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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Les musiques de films (XXVIII) et listes


 
Les listes proposées par les Mélodies Modernes  

Pour trouver instantanément le compositeur, le film ou l’artiste dont on parle dans les Mélodies Modernes, consultez les liens suivants :

- Le Top 100 des plus belles musiques de films vues et entendues par les Mélodies Modernes

- La liste simplifiée du Top 100

- La liste des compositeurs, des arrangeurs et de leurs associés (réalisateur, acteurs, interprètes…) à l’honneur dans le site, voir ci-dessous

- La liste des films présentés dans le détail, voir également ci-dessous

 

 

Dans les Mélodies Modernes, + de 150 compositeurs et associés disposent d’un article dédié :

 

A. John ADDISON / John ALTMAN / Armand AMAR / Daniele AMFITHEATROF / Jack AREL / David ARNOLD / Rowan ATKINSONRené AUBRY

B. Arthur B. RUBINSTEIN / Burt BACHARACH / Pierre BACHELET / Klaus BADELT / Andrea BALESTRI / John BARRY / Joss BASELLI / George BASSMAN / Marco BELTRAMI / Charles BERNSTEIN / Elmer BERNSTEIN / Jules-Angelo BIGARNET / Claude BOLLING / Martin BÖTTCHER / Henri BOURTAYRE / Jean-Pierre BOURTAYRE / Matthew BRODERICK / Bruce BROUGHTON

CGérard CALVI / John CARPENTER / Fiorenzo CARPI / David CARRADINE / Charlie CHAPLIN / John CHARLES / Christelle CHOLLET / Rae Dawn CHONG / Alessandro CICOGNINI / Michel COLOMBIER / Bill CONTI / Vladimir COSMA / Don COSTA / Wes CRAVEN

D. Ken DARBY / Kim DARBY / Geena DAVIS / Guido DE ANGELIS / Maurizio DE ANGELIS / François de ROUBAIX / Frank De VOL / John DEBNEY / Georges DELERUE / Éric DEMARSAN / Alexandre DESPLAT / Pino DONAGGIO / Patrick DOYLE / James DRURY / Paul DURAND

E. Clint EASTWOOD / Ike EISENMANN

F/G. Percy FAITH / Joël FAJERMAN / Harold FALTERMEYER / George FENTON / Brad FIEDEL / Jerry FIELDING / Robert FOLK / John FORD / Charles FOX / Florian FRICKE / Hugo FRIEDHOFER / John FRIZZELL / Dominic FRONTIERE / Judy GARLAND / Georges GARVARENTZ / Norman GIMBLE / Paul GLASS / Ernest GOLD / Jerry GOLDSMITH / Anne et Serge GOLON / Howard GOODALL / Dave GRUSIN / Woody GUTHRIE

H. Erwin HALLETZ / Marvin HAMLISCH / Oscar HAMMERSTEIN II / Renny HARLIN / Jim HELMS / Jerry HERMAN / Bernard HERMANN / George Roy HILL / Joël HIRSHHORN / Alfred HITCHCOCK / Lee HOLDRIDGE / Med HONDOJames HORNER / James Newton HOWARD

I/J. Mark ISHAM / Pierre JANSEN / Maurice JARRE / Quincy JONES

K. Michael KAMEN / Anton KARAS / Fred KARLIN / Al KASHA / Harald KLOSER

L. Francis LAI / Marc LAJARRIGE / Alexandre LAGOYA / Jean-Félix LALANNE / William LAVA / Alain Le DOUARIN / Raymond LEFÈVRE / Michel LEGRAND / Francis LEMARQUE / Alan Jay LERNER / Frederick LOEWE / Geoff LOVE / Les frères Lumière

M. Roddy Mac DOWALL / Michel MAGNE / Henry MANCINI / Shelly MANNE / Jacques MARTIN / Richard MARKOWITZ / Natale MASSARA / Joël McNEELY / Paul MISRAKI / Gilbert MONTAGNÉ / Hugo MONTENEGRO / Jerome MOROSS / Ennio MORRICONE / Eddy MURPHY / Jean MUSY / Stanley MYERS / Angélique NACHON / Jean-Claude NACHON 

N. Mario NACIMBENE / Alfred NEWMAN / Jack NIETZSCHE / Philippe NOIRET / Alex NORTH

O/P. Oscar Hammerstein II / Les PARISIENNES / Sam PECKINPAH / Mathilde PENIN / Francis PERRIN / Carolin PETIT / Jean-Claude PETIT / Laurent PETITGIRARD / Basil POLEDOURIS / Michel POLNAREFF / André POPP / Steve PORCARO / Rachel PORTMAN / André PREVIN / Charles PREVIN

Q/R. Trevor RABIN / Graeme REVELL / Nelson RIDDLE / Richard RODGERS / David ROSE / Leonard ROSENMAN / Laurence ROSENTHAL / Nino ROTA / Miklos ROSZA / Arthur B RUBINSTEIN / Mark RYDELL

S. Philippe SARDE / Karl-Ernst SASSE / Serge SAUVION / Lalo SCHIFRIN / Claude-Michel SCHOËNBERG / John SCOTT / Éric SERRA / Jane SeymourMarc SHAIMAN / Edward SHEAMUR / Ally SHEEDY / David SHIRE / Howard SHORE / Carlo SILIOTTO / Alan SILVESTRI / Enrico SIMONETTI / Frank SKINNER / Ivor SLANEY / Max STEINER / Leith STEVENS / Morton STEVENS / Charles STROUSE /  

T. Frédéric TALGORN / Haroun TAZIEFF / Dimitri TIOMKIN

U/V. Georges van PARYS / VANGELIS / Paul VERHOEVEN / Robert VIGER

W. Reinhardt WAGNER / Franz WAXMAN / Éric WEISSBERG / Daniel WHITE / Élisabeth WIENER / Jean WIENER / John WILLIAMS / Joseph WILLIAMS / Patrick dit Pat WILLIAMS

