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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

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Musique et chanson / L’Eurovision de la chanson, le concours de la médiocrité

 

Du poulet aux hormones ? Mieux encore : des OGM. Vive le progrès !

Jean Ferrat chantait vraiment bien.

Sa voix riche en harmoniques permettait de mettre en valeur les paroles exceptionnelles de ses chansons : il en était le parolier et compositeur mais les plus grands poètes, on pense immédiatement à Louis Aragon, deviendront ses compagnons de la chanson. Si la montagne est belle à jamais c’est grâce à Jean Ferrat ; sa voix chaude et profonde naviguait dans le médium grave en donnant à ses interprétations une force rare : il croyait en ce qu’il disait, il chantait ce qu’il croyait juste, il ne racontait jamais d’histoires inutiles. Sans vibrato frelaté, sans forcer les cordes vocales, sans fioritures, Jean Ferrat œuvrait naturellement dans la fierté et la dignité de ses origines, une route et un destin qui traceront ceux de millions de français et d’êtres humains avides de véracité. Plus que la vérité qu’il cherchera toute sa vie, la sincérité de ses opinions et ses constatations toutes personnelles sur les animaux que nous sommes engendreront une réflexion de l’auditeur bien au-delà de la raison. L’artisan aura su toucher au fil du temps le cœur des femmes et des hommes par la musique de l’âme, une vérité que nous n’aurons pas à chercher ailleurs puisqu’il nous la délivre sans concessions : les artistes, les bons, doivent être complètement engagés dans leur démarche. Alain Goraguer son fidèle orchestrateur le savait parfaitement en témoigne son formidable travail d’orfèvre sur les arrangements : violons, hautbois, contre-chants (Aimer à perdre la raison), légèreté et gravité conjuguées… C’était le temps où les artistes chantaient en direct, l’époque où les musiciens de l’orchestre étaient recrutés pour leur compétence et non pour leurs belles gueules de poules de luxe. On s’en éloigne chaque jour davantage. Talent rime avec innéité, insolent avec ténacité, excellent avec acuité. Jean Ferrat possédait tout cela sans vouloir en tirer profit, une caractéristique des altruistes lucides qui finissent désabusés. Gérard, Isabelle, sa famille et ses amis, ses soutiens de la même longueur d’ondes, le public reconnaissant, bref, celles et ceux qui l’aimait pleurent sans fin alors continuons à leur manifester toute notre amitié et notre fidélité, deux vertus que tu pratiquais au quotidien loin du showbizness qui n’a même pas daigné te rendre un dernier hommage, bande de salopards !

Jean, il n’y en aura pas d’autres comme toi. Inutile de chercher. En vrai.

 

« Comment peut-on s’imaginer, en voyant un vol d’hirondelles, que l’automne vient d’arriver ? C’est incroyable à quel point une mélodie et des paroles peuvent nous marquer à vie ! Je sais que je n’oublierai jamais ça ». Soïg, 11 ans, une enfant au soleil.

 

 

Définition, au choix : Le concours de la médiocrité européenne OU Le concours européen de la médiocrité OU Les européens médiocres au concours OU Médiocre concours d’européens…

Pour un retour de l’exception française dans l’uniformité de la chanson européenne (ou plutôt mondiale) !

Le constat suivant est amère mais propose un remède de cheval pour espérer gagner un jour le Concours Eurovision de la chanson. Il n’est pas interdit de rêver !

Retour sur les années précédentes et déjà le bilan est affligeant :

- les chansons sont gueulées en anglais (et c’est probablement une chance de ne pas comprendre les paroles débiles sauf les inévitables Baby et I love you). La prestation 2008 du représentant français s’est faite en anglais : dans le genre mauvais goût et rejet de ses racines impossible de faire mieux. En 2010 la jeune représentante de l’Allemagne enfonce le clou et crie à son tour dans un anglais basique. En fait d’Europe, c’est la langue anglo-saxonne qui triomphe

- les mélodies sont insipides (quand on en pense en avoir identifié une)

- les interprètes ne chantent pas bien (plus ça dégueule, plus ça risque de plaire aux spécialistes de la musique bruyante style boîte de nuit, normal, il faut bien vendre les mp3 à la grande masse des sourds dingues)

- les accompagnements sont tous enregistrés (il n’y a plus d’orchestre en direct et les instrumentistes intermittents pointent depuis longtemps au chômage)

- le visuel est trop important (des danseurs, des magiciens, des nuls avec en 2006 des déguisés on a vraiment atteint un sommet dans le genre) ;c’est en tout cas généralement une lolita / midinette / grand décolleté / jupe ras la moule qui plaît le plus au public surexcité (surtout les jeunes, ou du moins leurs plus mauvais représentants car ignares en matière musicale)

Pour résumer, il suffit à l’évidence de pas grand-chose pour gagner le Grand concours européen de la médiocrité. Les fonctionnaires inconnus qui se réfugient derrière la sulfureuse Commission de Bruxelles serait derrière tout ce merdier que cela ne serait pas étonnant (commentaire provocateur des Mélodies Modernes). Bravo et merci l’Europe !

Et voici les remèdes pour créer la surprise et relever le niveau général :

- présenter une chanson uniquement en français. Pourquoi ? Parce qu’à l’étranger, on doit imposer la langue française mise à mal par une langue anglaise hégémonique y compris chez nous bien plus que l’on se l’imagine. En employant les bons mots sur la bonne musique, on est sûr de faire mouche et de toucher le cœur des auditeurs ou du moins de flatter les oreilles de celles et ceux qui en ont encore une. De plus, une partie de l’Europe résiste, parle et aime la langue française, des paroles censées sur un sujet d’actualité (Il faut sauver la Terre, par exemple, voir ici) pourrait alors trouver son public

- composer une superbe mélodie. Pourquoi ? Parce qu’en la matière, simplicité rime avec efficacité. C’était le temps des « Elle était si jolie », « Je suis une poupée de cire », « L’oiseau et l’enfant »… Ce serait donc le moment de rappeler à l’Europe qu’une bonne chanson c’est d’abord une bonne mélodie (et pourquoi pas une Mélodie Moderne ?!) en y associant des paroles qui sonnent juste, pour faire sensation.

