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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Spectacles à pleine page

Les DVDs de cette page vous sont recommandés par les Mélodies Modernes. On ne peut pas les acheter sur ce site mais chez les commerçants attitrés.

 

Il délire plus vite que son ombre !

 

« La télévision peut être la machine à décerveler ou la lanterne magique. C’est un moyen d’expression qui peut être un moyen d’oppression ». Jacques Prévert. Si vous aimez le petit écran, viscéralement, fondamentalement, alors vous aimez la bonne télévision. Car on peut dire que l’on aime quelque chose ou quelqu’un qu’à la condition expresse de connaître le sens du mot respect. Respectons ceux qui font tout pour nous informer, nous distraire, nous amuser. Faisons-nous aussi respecter par eux, n’acceptons pas tout et n’importe quoi, gardons l’esprit critique et faisons-le savoir. Quant au talent, on en possède ou pas, idem pour le professionnalisme, jugez-en sur le formidable exemple que nous donne Laurent Gerra. Le talent et le professionnalisme sont dévoilés par l’artiste dans son spectacle en solo ; en se retrouvant en première ligne, livré en pâture aux lions, ce sont les deux principales choses qui enflamment les planches. Il est de la trempe des meilleurs. Jean Yanne, Coluche, Amadou, Dac, Biraud et les autres ont tracé la voie à suivre et la relève est pleinement assurée, moins par le nombre que par la qualité, en fait, c’est l’essentiel grâce à lui. Son nouveau DVD vient de sortir et on en a largement pour son argent : c’est cela aussi, le respect et le professionnalisme. Les Mélodies Modernes lui disent « You are not a lonesome cow-boy ! ». En toute humilité. Une production Universal

Lucky Lucke est l’un des personnages préférés de Laurent Gerra à tel point qu’il signera les scénarios des dessins animés du personnage créé par la dessinateur Morris.

C’est extra !

On se demande depuis longtemps qui pourrait bien être le digne héritier des grands chansonniers et autres artistes légendaires du music-hall. Jacques Charron, Fernand Raynaud, Thierry Le Luron, qui est leur fils spirituel, qui tient d’eux, celui qui a leur verve, leur humour, leur sens de la dérision, qui a gagné leur talent…? Réponse, ne cherchez plus, un seul phénomène de notre temps correspond à tous ces critères et il s’appelle Laurent Gerra. Mais quel talent fou ! Entouré des musiciens du big band de Frédéric Manoukian, l’orchestre créé par et pour Guy Marchand donne le ton dès le début du DVD et croyez-moi, ça va chauffer ! Issu du milieu du spectacle le plus beau et le plus fort, celui du cirque, le big band est rodé à l’accompagnement des grands numéros de chapiteaux et les arrangements du chef sentent bon la musique de la piste aux étoiles. Pourtant il aurait été présentement de bon ton de rajouter un pupitre de cordes et quelques bois pour alléger l’ensemble des orchestrations ; malgré la qualité du travail colossal fourni par Frédéric Manoukian, les imitations de Laurent Gerra dans les passages nostalgiques et très émouvants auraient pu gagner encore en finesse. Raymond Lefèvre et ses orchestrations fluides auraient fait des merveilles… Les instrumentistes classiques et de jazz sont néanmoins excellents et sont bien mis en valeur, l’impression d’ensemble demeure excellente, d’ailleurs, l’investissement des musiciens prend de l’ampleur au fur et à mesure de l’avancée du spectacle jusqu’au bouquet final, explosif et dynamique à souhait. On aurait juste pu faire un peu différemment c’est tout. Bref, le spectacle varié et complet de Laurent Gerra et de son complice Jean-Jacques Peroni (curieusement absent des coulisses du spectacle et de la troisième mi-temps) nécessitait à coup sûr l’apport de la musique et des musiciens menés par leur chef au piano (le pianiste arrangeur de Laurent Gerra, David Mignot, veillait lui aussi au grain). Associer la voix et l’orchestre, les textes et les notes, voilà bien une riche idée qui mérite les salves d’applaudissement du public en délire. Les professionnels du music-hall et de la varitété française présents dans la salle du Palais des congrès à Paris ne s’y sont pas trompés non plus : Laurent Gerra, c’est définitivement le Meilleur. On pense comme eux : « Laurent, on t’aime ! ». Une production Gilbert Coullier, distribution Universal.