X/Y. Gabriel YARED / Narciso YEPES / Victor YOUNG / Christopher YOUNG

Z. George ZAMPHIR / Hans ZIMMER

 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 

 

Dans les Mélodies Modernes, + de 500 films, téléfilms, séries, feuilletons, émissions et documentaires sont commentés :

 

A. A bout portant / Abyss / Adieu pouletL’affaire Dominici (téléfilm 2003) / L’affaire Thomas Crown (1968) / L’Âge de cristal (film) / L’Âge de cristal (série tv) / Aguirre, la colère de Dieu / Ah ! Si j’étais riche / L’ Aigle s’est envolé / Les Aiguilles rouges / À la folie pas du tout / À l’est d’Eden (feuilleton tv) / Alexandre le bienheureux / Alexandre le grand (1956) / Alien, le 8e passager / Aliens, le retour / À l’ouest du Montana / Amelia / American gangsters / American graffiti / L’ Amie mortelle / Les Amitiés particulières / Angélique (marquise des anges, 5 films) / Antichrist / Apaloosa (2008) / Apocalypto / Appelez-moi Johnny 5 / L’ Arbre / L’arbre de Noël / Arena concerto (album) / L’ Arnaque / Arthur / The artist / Astérix aux jeux olympiques / Atlantic city / Attention, les enfants regardent ! / Astérix aux jeux olympiques / Attention, une femme peut en cacher une autre / Au cœur de la tempête / Au nom de la liberté / Au nom de tous les miens / Au revoir à jamais / Autant en emporte le vent / L’autobus à impériale (série tv)Les Autres (2001) / Avatar / L’Aventure du Poséidon (1972) / L’Aventure du Poséidon (2005) / L’Aventure intérieure / Aventures dans le grand nord / Les Aventures de Tsatsiki / Les Aventuriers / Les Aventuriers du fleuve / À vif / Away all boats (Brisants humains)

B. Le ballon rouge / Le Ballon sorcier / La Barbe à papa / Le Baron rouge / Bébert et l’omnibus / Belle et Sébastien (série tv) / Ben-hur / Le Berceau de la vie (Lara Croft tomb raider) / La Bicyclette bleu (téléfilm) / Bienvenue chez les ch’tis / Big city (2007) / Big Jake / Black book / Black swann (Le signe noir) / Le Bon fils / Le Bonheur de Pierre / Borsalino / Le Bossu (1960) / Le Bossu (1997) / Le Boucher / Breakdown point de rupture / Breezy / Brice de Nice / Les Brigades du Tigre (série tv) / Brisants humains (Away all boats) / Broken flowers / Broken trail / Brume / Bunny Lake a disparu / Butch Cassidy et le Kid / Bye bye Birdie

C. Cache-cache / Le Cactus / La Cage aux rossignols / Calme blanc / Candyman / Capricorne one / La Captive aux yeux clairs / Cashback / Le Casse / Ce que mes yeux ont vu / Cent dollars pour un shérif (1969) / Chantons sous la pluie / Les Chariots de feu / Chasse à l’homme (1993) / Chasse à l’homme en Californie / La Chasse aux trésors (jeu tv) / Le Château de ma mère / Cherry 2000Les Chevaliers du ciel (2005) / Les Chiens de paille / Des Chiffres et des lettres (émission tv) / China (album) / Chisum / Le Choc des titans (2010) / Les Choristes / Christine / Cinema Paradiso / Les Clameurs se sont tues / Class’ 84 / Clem (feuilleton tv) / Le Client / Le Coach / Colorado (série tv) / Color of night (La couleur de la nuit) / Columbo (série tv) / Combustion spontanée / Le complexe du castor / Conan le barbare / Le Concert / Les Confessions d’un enfant de chœur / Confidences sur l’oreiller / Le Conquérant (1955) / La Conquête de l’ouest (film) / ContactLes Cordes de la potence / Le Corbillard de Jules / Cornouaille / Coup de tête / Coups de feu dans la sierra / Les Cowboys (1971) / Cowboys et envahisseurs / Crin blanc (1953) / La croisière / Cry freedom, le cri de la liberté / Cujo

D. Daktari (série tv) / Les Dames de Cornouailles / Dans la brume électrique / Dans ses rêves / Dead zone (film) / De l’eau pour les éléphants / Délivrance / Demain, quand la guerre a commencé / La Demoiselle d’Avignon (feuilleton tv) / Dérapage / Le Dernier Cheyenne / Le Dernier survivant / La Dernière légion / Des hommes d’honneur / Des héros par milliers (Sauvetage impossible, téléfilm) / Les Désaxés / Deux copines, un séducteur / Deux jours à tuer / Les Deux mondes / Deux sœurs pour un roi / De witte van Sichem / Didier / Le Dîner de cons / Le Dirlo (téléfilm) / La Disparue (1993) / Dites-leur que je suis un homme / Docteur Jerry et Mister Love / Le docteur Jivago / Don Camillo / Don Matteo (série tv) / La Doublure / Du silence et des ombres / Duma

E. Eagle’s wing, l’étalon de guerre / Écrire pour exister / El dorado / L’ Élève / Elle s’appelle Ruby / Elle s’appelait Sarah / El Dorado / El Topo / Emmanuelle / L’ Emmerdeur (1973) / L’ Emmerdeur (2008) / L’ Empereur du nord / L’ Empire du soleil / L’ Enfance d’Ivan / L’ Enfance nue / Les Enfants / L’ Enfant sauvage / Les Enfants du pays (tv) / En route pour la gloire / Les Envahisseurs (série tv) / Les Envoûtés / L’ Escadrille Lafayette (Flyboys) / Essaye-moi / L’ Été meurtrier / L’ Étrange destin de Benjamin Button / Étroite surveillance / Eva / Les Évadés / L’ Expérience interdite / Extrêmement fort et incroyablement près