- trouver l’interprète qui sait chanter la chanson qui lui est destinée. Pourquoi ? Aujourd’hui bon nombre de jeunes talents présumés chantent par le nez, niaisement, comme s’ils étaient tous sortis du même moule version Star Ac’ ou Sevran’s Baby Club. L’interprète doit être associé à la chanson qui doit lui coller à la peau, comme Garou avec Belle par exemple, ce qui était loin d’être le cas en 2006 avec la chanson ratée de Corneille qui ne convenait absolument pas à une interprète visiblement handicapée par le trac. Choisissons une belle voix qui sera mise en valeur par la musique, une personne qui chante simplement, finement, qui chante vrai. Ne pas négliger l’orchestration : choisir des instruments acoustiques sans insister sur les basses et la rythmique pour ne pas se rapprocher de la musique conçue pour les boîtes de nuit : il faut fuir ce genre détestable pour sortir du lot dans ce type de concours

- ne pas miser sur le tout visuel. Pourquoi ? Là aussi pour se démarquer de tous les autres candidats. En jouant la carte de la personnalité, de l’interprète motivé et inspiré qui chante avec force et conviction sans artifices ou cache-misère, on va droit au but. De manière générale, croire aux paroles que l’on chante est le meilleur moyen d’intéresser l’auditeur. En se présentant pour ce que l’on est, à savoir un chanteur ou une chanteuse et rien d’autre, on permet au public de se concentrer sur l’essentiel. Comme le concours est télévisé, bien entendu, l’interprète devra être télégénique ou du moins photogénique. Mais cela aussi, ça se travaille et ça se prépare en veillant à conserver toujours le naturel de la personne (ne pas en faire un clone de plus). Ce sont la décontraction, la conviction, le sourire non forcé et la justesse de l’ensemble des composantes que je viens brièvement de décrire ici qui constituent les clés du succès !

En respectant cette marche à suivre, la France ne gagnerait peut-être pas le concours mais se rapprocherait certainement des premières places et encore ! Un autre problème, et là on n’y peut rien, c’est qu’à vouloir trop bien faire on finirait par déclencher de telles jalousies qu’on ne pourrait même plus espérer gagner ! C’est un fait certain, la compétition est régie par le show-bussiness et une nouvelle fois quitte à le répéter, tout est truqué comme dans toute activité humaine où de colossales sommes d’argent sont en jeu. Mais l’honneur de la variété française serait tout de même préservé en présentant une candidature musicalement sérieuse…

Avec le concours 2008 on a atteint le sommet de la connerie artistique : la chanson française était chantée… en anglais ! De quoi rendre fous d’incompréhension nos cousins québécois et tous nos amis francophones de part le monde qui défendent si bien et si généreusement la langue de Molière ! Pardon à tous pour notre propre ignorance de français qui ne savent pas toujours ce qui doit être fait pour évoluer dans le bon sens ; chaque année on s’en éloigne toujours plus… Pauvres de nous ! Il faudrait quitter ce concours que la France ne gagnera plus jamais puisque l’on fait tout pour ça. Inventons plutôt une compétition recentrée sur ses fondamentaux à l’instar de la démarche de Madame De Fontenay qui ne contrôlait plus ses petites protégées… Organisons un concours mondial de la chanson francophone avec obligation de l’usage du français !

 

2008, 2009… Le courant est coupé !

Patricia KAAS a représenté la France au concours 2009 de l’Euvosion de la chanson de variété qui se déroulait à Moscou. La chanteuse française aura fait néanmoins une bonne prestation en gagnant la huitième place, ce qui nous aura un peu changé des fins de classement de ces dernières années.

Patricia Kaas, depuis le début de sa carrière, ne chante que des chansons insipides très mal arrangées. À part son premier tube et quelques rares autres belles chansons sur fond de blues ou pour Francis Lai compositeur de la musique du film Les misérables (en 1995), les mélodies agréables, originales et mémorisables de ses débuts ont laissé rapidement la place à des suites de notes sans intérêt, des textes fades et sa voix superbe est étouffée par des orchestrations de notes tenues jouées par des synthétiseurs de supermarchés à bas prix. La voix humaine est un instrument de musique à part entière et depuis plus d’une décennie, l’entourage professionnel de Patricia Kaas semble incapable de mettre en valeur sa voix naturellement très agréable qui module bien (enchaînement des notes) dans une tessiture très étendue (du grave à l’aigu) avec une bonne maîtrise dans l’attaque des notes (netteté et articulation, un don en grande partie inné) dans une palette de nuances multiples et colorées (de très doux à très fort), avec un timbre caractéristique (sa voix est reconnaissable entre mille), une chaleur réelle (l’amplitude contrôlée de son vibrato et son investissement personnel dans l’interprétation) et une présence constante dans la qualité du son produit (une technique obtenue en travaillant le port de voix grâce au tonus de ses cordes vocales). Bref, tout ce qui fait la force et la valeur de son talent d’interprète est annihilé par un mauvais entourage et pour cause : il faudra bien admettre un jour que Goldman, Cabrel ou Obispo ne sont pas réputés pour l’excellence de leur production n’en déplaise à leurs nombreux fans. Patricia Kaas devrait oser aller voir ailleurs pour chanter mieux quitte peut-être à vendre moins de disques pour gagner moins… Dans le domaine artistique, on doit souvent faire un choix entre quantité et qualité. Celui de Patricia Kaas apparaît sans ambiguïté, malheureusement pour nous.

