1
Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

2
La critique de film d'Alix

Critiques de films

3
Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Pour en savoir + sur le compositeur

 

 

 

Les CUADRAT : trois générations de musiciens, un même objectif

 

 

 

 

 

 

FRANCISCO (FRANÇOIS) CUADRAT

Francisco (François) Cuadrat Blanch est né en Espagne le 29 juin 1906 à Ortodo (Lerida, Catalogne). Il aura suivi ses études musicales chez les moines du monastère de Montserrat et apprendra la composition ; il obtiendra plusieurs prix d’orgue et de piano au Conservatoire de Barcelone. Il était si doué et motivé qu’en cachette, il travaillait ses leçons de musique à l’avance ce qui ne manquait pas de surprendre toujours les autres pensionnaires et ses professeurs. Sa jeune sœur dirigera à son tour quelques années plus tard l’un des premiers orchestres féminins d’Espagne. Musicien classique de formation et concertiste, il lui faudra gagner sa vie pour permettre à sa famille de subsister : il dirigera d’abord le premier ensemble de jazz de Catalogne, The Catalonia Jazz,  un orchestre de très haut niveau par la qualité des arrangements effectués par Francisco. L’artiste saura également improviser au clavier pour accompagner les films muets diffusés dans les salles de cinéma. Sa passion pour le septième art et la musique aurait peut-être fait de lui un grand compositeur de musiques de films si la guerre civile n’avait éclaté en 1936. La famille Cuadrat se divisera et Francisco quittera le pays par nécessité autant que par conviction personnelle ; il retrouvera dans le midi de la France un autre compatriote et républicain exilé, Pablo Casals le célèbre violoncelliste avec lequel il jouera en concert au profit des réfugiés espagnols.
Il vivra ensuite à Scaër (Finistère, Bretagne) avec son épouse et son fils Fernando en 1939 où naîtra sa fille Montserrat ; il deviendra chef de l’Harmonie municipale. Résistant intérieur, il créera sans tarder un orchestre de variété avec les musiciens de la région. Il arpentera été comme hiver les routes de la campagne bretonne, l’accordéon sur le vélo, pour se rendre dans les lieux où l’attendaient les invités d’un bal de noce ou d’une autre animation musicale qui ne pouvait se faire sans lui, notoriété oblige. Particulièrement apprécié des Penn-sardin, il sera nommé responsable de l’Harmonie municipale de Douarnenez (Finistère, Bretagne). Très en avance dans ses idées concernant la démocratisation de la musique, il proposera la création d’une école municipale de musique dès 1954 tout en continuant à donner des leçons de musique de façon altruiste et désintéressée. Naturalisé français, il décèdera brutalement d’un accident de voiture en 1960. Son vœux sera toutefois exaucé en 1966 par la création de la première école municipale de musique du Finistère dont Fernando, son fils, sera nommé directeur. Par sa personnalité généreuse, ses talents de musicien et sa gentillesse, François (Fanch) Cuadrat-Blanch aura fortement marqué toute une époque.

Pour en savoir + sur Pablo Casal, cliquez ici

 

 

 

 

1954, l’idée est publiquement lancée

 

 

 
 

Articles des quotidiens régionaux Le Télégramme et Ouest-France. Photos et restauration Studios Breton et Le Brusq à Douarnenez. Un grand merci à eux.

 

 

 

 

 

 

1960, Fernando assure la relève

 

 

 

 

 

 

FERNANDO CUADRAT

 

 

 