POUR CELLES ET CEUX QUI NE SONT PAS COMBLÉS, PASSEZ AU NUMÉRO 2 (le nouveau DVD du spectacle, LA SUITE mais sans l’effet de surprise du premier numéro)

Laurent, on t’aime !

 

 

D’autres talents fous, fous, fous

 

SARKOMANIA, la revue de presse du théâtre des deux ânes, un spectacle diffusé chaque mois sur la chaîne télévisée Paris Première. Avec Jacques Mailhot, Michel Guidoni et Bernard Mabille.

Ceux-là, vous ne pourrez jamais les faire taire. Ils sont tombés dans la potion magique quand ils étaient petits et plus rien ne les arrêtera : ils resteront pour longtemps le poil à gratter des femmes et des hommes politiques qui cherchent tous les ennuis il faut bien le reconnaître. Parmi les élus du peuple il existe de sacrés spécialistes de la gaffe, de la bêtise et de l’incohérence ; têtes à claques désignées, chaque mot, chaque phrase, chaque clignement de l’oeil est surveillé par nos artistes-espions qui nous renvoient une critique acérée de manière humoristique et parodique. Mais quel bonheur de les voir et de les entendre nos fameux chansonniers, c’est pas croyable ! Capables de vous sortir chaque mois un texte nouveau (car lié à l’actualité) de plus d’une demi-heure sans hésiter, sans baffouer et parfois même sans prendre le temps de respirer dans une salle surchauffée et archi-comble au comble du bonheur, on se demande vraiment comment ils font. Comparés aux femmes et hommes politiques français incapables de nous délivrer leur impression en alignant trois mots censés dans une phrase claire et intelligible (à part peut-être l’un d’entre eux qui maîtrise la langue française de façon tout à fait remarquable), nos artistes deviennent des surdoués. Les sous-doués politiques méritent, eux, le traitement de faveur qui leur est réservé. Un traitement spécial pour les comiques. Les plus rigolos dans l’histoire ne sont-ils pas finalement les plus sérieux d’entre eux (je parle toujours des personnages politiques) ? Qui est le plus comique et le plus politique entre un chansonnier dépité et un député désenchanté ? Bonne question. Merci Jacques le riomois, Michel le corse et Bernard l’extraterrestre de perpétuer la tradition satirique à la française en nous conservant la fierté de vivre dans une vraie grande démocratie : ailleurs et pour beaucoup moins que cela, des têtes tombent sur le sol et des êtres croupissent à vie dans d’infâmes prisons… ! J’espère qu’on n’y prend pas le pas.

Jean Amadou et ses collègues se retrouvent autour de Philippe Bouvard (émission Les grosses têtes sur R.T.L. et à de nombreuses autres occasions). Ne les manquez pas !

* Retrouvez Jacques Mailhot sur le site de la revue de presse des deux ânes, cliquez ici

* Le site officiel de Michel Guidoni, cliquez ici

* Le site officiel de Bernard Mabille, cliquez ici

* La chaîne Paris Première, cliquez ici

 

Les quatre mousquetaires

 

Un autre spectacle à ne pas manquer : LE QUATUOR. Je vous donne les indices : ils possèdent un talent fou, ils mènent leur ensemble depuis plus de vingt ans, aujourd’hui encore ils sont beaucoup copiés mais jamais égalés… Personne ne peut rester insensible devant leur niveau technique et musical ni s’empêcher de vibrer à l’écoute des arrangements extraordinaires des musiques de tous les styles… Allez, encore un indice de taille : ils produisent à quatre ce qu’un orchestre même bien intentionné n’arrive pas à fournir la plupart du temps : du son ! Dernier indice pour les retardataires : émotion, sensibilité, présence sur scène, chanteurs de surcroît. Vous les reconnaissez dans cette description, bien entendu, ce sont les musiciens surdoués du Quatuor ! Chapeau les gars, voilà de la bel ouvrage. Les Mélodies Modernes vous témoignent leur admiration : on adore « Le Quatuor, sur la corde rêve ». Une production Sony Music Video.

Le saviez-vous ? La seule musique de film composée par Paul ANKA fut un succès mondial. Merci Monsieur Maurice JARRE (voir ici), le grand compositeur co-auteur du succès : qui en effet ne connaît la mélodie sifflée de la superproduction « Le jour le plus long » (Zanuck/Marton, 1963) ? Un thème adapté, une orchestration adéquate et en route pour le tour du monde (libre) !