2010, 2011… Et après ?

Allez, on continue dans l’expérimentation ! Après Jessy Matador en 2010 avec sa chanson idéale pour des supporters de football, la France espérait gagner le concours 2011 avec un chanteur classique de variété (si, si, ça existe encore) chantant dans la belle langue corse. Après Dan ar braz représentant les pays celtiques en 1996 et sa tentative avortée car sous-estimée, un comité de sélection agissant dans l’ombre dirigé par Pierre Sled (un musicien très compétent au talent artistique mondialement reconnu comme chacun le sait) se sera retourné vers Roberto Alagna, non pardon, vers un plus jeune coq gaulois, Amaury Vassilli qui possède une voix d’or (c’est Pierre Sled qui le disait, ça devait donc être vrai). Même si personne n’arrivera jamais à la cheville de Luis Mariano, ce jeune débutant avait-il toutes ses chances ? Dans un autre concours c’est à dire dans un concours sérieux peut-être mais dans celui-ci, le petit se sera fait bouffer tout cru par les lions un peu comme Roselyne dans le film de Beinex. Donner en pâture un naïf poussé par un comité de sélection incompétent a donné un spectacle de toute beauté, cruel et sanguinaire comme les fois précédentes. La France n’a rien à faire dans un concours truqué d’un niveau lamentable. La grande majorité des prestations reposent sur l’aspect visuel, des gueulantes au micro, beaucoup de niaiserie et d’horreurs musicales, une abomination pour oreilles normalement constituées. En présentant un chanteur peu populaire malgré ses envolées lyriques, a t-on cherché à donner aux européens une leçon de qualité et d’originalité ? Malgré l’intérêt d’une chanson déclinée par un vrai artiste dans la très respectable langue corse, cette prestation aura tout de même gagné… le mérite d’avoir existé, un point c’est tout. Le français d’aujourd’hui s’est une nouvelle fois contenté de bien peu de chose comme les Mélodies Modernes vous l’avait annoncé : la désinformation dont nous sommes quotidiennement imbibés informait-elle pas que la chanson de Vassilli était favorite au concours ?! Quand va t-on arrêter de tous nous prendre pour des c…?!

 

Les Mélodies Modernes annoncent depuis leur existence sur Internet l’échec programmé des représentant(e)s français(es) au concours Eurovision de la chanson… Les incompétents responsables du nauffrage perpétuel nous préparent-ils le pire pour l’année prochaine ou va t-on enfin admettre que l’on a plus rien à y faire ? À moins d’y présenter une Mélodie Moderne…

 

 

À l’attaque !

 

Les citations du jour. « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Jean de La Fontaine, écrit deuxième partie du XVIIe siècle (Le lion et le rat). Voilà une bonne pensée extraite d’une Fable de notre affable humaniste national épris de liberté et doté d’une perception pessimiste de la réalité des choses… Lorsque vous achèterez votre premier instrument de musique, une guitare classique pourquoi pas ? et que le temps sera venu de vous lancer dans l’aventure extraordinaire de la musique dans ses grandes longueurs d’ondes, il vous faudra une qualité essentielle : la persévérance. « On n’a pas bâti Rome en un jour ». Miguel de Cervantès (Don Quichotte). Première gamme, premiers accords, tout viendra de plus en plus facilement. Et les indications du chapitre « B.a-ba de la composition » de ce site pourront vous apporter une aide intéressante sur la compréhension de l’art musical dans sa partie créatrice si fabuleuse : la composition.

 

J’ai une touche !

 

« Qui va piano va sano, qui va sano va lontano ». Version française du proverbe italien : Qui va doucement va loin, qui va loin va sûrement. Il faut dire qu’il contient un des plus beaux termes musicaux qui désigne l’instrument de base des musiciens, le piano. Pour comprendre la musique, vous devrez mémoriser à vie la disposition des notes symbolisée par les touches blanches et noires du clavier (la disposition des touches nous apprend l’emplacement des tons et des demi-tons, les altérations, les intervalles, les accords, l’harmonisation, la tessiture etc.). Signe d’interprétation fondamental ‘jouer piano’, le mot en lui-même connaît plusieurs extensions. Piannissimo, jouer encore plus doux, Piannississimo, parfois employé quand on veut entendre le vol du papillon, Forte-piano le signe d’accentuation… Ne restez pas sur la touche, découvrez la page B.a-b-a de la composition pour en apprendre davantage sur la construction d’une mélodie et de son accompagnement. Voyez les autres pages du site et écoutez une Mélodie Moderne… tout en pianotant tranquillement sur votre clavier d’ordinateur ! Bonne continuation sur le site.

 

À votre portée M’sieurs dames !

