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Les compositeurs de musiques de films

Musiques de films

Pour en savoir plus sur les compositeurs de musiques de films et leurs créations, parcourez les pages suivantes !

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La critique de film d'Alix

Critiques de films

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Le Top 100 des plus belles musiques de films

Les 100 + belles BO de films

Est-ce possible ? Possible, oui bien sûr mais raisonnable, beaucoup moins.

Testez vos connaissances ! 3e partie

 
La musique de film est le genre musical le plus complet jamais inventé mais connaissez-vous bien les compositeurs à l’origine de cette fabuleuse aventure ? Ces 20 nouvelles questions 100 % compositeurs de musiques de films vont mettre vos connaissances à rude épreuve…

 

Pour chaque question, notez la lettre correspondant à votre choix. Les solutions sont détaillées dans le site Mélodies Modernes mais pour obtenir une réponse brève et immédiate, rendez-vous en bas de page.

 

* Question 1. Bras tendu, cet homme vient de vaincre sa peur de mal faire. Il est avant tout sportif de haut niveau. Son nom ? Rocky Balboa. Le compositeur du film « Rocky » et de son thème célèbre devenu emblème de la Fédération internationale de boxe n’est pas un débutant en matière de musiques de films ; il aura imaginé une mélodie digne de l’épopée du célèbre boxeur interprété par Sylvester Stallone au sommet de son art. Avec un petit budget et peu de moyens car pas un producteur ne croyait en une quelconque réussite de l’entreprise (qui aura tout de même engendré cinq suites !), ce musicien s’appelle :

A. John Williams    B. John Barry    C. Pat Williams    D. Bill Conti

Indice : parla italiano

 

* Question 2. Le sport à l’écran se décline sous toutes ses formes ; du reportage « 13 jours en France » de Claude Lelouch au film totalement fou « Rollerball » versions 1975 et 2001, les musiques se sont adaptées au contexte de la société. L’une des plus célèbres musiques de films retraçant le travail des athlètes vers l’exploit sportif est celle du film « Les chariots de feu » de Hugh Hudson en 1981. Comment s’appelle ce compositeur renommé ?

A. Vangelis Papathanassiou    B. François de Roubaix    C. Maurice Jarre    D. John Williams

Indice : son plat préféré ? Les champignons à la grecque !

 

* Question 3. Sport toujours, honneur au cheval. Quelque soit le film ou téléfilm chaque animal porte un nom d’artiste : Prince noir, Jolly Jumper, Poly, Crin blanc… À moins que le cheval ait rendu célèbre son nom de naissance, Seabiscuit dans « La légende de Seabiscuit » par exemple. Certains mèneront une vie heureuse, d’autres seront maltraités. La durée de vie d’un cheval se situe entre 7 et 40 ans voire plus, tout dépend de ses conditions d’existence ; soit il est utilisé sans vergogne par de mauvais professionnels dans la compétition soit il vit entouré de l’affection de ses maîtres dans un parc tranquille. Un accident est également vite arrivé alors connaissez-vous la musique du film « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » de et avec Robert Redford en 1998 ? À quel compositeur la doit-on ?

A. Alfred Newman    B. Thomas Newman    C. Lionel Newman    D. Randy Newman

Indice : son nom est Newman. Avec la famille Bernstein voici une autre dynastie de musiciens d’Hollywood !

 

* Question 4. Sport encore. Prisonnier pendant 27 années à cause de la couleur de sa peau et de sa lutte contre l’apartheid, contraint d’effectuer des travaux de force le jour pour se retrouver dans une minuscule cellule la nuit, Nelson Mandela est devenu Président de l’Afrique du sud. Quel homme, quelle destinée ! L’équipe de rugby championne du monde en 1995 dans son propre pays aura fédéré toute la population noire et blanche grâce à l’esprit d’unité et l’intelligence de Madiba soutenant dans une démarche de réconciliation nationale le capitaine de l’équipe François Pienaar. Clint Eastwood vient de réaliser un très bon film sur cet évènement, « Invictus » mais il n’en a pas signé la musique cette fois-ci. A quel compositeur en a t-il confié la tâche ?