Né à Barcelone en 1934, à la fois pianiste, organiste, accordéoniste, bandonéoniste, bassiste, guitariste, arrangeur, chef d’orchestre, son instrument de prédilection restera pour toujours la trompette. Doté d’une sonorité de grande beauté et d’un timbre rare, sa réputation de musicien talentueux se fera principalement dans le milieu des musiciens de bals, activité artistique très populaire des années 40 à 80. L’orchestre Cuadrat-Blanch créé par son père deviendra célèbre et sera très demandé même hors de Bretagne. Fernando épousera une douarneniste dont les ancêtres sont implantés en Bretagne depuis le XVe siècle au moins, Noëlie Rozen ; ils donneront naissance à leur fils François-Xavier. Au décès de son père en 1960, Fernando continuera les prestations réputées avec les musiciens incontournables de la région et montera sa propre formation, « Les Spiders » puis «  L’Orchestre Fernando Cuadrat et ses musiciens », sans oublier d’assurer la relève de « la cipale » (contraction d’harmonie municipale). Dès 1966 il dirigera l’école municipale de musique de Douarnenez et ce, pendant trente années malgré de nombreuses autres opportunités d’évolution qui le l’empêcheront pas de rester fidèle à l’école de musique. Très attaché à la structure qu’il pérennisera, Fernando réussira à convaincre son fils François-Xavier de le rejoindre pour mener à bien la lourde tâche éducative que s’était fixé auparavant son propre père Francisco, comme s’il s’agissait de poursuivre une mission familiale fixée dès le départ par les Cuadrat, l’objectif de toute une vie : démocratiser l’enseignement musical. Autodidacte passionné et volontaire, Fernando aura lui aussi marqué par son altruisme et sa générosité plusieurs générations de musiciens. Doté d’une excellente santé et d’une force physique exceptionnelle, capable d’abattre les tâches là où beaucoup d’autres auraient renoncé depuis longtemps, il décèdera contre toute attente à Douarnenez en 1995 d’une leucémie aiguë. Cette fin tragique emportera Fernando avant l’âge de la retraite en classant sans suite son intention de retourner voir l’Espagne et de retrouver une partie de sa famille divisée soixante ans plus tôt.

 

Ce funeste mardi 18 juillet 1995, deux personnes hors du commun ont souhaité rendre un dernier hommage à Fernando : Saverio Nocera, toujours professeur de musique et enseignant ; Michel Mazéas, Maire de la Ville de Douarnenez. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. Voir ci-dessous.

 

 

Des années 40 et 50 …
… aux années 60 et 70 …
… pour la musique, toujours !

 

 

 

L’Orchestre Symphonique Quimpérois, dans lequel fernando a joué pendant plus de trente ans, se produit à Douarnenez, église de Ploaré, le DIMANCHE 24 MAI 2015 à 20h30 (entrée gratuite), en souvenir du musicien et du directeur de l’école municipale de Douarnenez de 1966 à 1995.

Voir l’article de Ouest-France « Insolite : les Cuadrat, musiciens de père en fils à Douarnenez » ICI / Article du Télégramme ICI

 

 

 

 

L’hommage de Saverio Nocera

 

 

 

Difficile d’évoquer en quelques lignes la vie de Fernando Cuadrat. Issu d’une famille espagnole établie à Scaër en 1939, il poursuit l’action de son père pour le développement de la musique et propose la création d’une école à Douarnenez. Nommé directeur en 1966 il s’investit sans relâche, sa détermination est évidente et ses objectifs sont précis : mettre en place une structure cohérente et efficace en développant au maximum la vie musicale à Douarnenez. Inutile de préciser le travail effectué, les efforts fournis tout au long de ces années pour arriver au terme de son projet. La musique a guidé, a animé toute sa vie, autant dans son action d’enseignant que de musicien. Il n’hésite pas à s’entourer d’amis et sillonne la Bretagne avec son orchestre de variétés.

Deux générations peuvent témoigner de la qualité de ses prestations et tout le monde s’accorde à reconnaître que Fernando est un véritable artiste. Il aime la scène, il aime se produire, il aime le partage. Riche de ses expériences, il est tout à fait conscient de ce qu’il peut apporter. L’antagonisme musique classique et variété est un sujet qui l’a souvent préoccupé. Il ne comprend pas cette hiérarchie des styles musicaux, il reconnaît sans conteste les biens fondés d’une formation classique mais il sait à juste titre que l’approche des autres musiques est indispensable à la formation d’un véritable musicien. Qui, d’ailleurs, peut se targuer d’avoir la vérité du discours musical ?