F. Fallait pas ! / Fanfan la tulipe / Fashion maman / Faubourg 36 / Les Faucheurs de marguerite (série tv) / Femme ou démon / Les Femmes de l’ombre / Le Fils de l’épicier / Le Fils du français / Fitzcarraldo / Le Flic de Berverly Hills / Le Flic de San Francisco / Flucke / Fog / La Folie des grandeurs / La Force du silence / Les Fous du roi / Frenzy / Le Fugitif (film, 1993) / La Fureur des hommes

G. Les Galettes de Pont-Aven / Gamines / Gants d’acier (Real steel) / Les Géants de l’ouest / Geisha / Génération perdue / (1987) / The Ghostwriter / Girl in the park / La Gloire de mon père / Go fast / Gold (1974) / Good morning Vietnam / Les GooniesGorilles dans la brume / La Grâce / Graine de violence / Gran Torino / Le Grand bleu / Le Grand blond avec une chaussure noire / Les Grandes gueules / Les Grands espaces / Les Griffes de la nuit / Grizzly ! / La Guerre des boutons (1961) / La Guerre des mondes (1952) / La Guerre des mondes (2005) / La Guerre du feu

H. Hairspray / Harry un ami qui vous veut du bien / Heidi (série tv 1978) / Hello, Dolly ! / Héros pour cible (Rien à perdre) / Histoire d’O / Hitcher, l’auto-stoppeur (2006) / Ho ! / The Hole / Home (2008) / Home (documentaire) / L’ Homme au fusil / L’ Homme de fer (série tv) / L’ Homme de la sierra / L’ Homme qui tua Liberty Valence / L’ Homme qui venait de l’Atlantide (série tv) / L’homme sans visage / L’ Homme sauvage / L’ Homme tranquille / Homo sapiens / Honkytonk man / L’honorable Griffin / Hooligans (1996) / Hooligans (2004) / La Horde sauvage / Horizon (Skyline) / Horizons sans frontières / Hors de prix / Hot fuzz / Hugo Cabret

I. L’idéaliste / Il a suffit que maman s’en aille / L’ Île au trésor (1972) / L’ Île de Nim / L’île oubliée (Lord of the flies, 1990) / L’incroyable histoire de Winter le dauphin / Les Indésirables / Indigènes / Indiscrétion assurée / La Influencia / L’ Instinct du chasseur (téléfilm) / Les Insurgés / Intouchables / Invasion Los Angeles / Les invités de mon pèreIrma la douce

J. Jack l’éventreur (1988) / Jacquou le croquant (2005) / J’ai épousé une extra-terrestre / Jane Eyre (1996) / Le Jardin du mal / Jason et les Argonautes (1963) / Je suis une légende (2007) / Jean de Florette / La Jeune fille et les loups / Jeux interdits / Johnny english / Je vous trouve très beau / Joshua / Le Jouet / Le Jour d’après / Le Jour où la Terre s’arrêta (1951) / Joyeux Noël (2005) / Jumper

K. Kalahari / La Kermesse de l’ouest / La kermesse des aigles / Kid, il monello del west (La banda del west) / Kung fu (série tv)

L. Lady Chatterley (2006) / Lascaux (documentaire tv) / Lawrence d’Arabie / La leçon de piano / Lascaux préhistoire de l’art / La Légende de Gatorface (téléfilm) / Légionnaire (1998) / Les Liens du sang / Le Lièvre de Vatanen / Link / La Liste de Schindler / Little big man / Le Livre de Jérémy / Lock out / La Loi du Talion / Loin du Paradis / Lord of the flies (Sa majesté des mouches, 1963) / Louis la brocante (série tv) / Le Loup-garou de Londres

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 

 
 
 
 

 

M. Macho Callahan / Ma guerre dans la Gestapo / Madigan, police sur la ville / Madison / Maigret (série tv, 1967) / La Main sur le berceau / Malabar princess / Le manège enchanté (animation, tv) / Mannix (série tv) / Manège royal / Man trouble / Manon des sources / Marie Besnard l’empoisonneuse / Les Marins perdus / Marrakeh express / Match point / Mauvaise foi / La Mélodie du bonheur / Mélodies du sud / Menphis belle / Meurtre en suspens / Mesrine (1983) / Mesrine (2008) / Meteor / Meutre au 43e étageMicropolis, la citadelle assiégée / Milagro / Million dollar baby / Miracle en Alabama / *Miracle sur la 8e rue / Les Misérables (comédie musicale, 1982) / Misery / Miss détective / Mission impossible (série tv) / Le Missionnaire / Mister Bean (série tv) / Mister Majestic / Molly / Mongols (2008) / Monsieur Batignole / Monsieur Léon (téléfilm) / Monster / La Montagne ensorcelée (1978) / La Montagne ensorcelée (2009) / Moonfleet / La Morsure du lézard / La Mort aux trousses / Mort ou vif / Mort subite / Les Mots bleus / Mumu / La musique de mon cœur / My fair lady / Les Mystères de l’ouest (série tv)

N. Nashville lady / Natty Gann / Neuilly sa mère / New-York 1997 / Nimitz, retour vers l’Enfer / Le Nombril du monde / Nouveau départ / Les Nouvelles aventures de Mowgli / Nu de femme / La Nuit des temps / La nuit du chasseur (1955) / La Nuit du lendemain / Nuit noire / Numéro 2 (pièce de théâtre)

O. Obsessed / Oliver Twist (2006) / L’ Orange de Noël (téléfilm) / Orgueils et préjugés (2007) / Oscar Wilde / Otage / Où sont passés les Morgan ? / Ouragan sur le Caine