A. Lalo Schifrin    B. Lennie Niehaus    C. Michael Stevens    D. Kyle Eastwood

Indice : c’est son homme de confiance…

 

* Question 5. La plage est le lieu idéal de certaines activités sportives et de loisir : natation, volley, cerf-volant, tout est bon pour passer agréablement son temps sur le lieu des vacances d’été préféré des français. De nombreux films évoquent cette période tant attendue pendant onze mois : « Camping » ou plus anciennement « L’hôtel de la plage » par exemple. Les musiques de ces films se doivent d’être à la fois festives et apaisantes d’où les difficultés rencontrées par le compositeur. Avec son tube des années 70 « Un été de porcelaine » cet auteur compositeur interprète produira plusieurs belles mélodies remarquées dans les films avant leur diffusion large par les stations de radio. Pas vraiment compositeur de musiques de films dans le sens professionnel du terme, cet artiste aux idées mélodiques excellentes composera tout de même un opéra qui restera malheureusement méconnu. Ses premières chansons furent entendues dans le film « Le roman d’un voleur de chevaux » d’Abraham Polonsky avec Yul Brunner en 1971. Pour « L’hôtel de la plage » de Michel Lang en 1978 il composera la chanson du générique interprétée par le groupe mythique « Sheila et les B. Devotion ». Il se chargera de chanter lui-même « Un été de porcelaine » placé dans le film. Alors qui est ce fameux compositeur ?

A. Demis Roussos    B. Mort Shuman    C. Carlos    D. Hugues Aufrey    E. Julien Clerc

Indice : « Allo papa tango charlie ? Je vous appelle depuis le Lac Majeur ! »

 

* Question 6. L’effort physique n’est pas toujours au centre de l’activité sportive, plusieurs disciplines sont hautement intellectuelles. Penser, s’adapter, analyser, trouver le bon angle, le billard est un sport pas comme les autres. Plusieurs films en font référence dont « L’arnaqueur » et « La couleur de l’argent ». L’ambiance particulière d’un tournoi se déroulant en vase-clos rappelle une ambiance similaire autour d’une table de poker, rappelez-vous « Le kid de Cincinnati » de Norman Jewinson avec Steve Mac Queen (photo ci-dessus) et Edward J. Robinson en 1965. Pour ce chef d’œuvre du « cinéma d’atmosphère » comment se nomme le compositeur de cette grande et très belle musique de film ?

A. Elmer Bernstein    B. Frank DeVol    C. Ernest Gold    D. Lalo Schifrin

 

* Question 7. Moniteur de ski, moniteur de voile, moniteur de ceci ou de cela, ils sont les vedettes d’une multitude de films mais le plus célèbre descendeur restera sans doute Jean-Claude Killy (et les sœurs Goitschel chez les femmes, entre autres championnes). Héros olympique certes mais pas vraiment moniteur de ski : un espace dédié à l’apprentissage de ce sport existe bien à Val Thorens et porte son nom mais c’est dans un film d’ambiance exceptionnel de Claude Lelouch que l’on remarque son style inimitable, « 13 jours en France ». La musique agréable de ce film de 1968 retraçant les Jeux olympiques de Grenoble est bâtie sur une très belle mélodie. On la doit à l’un de ces spécialistes français de la mélodie :

A. Michel Legrand    B. Philippe Sarde    C. Francis Lai    D. Vladimir Cosma    E. Michel Magne

 

* Question 8 : quatre charades à résoudre.

– Mon premier est un gaulois pas hypocrite du tout mais qui regrette son ancienne monnaie. Ils auraient du être sept pour satisfaire mon second. Mon troisième n’aime pas bouillir. Mon tout est un compositeur français de musiques de films dont il est question précédemment.

– Mon premier se fait entendre après un bon repas. Mon second sert à tenir un bateau pendant sa réparation. Mon troisième déteste la vérité. Mon quatrième se remue quand le chien manifeste une émotion. Mon tout est un compositeur américain de musiques de films, évidemment.

– Mon premier désigne la composante d’une foule. Mon second n’est pas ouvert à tous vents. Mon troisième va par paire. L’abondance est inconnue de mon quatrième. Mon dernier dit « Maison ! » en breton. Mon tout… Un compositeur français de musiques de films !

Indice : Papet et Galinette le répèteront pas à Manon par la force du destin

Mon premier possède les quatre qui faisait avancer ce modèle de voiture dans les années 60. Mon deuxième doit être vu au moins une fois en été par les enfants défavorisés des banlieues bitumées. Mon troisième est un drapeau qui s’y met quand tout va mal. Mon quatrième implore le silence. Mon cinquième se dit « Un » en allemand. Mon tout désigne le plus grand compositeur de musiques de films, rien de moins.