 

« Le plaisir est le bonheur des fous. Le bonheur est le plaisir des anges » Barbey d’Aurevilly. Un mot d’ordre semble depuis quelques années diriger la société française : plaisir. Il faut se faire plaisir ! Lorsqu’un sportif échoue sur la marche du podium, son excuse relève de l’enfantillage « J’ai perdu mais ce qui compte, c’est que je me suis fait plaisir » dit-il en substance. Quant aux jeunes pas trop vieux pour ne plus être gamins, vivre chaque instant en se faisant plaisir devient un besoin, une drogue, une revendication, un droit. Dans la musique vous passerez par des moments de galère, de découragement total, vous connaîtrez un sentiment d’injustice devant l’échec qui s’annonce mais au bout du compte, après bien des efforts, miracle de la musique, vous entrerez dans le cercle de ceux qui savent faire plaisir. Vous jouerez pour des oreilles entraînées, vous composerez pour quelques privilégié(e)s, vous deviendrez unique. Bref, un musicien. Car la raison d’être de la musique est avant tout de transmettre une émotion, un sentiment, un message, un état d’être. « Le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui ». Jean de La Bruyère. Voilà encore quelqu’un qui avait déjà tout compris à l’époque : faire plaisir avant de se faire plaisir… Alors faites-moi donc le plaisir de découvrir les pages de ce site, une mélodie pour guitare vous y attend : L’Aria à Rio!

 

Au goût du jour…

 

La citation du jour. « Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique ». Platon, philosophe grec, à propos de la République (de – 428 à – 348 avant Jesus Christ). Heureusement, tout a bien changé depuis…

La leçon du jour. Il ne faut pas confondre un son avec un bruit. Si les deux sources sonores produisent des vibrations qui parviennent à nos oreilles, n’oublions pas que nous possédons un cerveau pour les différencier. Encore faut-il avoir reçu la formation nécessaire ! Savoir apprécier un son, cela s’apprend et l’éducation musicale d’un individu devrait être bien mieux pris en considération du moins en France. Rendez-vous compte de la prédominance de la vue sur tous les autres sens, l’oreille est très largement sous-employée. « L’oreille est le sens préféré de l’attention. Elle garde, en quelque sorte, la frontière du côté où la vue ne voit pas ». Paul Valéry. Sans parler des bienfaits des beaux sons sur l’ensemble du physique, la musicothérapie en est une preuve. Et les Mélodies Modernes, elles vous font quel effet ?

Pour écouter une Mélodie Moderne, cliquez ici

 

C’est un bon vibrant !

 

« Sans la musique, la vie serait une erreur ». Friedrich Nietzsche. De plus, on pourrait rajouter que de ne pas écouter les Mélodies Modernes vous ferait persister dans l’erreur…

« De tout temps la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte ». Claude Debussy, grand compositeur français (1862, 1918) à l’écriture rythmique et harmonique révolutionnaire. Créateur d’un langage musical novateur, mélodiste éclairé à la technique et au style si particuliers, Debussy est à la base d’une nouvelle sensualité auditive qui s’inspirera des leçons de la nature : « Écoutons les leçons du vent qui passe et qui raconte l’histoire du monde ». Il avait raison.

Le saviez-vous ? L’archet utilisé pour produire les sons du violon et pour permettre d’en jouer était considéré comme un accessoire, un simple morceau de bois sans grande importance. C’est au milieu du XXe siècle seulement qu’on l’a traité d’égal à égal avec le violon. Pourtant des tentatives de mise en valeur et d’amélioration notable de cette étrange baguette furent menées et réussies avec succès par François-Xavier Tourte dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Rendez-vous page « L’archet et l’École franco-belge du violon » pour en savoir plus !

 

Si j’aurais su, j’aurais…

 

« Une belle âme ne va guère avec un goût faux ». Diderot. Ayez bon goût et bonne oreille, prêtez-moi attention honorez mes musiques, écoutez et lisez : restez donc avec nous !

Le saviez-vous ? L’origine du mot « zut ! », interjection qui exprime le dépit, l’indifférence ou le mépris remonte à 1816. Une gamine au Conservatoire de Paris avait pris l’habitude d’appeler la première note de la gamme ”do”. En ce temps-là, cette note s’appelait communément « ut » et le professeur voulait que sa jeune élève utilise le bon mot. « Mademoiselle, je vous prie et même je vous ordonne de ne plus dire do : dites ut ! » En insistant bien sur la liaison du s avec le u telle qu’elle l’entendait avec son enseignant énervé, la fillette répéta, exaspérée « Vous voulez que je vous dise ut ? Eh bien, zut ! ». Surprenant, non ? Référence : Anecdotes musicales d’Ernest Van de Velde.

« Si j’aurais su, j’aurais pas v’nu ! ». Phrase célèbre de Petit Gibus dans le film d’Yves Robert « La guerre des boutons ». Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore, la règle de français dit que les si n’aiment pas les rai ; il faut donc dire « Si j’avais su, je ne serais pas venu ! », ceci dit sans vouloir vous donner de leçon, c’est juste une phrase culte que l’on prononce souvent en hommage à Yves Robert, le regretté réalisateur du film. Car Alix a vu les deux nouvelles versions du film sorties en 2011 : si elle avait su…

 

Avis à la population !

 

« Dire que l’homme est un composé de force et de faiblesse, de lumière et d’aveuglement, de petitesse et de grandeur, ce n’est pas lui faire son procès, c’est le définir ». Diderot. Une formulation qui conviendrait à la mélodie : forte et fragile, lumineuse et discrète, simple et complexe, un tourbillon de sons qui nous rappelle notre raison d’être : vivre en musique !