P. Pacific sud / Palace pour chiens / Les Palmes de monsieur Schutz (téléfilm) / Papillon / Le Papillon / Papy fait de la résistance / Le Parrain / La Party / Le Passage / Le Passager de la pluie / Le Passe muraille (téléfilm) / Pauline à la plage / Pelle le conquérant / Le père de mes enfants / Le Permis de conduire / Peter et Elliott le dragon / Le Petit monde de Don Camillo / La Petite maison dans la prairie (série tv) voir ci-dessous) / La Petite princesse / Les Petits matins / Le Peuple migrateur (documentaire) / Peyton place (film) / Le Pianiste / Le Pic de Dante / Piccolo, saxo et compagnie / Pinocchio (1972) / Pirates des Caraïbes / Les Plaisirs de l’Enfer (Peyton place) / Planète hurlante / Planète interdite / Playtime / La Plus belle victoire / Podium / Police academy (7 films) / Poséïdon (2006) / La Poussière, la sueur et la poudre / Premier de cordée (téléfilm) / La Première étoile / La Princesse de Montpensier / Professeur Holland / Psychose / Pur sang, la légende de Seabiscuit

Q. Quand je serai petit / Quand la mer monte / Quand la smala s’en mêle / Quantum of solace / Qu’elle était verte ma vallée / Qui a tué Bambi ? / Quigley l’australien

R. Radio flyer / Rage (1972) / Les Raisins de la colère / Le Ranch L (série tv) / Rasta rockett / Real steel (Gants d’acier) / Le Récidiviste / Red eyes, sous haute pression / Le Renard (The fox) / Le Reptile / Resident Evil : l’extinction / Resident Evil retribution / Restons groupés / Retour à Cold Mountain / Retour à Peyton place (film) / Retour en Enfer 4.0 (Die hard 4) / La Revanche d’un homme nommé cheval / Reviens-moi / La Révolte des enfants / Le riche et le pauvre (feuilleton tv) / Le Rideau déchiré / Rien à perdre (Héros pour cible) / Rio Bravo / Ripley s’amuse / Les risques du métier / Le rite / La Rivière sauvage / Robot monster / Rocky / Le Roi et moi (1956) / Romaine par moins 30 / La Route des Indes / RTT / Le Ruban blanc / La Ruée vers l’ouest (1960) / Les Rues de San Francisco (série tv)

S. Sabrina (1995) / Sade / Saludos amigos ! / Sa majesté des mouches (Lord of the flies, 1963) / Sanctum / Saturne 3 / Sauvetage impossible (Des milliers de héros, téléfilm) / Sauvez le Neptune ! Sayonara / Le Secret de la pyramide / Le Secret du Sahara (téléfilm) / Le Seigneur de la guerre / Semana santa / Sept ans au Tibet / Seuls sont les indomptés / Shenandoah, les prairies de l’honneur / Shining / Short circuit / Le signe noir (Black swann) / Le Silence de la mer (téléfilm) / Du silence et des ombres / Sirènes (1994) / Skyline (Horizon) / Skyline (Horizon) / Soldier (1998) / Solomon Kane / La Soupe aux choux / Sous les pavés la plage (théâtre) / Splash ! / Le Sport favori de l’homme / Stalag 17 / Stand by / Stargate, la porte des étoiles (film) / Starman / Starsky et Hutch (série tv) / Stupeur et tremblements / Striptease (1996) / Super 8 / Sur la piste de la grande caravane / Le survivant / Survivre avec les loups

T. Taken / Taken 2 / Tchao Pantin / Témoin sous protection / Les Temps modernes / Le Terminal / Terminator / La Terre (documentaire, série tv) / La Terre des pharaons / Tête à claques / Les textiles / The artist / The dark / The echo of Thunder (téléfilm) / The postman / The thing (1982) / There will be blood / Tobor, le maître du monde / Tomboy / Tonnerre de feu / Top gun / Torpédo / Total recall (1990) / Touchez pas au grisbi ! / La Tour infernale / Trade / Tranches de vie / Transamerica express / Traque à Puerto Vallarta / Traque sur Internet / Traquée (1987) / Le Triomphe des innocents / Les Trois caballeros / Les trois frères / Les Trois mousquetaires (1961) / Le Troisième homme / True grit (2010) / True lies / La Tulipe noire / Tu peux garder un secret ? /

U. L’ Ultime attaque / Un autre homme, une autre chance / Un bon petit diable (film) / Un crime au Paradis /Underworld, nouvelle ère / Un éclair de génie / Un homme nommé cheval / Un homme presque parfait / Un monde fou, fou, fou, fou / Un pont trop loin / Un sac de billes / Un singe en hiver / Un taxi pour Tobrouk / Traquée / Un trou dans la tête / Un tueur dans la foule / Une clef pour deux (théâtre) / Une femme piégée / Urban cowboy

VLes Vacances de Mr Bean / La Vache et le prisonnier / Le Vagabond (tv 1963) / La vallée de Gwangi / La Vallée des rois (1964) / Les Valseuses / Vampire, vous avez dit vampire ? / Van Helsing / La Vengence dans la peau / La Vengeance de Monte-Cristo / Les Vickings (1958) / Victor / La Vie devant ses yeux / Le Vieil homme et l’enfant / La vie, l’amour, les vaches / Le Village des damnés (1960) / Le Village des damnés (1995) / La Ville abandonnée / Le Virginien (série tv) / Vivre libre (Born free) / Vol au-dessus d’un nid de coucou / Volcano / Le Vol du Phénix (1965) / Le Vol du Phoenix (2005) / Le Voleur de bicyclette / Voyage au bout de l’Enfer / Le Voyage fantastique (1966)