L’entrée des artistes

 

Voici un DVD que l’on devrait montrer dans les écoles françaises lorsque l’on souhaite définir le mot « artiste ». Dans l’émission « 36 Chandelles », Jean Nohain recevait de tels talents à l’état naturel qu’on peut se demander comment se comporteraient certains petits nouveaux des années 2000 dans une situation similaire : une petite scène, un excellent orchestre de musiciens/accompagnateurs très expérimentés (c’est un métier qui a disparu) alors la vedette de music-hall se doit d’« assurer en direct » avec un micro et une sonorisation très légère dans une ambiance très caractéristique de l’époque (un public extrêmement attentif, des numéros enchaînés dans une quasi-improvisation décontractée et sympathique, un professionnalisme sans faille des artistes qui interviennent sans trucages ni artifices) mais ce qui frappe le plus le téléspectateurs à la lecture du DVD, c’est l’humilité et la gentillesse des plus grands qui n’auront jamais pris la grosse tête chez « 36 Chandelles ». Fernandel l’amuseur comme Yves Montand sont inoubliables surtout ce dernier dans un numéro de gamin (séquence rarement vue à la télé), Luis Mariano demeure aussi enchanteur sous les yeux attendris de sa sœur et de sa mère à laquelle il chante « Maman, tu es la plus belle du monde », Fernand Raynaud inimitable, Brassens avec son fidèle contrebassiste débutant, Maurice Chevalier qui parodie ses modèles dont Dranem qui inspira probablement Bourvil, Aznavour si dynamique et le grand Alain Delon alors si jeune et intimidé qu’en lui pinçant le nez, Jean Nohain et son fils pourraient presque en sortir du lait… C’est touchant de simplicité et d’humilité. Pendant 92 minutes c’est intéressant de se rappeler combien la société d’il y a cinquante ans à peine était valable avec ses gens calmes qui savaient apprécier à leur juste valeur les artistes pas prétentieux et sincères, les musiciens parfaits qui jouent avec tant de finesse et de légèreté, en fait les vrais artistes, nos pères spirituels qui nous montrent l’exemple ! Une production Éditions Montparnasseavec le soutien du CNC, Arcadès et de l’INA.

 

 

 

Les INCONNUS, trois comédiens si connus…

 

Les Inconnus ne le sont pas. Tout le monde connaît Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Legitimus. Leurs plus grands succès resteront ancrés dans la mémoire collective de manière indélébile et ces faux débiles resteront pour toujours drôles, caricaturaux et parodiques. Jamais irrévérencieux ou vulgaires, certains sketches sont incontournables et leurs déguisements tout comme leurs chansons (Isabelle a les yeux bleus, par exemple) permettent d’affirmer par comparaison entre deux époques qu’une forme d’aseptisation de la société française et de censure est en train de s’installer en 2007 : on ne peut plus se moquer de n’importe ni de n’importe quoi sans prendre de gros risques. Jean Yanne et Michel Colucci doivent se retourner dans leurs tombes ! Pour devenir un grand professionnel de la dérision, il faut être talentueux et intelligent. Ces joyeux drilles auront illuminé pendant plus de deux décennies le monde du spectacle et animé nos journées tristement routinières, bravo et merci les gars ! Ce club des cinq grands enfants est issu de l’émission TV « Le petit théâtre de Bouvard » (quel découvreur de talent celui-là !), Seymour Brussel et Smaïn complétant pour quelques temps l’équipe.

Les trois frères - Les Mélodies Modernes

Après 1984 le quintette tombera sous la houlette du producteur Paul Lederman (un autre découvreur de talent) qui détiendra pour longtemps les droits d’utilisation du nom du groupe « Les Inconnus ». La radio, la scène, la télévision, le cinéma : ils rafleront toutes les récompenses (Victoires de la musique, Molières, 7 d’or…). Avec le film « Les trois frères » vu par plus de sept millions de spectateurs, nos compères entreront enfin dans la légende (à noter la performance d’un petit comédien aux très grandes prédispositions, Antoine du Merle, voir ci-dessous l’évolution de sa carrière). Suivront « Le pari » avec ses phrases cultes (c’est bien/c’est pas bien, en tout cas c’est un grand moment de cinéma), « Les Rois mages », « L’extraterrestre » et le tout nouveau « Madame Irma ». Encore, encore, on en redemande ! Avec ces artistes, dans chaque film comme dans chaque sketch, on rit à gorge déployée. C’est du bon comique, du grand spectacle, c’est de l’art pur, fiable, léger, professionnel. Mille fois merci Les connus, quoi qu’il arrive l’immense population des initiés vous suivra sur le chemin que chacun ou ensemble vous vous tracerez !