Le conseil du jour. Lorsque vous demandez à quelqu’un ce qu’il pense de telle ou telle musique, accordez-lui une oreille plutôt distraite. D’après Ernest Van de Velde, Alfred de Musset pensait que « La musique est le plus méprisable de tous les arts », Théophile Gautier disait « Je préfère le silence à la meilleure musique », Leconte de l’Isle prétendait qu’ « Avant l’oreille, l’oeil devait être charmé », Balzac exécrait la musique, les Goncourt reconnaissaient leur « surdité musicale », Victor Hugo n’en parlons pas ses propos sont trop durs à supporter, quant à Stendhal honte à lui : « Quand Beethoven et Mozart ont accumulé les notes et les idées, quand ils ont cherché la quantité et la bizarrerie des modulations, leurs symphonies savantes n’ont produit aucun effet ».Beethoven avait alors 44 ans, il avait déjà composé la Symphonie Pastorale, les Symphonies en Ut mineur et en La qui ont changé la face du monde musical. L’écrivain en question méprisait aussi notre compatriote Jean-Philippe Rameau, un des plus grands génies musicaux avec Jean-Sébastien Bach à avoir poser les règles de l’harmonie moderne. Vraiment, si vous chantez, si composez une mélodie ou si vous jouez une belle suite d’accords, écoutez, jugez et appréciez d’abord avec vos propres oreilles avant de le faire au travers celles des autres, qu’elles soient collées à une tête célèbre ou ordinaire !

 

« J’aime écouter les Mélodies Modernes. À chaque fois que je veux me détendre, elles m’apportent beaucoup de calme et de sérénité, elles me donnent du courage et de la force ! ». Mes parents disent qu’elles possèdent des vertus thérapeutiques et je suis entièrement d’accord avec eux. Lukaz, 9 ans.

 

Restez à l’écoute !

 

Le fait du jour. Les plantes et les fleurs sont très sensibles à la musique. La sensitive, par exemple, mérite bien son nom : elle ouvre ses feuilles dès qu’elle entend un air qui lui plaît sinon elle manifeste son mécontentement en se refermant ! De même dans une pièce quelconque, n’avez-vous pas remarqué une fleur qui pousse dans la direction contraire du point où se produit fréquemment un son fort et puissant ? Les fleurs ressentent les effets de la musique de manière évidente en ouvrant leurs pétales aux Mélodies Modernes alors que d’autres musiques les laissent absolument rigides. Malgré une communication très limitée et leur statut peu enviable, elles sont finalement comme les humains sans toutefois disposer de la capacité à défendre leur honneur et leur dignité face par exemple à une attaque verbale raciste et inacceptable… Une chose est certaine : les belles plantes et les fleurs ont de la feuille !

 

Qu’est ce qui dit ?

 

Les sons formateurs. Tout le monde a gardé en mémoire depuis l’enfance une mélodie quelconque, la plus élémentaire étant celle de la table de multiplication (Jacques Bodoin en a fait un excellent sketch) : deux fois un, deux ; deux fois deux, quatre ; deux fois trois, six etc. ce qui donne la mélodie do do ré, do ; do do ré, do etc. jusqu’au do do ré do ré sol do final. Les chants, les chansons (à marcher, à défiler, à boire…), les génériques radio et TV, les musiques des pubs et des films, les sonneries de portable, les chants grégoriens des supporteurs de football… Tous ces thèmes sont enregistrés en permanence par notre cerveau. Quand on retient une mélodie, on retient aussi son rythme, les paroles, le timbre des instruments utilisés pour jouer l’air ou pour l’accompagner. Plus ces éléments seront bons et plus grandes seront vos références, donc, votre connaissance, donc, votre compétence. Si les gamins n’écoutent que des sons électroniques de musiques aux qualités médiocres, comment voulez-vous qu’ils puissent un jour apprécier un vrai son acoustique ? Leur échelle de valeur sera complètement inversée ! Franchement, quand les ordinateurs et les synthétiseurs auront totalement remplacés les instrumentistes, les robots auront alors gagné la partie : dominer l’homme en commençant par ses oreilles et sa tête. Raison de plus pour vous dépêcher d’écouter les Mélodies Modernes car celles-là, c’est que du naturel 100% biologique !

 

Soyez musicien !

 

Lorsque vous chantez ou jouez d’un instrument de musique, n’hésitez pas à interpréter selon votre idée, engagez-vous, sortez-vous les tripes, sentez et faites ressentir les sons que vous produisez, soyez techniquement sincère et honnête, croyez en votre discours musical car pour convaincre, séduire ou plus simplement rester crédible, il ne faut pas devenir une pâle copie d’un quelconque modèle. Ivry Gitlis aime à répéter que l’on doit jouer chaque fois comme si c’était une question de vie ou de mort, comme si le sort du monde se décidait à chaque prestation. Il faut étudier les autres et les copier pour apprendre, bien sûr, mais la finalité demeure la mise en valeur de son propre style. Sinon l’ennui vous gagnera et votre auditoire s’endormira. « L’ennui naquit un jour de l’uniformité ». Les Fables d’Antoine de La Motte-Houdar. C’est clair, soyez différent !

C’était hier. Au XVIe siècle, des artisans ingénieux ne cessent de perfectionner la facture instrumentale et de l’enrichir de ressources techniques précieuses. On invente des procédés inédits pour pincer, gratter ou frapper une corde. À l’orgue, les sons graves se jouent avec les pieds, la main gauche se libère, la main droite monte à des sommets encore inexploités. Les instruments vont se partager les tessitures : en reculant les frontières jusqu’ici étroites et limitées vers le haut et le bas, l’aigu et le grave, la musique prend ses futures marques. Les doigts se délient et le cerveau des compositeurs bouillonne… D’après Émile Vuillermoz.

 

Le retour de bâton

 

Dans toutes les musiques du monde, anciennes ou disparues, nouvelles ou éternelles, existait, demeure et perdurera un fait certain, commun à toutes les gammes même les plus élémentaires : la présence de trois intervalles, la quarte, la quinte et l’octave, à la base de l’alphabet du son. La raison en est évidente : les lois les plus simples de l’acoustique !