Homme non conventionnel au tempérament du sud, Fernando Cuadrat s’investit et s’investit encore. Dans toutes ses démarches le fond prime sur la forme. Il n’hésite pas à faire rapidement confiance, il se bat sans compter pour les titularisations de ses professeurs et les créations de postes, assurant de ce fait une stabilité d’emploi et la pérennité de l’école.

Il n’attend ni reconnaissance ni ovation mais il ne trouve aucune réponse quand il réalise, malade, que la solidarité professionnelle n’est qu’une illusion. Il s’interroge sur la médisance, la méchanceté, la cupidité et la jalousie mais il ne mérite pas d’en souffrir. Il se bat contre la maladie mais aussi contre toutes ses questions qui lui resteront à jamais sans réponse.

Grâce à la musique, Fernando Cuadrat, avec ses défauts et ses qualités, a donné toutes ses lettres de noblesse au mot générosité. Il a su, par sa bonhomie, sa joie de vivre et son dynamisme, faire passer un courant de vibrante humanité.

Saverio Nocera, Professeur de musique, violoniste, altiste. Église du Sacré-cœur, Douarnenez, mardi 18 juillet 1995.

Animation en maison de retraite
Audition à la salle des fêtes
Le soleil dans sa musique
 

 

 

 

L’hommage de Michel Mazéas

 

 

 

(…) L’histoire des hommes est peuplée de légendes. L’une d’entre elles raconte que chacun d’entre nous possède une étoile qui nous accompagne. Elle s’éteint lorsque notre vie s’en va pour rejoindre d’autres rivages. Sur la voûte du ciel palpitent ainsi des milliards d’étoiles et leur nombre nous ferait parfois oublier que chacun d’entre nous est unique dans cette immensité.

Unique, Fernando l’était, assurément. Il pratiquait avec un rare bonheur l’une des plus belles vertus, la générosité et l’une des plus merveilleuses passions, la musique. D’où lui venaient cet art de vivre et ce talent qui ne laissaient personne indifférent ? D’où lui venaient parfois ce tourment de rester incompris qui le jetait dans une tornade de mots pour des explications sans fin ? Il croyait, dans sa modestie, avoir toujours quelque chose à prouver alors qu’il vivait devant nous cette passion qui le rendait touchant et admirable à nos yeux.

Il est vrai qu’il avait émergé, marchant à peine, d’une époque historique où la cruauté des hommes faisait la guerre aux femmes et aux enfants. Dès son plus jeune âge il avait déjà le statut de réfugié, à travers un destin qui débutait sur les routes de l’exode vers un exil incertain dont les exemples, hélas, se reproduisent aujourd’hui à nos portes. Mais la communauté bretonne était là, solidaire et ouverte, en ces temps plus anciens. Elle a toujours su accueillir et Fernando grandissant parmi nous devint pareil à nous. Tous ceux qui l’ont connu le savent : il s’attachait à nous donner toujours le meilleur de lui-même. Cette meilleure part qui est au plus profond de chacun d’entre nous, lui, il la destinait aux autres. Il était des nôtres, il était comme on est ici, courageux, dévoué, solidaire, attentif.

Plus tard, devenu un homme, c’est en refondant l’École municipale de musique dans ses aspects nouveaux et modernes que Fernando donna toute la mesure de ses grandes capacités à entraîner, à émouvoir, à éduquer… Ce n’était pas seulement un niveau de compétence qu’il apportait, c’était surtout et avant tout ce bonheur qui était le sien, chaque fois qu’il pouvait donner, offrir, partager les joies de sa passion pour la musique avec tous les autres. Il aura été celui qui, dans cette ville, aura apporté à l’enseignement musical ses chances les plus sûres de transmettre à travers les générations d’élèves qu’il a formés le goût de la beauté. Il aura été celui qui aura, pour une grande part, favorisé ici l’épanouissement de la culture dans ses meilleurs aspects de l’expression musicale et de la créativité humaine.