Antoine du Merle : voir ici la rubrique Les petites vedettes du grand écran

 

Comédie

Les trois frères le retour - Mélodies ModernesLES TROIS FRÈRES le retour, un film de Didier Bourdon et Bernard Campan (2014) avec Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus, Christian Hecq, Antoine du Merle, Sofia Lesaffre, Daniel Russo, Biyouna… Musique d’Olivier Bernard . Un film distribué par Wild Bunch.

Les Mélodies Modernes ont un avis partagé sur ce remake. Le souvenir du premier volet est inscrit dans toutes les mémoires ; la longue attente de cette suite qui paraissait évidente après « Les trois frères » n’a fait que renforcer l’espoir d’accéder au Nirvana. En sachant cela, il fallait tout faire et plus encore pour ne pas prendre le risque de décevoir les millions de spectateurs fanas de l’équipe et compromettre aussi leur retour sur scène… L’opinion d’Alix, la critique de films des Mélodies Modernes, s’avère malheureusement Mitigée. C’est un vrai bonheur que de retrouver « Les trois frères » et Antoine du merle que l’on a eu le bon goût d’associer à ce second volet. Mais le scénario si enthousiasmant du premier film a du mal à tenir ses nouvelles promesses. Le film s’essouffle, les gags tombent par terre aussi vite que les acteurs plus âgés – il faut bien l’admettre – qui ont un peu de mal à y croire. Les vingt dernières minutes du film sont carrément décevantes, tout comme la musique, peu originale. L’attente et l’espoir du public étaient probablement trop difficiles à assouvir et relever le défi n’était pas chose facile alors comment aurait-il fallu s’y prendre pour réussir le pari ? « Les trois frères le retour » se laisse voir sans problème, certains moments sont mêmes délicieux car ils sont issus d’un très grand travail de fond pour produire l’effet comique escompté mais pour une fois, les Inconnus ne font pas dans le « Bien » ou dans le « Pas bien » : ils se placent juste au milieu, là où coule l’eau tiède. Ils nous avaient pourtant habitués à la chaleur torride de fous rires extraordinaires déclenchés par leurs sketches provocateurs comme à la douche froide de films dérangeants qui glaçaient le sang par la justesse du propos ! Alors la réponse est simple : un peu moins de retenu, messieurs et lâchez-vous la bride comme dans le bon vieux temps ! Rendez-vous au prochain « Les trois frères, la revanche »…

 

Son site officielCLIQUEZ SUR L’ANNONCE POUR DÉCOUVRIR LE SITE OFFICIEL D’ANTOINE DU MERLE
 

 

Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

 

SOUS LES PAVÉS LA PLAGE, une pièce de Rita Brentalou avec Gilbert Montagné, Mathilde Penin et Danièle Evenou. Mise en scène de Jean-Luc Moreau. Un dvd Fox Pathé !

Vous savez, lorsque je prends mon violon et que je suis au mieux de ma forme dans une période productive, je peux vous interpréter la Chaconne de Bach tout comme il faut. Certains à l’écoute m’ont d’ailleurs fait remarquer qu’ils ne comprennent toujours pas comment on peut jouer aussi bien d’un tel instrument mais je vous rassure, je n’ai jamais eu la grosse tête ni les chevilles qui enflent. Je sais seulement que le travail soutenu, la concentration et le professionnalisme sont à la base de tout résultat artistique d’importance qui peut apparaître bien entendu comme étant magique mais qui demeure en fait l’assemblage de la rigueur avec la simplicité, deux notions accessibles à tous. Avec plus ou moins de facilité je vous l’accorde, nous pouvons tous faire preuve de sérieux. Comme disait l’acteur Glenn Ford, la réussite tient à 90% au travail et le reste au talent… Pourtant je redeviens un enfant éloigné de toute considération de la sorte face à la pièce de théâtre « Sous les pavés la plage ». Je suis totalement conquis et emballé par le résultat gracieux et savoureux, le spectacle est exquis. L’histoire de Rita Brantalou et de Philippe Bruneau est excellente sur fond de démystification des évènements de mai 68, la mise en scène de Jean-Luc Moreau est parfaite, les décors, la lumière et les costumes sont impeccables. Les comédiens sont quant à eux extraordinaires. Guy Montagné démontre une partie de son immense talent de comédien ; dans les phases comiques comme dans l’emphase dramatique, il excelle et ferait certainement un Misanthrope mémorable ! Danièle Evenou reste fidèle à elle-même, magnifique. Pardon pour cette succession de superlatifs difficiles à éviter mais pour décrire une pièce au succès populaire qui fera date, comment s’y prendre autrement ? Nicolas Schmit et Stéphane Russel sont également épatants ; ils évoluent déjà dans la cour des grands. Mais je dois maintenant vous avouer que je suis amoureux.