Indice : le shérif décrète que cette question vaut bien plus que cent dollars

 

* Question 9. La nudité s’exporte bien à l’écran. Dans les années 60 à la télévision, Noëlle Noblecourt une speakerine comme on disait à l’époque s’est retrouvée au chômage pour avoir un peu trop découvert… son genou. Depuis l’origine du cinéma le corps humain a été source d’inspiration et de motivation pour ne pas dire d’excitation en témoigne la série des « Emmanuelle ». Aujourd’hui, la vision d’une poitrine féminine dénudée au cinéma ou sur le petit écran est devenue monnaie courante et ne parlons pas de l’acte sexuel qui est plus que suggéré. En flattant les instincts primaires du voyeur par une démarche à finalité commerciale (« le sexe » fait vendre), l’esthétisme cède la place à l’indécence, le très mauvais goût est le dégoût du jour. Une limite franchie au plus haut point par deux réalisatrices attirées par ce qui est dégueulasse (Despentes et Trinh Thi) car leur film extra violent à gerber « Baise-moi » sorti en l’an 2 000 relègue au rang de nonnes Brigitte Bardot et Marilyn Monroe. Ces deux artistes auront contribué à transformer l’image de « la femme au foyer » en sexe-symbol. Les femmes doivent une partie de leur libération au cinéma à moins que le cinéma ne se soit inspiré des changements inéluctables vers la mixité et l’équilibre des forces… La société a forgé le cinéma et réciproquement grâce à la fois aux réalisateurs inspirés et au talent des actrices qui possédaient un jeu moderne. Au fait, qui a composé les mélodies chantées par Brigitte Bardot et Jeanne Moreau dans « Viva Maria ! » de Louis Malle en 1965 ?

A. Maurice Jarre    B. Georges Delerue    C. André Gagnon    D. Serge Gainsbourg

Indice : il est né à Roubaix mais ne s’appelle pas François

 

* Question 10. Complétez le nom de chaque compositeur à partir de son initiale (le nombre de lettres est indiqué par les traits) et associez-y l’un de ses films de référence

A. Frédéric T_ _ _ _ _ _ B. Dave G_ _ _ _ _ C. Burt B_ _ _ _ _ _ _ _ D. Michel P_ _ _ _ _ _ _ _

E. Jerry F_ _ _ _ _ _ _ F. Jean W_ _ _ _ _ G. Armand A _ _ _ H. Gil M_ _ _ _

1. Butch Cassidy et le Kid    2. Touchez pas au grisbi    3. La horde sauvage    4. Le mystère Andromède    5. Indigènes    6. Les aiguilles rouges    7. La folie des grandeurs    8. Milagro

 

* Question 11. Les problèmes rencontrés dans l’éducation qu’elle soit parentale ou scolaire ont permis la réalisation de chef-d’œuvres dont certains demeurent intemporels. Dans « Graine de violence » de Richard Brooks en 1955 avec Glenn Ford et Sidney Poitier (photo ci-contre) l’enseignant nouvellement nommé dans un quartier déshérité doit tenir tête aux jeunes à l’esprit mal tourné ; complètement imbibés de violence et incapables de respecter l’institution qui veut les former, le combat sera rude et l’issue positive improbable. En viendra t-on à se taper dessus, pire, à se tirer dessus comme l’impose la loi de la rue, celle des caïds de la jungle ? Quel tube célèbre composé par Bill Haley peut-on apprécier dans le film et qui faisait vibrer les jeunes de l’époque ?

A. Rock around the clock    B. Be-bop-a-lula    C. That’s all right (mama)    D. Blueberry Hill    E. Johnny be goode

Indice : c’est l’air préféré de Fonzie du temps de ses jours heureux.

 

* Question 12. Travailler, trimer, se crever pour gagner trois fois rien et le partager avec les autres membres de sa famille, voilà le lot quotidien de certains habitants de la planète. Les occidentaux des pays riches ne voient le monde que par le petit bout de la lorgnette comme le chantait si bien l’équipe du Petit rapporteur de Jacques Martin. Les français ne sont pas les plus à blâmer puisqu’ils s’intéressent depuis longtemps aux problèmes du monde davantage que les autres civilisations mais tout de même, on ne peut s’empêcher de penser au film de Rolland Joffé d’après le livre de Dominique La pierre « La cité de la joie » ; impossible d’oublier le dispensaire des bidonvilles de Calcutta. Qui a composé la musique de cet excellent film de 1992 ?