Vivre sans émotions ni sentiments, peut-on donner le meilleur de soi-même, connaît-on son bonheur ? La véritable révolution fût la découverte par un génial inventeur (inconnu) d’une petite tige de bois en sapin longue de 5 centimètres et d’un diamètre de 6 millimètres, judicieusement déposée entre le fond et la table du violon. Elle donnera aux ancêtres des instruments modernes ce qui leur manquaient le plus : la sonorité. Elle s’appelle Âme. À ce sujet découvrez dans ce site le film Super 8 de fiction/documentaire d’une vingtaine de minutes « Les Magiciens » page L’archet et l’école franco-belge du violon.

 

 

Ce son-là

 

Une décision dont ferait bien de s’inspirer l’humanité : mettons-nous au diapason et oeuvrons chacun pour le bien de tous ! Son de référence servant à l’accord de nos instruments, cette fréquence-étalon n’a cesser au cours des siècles, d’un pays à l’autre, de changer dans des proportions effrayantes. Arrêtés ministériels français (1859), conférences internationales (Vienne 1885, Londres 1953), elle semble s’être stabilisée à 440 Hertz (440 vibrations à la seconde). Pourtant, les instruments à vent sont fabriqués pour jouer plus haut, les instrumentistes à cordes ont tendance à monter et les théoriciens-mathématiciens y rajoutent leur grain de sel. Il faudra pourtant un jour accorder nos violons, vibrer en toute sympathie, résonner en harmonie, est-ce à notre portée, peut-on s’accorder, enfin ? Les Mélodies Modernes donnent le la.

La citation du jour. « La musique, pour mériter ce nom, doit toujours nous charmer. Elle est l’expression harmonieuse de la vie ». Mozart.

Résultat des Victoires de la musique 2010 : Meilleur album pour Olivia Ruiz, Meilleur artiste pour Benjamin Biolay… Quelques autres chanteurs dont le nom n’a également aucune importance ne sont pas en reste ni même l’indéracinable Johnny. Les Victoires de la musique viennent d’achever la Défaite du bon sens et deviennent une opération commerciale gigantesque, une sordide histoire de gros sous. Les Victoires de la musique classique ne valent pas mieux, tout n’est que truquage et magouilles. Le coût supplante le goût, la mélodie a pris ses jambes à son cou, l’harmonie sonne aux abonnés absents, les musiciens sont des faire-valoir, les baragouinages remplacent la parole. Pauvre, pauvre chanson française !

 

 

Historique

 

Le fait du jour. Le mot « Conservatoire » vient de l’italien « Conservatorio » et veut dire : asile, orphelinat. Depuis le 18 brumaire 1793, ce mot signifie en France : « École de musique ». Affolant, non ?

Lully, pour fêter une convalescence de Louis XIV, composa une cantate intitulée « Dieu sauve le Roi ». Entendue et notée par Haendel en séjour en France, il trouva l’air très original et l’offrit comme étant de lui au roi Georges Ie à son retour en Angleterre. La transcription a conservé fidèlement le rythme et l’idée du compositeur de la Cour du Roi Soleil. D’ailleurs, au musée de Versailles, une horloge du XVIIIe siècle sonne un air de carillon, on dirait le « God save the King »… Ernest Van de Velde.

 

Les préférences du soleil

 

Les musiques de films de vos prochaines vacances au soleil. Lever dynamique sur la musique de Jerome Moross « Les Grands Espaces » : du tonus pour toute la journée. Ensuite, petit déjeuner (un bon café ou chocolat accompagné de croissants chauds et de pain frais craquant) sur une musique d’Elmer Bernstein « 100 dollars pour un Shérif » ; puis l’heure du départ (plage, balade, farniente…) sur les musiques de François de Roubaix. Sieste l’après-midi en écoutant la musique de Georges Delerue « Man Trouble », histoire de réaliser à quelle point la vie est belle. Avant l’incontournable partie de pétanque, concentration car la tension monte, l’heure est grave, l’avenir du monde est en jeu : écoute de la musique de Miklos Rozsa « Les Contrebandiers de Moonfleet ». En soirée, après avoir gagné un repos bien mérité, visionnage du DVD des musiques de films d’Ennio Morricone. I l vous restera à vous endormir en douceur sur le CD des Mélodies Modernes qui ne sont pas des musiques de films mais elles vous séduiront par leurs qualités, extraits ici. Vous pouvez aussi inter-changer les musiques, les écouter à d’autres occasions, ça marche pareillement ! Références de ces enregistrements dans le site. Bonnes vacances à tous !

P.S. Pour ceux qui ne feront pas de coupure cet été, sachez qu’une mélodie de bonne composition vous transportera toujours très loin !Toutes les références de ces musiques sont dans ce site, cliquez ici pour démarrer page I

Bon à savoir. Lorsque vous achetez un disque de musique de film sous l’appellation « Original soundtrack » ou « Bande Originale du film », vous obtiendrez un des enregistrements effectués en studio, le meilleur pour l’auditeur mais rarement celui de « la prise exacte » utilisée au montage parce qu’elle colle parfaitement avec les images ! Ne cherchez donc pas systématiquement à réentendre telle quelle dans un C.D. la musique entendue dans le film… Dans le film Butch Cassidy et le kid de G. Roy Hill avec P. Newman et R. Redford par exemple, la musique entendue pendant le film est d’un tempo légèrement plus rapide que dans l’enregistrement disponible sur le disque (33 tours microssillons ou C.D.). Dommage, dommage…

 

 

« La musique c’est toute ma vie. La mer et les vagues, le sable et le vent, les mouettes et le temps, beau ou pluvieux, jouent une symphonie perpétuelle. J’ai beaucoup de chance d’entendre et de pouvoir toucher ça ». Devrig, 33 ans.