 

C’est la Belle au Label !

 

Dans cette pièce de théâtre Mathilde Penin (photo ci-contre) apporte à son personnage toute la fraîcheur et le naturel qui conviennent à la situation totalement déjantée. La jeune comédienne, après sa performance, avoue d’ailleurs qu’elle souhaite continuer à interpréter des personnages nouveaux, motivée par le plaisir d’être la première à faire connaître un rôle. Mais pourra t-on un jour faire mieux qu’elle ? Un rôle n’appartient jamais à l’artiste qui le crée mais parfois, lorsqu’un personnage de fiction est associé à une personnalité forte, on ne peut plus séparer l’un de l’autre et cette jolie jeune femme, je l’aime autant que la pièce, elles sont toutes les deux brillantes ! Pièce et Penin sont deux mots indubitablement liés. Alors souhaitez-vous passer une bonne soirée et trouver sous les pavés une plage où il fait bon vivre un rare moment de bonheur ? Y’a qu’à, vous connaissez maintenant le nom du DVD à acquérir d’urgence !P.S. Surtout ne succombez pas au charme de Mathilde Penin, son cœur n’a de place que pour moi. Je l’ai d’ailleurs consigné dans mon cahier intime, un livre rouge. Voyez-vous je suis exclusif en amour et j’ai gardé mon esprit révolutionnaire, d’accord, camarade ?* Pour en savoir + sur Mathilde Penin, cliquez ici (infos Actrices de France). Mathilde Penin jouait jusqu’en janvier 2008 au Théâtre Saint Georges à Paris dans la pièce « Les belles-soeurs ». On la retrouve juqu’à la fin mars 2009 au Théâtre des variétés dans la pièce « Secrets de famille » avec Michel et Laurent Sardou. Présente au cinéma et à la télévision, après un début de carrière parfait, voici l’une des futures étoiles de la Comédie française. Merci Mathilde (MM, comme Mélodies Modernes) !

* Téléchargez ou achetez la pièce de théâtre « Sous les pavés la plage », cliquez ici (site imineo.com)

* Pour en savoir + sur la pièce et sur Danièle Evenou, cliquez ici (site officiel)

 

 

UNE CLEF POUR DEUX, pièce de John Chapman et Dave Freeman, mise en scène de Jean-Paul Cisife, réalisée par Luc Godevais, décors de Claude Catulle. Avec Micheline Dax, Christian Alers, Guy Grosso, Liliane Gaudet, André Legallo, Béatrice Belthoisé et Paulette Franz. Un DVD L.C.J./T.F.1.

« Qu’est ce qu’on s’amuse ! ». C’est l’impression générale qui se dégage de cette pièce originaire de nos voisins britanniques : on ne s’ennuie pas une seconde. L’histoire est d’une banalité déconcertante mais c’est là qu’interviennent tous les talents : scénariste, dialoguiste, décorateur, accessoiriste, éclairagiste, metteur en scène et pour la télévision le preneur de son, le cadreur, le réalisateur… et les comédiens, comme de bien entendu. Micheline Dax est au meilleur de sa forme : dynamique, impulsive, dotée d’une voix à la tessiture étendue et très mélodieuse, excellente siffleuse (on lui doit l’enregistrement de plusieurs musiques de films), les répliques fusent dans cette pièce de théâtre et les situations comiques s’enchaînent sans temps mort, les quiproquos n’en finissent pas de nous faire sourire. Une bonne pièce de théâtre, comique de surcroît, est un écrin dans lequel on souhaiterait se noyer par plaisir. Sans arriver à ces actes extrêmes, contentez-vous d’une plongée en apnée et respirez de temps à autres, histoire de réaliser la chance que nous avons de pouvoir nous divertir avec autant de bonheur. Et comme tout bonheur est plus intense lorsqu’il est partagé, invitez donc votre ami(e) à partager cet instant dans votre appartement. Mais ne vous trompez pas de personne ni de jour ni d’heure, certaines rencontres imprévues pourraient faire très mal…

Une autre version avec Nadia Trouin et Nathalie Coupal existe ; présentée avec succès à Montréal (Québec) en 2007, la performance des artistes, une fois encore, a fait des étincelles !