Aujourd’hui, c’est avec une émotion partagée, un certain sentiment d’injustice aussi, que nous évoquons ce que fut le destin de Fernando, ce que représente le message qu’il nous a légué, ce que furent ses derniers mois de lutte contre un mal inexorable qu’il affronte avec son habituel courage.

Fernando s’en est allé, il nous reste sa mémoire, son souvenir, son oeuvre qui font que chacun d’entre nous est un peu plus riche de ce qu’il nous a apporté, un peu plus fort par l’exemple qu’il a donné. Fernando est parti mais il ne nous a pas abandonné, il laisse ici sa trace pami nous, il est présent dans nos esprits et les airs qu’il jouait pour nous tournent encore sur les ailes du temps. C’est cette part de réconfort que nous voulons tous, ici, partager (…) dans ces moments difficiles qui nous étreignent au seuil de cette séparation dont nous savons qu’elle n’est qu’un instant de l’éternité dont le mystère nous échappe. (…)

Adieu donc Fernando, ici, nous pensons très fort à toi.

Michel Mazéas, Maire de la Ville de Douarnenez. Église du Sacré-cœur, Douarnenez, mardi 18 juillet 1995.

 

 

 

FRANCOIS-XAVIER CUADRAT

 

 

 

Âge : plus près de la cinquantaine rugissante que de la quadrature du cercle, signe astrologique : Verseau
Né à DOUARNENEZ, FINISTÈRE, FRANCE
Spécialité instrumentale de niveau professionnel : le violon
Entre autres références violonistiques :
* Études musicales classiques au Conservatoire National de Région de RENNES (professeurs, violon Jean-Pierre MONTIER, solfège/harmonie Antoine DESSEN), BRETAGNE, puis de VERSAILLES (professeur de violon, Robert GENDRE) ainsi qu’à l’Ecole Nationale de Musique de SAINT GERMAIN EN LAYE, YVELINES : Médaille d’Or de violon (en 1983)
* Mon Maître pendant 7 années : Roger ANDRÉ, premier violon solo de l’Opéra de PARIS.
* Arrangeur agréé SACEM. Sociétaire.
* Concertiste, du solo à l’orchestre philarmonique
* Enseignement du violon, occasionnellement (France, États-Unis). http://www.francoisxaviercuadrat.com
Pour en savoir + sur le compositeur, cliquez sur le lien en bas de page
Cette photo vous est présentée en mémoire de Sandy UPCRAFT,  flûtiste (musicienne avec le médaillon à partir de la gauche), décédée bien trop jeune d’un accident de moto, et de Christian PHILIPPE, graveur au talent fou (violoniste au premier plan à droite de FX Cuadrat), décédé en 2014. Nous ne vous oublierons jamais.
Les autres photos de l’E.I.D. sont page suivante, cliquez ici 

 

 

FX concertiste : récital de violon solo

 

 

 

 

 

FX en duo-concert violon et alto

 

 

Exemple de programme : Sonate en Fa Majeur de J. Haydn, Streichduo de W.A.Mozart en Sib Majeur (KV424), Suite pour violon et alto d’A. Busch et Pasacaille d’Haëndel.
 Ouest-France
Le Télégramme de Brest et de l’ouest
Ouest-France
 

 

Sans oublier le Quatuor Chokatanov
 

 

FX à l’École municipale de musique de Douarnenez entre 1989 et 1992, l’E.I.D., cliquez ici.

Un entretien exclusif avec le compositeur des Mélodies Modernes, F.-X. CUADRAT, cliquez ici (page accessible avec le mot de passe suivant : FX)

Pour en savoir + sur FX Cuadrat en sa qualité d’enseignant, cliquez ici (site officiel)

 

Accès page B.a.-ba de la composition

 

Avertissement : les photos présentées dans cette page sont des photos de groupe rendues publiques depuis leur réalisation ; la plus récente date de 1992. Si vous vous reconnaissez et que ne souhaitez pas y figurer, prévenez par messagerie FX Cuadrat qui se chargera sous 48 heures de flouter votre visage ou de retirer la ou les photo(s) en question.

 

Mots-clés :

A lire également