A. Gérard Calvi      B. Ennio Morricone       C. Pierre Porte      D. Alex North

 

* Question 13. « Elephant boy » est un film britannique de 1937 considéré aujourd’hui comme un classique du genre. Inspiré des aventures du jeune Toomaï du « Livre de la jungle » de Rudyard Kipling, un compositeur aura adapté ses talents de compositeur de musique classique au cinéma ; auteur d’une soixantaine de musiques de films il restera connu d’abord pour ses compositions instrumentales (musique de chambre, piano, oeuvres chorales…). Comment s’appelle t-il ?

A. Ken Thorne    B. Patrick Doyle    C. John Powell    D. John Greenwood

 

* Question 14. Les familles sont bien représentées au cinéma et davantage encore sur le petit écran : « La famille Adams », « Une famille formidable », « Les Monroe » (photo ci-contre), « Papa poule »… Quand une famille s’installe quelque part les problèmes commencent. Dans « À l’est d’Eden » publié par John Steinbeck en 1952 la famille Hamilton quitte l’Irlande du nord pour tenter sa chance en Californie en tant que fermiers et les protagonistes vont connaître bien des déboires ; un film suivra dès 1955 (réalisé par Elia Kazan) puis un feuilleton en 1981 (réalisé par Harvey Hart) quant à Ron Howard, il devait sortir une version relookée en 2011 mais le projet n’a pas abouti. En attendant, qui a composé la musique du film « À l’est d’Eden » et du générique du feuilleton qui a suivi ?

A. Dimitri Tiomkin    B. Lee Holdridge    C. Victor Young    D. Leonard Rosenman

 

* Question 15. Une fois de plus (voir ici le questionnaire n°2) il convient de célébrer la richesse et la diversité des dessins animés. L’un des plus célèbres des années 70 s’appelle « Prince saphir ». Apparu pour la première fois à la télévision française en 1974 on n’avait encore jamais vu de manga animé ! Les français avaient déjà produit « Astérix le gaulois » (musique de Gérard Calvi) en 1967 toujours selon la technique éprouvée de 24 images par seconde. Les puristes accrocs aux dessins animés de Walt Disney ou de Tex Avery commencèrent à crier au scandale avec l’arrivée de dessins animés Made in Japan au début des années 70 : en n’utilisant qu’une image sur deux à la seconde soit 12 images au lieu de 18 pour le cinéma amateur et 24, 25 ou 30 pour le cinéma professionnel, les japonais aggravèrent rapidement la situation en ne produisant qu’une image sur trois ! En revanche la musique de « Prince Saphir » (qui est en réalité une princesse) est vraiment su-per-be : la mélodie et l’orchestration symphonique d’un maître du synthétiseur sont d’une grande richesse dans le système tonal, un paradoxe au Pays du soleil levant dont la musique traditionnelle repose sur la gamme pentatonique. Qui est ce champion nippon de la musique électronique de variété ?

A. Isao Tomita    B. Tõru Takemitsu    C. Joe Hisaishi    D. Akira Ifukube

Indice : il est né en 1934 à Tõkyõ.

 

* Question 16. À chacun son chemin de croix… À chacun sa misère surtout quand tout déraille ! Les prisonniers vont devoir faire sauter « Le pont de la rivière Kwaï » et Malcom Arnold va leur composer une superbe mélodie sifflée qui deviendra célèbre. D’autres ponts subiront le même sort peu enviable : « Le pont de Remagen » qui relate un haut fait de guerre pour lequel Elmer Bernstein en signera la musique pendant que Jerry Goldsmith s’occupera, lui, d’illustrer l’épidémie virale combattue dans le train franchissant « Le pont de Cassandra ». Juliette Binoche ignore à cette époque l’existence des « Amants du Pont-neuf » (musique contemporaine de l’estonien Avo Pärt) alors pour ne pas vous laisser prendre un train de retard, connaissez-vous le nom du compositeur qui va travailler sur « Un pont trop loin » réalisé par Richard Attenborough en 1977 ?