 

Souriez, vous êtes filmés !

 

Best of Caméra invisible, producteurs Panorama, AB Vidéo et TF1 Vidéo. Version sous-titrée sourd et malentendant, durée totale 222 minutes + bonus, 3 entretiens avec Bellemare, Tchernia et Jean-Yves Lafesse !

Imaginez aujourd’hui une émission télévisée qui serait suffisamment célèbre pour influencer le comportement des français au quotidien. Pourriez-vous assister à un simple incident survenant dans la rue, dans un commerce ou ailleurs sans penser « Tiens, où est la caméra ? ». Dans les années 60, c’est à dire à une époque pas si lointaine, les français ne disposait que des première et deuxième chaînes de l’O.R.T.F. et sur cette dernière, en noir et blanc, naissait un phénomène qui devint mondial : piéger bien gentiment monsieur et madame tout le monde par des numéros d’artistes, Jacques Legras en tête mais aussi Michel Serrault, Jean Yanne, Fernand Raynaud et d’autres encore, en filmant discrètement l’attitude des personnes tombées dans la souricière… La Caméra invisible venait d’être inventée par Pierre Bellemare, Jacques Rouland et Igor Barrière et l’on retrouvera avec eux Jean Poiret et Pierre Tchernia en présentateurs de l’émission. « Surprise sur prise » de l’ami québécois Marcel Béliveau en repris l’idée plus tard en piégeant tout aussi admirablement à sa manière très professionnelle et sophistiquée des célébrités. Mais comme l’explique Pierre Bellemare à propos de la Caméra Invisible, personne ne se lasse de revoir le comportement des « gens ordinaires » pris au jeu car leurs réactions sont terriblement naturelles et humaines, ce qui nous touche directement. Dans ce DVD hors du commun qui est déjà un monument de la mémoire collective française, quelques sketches sont terriblement poignants ou irrésistibles. L’un de mes préférés ? Celui où Jacques Legras fait croire que le banc public sur lequel il était assis venait récemment d’être repeint. La musique d’accompagnement des images où les personnages se meuvent « à la Jacques Tati » est signée Jean Wiener (voir ici). Cette extrait d’émission relève du moment de grâce. On ne reverra ni entendra plus jamais cela à la télévision. Profitez-en avec ce DVD comme si vous voyiez cette scène improvisée pour la première fois. Vous comprendrez toute l’émotion que peut ressentir un téléspectateur doué d’un minimum de sentiments et qui accepte d’être le témoin privilégié d’un instant artistique parfait comme on savait encore les faire. Dans les années 60, c’est à dire à une époque pas si lointaine…

** Pour en savoir + sur La caméra invisible et voir un extrait tordant de l’émission, cliquez ici (infos Blog perso. de Manu Foisotte)

*** Pour en savoir + sur un artiste formidable lui aussi, Marcel Béliveau, cliquez ici (infos Wikipedia et liens)

 

 

Spectacle

 

COMIQUES DE TOUJOURS, deux coffrets de deux DVDs de l’Ina, du Cnc et des Éditions Montparnasse. Distribué par Arcadès. Volume 1 et 2 : Des artistes que vous n’oublierez jamais ! / Volume 3 et 4 : 36 artistes de légende.

À l’heure où les français se demandent quels sont les dignes héritiers des comiques et des chansonniers d’autrefois, il convient d’opérer un repli stratégique sur les valeurs sûres du métier. Revoir Montand et Bedos à leurs débuts, Jean Poiret et Michel Serrault dans plusieurs extraits de la pièce de théâtre La cage aux folles (que personne n’a eu l’intelligence de filmer en entier, honte aux décideurs des programmes télé de grand-papa !), on ne s’ennuie pas une minute. Le grand Robert Lamoureux qui nous aura tant amusé avec le célèbre film Mais où est donc passée la 7e compagnie ? s’emballe ici dans la mélodie humoristique et parodique de Papa, maman, la bonne et moi, un régal de talent et de spontanéité. Comment pourrait-on les remplacer tous ? Thierry Le Luron, grandissime avec le génial Pierre Desproges, Jean Yanne et Paul Mercey dans le sketche inimaginable Les forçats de la nuit, que de moments sublimes ! Michel Leeb rendant hommage à Jerry Lewis nous fait penser qu’il aurait pu lui aussi faire une grande carrière aux États-unis et Michel Boujenah nous rappelle à son bon souvenir : pourquoi ne le voit-on pas plus souvent dans le petit écran ? Jacques Bodoin et sa fameuse Table de multiplication, Pierre Péchin et ses insectes, Bourvil et son histoire sans fin, Fernand Raynaud et son perroquet… La liste des plaisirs distribués par ces DVDs est trop longue.