 

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La grosse tête ?

 

La musique, l’argent et la cupidité. Dans les années 60, il fallait vendre de la musique de variété aux moins de vingt ans, mais quelle musique ? Les Sinatra et autres Montand n’intéressaient pas la nouvelle tranche d’âge visée par les hommes d’affaires et pour créer un marché il faut d’abord créer une demande… Alors un gamin se mit à enregistrer puis à passer à la télé, attira l’attention de ses petits camarades en culottes courtes et le porte-monnaie de leurs parents ! Suivirent d’autres petiots, les Jackson Five, les Boys Band, des moins jeunes mais tout aussi enfantins et naïfs… Les minettes de la Star Ac’ et leurs clones de chez Sevran. Loin de mépriser ce commerce, force est de constater qu’aujourd’hui on devient connu avant d’avoir du métier, on est riche à millions avant 25 ans même si les rebuts se retrouvent au quatrième sous-sol, cassés pour la vie. Pour éviter cette dérive malfaisante et perverse née avec les sixties, il faudrait arrêter de faire croire à bon entendeur qu’en poussant la chansonnette on est un artiste et que le pot de fleurs fait le peintre. La danse, la musique, la peinture et les autres disciplines artistiques sont de véritables chemins de croix qui exigent rigueur, efforts et patience. À l’arrivée, une infime poignée d’élus parmi les plus talentueux forceraient notre admiration ! Vive les pratiques amateurs ouvertes à tous mais respectons le professionnalisme si ce mot a encore un sens aujourd’hui. Bref, Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs les Artistes en herbe et professionnels autoproclamés, par pitié, faites preuve d’un peu d’humilité et de clairvoyance ! (lundi 19 juin 2006)

 

Esprit, es-tu là ?

Dans de brillantes chroniques, le poète français Léon-Paul Fargue a évoqué la vie parisienne en restant fidèle à sa ville natale pour laquelle il avait une tendre ferveur. La société des artistes et des artisans, du début des années 1900 à l’après guerre de 1945, fut contée avec lyrisme et mélancolie. Et avec beaucoup de passion car il aimait les gens. Alors voici une devinette. Pour qui a t-il écrit : « Quand il s’agit d’évoquer pour nous le triomphe de l’amour, la dureté du destin, l’angoisse haletante des trains, la joie de la lumière ou la fatalité du coeur, elle se hausse jusqu’à des notes ultimes et vibrantes, touches claires et pures, échappées, comme ces coups de pinceaux divins qui apparaissent dans les sombres histoires de Goya, de Delacroix ou de Forain » ? Indice : son nom de naissance est Giovanna Gassion. Deuxième indice : quel est la sainte du jour ? Vous n’avez pas trouvé, non, rien de rien, non, je ne regrette rien, Padam, Padam, La vie en rose, Montand, Moustaki, Cerdan… Pour ceux qui ont une partition de retard, réponse : Édith Piaf bien entendu.

 

Mort aux vaches !

 

« Que reste t-il, de nos amours… ? ». Quand les foyers n’étaient pas encore équipés de tourne-disque, encore moins de chaîne Hi-Fi ou de baladeur mp3, quand on ne passait pas des heures, quotidiennement, devant un écran, on entendait chanter la rue. Avec les musiciens (le joueur d’orgue de Barbarie, le violoniste, l’accordéoniste…), les chanteurs (voix criardes, roucoulantes ou racoleuses), les artistes en tous genres (acrobates, mimes…), les gens vivaient dehors. Les enfants jouaient sans soucis, les chiens divaguaient sans crainte d’être embarqués par la fourrière pour une crotte mal maîtrisée, les chats ne se faisaient pas décimer par les 4X4 en folie, les vélomoteurs ne dégueulaient pas leurs décibels… Rien de plus banal alors que de rencontrer un groupe de jeunes qui chantait à tue-tête, heureux le temps d’une chanson car l’époque était rude, la vie difficile, les gens étaient pauvres et il fallait se donner du courage en exprimant ses sentiments en société. Que reste t-il aujourd’hui du canotier de Maurice Chevalier, du feutre de Trenet, des maillots colorés des Frères Jacques ? Où sont passés les Lemarque, Ferré, Mouloudji, Brassens, Sauvage, Gréco, Bécaud… Montand et Piaf ? Y a t-il encore des baladins, des clowns, des poètes, des saltimbanques et des chansonniers ? Comment ne pas devenir nostalgique ou envieux lorsqu’on est trop jeune pour avoir vécu cela ? L’esprit de la Fête de la musique, c’est essayer de recréer cette ambiance, une manière de retrouver ses repères pas que de pépère je l’espère !

 

Le bonheur est dans le chant

 

Apprendre et à prendre. À la question « Quels conseils principaux donneriez-vous à de jeunes chanteurs débutants ? », voici quelle fut sa réponse : « Il faut voir et entendre un débutant pour pouvoir lui donner un conseil car, alors, l’expérience acquise nous permet de nous rendre immédiatement compte de ce qui ne va pas dans son tour de chant. Mais d’une façon générale, je crois que pour réussir dans notre métier, il faut ne jamais faire de concessions, savoir rester libre de soi-même, être toujours sincère, aller voir ce que font les autres et surtout travailler, travailler sans cesse ». Édith Piaf.

La devise des chanteuses et chanteurs de variété : « Je crie, donc je suis ». Et nous on déchante. La douceur dans un monde de bruit, la rondeur des formes musicales, le velouté des sons inspirés, vous les entendrez ici, avec les Mélodies Modernes…

« L ‘amour est enfant de Bohème » de Bizet est construit sur le rythme de la habanera, une danse espagnole chantée d’origine afro-cubaine introduite à la Havane (d’où son nom) par les esclaves noirs africains. Vous connaissez Carmen ? Alors vous savez identifier le rythme si particulier d’une habanera (dans une mesure à C, enchaînez deux croches, un triolet de croches, deux croches et une noire) !