A. Alessandro Volta    B. Jim Ampère    C. John Addison    D. Thomas Edison

Indice : il aime le Colorado, il a même contribué à en faire une saga…

 

* Question 17. La vie est belle mais la vie passe vite, notre existence se décline sous toutes ses formes au cinéma. La musique de film sait parfaitement restituer l’ambiance sonore liée aux différentes époques que nous traversons dans une vie : la mélodie de « Poltergeist » de Spielberg jouée à la flûte traversière convient mieux pour illustrer les jeux des gamins que la trompette de « Rio Bravo » idéale pour annoncer la mise à mort du shérif. Et le sergent Garcia du « Zorro » de Walt Disney ne se déplace jamais sans la mélodie orchestrée au tuba ou au basson afin de coller à la démarche svelte et légère du personnage (!), probablement. Alors qui est cet artiste québécois extraordinaire né dans le blues, autodidacte multi-talentueux (compositeur, musicien, interprète, créateur de sites Internet pour la promotion d’artistes, dessinateur reconnu des amateurs et autres spécialistes), Prix Walt Disney 1964 pour la meilleure musique d’illustration que vous ne semblez pas encore connaître…

A. Jonathan Miseyre    B. Hannibal Galerre    C. Amnistie Kalver    D. Pierre Lacroix    D. Ela Baniaire

 

* Question 18. Composer une musique de film relève de la même démarche que la composition tout court quelque soit le genre musical. Pourtant une contrainte – et de taille – existe présentement : le minutage. Lorsque l’on doit accompagner une scène qui dure 46 secondes avec des moments clés (un bruit, une chute, une poursuite ou un simple clin d’œil) le compositeur se trouve dans l’obligation d’œuvrer sous la contrainte. De l’avis général, cette obligation de ne pas se laisser aller à faire exactement ce que l’on veut permet de produire les meilleurs effets car la contrainte oblige souvent à se surpasser, un fait d’ordre général qui sort du simple cadre du métier. Une fois le film sorti le compositeur peut toujours réenregistrer ses musiques en développant ses idées sur un CD mémorable. Ainsi, au lieu de restituer les seules 46 secondes entendues à la projection l’auditeur replonge dans l’univers du film et surtout dans le style d’écriture du musicien. Quel compositeur a réenregistré la musique originale de plusieurs succès mondiaux nés sur papier (livres) puis rendus vivants au cinéma avant de finir leur carrière à la télévision ?

A. Émilie Simon    B. Carolin Petit    C. Frédéric Talgorn    D. Maurice Jarre

 

* Question 19. Cette actrice japonaise est une artiste complète : comédienne avec un fort accent totalement délicieux lorsqu’elle parle français (et très bien car elle est polyglotte), chanteuse, danseuse, elle s’appelle Ryoko Hirosue (photo ci-dessus) et possède le statut de vedette populaire au Japon. Insupportable dans la peau de son personnage Miko, son talent se fera jour en France dans « Wasabi » de Gérard Krawczyk en 2001 avec Jean Reno et Michel Muller. Le compositeur du film se nomme :

A. Éric Serra    B. Enrique Bataille    C. Mihituchi Tsunami    D. Stéphanie Folly

Indice 1 : le film est produit par son fidèle pote Luc Besson.

 

* Question 20. L’amitié, une bien belle chose. Elle peut réunir deux femmes, deux hommes, deux enfants, un homme et une femme, un animal et son maître… Plusieurs films démontrent que l’on peut aimer d’amitié sans tomber dans le piège de la relation amoureuse même si rien n’est jamais vraiment simple. « Thelma et Louise » est peut-être le plus célèbre film sur ce thème pas facile lorsqu’il révèle des tempéraments très spéciaux. Suzan Sarandon et Geena Davis n’en manquent pas dans l’interprétation de deux femmes déjantées. Le compositeur de ce film pas comme les autres se nomme :

A. John Frizzell    B. Hans Zimmer    C. James Horner    D. Marvin Hamlisch

 

 Et maintenant aux réponses !

 

Les réponses au questionnaire

 

Question 1, réponse D, Bill Conti. Le réalisateur John G. Avildsen ne disposait que d’un très petit budget pour son film, une condition posée par les producteurs. Il lui aura fallu jouer la carte des relations en espérant recevoir des collaborateurs escomptés une réponse positive et peu onéreuse. Bill Conti s’est proposé pour la musique du film car il appréciait la démarche d’intégration d’une musique originale composée par un professionnel dans un film quasiment intimiste au lieu d’assister à l’emploi d’une solution palliative insatisfaisante d’un point de vue artistique : greffer de la musique déjà existante. Au final, sa chanson originale « Gonna fly now » a fait le tour du monde et reste l’un des titres les plus appréciés du public anglo-saxon. On les comprend !