W. Wargames / Wargames 2 / Wasabi / Waterworld / Whiteout, l’Enfer blanc / Winnetou / Winter le dauphin (l’incroyable histoire de) / Winter’s bone / Wolf (1994) / Wolfman (Le loup-garou, 2010)

X/Y. Yankee sails across Europe / Yesterday’s children

Z. Zone libre / Zone rouge / Zorro (film, 1975) / Zorro (série tv) / Zoulou

Chiffres. 13 jours en France / 1900 / 2012 / 15 ans et demi / 20 000 lieues sous les mers / 30 millions d’amis (émision tv) / 3615 code Père Noël / 3h10 pour Yuma (1957) / 3h10 pour Yuma (2009) / Les 55 jours de Pékin / 9e escadron

 

 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 

 
 
 
 

 

Frederick LOEWE et Alan Jay LERNER, compositeur et parolier

 


Il y a ceux qui vont quelque part et ceux qui ne vont nulle part.
Il y a ceux qui vont quelque part et ceux qui ne vont nulle part.  

LA KERMESSE DE L’OUEST/Paint your wagon, un film de Joshua Logan (1969) avec Lee Marvin, Clint Eastwood, Jean Seberg… Musique de Frederick Loewe, paroles d’Alan Jay Lerner. Un film Paramount.

Les musiques sont superbes. Qui n’a jamais chantonné « Je suis né sous une étoile filante » ? À l’origine pièce de théâtre présentée à Broadway, « La kermesse de l’ouest » est le film qui sacralisa trois célébrités : Lee Marvin, impérial, déjà très connu pour son rôle dans « Les douze salopards » et qui restera dans les mémoires comme étant l’un des plus grands acteurs du monde ; Clint Eastwood dont la carrière était déjà lancée avec de beaux succès après les dollars italiens et avant l’inspecteur Harry… Présent dans « La kermesse de l’ouest » pour son affection envers les chercheurs d’or – son arrière grand-père était mineur -, sa présence impressionne tout comme Jean Seberg illumine le film, une malheureuse actrice décédée à la quarantaine suite à son parcours tumultueux sur les plans politique (engagement contre le racisme envers les noirs) et sentimental pontué d’une grande réussite cinématographique (une inoubliable Jeanne d’arc) mais surtout de plusieurs échecs suivants (le navrant « Macho Callahan » en 70 par exemple avec un David Carradine débutant). Les chansons du film sont le fruit d’une collaboration remarquable, Frederick Loewe assurant la base musicale du succès, la mélodie, et Alan Jay Lerner inventant les paroles, ce dernier étant principalement librettiste : à partir du texte, le compositeur va imaginer la mélodie qui s’adapte aux paroles qui seront éventuellement corrigées pour bien « coller » aux notes de musique. C’est tout un art ! Né à Berlin en 1901 de parents autrichiens, le jeune Loewe était un brillant pianiste (à 13 ans il se serait produit avec le Philarmonique de Berlin) mais il semblerait bien que son rêve secret s’appelait Broadway. L’influence de la musique populaire américaine et de l’Amérique tout court dans les années 20 en Allemagne faisait déjà son œuvre : Frederick Loewe entrera dans le cercle très fermé mais en pleine expansion des collaborateurs des spectacles de Broadway. En s’installant à New-York avec son père en 1924, son évolution l’amènera en 1942 seulement à rencontrer Alan Jay Lerner de 17 ans son cadet : d’immenses succès suivront sans tarder. « Brigadoon, Gigi, My fair lady, Camelot… La kermesse de l’ouest avant Le petit prince ». Alan Jay Lerner et Frédéricl Loewe, le cinéma et la musique ont gagné un duo d’artistes ! Alix trouve ce film Excellent car bien construit et intelligent avec ses mélodies Géniales, les arrangements sont signés des grands spécialistes que sont André Previn (voir ici) et Nelson Riddle également chef de l’orchestre (voir ici). À noter que les chansons ne sont pas doublées ; elles sont interprétées par Clint Eastwood et Lee Marvin avec sa magnifique voix basse et rauque (les cordes vocales ne vibrent plus tout à fait normalement – pour notre plus grand bonheur auditif !).

 


Comédie musicale
Comédie musicale  

MY FAIR LADY, un film de George Cukor (1964) avec Audrey Hepburn, Rex Harrison, Marni Nixon, Stanley Holloway, Wilfrid Hyde-White, Gladys Cooper, Jeremy Brett… D’après la pièce Pygmalion de G.B.Shaw. Musique et paroles de Frederick Loewe et Alan Jay Lerner. Un film Warner Bros.