 

Ils l’ont dit

 

« Il y a trois sortes de chanteurs : ceux qui ont de la voix et ne savent pas chanter, ceux qui savent chanter mais qui n’ont pas de voix, et enfin ceux qui n’ont pas de voix et ne savent pas chanter ». Rossini.

« L’harmonie la plus douce est le son de la voix de celle que l’on aime ». Jean de La Bruyère (Les Caractères). Lui aussi à suivi sa voie pour avoir tout compris !

« L’audition de la musique, naguère le plus délicieux des délassements, tend à devenir la plus laborieuse des occupations ». Camille Saint Saëns.

Une seconde chance, c’est une nouvelle vie, souvent la plus belle. « Il m’arrive souvent d’abandonner une chanson après l’avoir chantée quelquefois, certes, et il m’arrive aussi parfois de reprendre, quelques années plus tard, une chanson que j’avais abandonnée et de m’apercevoir alors que c’est un succès. Ainsi, La Mer, écrite en 1939, chantée en 1941, abandonnée en 1942, reprise en 1947.” Charles Trenet.

« L’important c’est d’être heureux, dire ce que l’on croit vrai, chanter ce que l’on aime et qu’importe les moyens ; je twisterais les mots s’il fallait les twister ». Jean Ferrat, l’un des plus grands artistes français bien trop boudé par les médias.

 

 

It’s just for fun (Mélodie Moderne 6)

 

Le violon et le violoncelle s’échangent les notes de la mélodie sur un accompagnement de cordes : simple, douce, énergique, cette Mélodie Moderne possède déjà un certain charme… En la transformant en chanson, cette mélodie aurait peut être pu permettre à l’interprète qui s’est présenté au concours 2006 de l’Eurovision de ne pas obtenir une pitoyable avant-dernière place au classement général. Parce que les enfants, cette année-là, ça s’est encore très mal présenté. La chanteuse française sélectionnée était brillante, nul doute, mais pour ce qui est de la musique, franchement… Le jour où ”les décideurs musicaux” comprendront que le peuple réclame davantage de considération auditive, alors là, les poules auront des dents. Au lieu de tâcher de satisfaire nos oreilles et stimuler notre esprit, d’utiliser au mieux le potentiel d’un artiste, de produire des sons mélodieux et harmonieux en tant que compositeur responsable, d’élaborer une oeuvre musicale française comme on sait le faire (mélodie, paroles, originalité, style etc.), on nous écrase sous une masse de médiocrités aseptisées, sans âmes ni émotions, sans un niveau minimum et élémentaire de technicité.

Téléchargez un extrait de la Mélodie Moderne n°6 “It’s just for fun”

 

La quantité de bruits et de couacs qu’on peut entendre dans une journée c’est pas croyable, dzim boum, dzim boum boum, dzim boum boum tralala tsoin tsoin, voilà ce qu’est devenu la variété ! Même le Disco, qui me semblait déjà relever de l’entreprise commerciale à l’époque dans les années 70/80 m’apparaît aujourd’hui pourvu de qualités musicales indéniables, un vrai refuge face à la décadence musicale actuelle… La facilité et le moindre effort intellectuel satisferont toujours une partie de nos concitoyens musicalement mal (ou pas) éduqués. Alors pourquoi se fatiguer à tirer vers le haut, pensent les producteurs, faisons écouter et acheter de la m… aux français ! On nous prend pour des sourds dingues et des vaches à lait. Pourtant rien de plus simple : toutes les musiques sont belles à partir du moment où elles reposent sur un travail rigoureux, méthodique et sérieux, le talent devenant un + nécessaire pour envisager un quelconque succès. Le chant d’un oiseau à lui tout seul est un véritable enchantement. Que dire alors d’une symphonie, même inachevée ! Encore faut-il disposer des éléments nécessaires pour apprécier une telle œuvre.

 

Il nous faut donc maintenant, tout de suite, élever les connaissances musicales des enfants par une éducation adaptée (quel bambin pourrait nous expliquer avec détails et exemples concrets la différence entre consonance et dissonance ?). De même, il faut permettre aux plus âgés de retrouver leur compte en ne laissant plus s’instaurer le mépris sur notre patrimoine musical extraordinaire et relevons-le à son niveau le plus haut tout en proposant la découverte et le développement d’autres horizons sonores par ce qui se crée de mieux, toutes formes d’expression musicale incluses, sans réserve. Il y a de la place pour toutes les musiques, mais par pitié, si elles en valent la peine ! Bref, assez de soupe commerciale basique française et anglo-saxonne à l’instar de nos productions lamentables destinées à l’Eurovision et qui sont vouées à l’échec, comme annoncé ici dès le début ! Nous voulons maintenant de la qualité, la santé de nos tympans et notre crédibilité d’êtres évolués en dépendent ! Pour finir, voici un bon conseil pour la route : ne sélectionnez jamais pour votre discothèque les vainqueurs des Victoires de la musique, en général, les meilleur(e)s n’y sont jamais récompensé(e)s, maffia du showbizness oblige !

« Au fait, FX, qu’est ce qu’il en pense de tout ça, ton Bunny ? ».

 

« L’ouïe qui dort n’est pas Louis d’or : nous sommes devenus sourds et nous n’apprécions pas ce qui est beau. Rééduquons nos tympans et apprenons enfin à nous servir de nos oreilles ! »

 

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