 2005, un curieux hasard du destin. Elles venaient de rejoindre ensemble le vieux singe dans un long hiver…

Pour en savoir + sur Sylviane Margollé et Candy, cliquez ici (infos candyneige.com)

 

 

 

Le château d’Angélique ?
Oui, c’est le château de Baronville !
Le château d'Angélique ?
Oui, c'est le château de Baronville !

Angélique, marquise des anges

 

« Marquise des anges : Angélique, tome I ». C’est le titre de la première aventure d’une femme peu ordinaire sous le règne du Roi Soleil et de sa cour féroce puis viendront «Marquise des anges : Le chemin de Versailles, tome II » (à l’origine aux Éditions Colbert), « Angélique et le Roy, tome III », « Indompatable Angélique, tome IV », « Angélique se révolte, tome V », « Angélique et son amour, tome VI », « Angélique et le Nouveau-monde, tome VII », « La tentation d’Angélique, tome VIII », « Angélique et la démone, 1e partie, tome IX », « Angélique et la démone, 2e partie, tome IX », « Angélique et le complot des ombres, tome X », « Angélique à Québec, tome XI », « Angélique : La route de l’espoir, tome XII » et enfin « La victoire d’Angélique, tome XIII » originellement au Éditions de Trévise. En suivant le parcours mouvementé d’Angélique la passionnée, Anne et Serge Golon auront réalisé l’une des plus belles saga romanesque de la littérature française avant sa libre adaptation à l’écran dans les années soixante par Bernard Borderie qui reprendra les quatre premiers volumes en cinq films : « Angélique marquise des anges, volume 1 », « Merveilleuse Angélique, volume 2 », « Angélique et le Roy, volume 3 », « Indomptable Angélique, volume 4 » et « Angélique et le sultan, volume 5 » édités en France par StudioCanal.

 

La jeune écrivain Joëlle Danterne (future Anne Golon) née à Toulon a connu en Afrique un homme d’origine russe qui ressemble fortement au personnage de ses romans, Joffrey de Peyrac. Aventuriers sous bien des aspects, il aura vécu des aventures extraordinaires qui inspireront fortement son épouse Joëlle. Serge Golon de son côté, russe lui aussi de naissance, féru de recherches historiques très poussées à la manière d’un scientifique, saura donner une véracité et une force rares au ouvrages du couple : réunis jusqu’en 1972 date de la disparition de Serge à Québec pour ses affaires de peintures (il était inventeur de couleurs) pendant qu’Anne se documentait pour son nouveau tome, la plume superbe et imaginative d’Anne et Serge Golon auront donné des ailes aux jeunes filles en mal d’émancipation dans les années 50 et 60. Anne Golon continuera seule l’écriture avec pour certains lecteurs le sentiment d’une baisse de régime dans la qualité de la recherche historique compte tenu de l’absence du travail de fond de Serge Golon. L’auteure vient d’aboutir à la réécriture de l’ensemble de la saga, un travail colossal, sans les coupures ni les modifications apportées aux Angélique de l’époque contre la volonté de leurs créateurs, un comble pour des éditeurs français censément scrupuleux.

 

Angélique est connue dans le monde entier mais reste sous-estimée en France compte tenu de l’incroyable richesse historique des romans.

Interview très intéressante de Serge Golon en 1969, voir ici (info Télévision suisse romande)

 

 

Cliquez ici pour accéder au site officiel d’Anne et Serge Golon, les auteurs des romans « Angélique »

Pour + d’infos sur le parcours d’Anne et Serge Golon, cliquez ici (infos Authologies, en français)

 

L’époux d’Angélique, le marquis du Plessis-Bellière, est issu de la noblesse bretonne ; les origines de la famille remonte à Tugdual au XIe siècle. L’un de leurs modestes pied-à-terre acquis au fil du temps s’appelle le château de Baronville non loin de Paris mais c’est à la Châtellenie de Rougé en Loire-Atlantique que demeure le point de départ de l’épopée romanesque si bien décrite et imaginée par Anne et Serge Golon. Pour + d’infos sur l’histoire passionnante de la famille de la Maison de Rougé – Ruzieg en breton – qui appartient à l’histoire de France, cliquez ici (infos du site officiel du château de Baronville, en français et en anglais)

 

Les deux photos du château ci-dessus sont extraites du site. / Voir également Wikipedia, infos sur la grande lignée familiale, cliquez ici

 

 

L’hommage musical des Mélodies Modernes à Angélique

 

 

Mélodie Moderne n° 10 : La marquise a belle allure (extrait)

 

 

« La marquise a belle allure » est un hommage aux dons multiples du couple formidable que formaient les époux Golon. Pendant qu’un membre du duo épuisait les rayonnages des bibliothèques l’autre en faisait tout un roman… Le violon, instrument de base de l’orchestre de chambre du musicien Jean-Baptiste Lully compositeur attitré de Louis XIV, chante la mélodie féminine et gracieuse mais pleine de caractère et de suite dans les idées ; l’interprétation est faite d’assurance et de conviction. En somme, voilà bien résumé les traits de caractère d’Angélique ! Le contre-chant évoque le couple Anne et Serge Golon : l’un et l’autre ont commencé leur parcours respectif dans la solitude avant de former une entité exceptionnelle ou chacun traitait sa moitié d’égal à égal, un échange parfait entre deux forces de caractère. D’ailleurs lorsque Anne s’est retrouvée seule, les romans n’étaient plus les mêmes, ils avaient perdus une des deux âmes… Alors musique ! Impossible de ne pas adhérer à notre Mélodie Moderne simple et chaleureuse dès les premières notes – pour peu que l’on soit sensible au charme fou des violons du Roy -.

Musique composée, arrangée et dirigée par François-Xavier Cuadrat au violon solo. Tous droits d’exploitation réservés.

 

Angélique : le meilleur du cinéma français et européen ! C’est aussi une musique de film exemplaire de Michel Magne.

 

Angélique : le meilleur du cinéma français et européen ! C'est aussi une musique de film exemplaire de Michel Magne.
Lien vers le site des films d’Angélique, cliquez ici

 

 

Page suivante : suite de l’hommage à Angélique / Brad FIEDEL, Don COSTA, Mark ISHAM, Pierre BACHELET et Nelson RIDDLE, compositeurs

 

 

 

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