Pygmalion et Galatée font partie de la mythologie grecque. Sculpteur de son état, Pygmalion vouait une adoration sans bornes à Galatée, une statue née de ses fantasmes de sculpteur qu’il nommait ainsi en référence à la nymphe marine dont la peau était d’une blancheur écarlate. Cette femme en ivoire était si belle qu’il demanda à la déesse Vénus de lui présenter une femme en chair et en os aussi richement couverte d’habit et de bijoux, en clair, de lui créer une épouse aussi désirable que la statue mais qui sache faire autre chose que le regarder stoïquement… Grâce à Aphrodite opposée aux Propétides, des femmes chypriotes peu recommandables (elles finiront transformées en pierre sous la colère d’Aphrodite), la statue devint femme puis ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… George Bernard Shaw entre autres artistes intéressés par cet amour extraordinaire présentera sa version modernisée de l’histoire en 1914 : sur la scène londonienne ce fut un succès immédiat. Quarante ans plus tard, Frederick Loewe le compositeur et Alan Jay Lerner le parolier (le librettiste) créeront une pièce de théâtre à Broadway avec une jeune et jolie débutante qui rayonnait déjà sur scène, Julie Andrews ; là encore le public répondit « présent ! ». Puis ce fut le tour de George Cukor le réalisateur viré en 39 du tournage d’ « Autant en emporte le vent » (voir ici) par un David O. Selznick caractériel ; il se lança dans l’aventure avec « My fair lady » qui contient des chansons inoubliables interprétées dans la version française par Mathé Altéry, déjà doubleuse de Julie Andrews dans « Mary Poppins » et dans « La mélodie du bonheur ». Malgré son excellente prestation sur les planches, on ne retrouve pas Julie Andrews au générique de « My fair lady » car elle fut distancée par Audrey Hepburn ; cette dernière se vengeait peut-être à retardement d’un milieu de requins : dix ans plus tôt, elle s’était faite distancée par Leslie Caron la française pour tourner avec Gene Kelly « Un américain à Paris ». Dans le milieu artistique c’est toujours « pousse-toi de là que je m’y mette… ». De formation très classique, l’artiste Mathé Altéry chantera les mélodies de toutes sortes en utilisant la technique élaborée nécessaire à l’interprétation des grandes œuvres du répertoire classique ce qui ne convient que très moyennement au contexte léger et humoristique des comédies musicales. Sa voix cristalline et d’une beauté rare rajoutée à l’orchestration d’origine enregistrée sur une bande son séparée de la bande son française entretien le malaise du spectateur. Une traduction approximative dans ce film où les mots ont une importance primordiale achévent une version française pour une fois bâclée, un problème également rencontré dans « La mélodie du bonheur ». Alors regardez ces comédies musicales dans leurs versions d’origine car la musique, les chansons et les arrangements sont d’une trop grande richesse pour passer à côté. Impossible n’est pas français ! Jugement d’Alix pour « My fair lady » : le film et la musique sont Excellents mais la version française est Ratée malgré la voix magnifique et la technique vocale de Mathé Altéry (mauvais textes, mauvais mixage, manque évident de rigueur technique et artistique dans l’ensemble).

 

David ROSE, compositeur

 

David Rose est l’exemple parfait de la réussite « à l’américaine » dans la période folle des années 20 et 30 aux Etats-Unis. Né à Londres en 1910 puis émigré aux États-unis, ses parents vont lui donner toutes ses chances : il étudiera la musique à Chicago avant d’être recruté pour ses talents d’instrumentiste dans un fameux orchestre, celui du « touche-à-tout » Ted Fio Rito doté de multiples talents : compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, pianiste, accompagnateur, animateur, chroniqueur… La liste est trop longue. Le niveau de son orchestre de variété et le succès des tournées qui en découlent permettront à David Rose de se forger, dès l’âge de seize ans, une petite place au soleil. Par l’apprentissage de toutes les ficelles du métier et probablement grâce à son « toc » (ténacité, opportunisme, chance), sa capacité innée à se frayer un chemin professionnel déterminera son évolution de carrière remarquable. Des salles de danse en tant que musicien du rang aux séries télévisées en qualité de compositeur très sollicité, il n’y avait qu’un pas à franchir pour un passionné engagé. L’une de ses musiques les plus fameuses restera celle de « Bonanza » même si le thème ne lui est pas directement crédité (il reste l’œuvre de Ray Evans et de Jay Livingston également compositeurs de la chanson « Que sera sera » chantée par Doris Day dans le film « L’homme qui en savait trop » d’Hitchcock). Collaborateur de Walter Scharf et Henry Suckman pour accompagner les aventures de la famille Cartwright de « Bonanza », Michael Landon en transfuge fera appel à ses services lors de la création de la famille Ingals de « La petite maison dans la prairie » dont il revendique pleinement le thème cette fois-ci. Mélodiste, fin connaisseur de l’art de l’arrangement musical, les musiques de David Rose semblent parfaites comme le monde décrit dans les séries. Le côté mièvre et trop fortement familial des personnages « tout sucre tout miel » de « La petite maison dans la prairie » déplaît fortement à Alix, notre critique de films. La réalité édulcorée d’un monde parfait où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » comme le dirait Jean Yanne provoque tout au long des épisodes une irritation du cerveau. La Bible, la religion, les religions, c’est très bien mais c’est tout de même quand on y abuse comme ici, un ennui profond se dégage des histoires de la famille Ingals.

 

 

La présence de futures vedettes n’y change rien, la platitude des scénarios élaborés pour un public enfantin des années 60 est extrême. Les qualités télévisuelles parfois restreintes (cadrages qui perdurent, montage discutable…) et le doublage français parfois « limite » et changeant d’un épisode à l’autre renforcent la mauvaise impression d’Alix : cette série lui semble dépassée et ce n’est pas seulement son sentiment du jour, elle le pense depuis le début. Exemple. Dans l’épisode 14 de « La petite maison dans la prairie » auquel participe le jeune Ike Eisenmann (voir ici), un père de famille russe immigré doit restituer un terrain acheté avec ses deniers sans savoir qu’il reprenait à son compte les dettes engendrées par l’ancien propriétaire. Pendant que les villageois (ils sont tous bien intentionnés) s’apitoient sur son sort alors qu’eux-mêmes sont déjà inquiétés par la levée des impôts, le très gentil papa russe se présente à l’église pour déclarer à l’assemblée très pieuse (lire lentement de manière hachée avec l’accent russe d’un comédien français qui roule les r) : « Vous devez être heureux vivre ici. Ce pays est un beau pays. Je sais parce que je vois beaucoup d’autres pays c’est différence. Ici vous avez liberté par exemple liberté culte liberté de vous réunir liberté parole et liberté presse. Il n’y a pas ça nulle part ailleurs dans le monde ». Hormis le fait que l’on vivait déjà pas mal ailleurs qu’au Middle west américain et bien avant les premiers colons européens (en France par exemple), s’ensuit une litanie de reproches sur la Russie du Tsar, sur le fait que seul les enfants de riches sont scolarisés etc., le plus désagréable de l’histoire résidant dans une attitude soumise et dégoulinante : le brave homme en foudre de guerre encourage la levée d’impôts au pays des tornades, le Kansas (voir photo ci-contre) « pour école fils » et accepte bien volontiers de perdre sa maison et son terrain. On aura tout vu. Heureusement, il possède « bonne santé, bonne charrette, un peu de dollars en poche » et un terrain dans un autre état qui l’attend, « modeste concession »… Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. La musique ne pouvait être que bucolique. CQFD.

LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE/Little house on the prairie & Littla house : a new beginnig, une série télévisée créée par Michael Landon (de 1974 à 1983) avec Michael Landon, Karen Grassle, Melissa Sue Anderson, Melissa et Jonathan Guilbert, Lindsay et Sidney Greenbush… Musique de David Rose. Une série NBC Universal.

BONANZA, une série télévisée créée par David Dortort (de 1959 à 1973) avec Lorne Green, Michael Landon, Dan Blocker, Pernell Roberts, Victor Sen Yung, Ray Teal… Musique de David Rose.

 

 

Howard SHORE, compositeur

 

UN HOMME PRESQUE PARFAIT/Nobody’s fool, un film de Robert Benton (1994) avec Paul Newman, Jessica Tandy, Bruce Willis, Melanie Griffith, Dylan Walsh, Pruitt Taylor Vince, Joseph Sommer, Philip Bosco… Musique d’ Howard Shore. Un film Paramount.

Paul Newman, impérial, donne une nouvelle foi une grande leçon de cinéma. Âgé de 70 ans au moment du film, il n’a rien perdu de sa prestance ni de sa superbe. Convainquant dans un rôle de grand-père « ronchon », le personnage de Sully qu’il incarne avec conviction va parfaitement bien au caractère trempé de l’acteur : Paul Newman n’a pas toujours été présent là où on l’attendait le plus. De ses blessures de guerre à ses prises de position contre l’homophobie, de sa lutte contre la prolifération des armes nucléaires en passant par la création de centres d’aide et d’hébergement aux enfants défavorisés ou cancéreux, Paul Newman aura marqué toute une génération de fans. Ses meilleures prestations s’échelonnent de la période des années 50 à 80 et le film « Un homme presque parfait », situé au crépuscule d’une carrière sérieuse et remarquable, confirme une nouvelle fois ses talents. Entouré de bons acteurs que l’on se rappelle avoir vu dans les nombreux succès du cinéma américain, Mélanie Griffith n’hésitera pas à aiguiser son intérêt pour « ce vieil emmerdeur » en lui dévoilant sa poitrine magnifique un matin dans son bureau ou en cassant net sa relation avec un mari volage pris en trop bonne compagnie lors d’une partie de cartes (Bruce Willis se remettait à peine de ses scènes chaudes avec Jane March dans « Color of night », voir ici). Alix Aime beaucoup « Un homme presque parfait » et sa musique. Les compositions d’Howard Shore sont conformes elles aussi aux attentes du connaisseur : présentes mais sans excès par un choix intelligent dans les sonorités et dans le style de l’écriture, la partition très légère s’intègre parfaitement à l’ambiance des fêtes de fin d’année ou lorsque la neige tombe (carillon, petites percussions, xylophone et clochettes), une orchestration qui devient sonore et trébuchante lors des scènes plus musclées. Tout « colle » bien aux images – sauf la mélodie, trop absente -. À l’instar de son travail pour de nombreux films fleuves (les épisodes du « Seigneurs des anneaux »), le thème mélodique leitmotiv brille toujours par son absence chez Howard Shore. Réactif à la demande, sachant travailler vite et bien, le musicien reste un compositeur de référence par sa capacité à fédérer tous les genres musicaux.

 

 

Dès 1979 Howard Shore va « s’attaquer » à la musique de film suite à sa rencontre fructueuse avec David Cronenberg. Tous les films du réalisateur auront leur musique signée par le compositeur : « Chromosome 3 – sa première musique de film -, Scanners, Vidéodromme, La mouche… », un nouvel exemple d’une collaboration efficace et durable. Il faut dire qu’Howard Shore était bien préparé à l’exercice de style : études musicales à Boston, saxophoniste talentueux, arrangeur de l’ensemble instrumental élu meilleur groupe canadien des années 1972 à 74, son parcours semble couler aussi paisiblement et naturellement que l’eau de roche des montagnes canadiennes (avant la construction des barrages hydroélectriques, évidemment). Le groupe instrumental dans lequel le compositeur mettra à profit ses capacités et ses connaissances s’appelle « Lighthouse », un ensemble de musiciens issus de plusieurs horizons (musique pop, jazz, classique et rock) très éloignés de la conception sclérosante que l’on peut avoir de la musique populaire en France après la disparition progressive de la musique instrumentale dite « de genre » dès la fin des années 60. Composée d’une vingtaine de vents, d’une dizaine de cordes du quintette – du violon à la contrebassse -, de guitares, de percussions, de claviers et d’un piano quand le contexte le permettait, sans oublier les choristes, la tournée des rockers au coeur tendre effectuée de par le monde leur ouvrira bien des portes. Du Boléro de Ravel au tubes des Beatles en passant pas les standards de Duke Ellington et les compositions originales du leader Skip Prokop, les « babas cool » d’hier sont plutôt devenus des « vieux schnocks » dans le style mais seulement dans le style : sur scène, ils déballent encore avec une virtuosité impressionnante la technicité et musicalité issues de leur expérience unique. Ils épatent toujours plus d’un par la qualité de leur prestation. Howard Shore n’en sera pas resté là : sa partition pour la saga du « Seigneur des anneaux » s’étale sur plusieurs heures de concert et deveint une référence symphonique comme l’a été en son temps Arthur Honegger pour le film-fleuve d’Abel Gance « Napoléon » (5 heures 30 de montage et de musique en 1927). Howard Shore est un grand nom de la musique de film : c’est un homme presque parfait !