 

Question 2 réponse A, Vangelis. Né en Grèce ce compositeur saura se faire remarquer très tôt pour son usage des synthétiseurs et autres appareils électroniques. Après le succès de l’étonnant « Apocalypse des animaux » de Frédéric Rossif (un film précurseur) la musique des « Chariots de feu » fera sensation dès le générique du film : la course des universitaires sur la plage prend une dimension rare malgré une musique qui semble anachronique : l’action est censée se dérouler en 1924 ! Il fallait oser mais Paris gagné !

 

Question 3 réponse B, Thomas Newman. La musique de film on connaît chez les Newman : Thomas compose comme son frère David quant à leur père Alfred, il aura montré la piste à suivre avec « La conquête de l’ouest ». Leur cousin Randy et leur oncle Lionel eux aussi pourraient leur en apprendre plus d’une sur la question. C’est une sacrée famille 100 % musiques de films !

 

 

Brigitte Bardot - Les Mélodies ModernesQuestion 4, réponse D, Kyle Eastwood. Le fils prodigue de Clint Eastwood, musicien de jazz réputé et établi à Paris, se sera associé à Michael Stevens et à un arrangeur-chef d’orchestre pour composer la musique d’ « Invictus ». Lennie Niehaus aura, lui, imginé celles de « Sur la route de Madison » et d’ « Impitoyable », Lalo Schifrin s’occupant de « L’inspecteur Harry ».

 

Question 5, réponse B, Mort Shuman. Il aura composé de nombreux tubes dont « Allo papa tango charlie » chanté par Carlos et « Le lac Majeur » chanté par lui-même. De son vrai nom Mortimer Shuman, le natif de Brooklyn écrira de superbes musiques pour son compatriote Elvis Presley ; suivront Bowie, Sardou, Hallyday… Enfant du monde à l’aise sur les pavés parisien comme sur les quais de la Tamise, sa discrétion n’aura d’égal que son talent créatif pour des mélodies inoubliables. Shuman est mort sans timer à l’âge où tout ne faisait que commencer pour lui et pour nous : nul doute en effet qu’une existence prolongée au-delà de la petite cinquantaine nous aurait amenée à apprécier d’autres pièces musicales d’une très grande richesse.

 

Question 6, réponse D, Lalo Schifrin. Bientôt dans le site des Mélodies Modernes une analyse de sa partition pour un extraordinaire film.

 

Question 7, réponse C, Francis Lai. Deux mélodies pour un film qui engendre la nostalgie. Le travail cinématographique du réalisateur Claude Leclouch est une nouvelle fois exceptionnel : caméra sur l’épaule, les plans artistiques, la recherche du meilleur effet par rapport à l’éclairage, la continuité de l’action et les longues séquences en l’absence de paroles inutiles font place au bruitage et à l’ambiance créée par la musique. Dans ce mélange documentaire – fiction, les qualités créatrices de l’ensemble font de ce film une œuvre rare, moderne et universelle.

 

Question 8 (charades). Francis Lai (franc, six, lait) / Robert Folk (rot, ber, folle, queue) / Jean-Claude Petit (gens, clos, deux, peu, ty) qui a composé la musique des films « Jean de Florette » et « Manon des sources » en reprenant le thème principal de l’opéra de Verdi « La force du destin ». Elmer Bernstein (elle, mer, berne, chut, eins) pour « Cent dollars pour un shérif/True grit » l’incontournable western avec l’incontournable John Wayne.

 

Question 9, réponse B, Georges Delerue. Le compositeur entamera dès lors sa carrière américaine parallèlement à son travail avec des réalisateurs français.

 

Question 10. A6 Frédéric Talgorn – Les aiguilles rouges / B8 Dave Grusin – Milagro / C1 Burt BacharahButch Cassidy et le Kid / D7 Michel Polnareff – La folie des grandeurs / E3 Jerry Fielding – La horde sauvage / F2 Jean WienerTouchez pas au grisbi / G5 Armand Amar – Indigènes / H4 Gil Melle – Le mystère Andromède.