C’est toujours la fête de quelque chose en France (fête des mères, des pères, des grands-mères, des grands-pères, la Noël, un anniversaire, la Journée de la femme, l’Année de la flemme)… alors comme cadeau idéal, pensez-y !

 

 

On Piaf d’enthousiasme

 

CHRISTELLE CHOLLET dans l’emPIAFée, un spectacle de Christelle Chollet (2009) avec Christelle Chollet et Jean-Louis Beydon. Mise en scène de Rémy Caccia. Un dvd Artistic Records / Philippe Delmas

Ouf ! Quel talent ! Le premier mot qui vient à l’esprit en dégustant ce spectacle grandiose est « facilité ». Tout semble facile : l’artiste joue la comédie, chante brillament les tubes d’Édith Piaf, bouge sur scène comme le ferait Liza Minnelli et s’offre même le luxe d’un accompagnement hors norme en la personne du pianiste virtuose Jean-Louis Beydon doté lui aussi d’un talent fou. Directeur du conservatoire de Vanves près de Paris, son parcours est parsemé de rencontres formidables (Nougaro pour n’en citer qu’un) ; il possède à la fois un touché très fin digne des meilleurs interprètes de musique classique et les qualités d’un grand arrangeur de musique instrumentale, une polyvalence qu’il met au profit des élèves de son établissement. Alix aurait bien aimé suivre les cours de musique d’une telle école ! Depuis la disparition d’Édith Piaf, personne n’avait su restituer de manière aussi remarquable le patrimoine musical de la chanteuse mondialement célèbre ; Christelle Chollet parvient donc à nous faire pleurer d’émotion entre deux éclats de rire, les textes sont si drôles et insolents… Le spectacle est complet et coule de source par sa fluidité alors chapeau les artistes ! Santé de fer pour un enthousiasme communicatif, travail énorme derrière un rideau de spontanéité, voici les nouveaux anciens talents décapants. Alix trouve ce spectacle Exceptionnel et les artistes Excellents. Ceci dit sans complaisance ni… facilité !

Site officiel de Christelle Chollet,cliquez ici

Site officiel de Rémy Caccia, cliquez ici

Entretien avec Jean-Louis Beydon sur les musiques actuelles, cliquez ici

Au fait, ne pourrait-on pas voir un peu plus souvent ces artistes à la télévision française histoire de changer un peu des mêmes têtes qui monopolisent tout l’écran ? Faudrait-il épouser à chaque fois un ministre du gouvernement pour y parvenir plus facilement ? En fait pour y parvenir avec plus de… facilité ?

 

 

Un coup de blues ?…

 

« UNPLUGGED » DE GILBERT MONTAGNÉ, ses plus grands tubes, piano voix acoustique (2009), un dvd stéréo avec accès vocal au menu. Réalisation de Christian Montabrun et Stéphane Reulier. Éditions Toucher musique et Top contact vidéo.

Il existe les artistes et les autres. Gilbert Montagné n’a pas de souci à se faire, il se trouve du bon côté de la barrière, son talent nous explose en pleine figure dans ce dvd coloré. En effet, rien n’est plus difficile que de chanter et de s’accompagner en même temps car un cerveau normalement constitué ne peut pas procéder à deux fonctions aussi élaborées simultanément. Celui de l’artiste Montagné s’enflamme pour mener à bien plusieurs opérations complexes. Les musiciens aguerris connaissent parfaitement les difficultés rencontrées dans cet exercice sans filet : il faut penser à se que l’on doit jouer, être conscient des sons que l’on produit et garder la capacité à rectifier le tir si besoin est. Dans le détail, lorsque vous devez jouer ou chanter une phrase musicale, il faut la préparer pour contrôler son émission. Si vous jouez de mémoire, « par cœur », le musicien entend à l’avance ce qu’il se prépare à jouer ; il doit ensuite produire le son puis vérifier qu’il est bien sorti. Le cerveau est donc sollicité trois fois de manière simultanée : avant, pendant et après chaque son. Les phases de préparation, d’exécution et de vérification sont menées de manière si compliquée que la lecture alourdi encore le processus car le musicien lit par anticipation.