 

Comédie

STRIPTEASE, un film d’Andrew Bergman (1996) avec Demi Moore, Burt Reynolds, Armand Assante, Ving Rhames, Robert Patrick, Paul Guilfoyle… Musique d’Howard Shore. Un film Columbia Pictures.

Moore demi-nue : voilà peut-être ce que sont venus chercher les spectateurs avec ce film assez spécial. Partagé entre le suspense, la comédie, l’action, les sentiments, le drame, le thriller, les genres sont mélangés sans grand bonheur. Si le rôle principal est dévolu à l’actrice au physique avantageux, les acteurs ne sont pas très à l’aise : Burt Reynolds, inoubliable dans « Delivrance » se retrouve affublé de costumes d’un goût douteux, d’une perruque couleur caca d’oie sur un visage entièrement « liftingué », sa prestation semble celle d’un ovni. L’excellent Armand Assante pourtant performant dans ses rôles précédents ne parvient pas ici à donner de la profondeur à son personnage ; le scénario manque de rigueur. Le décalage le plus évident se produit au niveau de l’alternance des périodes tristes et sombres d’une Demi Moore appliquée à rester toujours très sérieuse en opposition avec les scènes désinvoltes qui animent les autres personnages : dans un contexte d’amusement et de frivolité (les boîtes de striptease), le réalisateur a tenté de dénoncer un système corrompu qui permet à un homme politique – véritablement obsédé sexuel – d’obtenir par le chantage les faveurs d’une artiste. Magouilles politiques, Maffia, enlèvement d’enfant, divorce raté, menaces de mort, mises en joue et coups de feu, bref, le mélange des genres cinématographiques n’est pas heureux et le spectateur se perd dans un style indéfinissable. Alix sent bien que le film aurait pu devenir très bon ; l’omniprésence de Demi Moore avec sa performance esthétique et provocatrice évidente sur scène (l’actrice a travaillé sa chorégraphie) devient moins percutante dans les autres scènes du film qui repose trop sur ses épaules. Comment traduire à l’écran le tiraillement d’une femme partagée entre le regards des consommateurs excités dans la boîte de striptease et les sentiments forts et sincères qu’elle éprouve pour son enfant, pour ses collègues de travail ou pour le policier qui lui vient en aide ? Le réalisateur ne parvient pas à tout gérer : le personnage de Demi Moore n’est pas assez fouillé d’un point de vue psychologique. Entre érotisme, sentiments exacerbés et comédie, entre gravité et légèreté, parfois, il faut faire un choix car on ne peut pas tout avoir ; le réalisateur était trop gourmand ! Alix trouve ce film Moyen et la musique Bonne (hormis l’adjonction d’une multitude de musiques additionnelles sans intérêt), les mélodies d’Howard Shore et les orchestrations sont excellentes. C’est toujours ça de fait dans la boite.

 

Aventures

HUGO CABRET, un film de Martin Scorsese (2011) avec Asa Butterfield, Ben Kingsley, Chloë Moretz, Sacha Baron Cohen, Helen McCrory, Michael Stuhlbarg, Emily Mortimer, Jude Law… D’après le roman de Brian Selznick. Musique d’Howard Shore. Un film aux 5 Oscars (dont Meilleure musique) de GK films et Metropolitan filmexport.

Dans un monde fantastique où règnent en maîtres le rêve, Méliès et ses automates, qu’il est difficile d’inventer une mélodie ! Howard Shore va composer, orchestrer et diriger (polyvalence de plus en plus rare aujourd’hui) une partition symphonique impressionnante qui va parfaitement accompagner les aventures du jeune Hugo Cabret. Mais pour ce qui est de composer une mélodie facilement mémorisable, on repassera. Malgré une suite agréable de notes conjointes formant une mélodie originale, les trop nombreux changements de tonalité empêchent de l’apprécier pleinement. On s’y perd : est-ce totalement un parti pris du compositeur ? Il faut dire que le film est inondé de valses musette modernisées et enrichies dans leurs arrangements et interprétation (on le doit au groupe français Les primitifs du futur et à leur fondateur Dominic Cravic) ; du coup, les apports musicaux aux antipodes l’un de l’autre se complètent parfaitement. Pour ce qui est du film en lui-même, fondamentalement, on aime ou on n’aime pas. Le travail réalisé est en tout cas extraordinaire : trucages, lumière, scènes en hommage aux grands films de l’époque du burlesque (en atteste l’affiche du film), seul le temps semble long quand on attend la chute de l’histoire. Un montage plus court n’aurait pas dérangé Alix, notre critique de films un peu lassée de l’utilisation facile et répétitive du visage inexpressif du jeune héros : sa tête angélique illuminée par ses grands yeux bleus ont visiblement séduits le réalisateur. Il aurait été plus judicieux de trouver un ado qui joue mieux… Le film en aurait été différent alors restons en là. Alix n’avait pas aimé « Moulin rouge » et préfère nettement « Hugo Cabret » : la messe est dite.

Site officiel d’Howard Shore, cliquez ici / Site officiel du groupe Lighthouse (pour lequel Howard Shore a beaucoup donné), cliquez ici

 

 
Laissez-moi vivre encore un peu : la glace fond, l’Artique va disparaître, les puits de pétrole vont fleurir sur le sol réchauffé par un soleil de plus en plus cuisant. Est-ce cela, ce que vous les hommes, appelez le progrès ?
  Laissez-moi vivre encore un peu : la glace fond, l'Artique va disparaître, les puits de pétrole vont fleurir sur le sol réchauffé par un soleil de plus en plus cuisant. Est-ce cela, ce que vous les hommes, appelez le progrès ?

 

 

 

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