 

Question 11, réponse A, Rock around the clock. Devenue chanson culte du générique de la série télé tout aussi cultissime « Les jours heureux » avec Ron Howard (Richie) et Henry Winkler (Fonzie), « Rock around the clock » est le premier grand succès mondial du rock’n’roll. D’autres titres ont marqués la légende comme « That’s all right mama » l’année précédente (1954) ou « Be-bop-a-lula » chanté par Gene Vincent, « Blueberry Hill » par Fats Domino ou bien encore « Johnny be goode » de et par Chuck Berry en 1958. Quelle époque non mais quelle époque !

 

Question 12 réponse B, Ennio Morricone que l’on ne présente plus !

 

Question 13 réponse D, John Greenwood dont on reparlera dans les Mélodies modernes.

 

Question 14, réponses D et B, Leonard Rosenman et Lee Holdridge le premier a composé la musique du film d’Elia Kazan de 1955 et le second la musique du feuilleton télé dans lequel Lee Holdridge reprend de manière brève au cours d’un épisode le thème créé 25 ans plus tôt par Leonard Rosenman.

 

Question 15, réponse A, Isao Tomita. Grand spécialiste de la musique électronique, le compositeur japonais fera carrière dans le synthé. Mondialement connu et très apprécié pour ses concerts « planants » dans lequel il reprend les grands airs classiques (une démarche qu’Alix n’apprécie pas de manière générale), ses activités diverses seront toujours pensées et réalisées dans un souci de création ; un travail de recherche qui le mènera sur les voix explorées par François de Roubaix, Vangelis,ou Philippe Sarde. Les trois autres compositeurs ont signé les musiques de « Godzilla » version années 50, de « Ran » et d’une multitude d’œuvres originales assez spéciales.

 

Question 16, réponse C, John Addison. Très rythmée sur le tempo de la marche, forcément dynamique et enthousiasmante, la musique représente le mouvement des troupes parachutées qui doivent assurer la libération de la Hollande en 1944 par le contrôle des ponts. Les trois autres noms (Volta, Ampère et Edison) n’appartiennent pas à des compositeurs éclairés. John Addison aura composé la superbe musique de la série télé « Colorado ».

 

 

Question 17, réponse D, Pierre Lacroix, évidemment. Si vous ne le connaissez pas encore, inutile de vous fait un dessin. Avec sa voix rocailleuse et caverneuse à souhait pour interpréter ses compositions de blues, il demeure l’une des figures incontournables du style canadien dans toute sa splendeur, celui que véhicule les formidables artistes d’un Québec populaire et enthousiasmant. Pour écouter gratuitement du Pierre Lacroix, cliquez ici (site professionnel Jamendo.com).

 

Question 18, réponse C, Frédéric Talgorn en chef d’orchestre réenregistrant d’abord « Peyton Place » et sa magnifique mélodie de Franz Waxman reprise au générique du feuilleton télévisé des années 70 puis « Vivre libre/Born free » avec une non moins superbe mélodie de John Barry, thème repris également dans la série télévisée de cette période riche en créations. Carolin Petit et Maurice Jarre auraient sans doute pu effectuer eux aussi ce travail même s’il n’est pas donné à tout le monde de savoir diriger parfaitement un orchestre symphonique dédié qui plus est à la musique de film. Quant à Émilie Simon la musique de son CD a été utilisée en 2005 pour le film documentaire « La marche de l’empereur » version française seulement, les américains lui préférant Alex Wurman en tant que véritable professionnel de la musique de film. Lorsque ses compositions seront entendues par Alix, notre critique de films, les Mélodies Modernes vous reparleront de cette manipulation probablement heureuse…

 

Question 19, réponse A, Éric Serra, l’indissociable compagnon de route d’Éric Besson avec lequel il aura bien et beaucoup composé. Leur collaboration ne peut que nous réjouir. les trois autres compositeurs n’existent pas comme on pouvait s’en douter…

 

* Question 20, réponse B, Hans Zimmer. Le compositeur aura beaucoup travaillé sur les airs de rock et les chansons de style country afin d’illustrer par des sons électroniques l’ambiance du film en le situant bien dans le temps et dans le décor. Une partie importante des musiques est issue du répertoire américain entendu ici et là par les deux actrices principales lors de leur dramatique pérégrination à travers le pays au volant d’une décapotable que l’on est pas prêt d’oublier.

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