 

… Du Montagné trois fois par jour avant les repas !

Gilbert Montagné a de la chance, les meilleurs paroliers français ont écrit pour lui (Claude Lemesle, Didier Barbelivien, Eddy Marnay…), des textes enrichis par les mélodies du compositeur Montagné. L’harmonie est jazzy et repose parfois sur la technique un peu facile de la marche harmonique (voir ici) comme dans « Liberté », « The fool » et « On va s’aimer », une écriture facile certes mais tellement superbe… Dans « Les sunlights des Tropiques » l’interprète Montagné se lâche et improvise brillamment, l’ambiance générale « soul music » s’orientant vers le jazz. Ses montées de la basse (la note la plus grave des accords jouée par la main gauche) emprunte parfois le même cheminement que les doigts d’un autre pianiste de variété, Michel Berger : la note sensible est particulièrement sollicitée ce qui donne un style reconnaissable aux chansons sans les alourdir pour autant, c’est cela, le talent (dans « Le blues de toi » par exemple). Partisan de la tonalité « très tonale » qui pourrait également plomber l’accompagnement, l’artiste est doté d’un sens inné du tempo ; parfaitement respecté, le pianiste Montagné termine souvent ses symphonies par l’arpège de l’accord parfait Majeur. C’est peut-être là une facilité de trop. Une certaine lassitude tend à s’installer, l’accompagnement au clavier manquant parfois de virtuosité (tout le monde ne s’appelle pas Michel Legrand) ce qui fatigue un peu l’écoute. Il manque par exemple les cordes qui tapisseraient les notes rythmées et saccadées du piano (un instrument trop percutant) pour remplir l’espace sonore en apportant un peu de sérénité. S’il manque des notes tenues il manque aussi un panachage des tonalités ; très à l’aise en Sib M et Solm sa tonalité relative, le LaM de « The foul » et le FaM également entendu ici et là ne suffisent pas à rompre une certaine monotonie harmonique pour cause de tessiture ; la voix a ses raisons que l’auditeur ne connaît pas. Côté images les caméras sans originalité montrent en fondu enchaîné les mêmes plans comme le serait une émission en direct de Michel Drucker : au niveau des cadrages et du montage, on pouvait probablement mieux faire même si l’exercice est très convaincant tel quel. On ne peut pas en vouloir au réalisateur, il n’était sans doute pas assez Averty. L’ambiance minimaliste du produit met davantage en valeur le talent du chanteur : ce dvd explosif est terriblement attachant, on y revient sans cesse. Les mélodies, les paroles, l’énergie communicative du chanteur Montagné et les ondes positives qui émanent de cette superproduction en font un anti-dépressif très efficace pour sa très haute tenue artistique, un médicament bio homéopathique qui devrait être prescrit et remboursé par la Sécurité sociale. Montagné, n’est-ce pas déjà un nom réputé qui sonne comme une marque de fabrique ?

À noter. La chanson « Vivre en couleurs » utilise la même phrase musicale qu’Elmer Bernstein pour sa musique du film « Loin du Paradis » avec son mi ré do mi ré (en SolM) magnifique (voir ici). Comme quoi, une nouvelle fois, les grands compositeurs se rejoignent bien involontairement.

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Le rire par réflexe ? Non, par flexions et réflexion !

 

Ivan Petrovitch Pavlov : ce médecin/physiologiste russe (1849-1936, Prix Nobel en 1904) aura fortement influencé les recherches sur le comportement nerveux chez le chien comme chez l’homme. En clair, nous sommes tous conditionnés par la psychologie qui se substitue au sensoriel. Par exemple, vous avez souffert dans le passé de la canicule. À la seule évocation de ce mot dans le futur, vous pourriez vous mettre à avoir soif en ayant involontairement associé dès le départ ce mot à une sensation forte. Vous pouvez essayer avec tous les mots, vous verrez, choisissez-en un qui pourrait déclencher un réflexe conditionné de votre part. Le physiologique et le psychologique sont intimement liés, autant le savoir. Alors si je vous dis la mer, ça vous procure quelle réaction ? Pensez-vous à l’été, au soleil et à la plage, ne pensez-vous pas aux vacances et à l’envie de plonger dans la grande bleue ? Et si je vous parle du goûter de votre enfance, vous vous sentirez soudainement détendu pour les moments de bien-être créés par le chocolat du quatre heures !

 

 

A SUIVRE…

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